LIBERTÉ POUR SALAH HAMOURI

PALESTINE : LIBERTÉ POUR SALAH HAMOURI

action à Nîmes samedi 11 juillet 2020

Appel co-piloté par la LDH du Gard et soutenu par la LDH Montpellier

Mardi 30 juin, alors qu’il se rendait à Jérusalem pour effectuer un test coronavirus (obligatoire) pour prendre l’avion samedi 4 juillet, pour se rendre en France, Salah Hamouri a été arrêté dans un centre médical par les autorités israéliennes. Il a été conduit au centre d’interrogatoire de la Moskobiyeh, à Jérusalem. Le motif de son arrestation ne lui pas été communiqué. Déjà en août 2017, Salah Hamouri avait été arrêté quelques jours avant un voyage prévu en France pour y retrouver sa femme et son fils et il avait alors purgé treize mois de détention administrative, sans peine ni jugement ni la moindre accusation prouvée. Cela suffit amplement ! Son comité de soutien, sa famille, ses amis et collègues en appellent solennellement aux autorités françaises pour qu’elles agissent immédiatement et fortement pour obtenir la libération immédiate et sans conditions de notre concitoyen qui a droit à la liberté de circulation.
Même si nous espérons qu’il sera libéré à la prochaine audience, le 7 juillet, nous connaissons l’acharnement des autorités israéliennes contre notre compatriote Salah, représentatif de l’ensemble des prisonniers et prisonnières palestiniens, qu’il défend au sein de l’association palestinienne ADDAMEER. Les chiffres de mai 2020 font état de 4600 prisonniers, dont 373 en détention administrative, 170 enfants dont 20 ont moins de 16 ans, 39 femmes, 7 membres du Conseil législatif palestinien. (chiffres Addameer).
Pour informer la population, pour faire pression sur les autorités, nous organisons à Nîmes un rassemblement et vous espérons nombreuses et nombreux.
Le CA de l’AFPS Nîmes

1er Mai 2020 à Montpellier

Le 1er mai, la section de Montpellier de la LDH a tenu à manifester son attachement à ses valeurs, et notamment celles des libertés publiques.

Ainsi des affiches ont été collées sur les emplacements autorisés, avec les slogans que l’on peut découvrir sur ces photos, nous avons aussi marqué de notre présence et soutien, le droit des étrangers vivant en France, par un rassemblement devant la CIMADE et RESF (en respectant les règles du confinement, distances, masques…) le 1er mai à 11h.

 

 

Des militants ont apposé des slogans à leurs fenêtres, sur leurs vélos…

 

Nous resterons mobilisés afin que l’état d’urgence sanitaire ne soit pas l’occasion pour nos gouvernants de perpétuer des atteintes à de nombreux droits gagnés par des décennies de luttes sociales.

MAIS POUR RESTER CHEZ SOI, IL FAUT UN CHEZ SOI !

Pétition dont la LDH est signataire

CLIQUER ICI POUR SIGNER LA PÉTITION

Monsieur le Premier ministre,

Notre pays traverse une crise sanitaire sans précédent. Les Françaises et Français, confinés chez eux, adoptent progressivement les gestes barrière qui sauvent. Notre quotidien change, nos vies sont bouleversées, nous restons chez nous. Confinés mais chez nous.

Mais pour rester chez soi, il faut un chez soi.

Comment est-on confiné quand on est sans domicile ? Pour ceux qui vivent dans la rue, les plus fragiles d’entre nous, la vie est chaque jour un peu plus dure. Il y a urgence. Urgence à leur permettre d’accéder aux soins nécessaires pour ceux qui sont touchés par le CoVid-19. Urgence à débloquer des moyens supplémentaires pour les associations qui interviennent sur le terrain. Urgence à aider les collectivités locales qui organisent le confinement des personnes sans abri.

Autrement, les sans domicile fixe, les mineurs isolés, les familles et personnes exilées qui sont sur le territoire français risquent de faire partie des oubliés de la crise sanitaire.

Des solutions existent. Les représentants du secteur de l’hôtellerie se sont mis, par exemple, à la disposition du gouvernement pour offrir des solutions de relogement. Il faut agir vite, sinon le risque de mortalité chez les personnes sans abri risque de s’accélérer et cette crise sanitaire peut se transformer en désastre humanitaire.

Si nos vies doivent changer grâce à cette crise, c’est dans le sens d’une plus grande fraternité car cette crise sans précédent révèle les failles insupportables d’une société incapable de proposer à toute sa population un logement digne et durable.

Les paroles du président de la République ont marqué les esprits. Nous l’avons entendu. Il a parlé d’une guerre à mener contre un ennemi invisible. Une guerre… Il connaît suffisamment l’Histoire pour savoir que les guerres ont toujours donné naissance à de nouvelles formes de solidarité.

