Nous ne laisserons pas la Palestine disparaître de la carte ! (Pétition initiée par l’AFPS)

 La LDH soutient la lutte du peuple palestinien à son droit à l’autodétermination. Aujourd’hui le plan Trump soutient l’annexion de toutes les colonies en Palestine occupée et viole ouvertement toutes les résolutions de l’ONU. C’est un déni total du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
AFPS FRANCE-PALESTINE a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.)

Trump vient de rendre public son « plan » qui soutient l’annexion par Israël de Jérusalem-Est, du Golan, de la vallée du Jourdain et de toutes les colonies israéliennes en Palestine occupée. Tout ceci est absolument contraire aux résolutions de l’ONU !

En saluant cette initiative, le gouvernement français se déshonore.

La France doit se rappeler qu’elle est la patrie des droits de l’Homme et cesser immédiatement de se rendre complice des violations du droit par Trump et Netanyahou.

La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, doit prendre des initiatives pour la mise en oeuvre des droits du peuple palestinien et non être complice du plan qui entend les enterrer.

Appel de plus de 60 médecins : Nous redoutons que Julian Assange puisse mourir en prison

Publié sur lemonde.fr  avec AFP

« Nous redoutons que Julian Assange puisse mourir en prison », alertent plus de 60 médecins

Les professionnels de santé demandent que des soins soient prodigués au fondateur de WikiLeaks, actuellement détenu à Londres, dans un hôpital.

Les alertes sur la santé de Julian Assange se multiplient. Plus de 60 médecins se sont inquiétés de l’état de santé du fondateur de WikiLeaks, détenu à Londres et menacé d’extradition vers les Etats-Unis qui l’accusent d’espionnage, dans une lettre ouverte publiée lundi 25 novembre. Leur missive est destinée à la ministre de l’intérieur britannique, Priti Patel, et à Diane Abbott, chargée des mêmes sujets au sein du Labour Party, principal parti d’opposition.

S’appuyant sur plusieurs rapports, dont celui du rapporteur de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur la torture, Nils Melzer, qui a affirmé au début de novembre que la vie de Julian Assange était « désormais en danger », les signataires souhaitent exprimer leur « sérieuse inquiétude collective et attirer l’attention de l’opinion publique et du monde sur cette situation grave ».

« Nous sommes d’avis que M. Assange a besoin d’urgence d’une évaluation médicale de son état de santé physique et psychologique », écrivent les médecins qui exercent dans différents pays : Etats-Unis, Australie, Royaume-Uni ou encore Suède. Ils demandent que des soins lui soient prodigués dans un hôpital doté de personnel qualifié. Faute de quoi, « nous redoutons vraiment, sur la base des éléments actuellement disponibles, que M. Assange puisse mourir en prison », avertissent-ils.

Julian Assange risque 175 ans de prison

Au début de novembre, le rapporteur de l’ONU sur la torture avait précisé à l’Agence France-Presse que son inquiétude actuelle était liée à de « nouvelles informations médicales transmises par plusieurs sources fiables affirmant que la santé de M. Assange est entrée dans un cercle vicieux d’anxiété, de stress et d’impuissance, typique des personnes exposées à un isolement prolongé et à un arbitraire constant ».

Détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans le sud de Londres, Julian Assange est sous la menace d’une extradition vers les Etats-Unis où il encourt une peine allant jusqu’à cent soixante-quinze ans d’emprisonnement pour espionnage. Les autorités américaines lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources au moment de la publication en 2010 de 250 000 câbles diplomatiques et d’environ 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Le 21 octobre, l’Australien de 48 ans est apparu désorienté au cours de sa première apparition en public en six mois, bredouillant pendant une audience à Londres et semblant avoir des difficultés à se rappeler sa date de naissance. A la fin de l’audience, il avait déclaré ne pas avoir compris ce qui s’était passé et s’était plaint de ses conditions de détention à Belmarsh. L’audience sur la demande d’extradition doit se tenir en février.

En Irak, 360 personnes tuées et 15 000 blessés depuis le début du mouvement de révolte populaire

Le système politique mis en place par les USA est à bout de souffle et corrompu (officiellement 410 milliards d’euros ont été détournés ces 16 dernières années soit deux fois le PIB du pays).  Ce système devient un régime policier et militaire sous influence du régime chiite Iranien. La population (dont beaucoup de jeunes) se révolte, prête à risquer sa vie.

