Prise de contrôle du groupe Nice-Matin

Communiqué de la section de Nice de la Ligue des droits de l’Homme

Notre association a toujours milité en faveur d’une presse libre et indépendante du pouvoir financier ; la bataille qui se joue actuellement entre deux milliardaires pour détenir à terme la majorité du groupe de presse Nice-Matin se situe en dehors de cette perspective.

Pour autant, nous ne pouvons pas rester muets face au danger que représenterait un alignement du groupe Nice-Matin sur la détestable ligne éditoriale de l’hebdomadaire Valeurs Actuelles faite de haine de l’Autre et de rancœurs ; c’est pourquoi, nous soutiendrons toutes les initiatives des salariés et des journalistes de Nice-Matin qui permettraient d’écarter cette évidente menace contre les valeurs que nous défendons.

Procès des indépendantistes catalan-e-s : un procès politique ?

Vous avez du mal à comprendre ce qui se passe en Espagne ?

Ada Colau,  ex activiste du droit au logement en Catalogne, soutenue par Vals ??

Au procès des indépendantistes des réquisitions de 25 ans de prison ? Alors, que les  cinq violeurs en réunion de la bande dite « la manada » [ Le meute ] ont été condamnés à 9 ans en première instance, puis 15  ans en cassation.

Venez en débattre avec nous !

Procès des indépendantistes catalan-e-s : un procès politique ?

Rencontre publique, mercredi 26 juin 2019 à 18h30 – Maison des associations, place Garibaldi, Nice

Depuis le mois de février 2019, le tribunal suprême espagnol a ouvert le procès de 12 élu-e-s politiques ou responsables d’associations pour leur rôle dans l’organisation du référendum d’autodétermination de la Catalogne en octobre 2017.

De nombreux éléments nous interrogent :

  • La gravité des chefs d’accusation (notamment, rébellion et sédition),
  • La lourdeur des peines encourues (jusqu’à 25 ans de prison),
  • Le maintien en prison préventive de 9 accusé-e-s depuis octobre 2017 ou mars 2018,
  • Le refus des justices allemande, belge, suisse et écossaise de livrer à la justice espagnole les responsables catalan-e-s faisant l’objet de mandats d’arrêts européens,
  • L’abandon de ces mandats d’arrêts européens par la justice espagnole,
  • La présence du parti d’extrême-droite Vox comme partie prenante de l’accusation,

Du point de vue des droits de l’homme, ce procès pose question. Indépendamment de ce que l’on peut penser de la perspective d’une indépendance de la Catalogne, s’agit-il de juger de manière impartiale et proportionnée des infractions à l’ordre juridique ou s’agit-il de juger des opinions et des actes politiques

Pour aider à comprendre ce procès sans équivalent en Europe, la Ligue des Droits de l’Homme a invité 3 intervenant-e-s

  • Dominique Nogueres, avocate et vice-présidente de la LDH, observatrice internationale au procès de Madrid
  • Clément Schouler, juge à Perpignan et membre du Syndicat de la Magistrature
  • Ignasi Fortuny, avocat aux barreaux de Paris et de Barcelone et membre de l’Assemblea nacional catalana (ANC France)

Non, une garde à vue ne vous oblige pas à déverrouiller votre smartphone, sauf si …

« Une telle exigence ne peut émaner que d’une autorité judiciaire. Les officiers de police judiciaire, aussi compétents ou insistants soient-ils, ne sont pas une autorité judiciaire. L’ordre de fournir le code d’accès doit provenir, par exemple, d’un juge d’instruction, et à la condition que deux autres conditions soient remplies. » La totalité de l’article ici : https://frama.link/code_de_mon_smartphone

