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OLYMPE de GOUGES, droits humains & égalité : CONFÉRENCE le 6 mars & EXPOSITION du 7 au 14 mars 2020

Droits humains et égalité des femmes : un combat

  • Vendredi 6 mars 2020 de 19h à 20h30 à la Médiathèque de Mâcon : CONFÉRENCE sur Olympe de Gouges, par Anne Gaudron (Présidente LDH Pyrénées Orientales) militante ligueuse et aussi féministe de longue date. La vie d’Olympe et ses oeuvres (ses textes politiques comme ses pièces de théâtre) en liens avec notre actualité.
    Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne…
    La Conférence : La présentation de la vie et des oeuvres de cette femme politique et femme de lettres qui a vécu toutes les étapes de la Révolution française jusqu’en sa mort en 1793 est complémentaire de l’exposition, et permet de mettre en perspective ses pensées et ses actions avec le combat actuel pour la reconnaissance de l’égalité entre les deux genres de l’humanité.
  •  A partir du 7 mars, EXPOSITION dans le hall de la Médiathèque : parcours de 17 femmes du monde littéraire, culturel, scientifique et sportif, originaires de 8 pays.
    La Ligue de l’Enseignement et la Ligue des droits de l’Homme des Pyrénées-Orientales présentent le parcours de 17 femmes du monde littéraire, culturel, scientifique, sportif ou politique qui, depuis Olympe de Gouges, ont marqué soit l’Histoire universelle des droits humains par un acte de résistance, ou ont permis par leur action une avancée pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

    Le fil rouge de l’exposition est „la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne“ qu’Olympe de Gouges a écrite en 17 articles en 1791. Sa réalisation est une oeuvre collective et collaborative entre les 2 „ligues“, qui a permis de définir un choix parmi les femmes qui leur ont semblé pionnières et exemplaires, depuis la déclaration d’Olympe de Gouges.

 Pour en savoir plus sur Olympe de Gouges, vous pouvez suivre ce lien Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Olympe_de_Gouges

OLYMPE : ressources, sitographie très partielle proposée par la section LDH de Mâcon

http://8mars.info/olympe-de-gouge brève présentation de Olympe

https://www.youtube.com/watch?v=-r0MmOSWh-I   de Ressources des écoles, vidéo 2 min, présentation d’Olympe de G

https://www.humanite.fr/mot-cle/olympe-de-gouges article

https://www.lavoixdunord.fr/592273/article/2019-06-01/une-conference-jeudi-sur-olympe-de-gouges     conférence de Anne Gaudron sur Olympe
http://laligue66.org/olympe.de.gouges.droits.humains.and.egalite.un.combat.17.portraits.de.femmes-3622300-10-8-223.php
présentation expo, dimensions, dossier pédagogique

https://www.ldh-france.org/1791-DECLARATION-DES-DROITS-DE-LA/ texte non pdf

https://mairie1.lyon.fr/evenement/exposition/olympe-de-gouges   EXPO à Lyon 1/2019

https://www.education.gouv.fr/cid67127/journee-internationale-des-droits-des-femmes.html
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7 mars

120 personnes captivées ont assisté à la « causerie » (terme qu’elle préfère à conférence). Anne Gaudron nous a recommandé les 2 livres suivants :

A bientôt à l’exposition jusqu’au 14 mars.

8 MARS à MÂCON POUR LE DROIT DES FEMMES avec la LDH

Ciné-débat : VENDREDI 7 DÉCEMBRE à 20h AVEC LE FILM TERRE DE ROSES

Documentaire de Zaynê Akyol, Canada, Allemagne 2016, 1h26, vostf

Prix du meilleur documentaire au Festival International de Locarno 2016…

THÈME : LE COMBAT DES FEMMES KURDES POUR LA LIBERTÉ FACE A L’OPPRESSION
Dans les splendides montagnes et le désert du Kurdistan, à la frontière de l’Irak et de la Syrie, des femmes luttent contre Daesh et défendent leur territoire. Terre de Roses nous dévoile le quotidien de ces combattantes aguerries qui continuent de rire, de vivre et d’être femmes, prenant soin d’elles comme de leurs armes. Ces femmes fières, courageuses et déterminées sont aux premières loges du combat contre la barbarie tout en incarnant un idéal révolutionnaire axé sur l’émancipation des femmes. Sans exotisme ou sensationnel, entre rire et gravité, Terre de Roses est un message d’amour et de paix, une fenêtre ouverte sur un monde méconnu au sein duquel se dessine le visage occulté de cette guerre : le visage féminin et féministe d’un groupe révolutionnaire uni par une même vision de la liberté.

