Lettre de la LDH-66 à Mr Chopin, Préfet des Pyrénées Orientales

Monsieur Chopin, Préfet des Pyrénées Orientales,

Nous avons appris par notre réseau de solidarité avec les personnes « sans papiers » du département, que les étrangers retenus dans le Centre de Rétention Administrative de Perpignan n’avaient pas tous été libérés – pour des raisons évidentes de sécurité sanitaire – , comme dans les autres CRA.

Nous vous demandons instamment d’en aviser l’autorité judiciaire locale, afin qu’elle pèse les graves conséquences que ce fait signifie pour ces personnes comme pour celles qui les ont approchées, et qu’elle juge en toute humanité pour une libération et un suivi médical.

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer l’assurance de notre considération distinguée,

Les co-président.e.s de la LDH 66

Municipales 2020 : communiqué de la LDH des Pyrénées orientales

Communiqué de la LDH-66 envoyé au quotidien unique L’Indépendant qui ne l’a pas publié à ce jour.

Communiqué de la section de Perpignan/Pyrénées orientales de la LDH

La commune est le premier échelon de notre organisation démocratique institutionnelle. Il est donc essentiel que tous.tes ses habitant.es puissent exprimer leur choix du programme et de l’équipe qui va le mettre en œuvre. C’est pourquoi la LDH défend la démocratie participative et citoyenne dans les quartiers et la cité.

La LDH regrette d’autant plus que les ressortissants étrangers non communautaires (hors UE) qui y vivent, y participent à la vie locale, y scolarisent leurs enfants et y font vivre les associations n’aient pas le droit d’y exprimer leur choix

Nous souhaitons par ailleurs que les aspirations des moins de 18 ans, récemment exprimées sur la défense du climat et de l’environnement et sur l’égalité des droits dans la scolarité, soient entendues à l’avenir.

Pour la LDH les élections municipales sont aussi l’occasion de reconquérir les services publics indispensables aux citoyens (transports publics, régie publique de l’eau, logement social) contre toute privatisation du bien commun et public.

Au sujet de la sécurité nous ne voulons pas que la police municipale empiète sur les compétences de la police nationale c’est pourquoi nous nous opposons à son armement.   

​Souhaitons nous comme premier magistrat de notre ville un candidat mis en examen pour détournement de fonds publics, de surcroît prônant la division plutôt que le vivre ensemble. Nous appelons donc toutes les citoyennes et tous les citoyens à s’informer au mieux sur les propositions concrètes des programmes et à voter en connaissance de cause, non pour un bénéfice individuel, mais pour le bien de l’ensemble de la population.

Perpignan : un lycéen accuse la police municipale de violences lors d’un contrôle d’identité (france3-régions)

Ou va la police ? Violences policières lors des nombreuses manifestations, mais aussi en marges des manifestations ou dans les quartiers populaires. CRS, BAC, police municipale, aucune n’est épargnée par des interventions violentes disproportionnées. 

Publié sur france3-regions.francetvinfo.fr

A Perpignan, Yanis, lycéen âgé de 17 ans, accuse la police municipale de violences. Les faits se seraient produits mardi dans le quartier du Moyen-Vernet. Le mineur dénonce un contrôle d’identité plutôt musclé dont son visage porte encore les stigmates. Sa mère compte porter plainte. Témoignage.

Par Fabrice DubaultPublié le 16/01/2020 à 17:26

Le visage tuméfié, Yanis 17 ans, élève de terminale au lycée Maillol de Perpignan, se dit choqué du contrôle d’identité dont il a été l’objet mardi dernier dans le quartier du Moyen-Vernet. Un contrôle mené par la police municipale qui bascule lorsque le frère de Yanis cherche à intervenir.

Mon frère s’est énervé car ils ont voulu m’embarquer au début. Juste pour un problème d’adresse. Ils sont allés vers mon frère et l’ont tapé par terre. Un 3e m’a chopé par le col et m’a jeté à terre et ils m’ont frappé.

Sur des images vidéos tournées par une habitante témoin des faits, on voit Yanis à gauche de l’image et son frère maintenu au sol à droite. Ces images illustrent une intervention plutôt musclée.

Yanis sera finalement interpellé.

Ils m’ont mis des coups de genou à la tête, des coups de pieds, ils m’ont écrasé la tête au sol. Dans la voiture, ils m’ont menotté et ils ont jeté le chien sur moi.

Après 24 heures de garde à vue, Yanis, au casier judiciaire vierge, sort du commissariat. Il est accusé d’outrage et de violence contre des fonctionnaires de police. Sa mère ne compte pas en rester là, elle va porter plainte.

Contactée par France 3, la mairie de Perpignan ne souhaite pas réagir pour l’instant. Une enquête est en cours.