Quand le lobby sécuritaire de Nice se pique de philisophie

La fondation « Université cote d’Azur » a crée une chaire intitulée « Smart City », confiée à une philosophe, chargée de jouer le rôle d’influenceuse comme on en voit tant dans les réseaux sociaux. Cette chaire « Smart City », financée (1) par des entreprises directement intéressées par le développement des activités « Smart City », n’est, selon nous, qu’un outil d’influence douce – soft power en anglais – (2) – parmi d’autres – au service du lobby sécuritaire.
Elle organisait un colloque le 25 mars 2019 intitulé, excusez du peu, « Le catastrophisme ». Parmi les invités un certain Diego Fusaro, très peu connu en France, mais que nos amis italiens nous ont rapidement signalé comme étant un idéologue qui se réclame du populisme et écrit dans la presse d’extrême droite italienne. Un autre universitaire attirait l’attention : Michel Maffesoli, qui s’était distingué en son temps en dirigeant la thèse de doctorat de l’astrologue Elizabeth Tessier (mais qu’en pense le labo de zététique de l’université de Nice ? https://frama.link/zetetique).
Tollé parmi les universitaires niçois ; finalement, le colloque est annulé. Pour notre part, nous n’avons pas demandé l’annulation de ce colloque, c’est contraire à notre adn ; mais ce qui nous pose problème, c’est qu’aucun organe de la presse locale n’ait mis en évidence ce qui est le plus choquant : le déguisement du loup sécuritaire en inoffensive mère-grand philosophe.Qu’il soient « smart » ou « safe » ces dispositifs sont pervers dans la mesure où il introduisent silencieusement de puissants outils de surveillance de masse à l’intérieur d’outils de gestion urbaine, utiles et acceptables.

*

(1) totalement ou partiellement et pour quels montants ? C’est un secret. La fondation a refusé de nous communiquer des informations aussi élémentaires que ses statuts ou les délibérations de son conseil d’administration. Merci pour la transparence ! la CADA a été saisie.
(2) quoi de plus doux, raisonnable et inoffensif qu’un philosophe ?

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Une  très intéressante émission sur France Culture (02/05/2019) : « Pourra-t-on échapper à la surveillance des smart cities ? »  durée : 30 mn intervenant.e.s : Régis Chatellier (CNIL), Elodie Lemaire (cf supra) et Carlos Moreno (Sc Po Paris)  le lien, cliquez ici : https://frama.link/surveillance_des_smart_cities

 

Nice 27/02/2019 à 18h : Rassemblement pour le droit de manifester librement

Rassemblement  pour le droit de manifester librement et en sécurité

et contre l’utilisation des armes dites intermédiaires

Mercredi 27 février à 18h 

Place Garibaldi à Nice

La loi dite « anti-casseurs » constitue une atteinte au droit de manifester et instaure une présomption de culpabilité en interpellant des personnes qui auraient « l’intention de commettre des violences ». Elle transfère les prérogatives des juges à des préfets aux ordres et affaiblit la séparation des pouvoirs en France. Elle limite la vie démocratique et la citoyenneté.

Si nous condamnons toutes les violences et s’il faut mettre un terme aux violences inacceptables qui se greffent sur le mouvement des gilets jaunes, le recours par les forces de l’ordre aux armes intermédiaires (LDB 40, grenades de désencerclement, etc.) cause des mutilations et blessures graves. La France, contrairement à de nombreux pays européens, ne pratique pas la désescalade de la tension et des conflits en privilégiant une logique « armement/répression ».

Une réaction d’ampleur est urgente !

Premiers signataires : ADN, la CGT 06, EELV 06, Ensemble! 06, la France Insoumise 06, FSU 06, Génération.s Nice, Gilets jaunes plate-forme d’union, la LDH 06, le MRAP, le Mouvement pour la paix 06, Les amis de la démocratie, Nice au cœur, le NPA 06, le PCF 06, le Parti de Gauche 06, le PS 06, Roya Citoyenne, Solidaires 06,Solidaires Etudiant-e-s Nice, Sud Santé Sociaux 06, le Syndicat des Avocats de France (section Nice), Tous citoyens !

La déontologie des agents de l’Etat selon Eric Ciotti

COMMUNIQUÉ :

La déontologie des agents de lEtat selon Eric Ciotti

Le procureur de la république de Nice vient d’ouvrir une enquête préliminaire concernant les pratiques illégales de la police à la frontière franco italienne ; immédiatement, M. Ciotti publie un communiqué sans nuances de soutien inconditionnel aux forces de police : « face aux attaques d’associations et d’élus d’extrême gauche, j’apporte mon total soutien aux forces de sécurité qui protègent nos frontières ». Jusqu’où ira-t-il, dans la négation des Droits fondamentaux, pour séduire les voix d’extrême droite ?