DÉBAT à l’issue de la projection, animé par Elisabeth NECTOUX secrétaire de l’association Amitiés kurdes de Lyon et de la coordination lyonnaise Solidarité Kurdistan

Ressources par la Médiathèque de Mâcon, histoire, littérature, politique, DVD : Sélection documents Médiathèque – kurdes – 7 déc 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

8 MARS à Mâcon : POUR LES DROITS DES FEMMES

CINÉ-DÉBAT FILM « NO LAND’S SONG » le 8 décembre à 20h

à la Médiathèque de Mâcon

Film de Ayat Najafi, sorti le 16 mars 2016 – 1h35 min – Documentaire musical

Avec Sara Najafi, Parvin Namazi, Sayeh Sodeyfi

Nationalités allemand, français, iranien

DÉBAT avec Yann RICHARD : PROFESSEUR ÉMÉRITE A L’UNIVERSITÉ SORBONNE NOUVELLE, et directeur de l’Institut d’études iraniennes (IEI), il est  spécialiste de la sociologie religieuse du chiisme moderne, de l’histoire de l’Iran contemporain ainsi que de littérature persane.
M.Richard présentera quelques exemplaires de son livre L’Iran de 1800 à nos jours (Flammarion, Champs, 11€)

SYNOPSIS : En Iran, depuis la révolution de 1979, les femmes n’ont plus le droit de chanter en public en tant que solistes.
Une jeune compositrice, Sara Najafi, avec l’aide de trois artistes venues de France (Elise Caron, Jeanne Cherhal et Emel Mathlouthi), va braver censure et tabous pour tenter d’organiser un concert de chanteuses solo.

La LDH soutient le film documentaire « No Land’s Song », d’Ayat Najafi

Prix du meilleur documentaire au Festival des films du monde de Montréal

En Iran, depuis la révolution de 1979, les chanteuses ne sont plus autorisées à se produire en soliste, du moins devant un parterre composé (en partie) d’hommes… Voulant rendre hommage aux grandes artistes des années 1920, Sara Najafi, une compositrice de Téhéran, est déterminée à faire revivre la voix des femmes. Défiant la censure, elle veut organiser un concert pour des chanteuses solistes et rouvrir un pont culturel entre Paris et Téhéran. Elle invite Élise Caron, Jeanne Cherhal et Emel Mathouthi à venir rejoindre Parvin Namazi et Sayeh Sodeyfi dans leur combat. Durant deux ans et demi, Sara se voit opposer des refus, des réunions régulières au ministère de la Culture mettant en lumière la logique et l’arbitraire du système. Mais jusqu’où aller trop loin ? La solidarité interculturelle et le pouvoir révolutionnaire de la musique triompheront-ils ? Thriller politique et voyage musical, No Land’s Song ne perd jamais de vue son véritable centre – la voix des femmes.

Ne pas avoir le droit de chanter en public devant des hommes est un interdit tellement ridicule et surtout humiliant pour les femmes, que Sara Najafi a décidé d’en prendre le contre-pied.

C’était en 2009, précise-t-elle, une année de révolte en Iran. La rue est en ébullition contre les autorités après l’élection tronquée du président Mahmoud Ahmadinejad. Un mouvement vite retombé car durement réprimé. Mais Sara, elle, a gardé son idée en tête et l’a fait mûrir pendant trois ans jusqu’à faire naître un projet à la fois simple et complexe : organiser un concert officiel pour femmes solistes en faisant monter sur scène non seulement des Iraniennes mais aussi deux Françaises et une Tunisienne. Le tout filmé par son frère Ayat Najafi.

