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VENEZ REJOINDRE LE COMBAT POUR LES LIBERTES, LA DEMOCRATIE, LA DÉFENSE DES DROITS HUMAINS


fleche2  Nouvel échec du ministère de l’intérieur : Camille Halut relaxée (lire le communiqué de la LDH)


La LDH66 vous souhaite ses vœux les plus combatifs pour 2020 !

L’année 2019 a été marquée par une actualité dense, nous avons contribué sur le terrain à défendre les atteintes aux droits qui en découlaient : contre les violences policières lors des conflits sociaux, contre la mise en place d’outils aggravant l’injustice sociale, contre le racisme sous toutes ses formes, contre le harcèlement judiciaire et policier mené à l’encontre des militant.es, contre les violences masculines perpétrées sur les femmes, contre les atteintes des technologies sur notre vie privée, mais aussi pour la scolarisation de tous les enfants quelles que soient leurs conditions ou origines, pour la liberté de manifester, pour le respect de loi de 1905 relative à la laïcité, pour la solidarité et la fraternité envers les migrantes et les migrants…
A bientôt dans nos luttes communes.
LDH-66

Communiqué du réseau retraites: Réforme des retraites : où en est-on ?

Réforme des retraites : où en est-on ?

Le gouvernement vient d’annoncer un retrait provisoire de l’âge pivot. Il s’agit d’une
annonce en trompe l’œil. Non seulement les conditions avancées limitent fortement les
marges de manœuvres dans la négociation, mais surtout l’âge pivot rebaptisé âge
d’équilibre reste un des éléments du futur régime de retraite par points. La publication de
deux projets de loi la semaine passée a donc confirmé les pires inquiétudes. La réforme
du gouvernement prévoit de mettre en place dès 2022 un système dans lequel les
pensions s’ajustent à la baisse, n’offrant de garantie ni sur l’âge, ni sur le niveau des
pensions.

1. Une “règle d’or” pour faire des pensions la variable d’ajustement

L’article 1er du projet de loi organique introduit une “règle d’or” qui interdit tout déficit sur une
période glissante de 5 ans. Dans le système actuel, la loi garantit le calcul et le niveau des
pensions. Au contraire, avec cette règle d’or, la seule chose garantie est l’équilibre financier,
alors que les droits peuvent être revus à la baisse en permanence. Combinée à l’opposition
répétée du gouvernement à toute hausse de cotisations sociales ou de contribution de la part
de l’Etat, cette règle d’or est le verrou qui conduit à une diminution mécanique des pensions dès
2022. Une telle règle conduirait enfin immédiatement à répercuter toute mauvaise conjoncture,
telle que celle que nous avons connue à partir de 2008, sur les pensions liquidées et sur les
départs en retraite.

2. Pour les personnes nées avant 1975, une réforme paramétrique aux contours
flous

Le gouvernement instrumentalise un déficit qu’il a lui même creusé en diminuant les recettes du
système de retraite. Il affiche une ligne imposant de combler un déficit de 12 milliards d’euros à l’horizon 2027, en écartant toute hausse des cotisations ou baisse des pensions. Pourtant cette
baisse résultera automatiquement des mesures d’économies exigées pour 2027, dont des
mesures d’âges qui auraient pour effet d’augmenter la décote et de diminuer la surcote de plus
des deux tiers des retraité·e·s, y compris des carrières longues. Le Premier ministre a rappelé ce
dimanche son inclinaison pour l’âge pivot, mais s’est dit prêt à discuter de mesures
d’économies alternatives dont, en dépit de l’affichage, l’effet sur les pensions serait
sensiblement le même.

Seule évolution récente : ces mesures d’économies, initialement incluses dans le projet de loi,
seront finalement prises par le gouvernement par ordonnance, après le vote de la réforme et
sans délibération du Parlement.

3. Pour les personnes nées après 1975, un système à points assorti d’un âge
d’équilibre qui augmente pour chaque génération

Le cœur du projet, un système à points sans garantie du niveau des pensions, n’a pas évolué
depuis le rapport Delevoye. Il contient toujours un âge d’équilibre, qui devrait être fixé à 65 ans
en 2037 et évoluer automatiquement selon l’espérance de vie par la suite (environ un mois par
an). Dans ce système, les périodes de chômage ainsi que les périodes de temps partiel – qui
concernent particulièrement les femmes – seraient particulièrement pénalisées.

Enfin, compte tenu des projections, ce système organise et grave dans le marbre un fort
décrochage du niveau des pensions par rapport au salaire, faisant de la pension un revenu
insuffisant pour maintenir son niveau de vie à la retraite. C’est un espace substantiel laissé au
développement des retraites par capitalisation, prévu par le projet de loi, et assorti de dispositifs fiscaux coûteux pour la collectivité.

Au total, ce projet est donc quasi strictement le même que celui présenté dans le rapport
Delevoye, et est identique à celui que les citoyen·ne·s rejettent depuis des mois. La mise en
scène d’une dissociation entre les économies de court terme (décidées par ordonnance) et le
projet de loi en lui-même ne change rien, ni au fond, ni au calendrier de la réforme. Aucun débat
public ne pourra avoir lieu sereinement sans le retrait de ce projet.

