Graines de citoyen : Journée Robert Weinberger

En partenariat avec l’USEP, l’Espérance sportive parisienne, le Paris 18e Handball, la mairie et l’Office municipal des Sports du 18​e arrondissement, la Ligue des droits de l’Homme organise une journée consacrée à la lutte contre les discriminations dans le Sport :
Au programme :
– de 10 h à 12h : Tchoukball et Kin -Ball (Gymnase)
– de 13 h 45 à 16 h 15 : Tournoi de football équitable (Terrain central)
– de 16 h 15 à 18 h : remise des médailles et échanges avec les enfants, les éducateurs sportifs et les parents sur les discriminations dans le sport et les droits de l’Enfant (Terrain puis gymnase à partir de 16 h 45)
– de 17 h 45 à 20 h : Futsal et handball (Gymnase)
Toute la journée : présentation de la plaquette « Stop la discrim » et du texte simplifié de la Convention internationale des droits de l’Enfant

MARCHONS POUR LA JUSTICE

Le 19 mars 2017 aura lieu, à Paris à partir de la place de la Nation à 14h, une marche pour la justice et la dignité. 

La LDH, le Mrap, la CGT, la FSU appellent à la solidarité et à cette manifestation qui se tient à l’appel des familles de victimes de violences policières sur la base d’un texte d’appel commun.

Lieu de rendez-vous LDH : Angle de la rue du Faubourg Saint Antoine et de la place de la Nation côté du LCL.

Soyons nombreux derrière la banderole de la LDH.

débat sur les inégalités

la section LDH Paris 14/6 vous invite à un débat avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

La réunion se terminera par un pot amical, occasion d’une rencontre informelle avec les membres de la section Paris 14/6 de la Ligue des droits de l’Homme et – pourquoi pas – celle d’une adhésion pour 2017.

Place aux jeunes : Contrôle aux faciès et violences policières

Discussion avec Slim Ben Achour (avocat des 18 jeunes du 12e), Bernard Champagne (psychosociologue), Laurence Blisson (Syndicat de la Magistrature).

Une dégradation des relations entre les jeunes et la police a pu être constatée dans l’arrondissement. Cela se traduit entre autre par des contrôles d’identité à répétition qui révèlent des pratiques discriminatoires dénoncées par les ONG Human Rights Watch et Open Society. Le « profilage ethnique » est un problème qui dépasse, bien sûr, le cadre de notre arrondissement. Cependant, n’est-il pas temps de mettre en place des mesures qui empêchent de telles dérives ? Pourquoi ne pas faire du 12e arrondissement un terrain d’expérimentation d’un récépissé de contrôle comme cela existe dans certains pays européens ? NON à la banalisation de la surveillance policière dans nos rues !

Repas en fin de soirée

débat : Affronter le problème des discriminations à l’école

A l’heure de la difficile mise en œuvre de la réforme du collège et de la Loi la Refondation de l’école votée le 8 juillet 2013, la section LDH Paris 14/6, en partenariat avec la FCPE du 14e arrondissement de Paris, vous invite à débattre avec le sociologue Fabrice Dhume, enseignant-chercheur à l’université Paris Diderot, sur la question des discriminations à l’école sous l’angle suivant : Pour des écoles réflexives et inclusives : affronter le problème des discriminations*

(*) Titre d’un article de Fabrice Dhume paru dans L’école émancipée, n°52, mars-avril 2015

Entrée libre dans la limite des places disponibles

section 18 : exposition On l’appelait Chocolat, sur les traces d’un artiste sans nom

lundi 9 mai à 19h : A l’occasion de la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, la LDH Paris 18 s’est associée à la co-organisation de cette exposition relatant l’histoire de « Chocolat », artiste sans nom avec de nombreuses attaches dans le 18ème, et à l’organisation d’une conférence le lundi 9 mai en Mairie du 18ème

Vous avez entendu parler de CHOCOLAT ?

L’histoire de ce jeune esclave Cubain devenu célèbre en devenant le premier artiste noir ayant connu la célébrité en France racontée dans le film de Rochdy Zem avec Omar Sy à plus de 1,6 millions de spectateurs, sera à l’honneur à la mairie du 18e à l’occasion de la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage le 10 mai, et dans le cadre des Ateliers de la République.