La première mission de Sara est alors de convaincre. Convaincre le père d’une des chanteuses iraniennes de laisser sa fille participer au projet. Convaincre les chanteuses françaises de s’emparer du répertoire perse d’avant la Révolution islamique. Convaincre la chanteuse tunisienne (qui s’est fait connaître lors des manifestations anti-Ben Ali de janvier 2011) du caractère subversif du projet. Convaincre, enfin, une poignée de musiciens à Paris et à Téhéran de s’accorder ensemble. Mais ceci est la partie la plus facile.

Les vrais problèmes commencent quand Sara se met à défier le pouvoir de la censure. « C’était notre principal objectif »,précise Ayat qui, avant de réaliser des films, montait des pièces de théâtre engagées à Téhéran. « Montrer comment fonctionne la censure de l’intérieur et en même temps la combattre. »

La caméra cherche alors à se faufiler au plus près du système. Recouverte de noir de la tête au pied, on aperçoit Sara entrer au ministère de la Culture et de la Guidance islamique. Puis, dans l’ascenseur, on la voit glisser rapidement un microphone sous son corsage. Et, soudain, l’écran devient noir. Seule sa voix et celles des fonctionnaires se font entendre. Sara se rend au moins cinq fois au ministère dans l’espoir d’y décrocher une autorisation. Un jeu d’hypocrisie total mais révélateur des absurdités du régime.

Troquant ses habituelles tenues colorées et élégantes contre une lugubre abaya, Sara va même demander des explications à un théologien. Les arguments avancés par l’érudit en religion sont tellement rocambolesques que la scène en devient truculente. Sur un ton des plus sérieux, il explique que « la fréquence de la voix de la femme ne doit pas dépasser une certaine limite ».

« Pour nous, c’était important que cette scène existe. En Iran, les deux clans cherchent à s’ignorer. On voulait les faire se rencontrer. On voulait aussi montrer que le problème n’est pas cet homme mais l’idéologie qu’il porte. »

Mais aussi, et c’est là où le film est si radieux, il s’agissait de partager l’énergie, l’engouement, la rencontre et le partage d’artistes mus par le désir de mettre leur art en commun au-delà des frontières et des répertoires, faire résonner le plus beau et le plus universel des instruments : la voix. La figure tutélaire de Qamar plane sur le projet, elle qui lapremière a chanté en public devant des hommes dans les années 1920, sans porter le voile. Faire vibrer la voix des femmes dans des chants au pouvoir éminemment subversif mais également faire savoir que Téhéran fut autrefois une ville dans laquelle le spectacle et le divertissement ont existé est une des autres dimensions de No Land’s Song. Arpenter les lieux décatis et désertés transformés en vulgaires entrepôts, c’est dire ce qui fut et implicitement suggérer ce qui pourrait à nouveau être. Résister et entrevoir, faire germer un possible.

Ce film est beau : beauté des personnes et du projet, beauté des voix et du chant ; il constitue un magnifique hommage au courage, à l’obstination et à la solidarité féminine dont il porte témoignage. Comme beaucoup de documentaires actuels, il refuse la voix off pour nous plonger au cœur de l’intrigue que représente le projet fou de Sara et nous fait voyager de Téhéran à Paris, aller-retour, dans un équilibre très juste de ces différents moments du projet et ce sont les dernières répétitions à Téhéran qui recèlent la charge émotive le plus forte. Le spectateur, en empathie avec Sara et ses ami-e-s, est emporté, suspendu à la réussite espérée. Dans la simplicité et la sincérité du propos, pointe un brin d’utopie. Une leçon de courage dont on ressort ému, plein d’énergie et d’airs empreints de liberté.

Seul bémol, il aurait été intéressant de savoir comment a été financé ce projet, et donc de quels appuis il a bénéficié.

Aucune diffusion officielle n’est prévue en Iran mais le réalisateurespère que le film sera piraté et vendu sous le manteau. « C’est un film qui est d’abord fait pour les Iraniens ».

PROCHAIN FILM LDH SUIVI D’UN DÉBAT : « LES INSOUMISES » VENDREDI 4 MARS 2016 à 20H

FILM et DÉBAT 

Thème : Droit des femmes, Violences faites aux femmes, violences conjugales

Réalisateur Eric Guéret- 1h45-documentaire

SYNOPSIS : Au nom de la tradition des milliers de femmes sont chaque jour cachées, échangées, mutilées, dominées, privées de leurs droits ou violentées. Certaines ont décidé de se rebeller et d’agir pour renverser cette tendance tragique. En Inde, Ranjana Kumari se bat contre l’élimination des filles, tandis qu’au Mali, Kadidia Sidibé lutte contre l’excision. Siriporn Skrobanek et Khun Nee se sont mobilisées contre l’esclavage s exuel thaïlandais. En Turquie, ce sont les crimes d’honneur que Nebahat Akkoç a pris pour cibles et en France, l’association «L’Escale» s’attaque aux violences conjugales. Elles racontent leur combat.