Paris, le 14 janvier 2020

Le réseau retraites  (ATTAC, la CGT, les Economistes Atterrés, la Fondation Copernic, la FSU, le collectif citoyen Nos retraites, Solidaires, UNEF)

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–> CP – Réseau retraites – réforme des retraites où en est on

A Lyon, des étudiants reçoivent une grenade lacrymogène à travers la fenêtre de leur appartement: une enquête est ouverte

Un autre cas de répression policière inacceptable à Lyon à la manifestation contre la réforme des retraites, samedi 11 janvier 2020.

Publié sur francetvinfo.fr

Manifestation à Lyon contre la réforme des retraites : une enquête ouverte après un tir de grenade lacrymogène ayant touché un appartement

Le parquet a annoncé dimanche l’ouverture d’une enquête à la suite d’un tir filmé par une étudiante, lors de la manifestation lyonnaise de la veille contre la réforme des retraites.

Une enquête a été ouverte dimanche 12 janvier au sujet d’un tir de grenade lacrymogène ayant touché un appartement, lors de la manifestation contre la réforme des retraites la veille à Lyon, a annoncé le parquet de Lyon à franceinfo. Ce sont des étudiants qui ont reçu cette grenade lacrymogène à travers la fenêtre de leur appartement, alors qu’ils filmaient le rassemblement. La vidéo, publiée sur les réseaux sociaux, a été très largement relayée depuis.Une plainte a été déposée pour violences volontaires et dégradations volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique. « On a entendu un gros bruit dehors donc on s’est mis au bord de la fenêtre pour regarder, raconte à franceinfo Marie, étudiante de 20 ans en école d’ingénieur. Quelques minutes plus tard, on a reçu le palet de lacrymogène sur le bras de mon ami. Le palet est rentré dans l’appartement et a tout enfumé. On a eu très peur ! »La scène s’est déroulée rue Bellecordière dans le 2e arrondissement de Lyon, à proximité de la place Bellecour.

Réaction de la police nationale sur Twitter

L’étudiante précise que dans l’appartement personne n’a été blessé. Sur Twitter, dans un message accompagné d’un morceau de la vidéo qui a été zoomé, Marie estime que c’est un policier qui a tiré la grenade lacrymogène.

La police nationale du Rhône a répondu, toujours sur Twitter, dimanche. Elle écrit : « Des manifestants hostiles enfonçant un barrage policier et s’en prenant aux biens et aux personnes ont contraint les forces de l’ordre à effectuer des tirs de lacrymogène en vue de les disperser. Si un tir a pu toucher accidentellement le balcon d’un immeuble, il n’y a eu aucune velléité de l’atteindre. Aucun blessé n’est à déplorer. »

Extrême-droite : une enquête pour assassinat en Belgique vise les Brigandes installée à la Salvetat sur Agout

En août 2019 des habitants de la Salvetat manifestaient contre le groupe des « Brigandes », devenu la « communauté de la rose et de l’épée » ( Voir l’article publié le 28 août 2019 ). Aujourd’hui c’est une enquête pour assassinat qui vise la secte d’extrême-droite. 

Publié sur francebleu.fr

Une enquête pour assassinat en Belgique vise les Brigandes installée à la Salvetat sur Agout

Jeudi 9 janvier 2020 à 16:39 – Par France Bleu Hérault

La justice belge a ouvert une enquête pour assassinat à l’encontre de la secte La Nation Libre aujourd’hui installée à La Salvetat sur Agout avec le groupe musical « les Brigandes ». Une adepte morte en 2011 dans des conditions suspectes. Une enquête de l’Obs.

C’est une information de nos confrères de l’hebdomadaire l’Obs. La secte La Nation Libre qui abrite le groupe musical les Brigandes installé à la Salvetat sur Agout fait l’objet d’une enquête pour assassinat en Belgique. C’est là que le groupe et la secte étaient implantés avant de venir dans l’Hérault. Une enquête sur la mort d’une femme de 39 ans en 2011 dans des conditions extrêmement suspectes selon nos confrères.

Cette mère de deux enfants, membre de la secte depuis plusieurs années était atteinte d’un cancer de l’utérus. Une secte qui estime que la maladie est un tribut à payer et que les soins médicaux sont une arnaque des laboratoires. Ainsi, cette femme aurait été encouragée à ne pas se soigner, à s’en aller dans la dignité sans aucun traitement adapté, elle aurait agonisé dans un cabanon au fond d’un bois, loin de sa famille.

Le gourou de la secte, Joël Labruyère, l’aurait emmenée en Espagne pour lui faire lire en boucle des textes sur le cancer qui prouve que rien ne sert de se soigner. Une ancienne adepte affirme même que plusieurs Brigandes auraient fini par l’étouffer parce qu’elle suppliait qu’on mette fin à ses souffrances. La secte aurait ensuite géré son décès et les obsèques dans le plus grand secret envoyant même des SMS à la famille avec le portable de cette femme alors qu’elle était déjà décédée.

Le groupe les Brigandes est aujourd'hui installé à la Salvetat sur Agoût

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