Le tribunal administratif de Nice ne s’y trompait pas qui a déjà, à de nombreuses reprises, annulé des actes préfectoraux qui refoulaient illégalement mineurs isolés, familles désemparées, demandeur d’asile, etc. Le tribunal administratif de Nice est-il d’extrême gauche ?

Ces pratiques et décisions hors-la-loi ont été et sont encore légion, au poste frontière de Menton, qui perdurent malgré les rapports, avis d’institutions et alertes de nombreuses associations nationales et locales.

Ainsi, le contrôleur général des lieux de privation de liberté constatait de multiples irrégularités. Le contrôleur général est-il d’extrême gauche ?

C’est aussi le Défenseur des droits qui relève ces pratiques qui seront encore confirmées par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH). Le défenseur des droits et la CNCDH sont-ils d’extrême gauche ?

C’est grâce aux observations faites par des élus, des parlementaires en mission, accompagnés d’avocats, des membres d’associations françaises et italiennes, qu’a pu être élaboré un signalement précis et documenté, déposé symboliquement le 20 Novembre 2018, – jour anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant – à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme, du Syndicat des Avocats de France et de trois élus entre les mains du procureur de Nice.

L’enquête préliminaire ouverte par le procureur est directement le fruit de ces constats.

Rappelons enfin à ceux de ces fonctionnaires pour qui la République et ses lois méritent le respect, que le code de déontologie de la police nationale (CDPN) précise dans son article 17 : « Le subordonné est tenu de se conformer aux instructions de l’autorité, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ».

Nous appelons les agents de l’Etat sur la frontière italienne, fort de leur professionnalisme, respectueux de la loi et attachés à une authentique déontologie dans l’exercice de leur profession, à mettre en œuvre la protection due aux mineurs et ouvrir aux migrants demandeurs d’asile les droits qui leur permettront toutes les démarches que leur état et leur situation commandent.

Le Comité régional PACA                                                           Section de Nice

de la LDH                                                                              du SAF

 

La longue liste des « associations d’extrême gauche »   qui ont produit des rapports accusateurs, cliquez sur le titre ci-dessous :

Frontière franco-italienne : une trop longue liste de rapports accusateurs et Palmarès de la préfecture des Alpes-Maritimes

La ville de Nice showroom du lobby sécuritaire

La ville de Nice doit-elle être le showroom du lobby sécuritaire ?

et, accessoirement, son maire être l’homme sandwich de Cisco ? ici :  https://frama.link/estrosicisco

Après la vidéosurveillance généralisée, Reporty, Safe City, la reconnaissance faciale – pour le moment dans les lycées – maintenant la reconnaissance des émotions.

Le maire de Nice se propose à présent (Nice Matin du 3-01-2019) de tester un dispositif de détection des émotions couplé au centre de supervision urbaine, là où ses affidés sont aux manettes.

Désormais il sera donc éminemment suspect d’être en colère, énervé ou révolté ; mais où va-t-on ?  Ils veulent réduire tous les habitants à l’état de zombies inexpressifs ?

Ce qui progresse, ce n’est pas la sécurité, mais l’abdication progressive de l’individu au profit d’un collectif voulu et contrôlé par ceux qui entretiennent peurs, angoisses et frustrations et se nourrissent de nos propres abandons.

Qui contrôle nos contrôleurs ? qui surveille nos surveillants ? qui supervise nos superviseurs ? alors que les commissions départementales de la vidéosurveillance ne sont que des chambres d’enregistrement et que la CNIL manque cruellement de moyens financiers, techniques et humains. Sans contrepouvoirs effectifs, il n’y a plus de démocratie.

Nous appelons tous les niçois à s’organiser pour refuser cette dispendieuse fuite en avant qui n’apporte pas une once de sécurité supplémentaire, mais bafoue nos libertés.

 

 

 

Région PACA – Retour du lycée caserne.

 

 

Nous apprenons par la presse locale (Nice-Matin du 15-02-2018) qu’un dispositif expérimental de reconnaissance faciale rebaptisé pour la circonstance « comparaison faciale » va être mis en place au lycée des Eucalyptus à Nice.