En partenariat avec la Ville de Paris et la Ligue des Droits de l’Homme, la mairie accueille  l’exposition « On l’appelait Chocolat, sur les traces d’un artiste sans nom », du 9 au 13 mai 2016.

chocolat

Rendez-vous autour de l’exposition :

Conférence : « Chocolat. La véritable histoire d’un homme sans nom » animée par Gérard Noiriel, directeur d’études à l’EHESS. Cette conférence s’appuiera sur son livre (Bayard, 2016) dans lequel l’auteur raconte l’incroyable destin du clown Chocolat, jeune esclave cubain, vendu à un marchand espagnol, puis engagé comme domestique par un clown anglais.

Communiqué de presse : Évacuation du bidonville de la Porte de Clignancourt

6 février 2016

Evacuation du bidonville de la Porte de Clignancourt

«Aux mêmes maux – toujours les mêmes remèdes»

Plus de 48 heures après l’évacuation du bidonville de la Porte de Clignancourt, il convient de dresser un premier bilan visant à mesurer les écarts entre les annonces préalables portées et relayées tant par la Préfecture de Police, la Préfecture de Région que la Mairie du 18ème sur les modalités et les conditions de prise en charge des familles ou personnes isolées et les réalités du moment.

Sur les 300 à 400 personnes qui résidaient sur ce bidonville, la Préfecture n’a prévu de prise en charge que pour 167 « personnes vulnérables », les autres étant mises à la rue en pleine période hivernale. Les hébergements devaient se situer au plus près de l’arrondissement pour ne pas casser les démarches d’insertion engagées (domiciliation administrative, scolarisation, emploi, suivi médical, demandes de logement….). Les personnes prises en charge ont été réparties sur 6 hôtels de la région, à savoir 47 personnes à Stains, 25 personnes à Gennevilliers, 26 personnes à Noisy le Grand, 25 personnes aux Ulis, 24 personnes à Cergy-Conflans Saint Honorine et 20 personnes à Maurepas (essentiellement des personnes isolées). En réalité pas plus de 80 personnes ont été dirigés par bus vers ces centres d’hébergement. Aucune personne n’a été mise à l’abri dans un site d’hébergement d’urgence proche des écoles du 18ème pour les enfants déjà scolarisés.

La majeure partie des « Bâtisseurs des cabanes », soit 88 personnes, se trouvent actuellement sur un nouveau terrain en région parisienne depuis mardi 02 février (soir), que certains d’entre eux occupaient déjà depuis dimanche après-midi. Ils ne disposent que d’une vingtaine de tentes légères pour les enfants, les adultes ne disposant que de matelas en plein air. Après une deuxième nuit hivernale, sans ressources, les vivres commencent à manquer, pour certains il y a déjà urgence sanitaire, à l’approche d’une troisième nuit dans les mêmes conditions. Ils veulent continuer le projet de construction de maisons, c’est leur espoir de se sortir un jour du cycle infernal bidonville – expulsion – bidonville, pour certains pour la sixième fois.

De son côté, la préfecture de Police a largement communiqué auprès des médias présents au moment de l’expulsion sur le sérieux du diagnostic social réalisé en amont, à savoir : une enquête conduite cabanon par cabanon, famille par famille afin de pouvoir répondre au plus près aux besoins de chacun et ce avec l’aide des associations. Le manque de sérieux du diagnostic se dévoile dans les chiffres avancés par la préfecture : 135 cabanons avec moins de 300 habitants soit deux habitants par cabanon ! Il convient de dénoncer cette posture, du fait qu’il n’y a eu aucun diagnostic individuel réel et sérieux, comme le prévoit pourtant la circulaire du 26 août 2012, de même que les propos inappropriés et abusifs sur la présence de cas de tuberculose et de mucoviscidose ne devaient en rien justifier une expulsion !

Les conséquences de cette expulsion vont conduire de fait à reproduire les mêmes effets pourtant largement dénoncés :

  • Une déscolarisation des enfants qui étaient inscrits dans le 18ème
  • Un éloignement des personnes souffrantes des centres de soins.
  • L’arrêt brutal de toutes les démarches d’insertion et d’accompagnement qui avaient été engagées.
  • Une reconstruction de bidonville pour ne pas rester dans les rues.