Si rien ne doit être comme avant cette crise, faisons-en sorte que nos actes changent dès maintenant. Ce n’est pas en détournant le regard que nous parviendrons à nous en sortir, c’est en surmontant collectivement les échecs de notre modèle de développement et en aidant ceux qui sont restés depuis trop longtemps au bord du chemin.

Ceux-là n’ont ni syndicat ni confédération pour les représenter, pas de revendications à vous adresser, pas de « charges » ni d’impôts à reporter. Ils sont pourtant touchés comme les autres et, plus fragiles encore, ils ont plus de risque que les autres d’être emportés.

Monsieur le Premier ministre, nous lançons cet appel au nom de ces centaines de milliers de femmes et d’hommes qui vivent à l’écart de notre société, que nos associations accompagnent chaque jour pour leur redonner espoir et que nous ne pouvons pas abandonner.

Faites vite, ils ont besoin de vous. Comme les autres, plus que les autres.

Merci.

Organisations signataires :

Droits d’urgence, Kâlî, Les Midis du MIE, Exils intra muros, EOLE, Éditions iX, Just Kids Project, Safe Migrants Nantes, AVEC Nantes, La Casa, La Gamelle de Jaurès, Jamais Sans Toit, Fondation Abbé Pierre, Ovale Citoyen, Thot, Droit à l’école, Paris d’Exil, BAAM, la TIMMY – Soutien aux Mineurs Exilés, Collectif des hébergeurs solidaires Nantes, Collectif P’tits Dej’ Solidaires, École Hors Les Murs Nantes, Collectif pour une Nation Refuge, mouvement Colibris, Centre Primo Levi, collectif Solidarité des mineurs non accompagnés Nantes, Les Petites Pierres, Utopia 56, La Cloche, Ligue des Droits de l’Homme de Paris, Watizat, Abri de Femmes, Domasile, Ligue des droits de l’Homme France, Collectif Wilson, ACAT, JRS France

 

Communiqué: Relaxe totale pour Camille HALUT !

relaxe totale pour Camille Halut, prononcée le 16 janvier au tribunal de Montpellier!

 

Camille HALUT, observatrice pour la Ligue des Droits de l’Homme était poursuivie pour des faits de dissimulation du visage, rébellion, et refus de prises d’empreinte et de prélèvement ADN, suite à une plainte de la police, en la personne du commissaire divisionnaire.

Elle avait été convoquée à une audience qui s’est tenue le 12 décembre 2019 au tribunal de correctionnel de Montpellier, et défendue par Me Alain OTTAN et Michel TUBIANA, et le délibéré à été rendu ce jour, 16 janvier.

Ainsi ce jour, le président du tribunal a d’abord souligné que sa juridiction avait pris le temps d’examiner le dossier, notamment en rappelant que l’audience avait duré presque quatre heures, et en précisant que ce n’est malheureusement pas le cas pour tous les dossiers qu’il a à traiter.

le jugement rendu a conduit à une relaxe totale motivée de la façon suivante :
– sur la dissimulation du visage, a été rappelé que le commissaire divisionnaire qui accusait Camille l’avait reconnue, qu’elle ne dissimulait pas son visage puisque son masque était autour de son cou, qu’elle était identifiable et que l’infraction n’est dès lors pas caractérisée ;
– sur la rébellion, le délibéré a constaté des « contradictions trop grandes entre les déclarations des policiers et les vidéos produites, notamment celle de Camille, que dès lors les faits ne sont pas établis ;
– sur le refus d’empreintes et photographies, il n’y a pas condamnation au regard du fait qu’il s’agit d’une infraction annexe/accessoire intervenue suite à une interpellation qui n’était pas fondée et que les deux infractions principales n’ont pas été retenues.

Il s’agit donc d’une grande victoire au bénéfice du respect du droit d’observer les comportements policiers, et cette procédure révèle les dérives de l’institution policière – de la base au sommet – par des pratiques sortant clairement des bases légales. Cette relaxe est un hommage rendu à ces vidéastes et photographes de manifestation, qui prennent de lourds risques pour informer la société.

Le combat pour garantir les libertés individuelles de manifester, de s’exprimer librement, de lutter contre les pratiques violentes du maintien de l’ordre se poursuit, et nous allons continuer nos observations à la fois sur les violences policières, comme sur les obstructions faites par les forces de l’ordre sur les observateurs LDH dont on vient de publier le 2ème rapport il y a deux jours.

Nous espérons que les procédures menées à l’encontre de manifestants seront menées avec autant d’attention et d’objectivité que le procès de Camille, de même que nous espérons que les poursuites envers des policiers ayant usé de violences non proportionnées seront véritablement engagées, et non comme trop souvent classés sans suite.

la section LDH Montpellier