DÉBAT : Nathalie Bonnot, Déléguée départementale aux Droits des Femmes et à l’Égalité sera accompagnée d’un intervenant de la gendarmerie pour présenter les réseaux VIF, Violences IntraFamiliales

                                                                                       Film  produit  et  soutenu par  :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FILM LDH  » NOS ANCÊTRES LES GAULOISES  » 14/3/2014

la Ligue des Droits de l’Homme section de Mâcon vous invite

  à la projection du film  

NOS ANCÊTRES LES GAULOISES

de Christian Zerbib

 Documentaire –  9 novembre 2011 – 1h30min

 sur les thèmes FEMMES – IMMIGRATION – IDENTITÉS NATIONALES

 Vendredi 14 mars à 19h30

à la salle des conférences de la Médiathèque de Mâcon

 Entrée libre et gratuite

Présentation LDH  : Film sympathique, à recommander en ces temps de recherche frénétique d’identité nationale, de nostalgie des terroirs, de génuflexion devant drapeau etc. Tout commence en Bourgogne, au musée de Bibracte où l’on apprend que la France a commencé par être une mosaïque de peuples et de langues et que les Gaulois sont un mythe d’invention relativement récente. Ce qui réjouit les visiteuses : dix femmes venues du Gabon, du Togo, du Sénégal, du Maroc, de Turquie, d’Afghanistan, du Cambodge, du Brésil, de Hollande, qui vivent en France, françaises ou réfugiées politiques, et qui s’embrouillent un peu en chantant la Marseillaise. Elles sont réunies pour raconter leur vie, qui va devenir la matière d’une pièce de théâtre où chacune jouera son propre rôle. Le film montre leurs peurs, leurs rigolades, leurs inventions, l’effet produit sur leurs familles. Les différences entre ces femmes sont très grandes : d’âge, de culture, depuis celle qui ne sait ni lire ni écrire jusqu’à celle qui a un niveau d’étudews supérieures ; de parcours, depuis les drames des fuites clandestines hors d’un pays en guerre, ou des mariages forcés, jusqu’à l’immigration familiale et économique ; de vie en France, dans un petit village ou en ville, femme de ménage ou mécanicienne dans un garage, chômeuse ou femme au foyer. Mais l’intérêt du film tient à ce qu’elles produisent en commun : la souffrance plus ou moins surmontée d’être un jour parties, ce qui est toujours, dit l’une d’elles, une violence. La force de vie qui les anime, pour leurs enfants, qu’elles souhaitent pardessus tout voir réussir à l’école, et pour elles-mêmes. Elles réalisent un rêve en s’octroyant un congé, en devenant la star qu’on maquille dans une loge et la comédienne qui peut parler sur scène.

Prochain film LDH Mâcon : Je marcherai jusqu’à la mer de Stephanie Pillonca Kervern

 

 

 

LA LDH ET LE DROIT DES FEMMES DEPUIS 1898

Dès  sa création, en 1898, la LDH a eu des femmes dans ses instances. Séverine, grande journaliste,  amie de Vallès, fondatrice du Cri du Peuple, fut élue au 1er comité central.

Lors du Congrès de 1904, puis en 1907-1908, la LDH demande la suppression de la police des mœurs et s’oppose à l’arrestation arbitraire des femmes.

Par courrier aux parlementaires, le 2ème  Président revendiquait « la plénitude des droits politiques pour les femmes ».

En 1909, le 3ème Président, F. Buisson, fut à l’initiative du rapport à la Chambre des députés, concluant à l’électorat et à l’éligibilité  des femmes aux municipales ( ! ).