Une bonne méthode pour habituer peu à peu les futurs adultes-citoyens à la servitude volontaire, offrant ainsi à l’industriel Cisco  – qui rôde autour de Nice depuis l’affaire du « boulevard connecté  –  de mirifiques perspectives commerciales en région PACA, puisque pas moins de 50 millions d’euros d’investissements sécuritaires sont prévus.

Comme « reconnaissance faciale » a encore un coté un peu policier, on adopte le terme de « comparaison faciale » ; la comparaison, c’est un des piliers de la démarche scientifique et donc, quoi de mieux pour séduire les futurs techniciens et ingénieurs formés dans ce bel établissement ?

Pour le moment, seul un nombre limité de « volontaires » (on aimerait pouvoir vérifier la qualité de leur volontariat) est concerné et pour une période limitée, mais la méthode est éculée qui consiste à mettre le pied dans une porte qui ne se refermera plus jamais.

Les arguments avancés pour justifier cet incroyable dispositif : « faciliter la durée des contrôles » et « lutter contre l’usurpation d’identité » laissent planer l’idée que les établissements du secondaire de la région PACA seraient à feu et à sang. Or, s’il y a bien eu des épisodes de violence, comme il en existe dans les lycées depuis des décennies, rien ne justifie un tel déploiement généralisé de contrôle massif de la population, si ce n’est une idéologie sécuritaire basée sur l’illusion que la technologie va résoudre tous nos problèmes.  D’ailleurs, à notre connaissance, le France est le seul pays européen qui se lance dans de telles opérations d’encasernement de établissements d’enseignement secondaire.

Enregistrement et programme du colloque « Frontières et droits de l’Homme » Nice – 17 novembre 2018

Colloque « Frontières et Droits de l’Homme » à l’occasion du 70ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme –Samedi 17 novembre 2018 –

Enregistrement sonore des interventions.

Merci à Rémi Patron (LDH Pertuis) d’avoir enregistré la totalité du colloque.

 

Introduction : Malik Salemkour  président de la ligue des droits de l’Homme. Durée 7 mn

 

Damien Simonneau – Université St Louis Bruxelles – Repenser la notion de frontière du droit à la sociologie. Durée 24 mn

 

Catherine De Wenden – Sciences Politiques Paris – Droits de l’Homme et refrontièrisation. Dureé 35 mn.

 

Marie Bassi – Université de Nice Sophia-Antipolis – Mineurs et mineures isolé.e.s étrangers.ère.s en Europe : le cas de la Sicile. Durée : 37 mn

 

Jocelyne Streiff-Fénart – CNRS – Réfugiés versus migrants, universalité des droits de l’Homme et logiques de tri. Durée : 43 mn

 

Serge Slama – Université Grenoble-Alpes – 70 ans après, faut-il se débarrasser de la DUDH ou l’oublier ? L’exemple des droits fondamentaux des migrants. Durée : 29 mn

 

Mireille Damiano – Syndicat des avocats de France – Pour une invitation citoyenne – Durée : 21 mn

 

Arié Alimi – Ligue des droits de l’Homme – Le sens et la signification du signalement au procureur de Nice des  agissements de certains fonctionnaires du ministère de l’Intérieur – Durée : 10 mn

 

Hervé Andres – CNRS Urmis  –   Synthèse

 

Swanie Potot – CNRS  URMIS –  Conclusion . Durée : 6 mn

 

*

 

Colloque « Frontières et Droits de l’Homme » à l’occasion du 70ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Organisé par la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France

                             Samedi 17 novembre 2018 

                             Lycée Masséna, Nice

9 h : accueil des participants

9 h30 : Paroles de bienvenue, intervention de Malik Salemkour, président de la ligue des droits de l’Homme

10 h – 12 h30     Modérateur : Henri Busquet (LDH)

  • Damien Simonneau(Université St Louis Bruxelles) : Repenser la notion de frontière du droit à la sociologie.
  • Catherine de Wenden (Sciences Po Paris) : Droits de l’Homme et refrontièrisation du monde.

Questions et débat avec la salle

  • Marie Bassi (Université Nice Sophia-Antipolis) : Mineurs et mineures isolé·e·s étranger·ère·s en Europe : le cas de la Sicile.

