Ligue des droits de l'Homme des Pyrénées Orientales – LDH66

Manifestation à Perpignan le 15 janvier 2020 en hommage à Cédric Chouviat, tué dans un placage par la police

La manifestation de Perpignan le 15 janvier, en hommage à Cédric Chouviat, le livreur de Paris tué par la police suite à un placage, regroupait Gilets jaunes et syndicalistes. Les syndicats « contestataires » dont parle l’Indépendant, notre quotidien unique, au sujet de la retraite aux flambeaux sont ceux qui se mobilisent contre le projet de destruction des retraites a savoir CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, … 

Publié le 15/01/2020 à 20:28 / Modifié le 15/01/2020 à 20:32

Publié sur lindependant.fr le 15/01/2020

Perpignan : les Gilets jaunes rendent hommage au livreur décédé après une interpellation

Ce mercredi 15 janvier 2020, entre 17 heures et 18 heures, environ 70 personnes ont défilé entre la place de Catalogne et la place de la Victoire pour rendre hommage à Cédric, le livreur décédé après son interpellation le 3 janvier dernier à Paris, tout en dénonçant les violences policières. Gilets jaunes, syndicalistes et militants anarchistes étaient de la partie.

« Hommage à Cédric tué par la police. » Le message inscrit sur la banderole placée en tête de cortège avait le mérite d’être clair. Tout comme les slogans (« Police partout, justice nulle part »« La police nous protège, ça crève les yeux »…) entonnés par les quelque 70 manifestants, dont de nombreux Gilets jaunes, qui ont pris part ce mercredi 15 janvier, entre 17 heures et 18 heures, à la marche perpignanaise en hommage au livreur décédé après son interpellation le 3 janvier dernier à Paris.

« C’est une injustice totale, s’énerve un Gilet jaune, par ailleurs militant syndical, croisé dans le cortège. Les forces de l’ordre ne protègent plus la population mais le gouvernement. Le seul moyen de se faire entendre, c’est d’être nombreux dans la rue et de montrer qu’on n’est pas d’accord avec le monde que Macron propose. » 

À l’issue de la marche, les participants ont rejoint la retraite aux flambeaux contre la réforme des retraites organisée par les syndicats contestataires. 

Arnaud Andreu

Toulouse – Un nouveau blessé parmi les membres de l’Observatoire toulousain des Pratiques Policières !

OBSERVATOIRE DES PRATIQUES POLICIERES – OPP

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Toulouse, le 5 décembre 2019

 

Toulouse – Un nouveau blessé parmi les membres de l’Observatoire toulousain des Pratiques Policières – OPP

Un observateur de l’OPP, membre de la Ligue des droits de l’Homme a reçu une balle de LBD (lanceur de balles de défense), il a été conduit à l’hôpital.

Alors qu’il se situait au milieu d’un carrefour avec un autre observateur, qu’ils observaient des manifestants crier contre les forces de l’Ordre (un groupe de Brigade Anti Criminalité, rue des remparts et un groupe de Gardes Mobiles sur le toit du Centre Saint Georges), Claude B. a reçu une balle de LBD dans l’abdomen. Immédiatement pris en charge par les secouristes volontaires et par des pompiers présents (en grève et manifestants), il a été conduit aux urgences pour des examens complémentaires.

A cette heure, on ne peut se prononcer sur l’évolution de son état.

Le tir de LBD a t-il volontairement ciblé l’observateur facilement repérable et bien distinct des manifestant-e-s qui interpellaient la police ? Nous ne le savons pas à cette heure.

Mais rien ne justifiait l’usage de LBD alors que la police était simplement vilipendée de manière bruyante.

Rappelons que nous demandions dans notre rapport publié en avril 2019 :

« …  l’interdiction définitive dans la dotation des policiers destinés à assurer le maintien de l’ordre des grenades GMD et GLI- F4, ainsi que des LBD simples ou multi-coups. Nous sommes, en plus, littéralement, scandalisé-e-s (le mot n’est pas trop fort) par l’utilisation offensive qui est, quasi systématiquement, faite de ces armes dites de défense comme leur dénomination l’indique d’ailleurs (lanceurs de balles de défense, grenades manuelles de désencerclement). Celles-ci sont conçues pour aider les policiers et gendarmes à se sortir de situations délicates (encerclement par des manifestant-e-s hostiles, danger d’atteinte avéré, et non supposé, à leur intégrité physique). Elles ne devraient jamais être utilisées comme armes d’attaque ».

Pour tout contact

opp.toulouse @gmail.com

Gilets jaunes à Montpellier : une plainte déposée pour violences policières

Lors de la manifestation des Gilets jaunes du samedi 9 novembre à Montpellier, les forces de l’ordre ont encerclé les manifestants (nassage) les enfermant dans une souricière puis les matraquages ont commencé… Une trentaine d’organisations (dont la LDH, Médecins du monde, la CIMADE ou Amnesty international) ont déposé une plainte pour violences policières.

Publié sur france3-regions.francetvinfo.fr     Par Olivier Le CreurerPublié le 15/11/2019

Suite à la manifestation des gilets jaunes samedi 9 novembre à Montpellier, une plainte vient d’être déposée pour violences policières avec saisine de l’IGPN. Six manifestants avaient été blessés. 

Samedi dernier, un millier de gilets jaunes avait répondu à l’appel national : « on a été nassés de tous les côtés, on nous interdit de manifester« , expliquait une participante au micro de France 3 Occitanie. Sur les images, on peut constater qu’un couple reçoit des coups de matraque. L’homme entoure la femme au sol. Il s’agit d’un frère qui tente de protéger sa petite soeur : « ma petite soeur 1,50m et 50 kg, j’étais dessus pendant qu’ils nous tabassaient ».

Dès que les manifestants s’approchaient des barrages, les policiers les chargaient. Les manifestants ont dû subir un contrôle d’identité systématique pour pouvoir sortir de la nasse. Une stratégie anticipée : « les forces de l’ordre assument leur action. C’était préparé. L’idée n’est pas du tout de partir sur un blocage violent mais bien de neutraliser une manifestation qui n’est pas autorisée« , expliquait Bruno Bartocetti, secrétaire régional SGP Police FO.

Ce matin, sa soeur blessée a porté plainte pour violences policières avec saisine de l’IGPN (inspection générale de la police nationale) pour que des sanctions disciplinaires soient prises par le Préfet de l’Hérault.

Elle raconte: « On s’est fait chargé. Je sens les coups, un fort coup dans mon genou. Je crie et je perds l’équilibre. Je me retrouve au sol et là il me met un coup de matraque dans la colonne vertébrale et là, j’ai cru que j’étais paralysée.

Cette action est soutenue par une trentaine d’associations parmi lesquelles La ligue des droits de l’homme, Médecins du monde, la CIMADE ou Amnesty international : « Soit la police est hors contrôle, soit l’Etat organise les violences policières. Nous exigeons des mesures disciplinaires et conservatoires immédiates à l’encontre des deux policiers de la BAC ayant violemment matraqué deux personnes pacifiques (mains levées) l’une à la tête et l’autre alors qu’elle était au sol ».

La police a procédé à des contrôles d’identité lors de la conférence de presse devant la préfecture. Le Préfet n’a pas souhaité réagir à ce dépôt de plainte.