Au Congrès de Rennes la même année, la LDH demande l’égalité des salaires entre les deux sexes, la suppression de l’incapacité civile de la femme mariée, le droit d’électorat et d’éligibilité, l’interdiction de travail pendant 6 semaines avant l’accouchement et 4 semaines après, une indemnité pendant la période d’allaitement, l’autorisation de recherche de paternité.

1914 : reprise de la revendication du droit de vote aux municipales et en 1920, à toutes les élections.

1933 : la LDH obtient qu’une amnistie soit votée pour les personnes poursuivies pour propagande anticonceptionnelle.

Entre les 2 guerres, fut créée une «  Commission féministe » au sein de la LDH pour réfléchir à tous les problèmes relatifs aux femmes : droit de vote, prostitution, incapacité de la femme mariée. Un exemple : en novembre 1926,  au sein de la section d’Orléans, une ligueuse institutrice Olympia Cormier dresse un ardent plaidoyer  pour  ce droit de vote, qu’elle n’exercera jamais, car, Résistante, elle est restée à Ravensbrück.

Après la 2ème guerre mondiale, des droits sont acquis  grâce à l’application du programme du CNR (Conseil  National de le Résistance). La LDH reste vigilante, se bat pour que ces droits s’inscrivent dans le quotidien : combat pour la contraception, l’avortement libre et gratuit, lutte contre les discriminations dans le travail, les violences et mutilations sexuelles.

Dès 1972, elle joint sa voix aux demandes de modifications législatives sur l’avortement, aux revendications pour l’ÉGALITÉ professionnelle, aux protestations contre les formes de violences faites aux femmes, des mutilations sexuelles aux violences conjugales.

En 1979, le Comité international du droit des femmes annonce dans une conférence de presse tenue au siège de la LDH, avec Simone de Beauvoir, l’envoi d’une mission d’information en Iran et en 1987, elle s’élèvera vigoureusement contre les lois criminelles qui frapperont les femmes dans ce pays.

En 1990, le  70 ème Congrès a pour thème  Les Femmes et les Droits et proclame :

«  Nous sommes dans un 3ème temps de la marche vers l’Égalité », celui de la mixité des droits : « la mixité, ce n’est pas seulement le mélange hommes/femmes, c’est un mot qui permet de penser simultanément la différence sexuelle et l’égalité, qui inscrit le réel et le droit dans un même mouvement ». Pour la LDH, c’est la mixité des droits et des fonctions qui fera l’égalité mieux que le recours à la parité.

2011, égalité non acquise  dans le travail, les salaires…

Tous ces combats  impliquent le respect des idéaux républicains : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.

Quant aux droits des femmes dans le monde entier, la LDH a relayé les grandes campagnes pour sauver des femmes victimes de lois violemment répressives dans certains pays, de Sarah Balabagan à Amina Lawal en 2003. Elle fut aussi partie prenante de la prise en compte des droits des femmes dans la nouvelle donne de la mondialisation en co-organisant deux séminaires sur «  Les droits des femmes dans l’Europe élargie » et «  Les femmes et l’immigration » au Forum social européen de Paris/Saint Denis en octobre 2003. Elle a accompagné la venue en France de Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix en 2003, combattante courageuse de la cause des femmes en Iran, reçue au siège de la LDH pour dire son combat et celui de toutes les femmes musulmanes victimes des lois patriarcales oppressives de leur pays, dire aussi son égale opposition à l’obligation de porter le voile islamique comme à son interdiction.

Dans son combat contre toutes les formes de discriminations et contre les méfaits du démantèlement du droit du travail et de la remise en cause du droit au travail, la LDH n’oublie pas que les femmes sont les premières exposées au chômage, à la précarité, au temps partiel et aux restrictions en matière de retraite.

Enfin, la LDH intègre de plus en plus dans l’activité de ses sections la sensibilisation des jeunes à l’égalité des sexes par l’éducation à la citoyenneté, entre autres en faisant connaître les textes fondamentaux qui la proclament, le maître mot « l’indivisibilité des droits ».

Car « la liberté ne se divise pas, l’égalité non plus : comment affirmer l’égalité entre les êtres humains sans lutter contre les discriminations dont les femmes sont victimes ?…il n’y a pas hiérarchie mais solidarité entre les droits, notre raison est de les rendre tous effectifs ». (Manifeste du congrès du centenaire, 1998)