UN CAMP DE MIGRANTS AU VALLON DES RIGOLETTES

Le 22 février 4 familles de migrants expulsées du Square de la Paix se sont installées au Vallon des Rigolettes, bientôt suivis par d’autres familles à la rue, parfois avec enfants.

Témoignage d’un habitant du quartier (26/2/2019) :

Le Vallon de la honte

Au Vallon des Rigolettes les fleurs ne sont plus seules. Les migrants albanais à la rue ont sans doute été repoussés du square de la Paix car nous les avons vus vers 17h faire de nombreux va et vient vers le Vallon avec 2 petits enfants qui attendaient au bord du rond point pendant que le transfert se faisait. Je n’imaginais pas qu’ils puissent s’installer en plein mois de février, pour dormir à même le sol sans le moindre abri. Je suis descendu vers 18h et les ai trouvés près du parking et du pont SNCF. Les nombreux sacs étaient regroupés en 4 parties (4 familles), pas de cartons sur le sol, un grand gaillard gardait le campement en présence de 2 femmes. L’une « mangeait » une vague tartine, assise sur le sol, l’autre que j’avais prise pour un empilage de sacs recouverts de couvertures semblait souffrir du froid et grand gaillard la désignait en se tapant sur la tête (malade ? mal de tête ?…). J’avais apporté des fruits et gâteaux secs et nous avons essayé de bavarder sans grand résultat. J’ai compris qu’il était catholique et qu’ils étaient musulmans et catholiques et dans le même pétrin. Il a voulu dire qu’ils avaient été chassés d’un lieu puis d’un autre et « gymnase non » et donc qu’ils finissaient dans l’herbe du Vallon. C’est là en effet que nous avons vu la préparation des couchages : cartons sur le sol, couvertures (en quantité insuffisante), puis au-dessus des corps d’autres couvertures, une ou deux couvertures de survie donc rien de fermé ou étanche. C’est l’installation que j’ai pu photographier peu avant minuit.
Les journées sont belles mais le vent soufflait et il faisait déjà froid.

C’est ainsi que les Hommes vivent actuellement dans notre beau Vallon : 4 familles, dont 1 femme enceinte et 4 enfants.
Le 30 avril le camp comptait 10 tentes, 28 personnes dont 4 enfants de 2, 3, 3 et 7 ans.
Durant la première semaine (février), campement sans abri

Voir articles :
Mâcon Infos 26/2/2019 et 13/3/2019

JSL  18/3/2019