Catégorie : Roms

Nice: incendie dans un squat – Petite chronique de la haine ordinaire.

Lu dans le site internet de Nice Matin, le 6 juillet 2015 à 8h50, des commentaires ignobles suite à un article  relatant un incendie dans un squat du centre ville.  Mais que fait le modérateur ? Il dort ou il approuve ?  Pratiquement 12 heures après publication sur le site, ces commentaires y figurent toujours.

( Cliquez sur l’image pour l’agrandir )

 

incendie rue d'Angleterre

Le T.A de Nice annule les arrêtés « anti drapeaux » et « anti bivouac »

Communiqué de la section de Nice de la LDH.

Le tribunal administratif de Nice vient d’annuler l’arrêté dit « anti drapeaux » pris par M. le maire de Nice le 30 juin 2014, ainsi que l’arrêté dit « anti bivouac » en clair, l’arrêté anti Roms.
Deux arrêtés de plus annulés par la juridiction administrative, à l’initiative, notamment, de la Ligue des droits de l’Homme.
Tant que M. Estrosi utilisera les arrêtées municipaux illégaux pour occuper l’espace médiatique, pour caresser l’électorat ultra conservateur dans le sens du poil, pour opposer les communautés entre elles, plutôt que d’administrer et pacifier la ville, nous nous y opposerons.

 

Décision du T.A  : TA Nice décision arrêté anti drapeaux

Décision du T.A :  TA Nice décision arrêté anti bivouac

 

Roms, la france des bidonvilles, comment les résorber ?

France Culture, le  13 juin 2014 :

Invités :

Stéphane Troussel, président socialiste du Conseil général de Seine Saint Denis.

Martin Olivera, ethnologue, auteur de : « Rom en bidonvilles : quelle place pour les migrants précaires aujourd’hui ? » aux éditionsRue d’Ulm

Les plus anciens se souviennent sans mal du bidonville d’Aubervilliers, dans les années 60 : la boue, les taudis et des milliers de travailleurs algériens entassés le long du chemin de halage. Cet habitat insalubre – qui accueillait 75 000  migrants – fut entièrement résorbé dans les années 70, par Jacques Chaban-Delmas. Aujourd’hui pourtant, les bidonvilles des familles Roms, qui abritent moins de 20 000 personnes, n’ont rien à envier aux anciens campements.

Ils restent l’objet de toutes les fantasmes, et se transforment souvent en arguments électoraux. Quatre ans après le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, les langues se sont encore (un peu plus) déliées : le maire UMP de Roquebrune-sur-Argens, en décembre dernier, déplorait ainsi : « Ce qui est presque dommage, c’est qu’on ait appelé trop tôt les secours ! » après un incendie dans un campement rom.

Manuel Valls, de son côté, prône la « fermeté ». En 2013 il y a eu deux fois plus d’évacuations de campements insalubres que l’année précédente. L’ancien locataire de la Place Beauvau affirmait aussi que « seule une minorité, hélas, des occupants des bidonvilles souhaite s’intégrer dans notre pays  »

Cela dit, le gouvernement socialiste a assoupli l’accès au travail. Et Adoma – l’ancienne Sonnacotra – s’est vu confier une mission d’accompagnement des familles vers le logement... Comme si la priorité n’était plus (seulement) de renvoyer les Roms vers leurs ghettos à Plovdiv, Sofia ou Timisoara.

Pour accéder au podcast, cliquez ici : http://goo.gl/WXnwcN