Publié sur letemps.ch

Au moins 13 manifestants tués en Irak après l’incendie du consulat d’Iran

Depuis le début du mouvement de contestation le 1er octobre, 360 personnes ont été tuées et 15 000 blessées. Ce bilan a été compilé à partir de sources médicales et policières, les autorités ne communiquant plus sur les morts

Au moins treize manifestants ont été tués jeudi dans le sud de l’Irak, après l’incendie du consulat du grand voisin iranien dans la ville sainte chiite de Najaf qui marque une escalade dans le mouvement inédit de contestation du pouvoir.

Les centaines de manifestants qui ont crié «Iran dehors!» et «victoire à l’Irak!» dans l’enceinte du consulat en feu dans la très symbolique ville sainte qui accueille chaque années des millions de pèlerins notamment venus d’Iran.

Quelques heures plus tard, alors que Najaf sous couvre-feu était calme, c’est Nassiriya, plus au sud, qui s’est enflammée. Là, au moins treize manifestants ont été tués par balles quand les forces de l’ordre ont avancé pour reprendre deux ponts de la ville, un foyer historique de la révolte dans le pays, ont indiqué des sources médicales et de sécurité.

Une centaine de manifestants bloquant ces ponts dans le cadre d’un large mouvement de désobéissance civile ont également été blessés et plusieurs sont dans un état critique, ont précisé ces sources.

Dans le même temps, des renforts des forces de sécurité se sont déployés aux abords de la ville, fouillant chaque personne ou véhicule souhaitant y entrer, a constaté un correspondant de l’AFP.

Plus de 360 morts

Cette vaste opération des forces de l’ordre a été lancée après la nomination d’un nouveau commandant militaire dans la province, comme dans d’autres, les autorités s’en remettant à des militaires pour appuyer les gouverneurs face à un mouvement qui depuis le 1er octobre a fait plus de 360 morts et 15 000 blessés. Ce bilan a été compilé par l’AFP à partir de sources médicales et policières, les autorités ne communiquant plus sur les morts.

A propos de l’incendie du consulat iranien à Najaf, Bagdad a dénoncé des personnes «étrangères aux manifestations légitimes» qui veulent «clairement saper les relations historiques entre les deux pays». A Téhéran, qui depuis le début voit dans le mouvement en Irak un «complot», le ministère des Affaires étrangères iranien a réclamé «une action décisive, efficace et responsable contre les agents destructeurs et les agresseurs». Car en deux mois de manifestations, les Irakiens dans les rues crient désormais en plein jour leur colère contre leur grand voisin.

Lire également: Les Gardiens de la révolution ne font plus recette dans la rue iranienne

Pour eux, dans l’un des pays les plus riches en pétrole du monde – mais aussi l’un des plus corrompus –, le système politique conçu par les Américains qui ont renversé Saddam Hussein en 2003 est à bout de souffle.

Et surtout, il est tombé entre les mains de l’Iran et de son puissant émissaire pour les affaires irakiennes, le général Qassem Soleimani, en charge des opérations extérieures de l’armée idéologique de la République islamique.

Dans la rue depuis le 1er octobre, des dizaines de milliers d’Irakiens réclament la refonte du système politique et le renouvellement total de leur classe dirigeante qu’ils jugent corrompue – officiellement 410 milliards d’euros ont été détournés ces 16 dernières années soit deux fois le PIB du pays –, incompétente et affiliée à diverses capitales qui se disputent l’influence en Irak.

Les Etats-Unis aux abonnés absents

Les deux pays qui tenaient la haute main à Bagdad, les Etats-Unis et l’Iran, sont à couteaux tirés et depuis le début de la révolte, Téhéran a pris l’avantage alors que Washington est aux abonnés absents. Là où le général Soleimani parvient à réunir l’ensemble des partis au pouvoir pour resserrer les rangs autour du Premier ministre Adel Abdel Mahdi un temps sur la sellette, les Etats-Unis ne font que de maigres déclarations officielles et le vice-président américain Mike Pence, qui s’est rendu en Irak cette semaine, a ignoré les autorités de Bagdad pour visiter uniquement ses troupes et le gouvernement autonome du Kurdistan.

Pourtant le pays est paralysé depuis des semaines: dans le Sud, les écoles sont fermées depuis des semaines. Et les administrations qui n’ont pas fermé leurs portes se font placarder des banderoles en travers de leur fronton: «Fermée sur ordre du peuple».

Dans les rues et en travers des autoroutes, les manifestants expriment leur colère dans un épais nuage de fumée noire: ils brûlent des pneus pour tenter de bloquer tout mouvement et toucher ainsi le gouvernement au seul endroit qui peut lui faire du mal, l’or noir et ses précieux revenus. Mais jusqu’ici, ils ne sont pas parvenus à toucher la production et la distribution du pétrole, unique ressource en devise du pays et qui représente 90% des recettes d’un gouvernement surendetté.