Questions et débat avec la salle

12 h30 -14 h : pause déjeuner

14 h – 17 h     Modérateur : Côme Jacqmin (Syndicat de la magistrature)

  • Défenseur des droits (sous réserve)

 

  • Jocelyne Streiff-Fénart (CNRS): Réfugiés versus migrants, universalité des droits de l’Homme et logiques de tri.

 

  • Serge Slama (Université Grenoble-Alpes) : 70 ans après, faut-il se débarrasser de la DUDH ou l’oublier ? l’exemple des droits fondamentaux des migrants.

 

  • Mireille Damiano(Syndicat des avocats de France) : Pour une invitation citoyenne.

 

  • Hervé Andres (CNRS-URMIS) – Swanie Potot(CNRS-URMIS): synthèse et conclusion.

 

Exposition de photographies : Medine Zenawi – Photographe – Infographiste

 

En 1948, l’humanité est traumatisée par les crimes commis par l’État nazi et ses alliés, par les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale. La Déclaration universelle des Droits de l’Homme (DUDH) est proclamée le 10 décembre pour affirmer les droits fondamentaux et inaliénables de tous les êtres humains sur terre, indépendamment de leur condition de ressortissant de tel ou tel État souverain. L’apport historique de la DUDH est la désignation de la personne humaine comme titulaire de ces droits, proclamés sur un plan universel et reconnus par l’ensemble des États du Monde. L’être humain devient sujet autonome du droit international.

L’objectif de ce colloque est faire le point, 70 ans après, sur la réalité des droits humains et de s’interroger en particulier sur les limites imposées par les frontières qui séparent les États. Les droits universels des êtres humains sont-ils vraiment respectés et dans quelle mesure sont-ils vraiment universels ? Faut-il se battre pour faire respecter la Déclaration de 1948 et/ou, d’ores et déjà, appeler à une nouvelle Déclaration vraiment universelle ?

Ce colloque sera l’occasion de confronter des analyses juridiques, politiques, historiques et sociologiques de la réalité des Droits de l’Homme vis-à-vis des frontières et sera ouvert à un large public.

On punit toujours les miséreux d’être dans la misère.

Mercredi 17 Octobre 2018, la cour d’appel d’Aix en Provence s’apprête à rejuger Bianca, une jeune mendiante de 24 ans, condamnée à un an de prison ferme en première instance, ainsi qu’à une peine complémentaire d’interdiction de séjour de cinq ans dans le département des Alpes-Maritimes.

Son délit : faire la manche pour nourrir ses deux enfants. Ces enfants lui ont été retirés depuis son incarcération le 6 juin, puis se sont « enfuis » lors d’une audience au tribunal de Nice, vraisemblablement avec des proches de Bianca.

Si cette peine était confirmée en appel, elle accoucherait en prison.

Bianca a mendié à Nice, dans la rue, avec ses enfants, depuis au moins trois ans, sans que l’Etat, les services municipaux ou départementaux ou la protection de l’enfance ne s’en émeuvent.

Mercredi 17 octobre à Aix-en-Provence, nous devons briser ce cercle vicieux de misère et de condamnations. Nous ne pouvons pas laisser la justice punir Bianca en notre nom ; elle fait ce qu’elle peut pour subvenir aux besoins de ses enfants.

Son casier judiciaire est vierge, elle n’est pas coupable de vivre dans la misère.

Bianca ne dois pas être le bouc-émissaire d’une politique anti-mendicité qui ne s’attaque qu’aux plus faibles.

Libérez Bianca, le message à Nice est bien passé, les roms ont quitté les zones touristiques !

Premiers signataires :

Association pour la démocratie à Nice (ADN) – Association PRALES – Association initiatives Dionysiennes (La Réunion) – CIMADE 06 – Fédération des acteurs de la solidarité –  Groupe de réflexion et d’actions féministes (GRAF) – Ligue des droits de l’Homme Comité PACA – Médecins du Monde-PACA – Mouvement contre le racisme,l’antisémitisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) – Roya Citoyenne – Tous Citoyens !

 

 

 

Pour aller plus loin :

Bianca, la plus misérable des misérables – Chronologie critique

Le tribunal, une autre façon d’éloigner les SDF de Nice