Ligue des droits de l'Homme des Pyrénées Orientales – LDH66

Perpignan : un lycéen accuse la police municipale de violences lors d’un contrôle d’identité (france3-régions)

Ou va la police ? Violences policières lors des nombreuses manifestations, mais aussi en marges des manifestations ou dans les quartiers populaires. CRS, BAC, police municipale, aucune n’est épargnée par des interventions violentes disproportionnées. 

Publié sur france3-regions.francetvinfo.fr

A Perpignan, Yanis, lycéen âgé de 17 ans, accuse la police municipale de violences. Les faits se seraient produits mardi dans le quartier du Moyen-Vernet. Le mineur dénonce un contrôle d’identité plutôt musclé dont son visage porte encore les stigmates. Sa mère compte porter plainte. Témoignage.

Par Fabrice DubaultPublié le 16/01/2020 à 17:26

Le visage tuméfié, Yanis 17 ans, élève de terminale au lycée Maillol de Perpignan, se dit choqué du contrôle d’identité dont il a été l’objet mardi dernier dans le quartier du Moyen-Vernet. Un contrôle mené par la police municipale qui bascule lorsque le frère de Yanis cherche à intervenir.

Mon frère s’est énervé car ils ont voulu m’embarquer au début. Juste pour un problème d’adresse. Ils sont allés vers mon frère et l’ont tapé par terre. Un 3e m’a chopé par le col et m’a jeté à terre et ils m’ont frappé.

Sur des images vidéos tournées par une habitante témoin des faits, on voit Yanis à gauche de l’image et son frère maintenu au sol à droite. Ces images illustrent une intervention plutôt musclée.

Yanis sera finalement interpellé.

Ils m’ont mis des coups de genou à la tête, des coups de pieds, ils m’ont écrasé la tête au sol. Dans la voiture, ils m’ont menotté et ils ont jeté le chien sur moi.

Après 24 heures de garde à vue, Yanis, au casier judiciaire vierge, sort du commissariat. Il est accusé d’outrage et de violence contre des fonctionnaires de police. Sa mère ne compte pas en rester là, elle va porter plainte.

Contactée par France 3, la mairie de Perpignan ne souhaite pas réagir pour l’instant. Une enquête est en cours.

Manifestation à Perpignan le 15 janvier 2020 en hommage à Cédric Chouviat, tué dans un placage par la police

La manifestation de Perpignan le 15 janvier, en hommage à Cédric Chouviat, le livreur de Paris tué par la police suite à un placage, regroupait Gilets jaunes et syndicalistes. Les syndicats « contestataires » dont parle l’Indépendant, notre quotidien unique, au sujet de la retraite aux flambeaux sont ceux qui se mobilisent contre le projet de destruction des retraites a savoir CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, … 

Publié le 15/01/2020 à 20:28 / Modifié le 15/01/2020 à 20:32

Publié sur lindependant.fr le 15/01/2020

Perpignan : les Gilets jaunes rendent hommage au livreur décédé après une interpellation

Ce mercredi 15 janvier 2020, entre 17 heures et 18 heures, environ 70 personnes ont défilé entre la place de Catalogne et la place de la Victoire pour rendre hommage à Cédric, le livreur décédé après son interpellation le 3 janvier dernier à Paris, tout en dénonçant les violences policières. Gilets jaunes, syndicalistes et militants anarchistes étaient de la partie.

« Hommage à Cédric tué par la police. » Le message inscrit sur la banderole placée en tête de cortège avait le mérite d’être clair. Tout comme les slogans (« Police partout, justice nulle part »« La police nous protège, ça crève les yeux »…) entonnés par les quelque 70 manifestants, dont de nombreux Gilets jaunes, qui ont pris part ce mercredi 15 janvier, entre 17 heures et 18 heures, à la marche perpignanaise en hommage au livreur décédé après son interpellation le 3 janvier dernier à Paris.

« C’est une injustice totale, s’énerve un Gilet jaune, par ailleurs militant syndical, croisé dans le cortège. Les forces de l’ordre ne protègent plus la population mais le gouvernement. Le seul moyen de se faire entendre, c’est d’être nombreux dans la rue et de montrer qu’on n’est pas d’accord avec le monde que Macron propose. » 

À l’issue de la marche, les participants ont rejoint la retraite aux flambeaux contre la réforme des retraites organisée par les syndicats contestataires. 

Arnaud Andreu

A Lyon, des étudiants reçoivent une grenade lacrymogène à travers la fenêtre de leur appartement: une enquête est ouverte

Un autre cas de répression policière inacceptable à Lyon à la manifestation contre la réforme des retraites, samedi 11 janvier 2020.

Publié sur francetvinfo.fr

Manifestation à Lyon contre la réforme des retraites : une enquête ouverte après un tir de grenade lacrymogène ayant touché un appartement

Le parquet a annoncé dimanche l’ouverture d’une enquête à la suite d’un tir filmé par une étudiante, lors de la manifestation lyonnaise de la veille contre la réforme des retraites.

Une enquête a été ouverte dimanche 12 janvier au sujet d’un tir de grenade lacrymogène ayant touché un appartement, lors de la manifestation contre la réforme des retraites la veille à Lyon, a annoncé le parquet de Lyon à franceinfo. Ce sont des étudiants qui ont reçu cette grenade lacrymogène à travers la fenêtre de leur appartement, alors qu’ils filmaient le rassemblement. La vidéo, publiée sur les réseaux sociaux, a été très largement relayée depuis.Une plainte a été déposée pour violences volontaires et dégradations volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique. « On a entendu un gros bruit dehors donc on s’est mis au bord de la fenêtre pour regarder, raconte à franceinfo Marie, étudiante de 20 ans en école d’ingénieur. Quelques minutes plus tard, on a reçu le palet de lacrymogène sur le bras de mon ami. Le palet est rentré dans l’appartement et a tout enfumé. On a eu très peur ! »La scène s’est déroulée rue Bellecordière dans le 2e arrondissement de Lyon, à proximité de la place Bellecour.

Réaction de la police nationale sur Twitter

L’étudiante précise que dans l’appartement personne n’a été blessé. Sur Twitter, dans un message accompagné d’un morceau de la vidéo qui a été zoomé, Marie estime que c’est un policier qui a tiré la grenade lacrymogène.

La police nationale du Rhône a répondu, toujours sur Twitter, dimanche. Elle écrit : « Des manifestants hostiles enfonçant un barrage policier et s’en prenant aux biens et aux personnes ont contraint les forces de l’ordre à effectuer des tirs de lacrymogène en vue de les disperser. Si un tir a pu toucher accidentellement le balcon d’un immeuble, il n’y a eu aucune velléité de l’atteindre. Aucun blessé n’est à déplorer. »