La Mairie du 18ème a fait savoir qu’après un temps de stabilisation en hôtels (à la fois provisoire et souvent hypothétique en ce qui concerne la reconduction des attributions de ces hébergements), les familles dont les enfants sont scolarisés dans le 18ème pourraient être rapidement et prochainement rapprochées. Il convient d’émettre de sérieux doutes sur la portée de ces engagements qui ne reposent au final sur aucune garantie.

Signataires – Fédération de Paris de la LDH, Comité local MRAP 18, Fédération de Paris MRAP, Association l’Ecole dans la rue, Solidarité Jean Merlin, Association « Les bâtisseurs de cabanes », SNPES.PJJ.FSU 75

La France est-elle raciste ?

Les ligueurs de la section Paris Centre vous invite à débattre avec Pascal BLANCHARD, chercheur au CNRS? des enjeux de notre héritage historique. Immigration, colonisation, diversité, tous ces concepts ont une histoire particulièrement riche et peuvent être instrumentalisés dans le débat public. C’est pourquoi, ensemble, nous vous proposons de défricher les nouveaux enjeux autours de cet héritage. C’est connaissant notre passé que nous connaîtrons mieux notre avenir.

C’est en déconstruisant certains discours que nous nous assurerons un futur respectueux de tous et de toutes. Alors si vous voulez savoir si la France est un pays raciste, l’occasion s’offre à vous !

Quand ? Mercredi 19 Février à 20h

Où ? Maison des associations du IIIe arrondissement, 5 rue Perré (M°République)

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30 ans après : La marche des beurs

3 décembre, trente ans après, nous marchons toujours !

A l’occasion du 30e anniversaire de la Marche contre le racisme et pour l’égalité de droits, nous appelons toutes les associations et les organisations à un rassemblement unitaire pour transmettre le message des marcheurs d’il y a trente ans. Nous sommes fiers de continuer à mener le combat qui fut le leur. L’égalité des droits est notre horizon et notre objectif. Notre conviction est qu’ensemble, on peut y arriver.

Quand ? Mardi 3 Décembre à 18h30

Où ? Devant la Gare Montparnasse (L12, 4, 6)

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Egalité des droits – Justice pour tous

Trente ans après, un nouvel appel « contre le racisme et pour l’égalité des droits »

« Le 3 décembre 1983, 100 000 personnes manifestaient à Paris, concluant une marche partie de Marseille le 15 octobre. Décidée par 
un groupe de marcheurs issus des cités 
de la banlieue lyonnaise, cette Marche pour l’égalité des droits et contre le racisme marqua l’émergence d’une nouvelle génération, celle des enfants d’immigrés. Elle fut organisée à la suite des crimes racistes, des violences policières et d’une campagne électorale marquée par la xénophobie et l’idéologie sécuritaire qui vit, comme à Dreux, des alliances avec le Front national. Elle prolongeait, à sa manière, les luttes menées dans la décennie précédente par 
les travailleurs immigrés pour l’égalité des droits. Les « invisibles » devenaient des acteurs à part entière de la société française.

Notre marche ne s’est pas terminée 
le 3 décembre 1983. Nous n’avons jamais cessé de marcher et de lutter. Même si nous avons remporté des victoires ou obtenu quelques avancées, la situation des immigrés et de leurs descendants, dont beaucoup sont français, 
n’a cessé de se dégrader. Les habitants des quartiers populaires d’aujourd’hui sont confrontés à des situations plus dures qu’en 1983. Trente ans pour arriver à ce constat amer : les violences policières comme les crimes racistes n’ont pas cessé et restent impunis. 
Pire, un racisme d’État fait de lois, de pratiques et de discours nauséabonds s’est propagé d’en haut ; la négrophobie et l’islamophobie se sont développées, prolongeant le racisme anti-Arabes. La promesse du président de la République d’alors, celle du droit de vote pour les étrangers extracommunautaires, n’a jamais été tenue. Aujourd’hui, après une décennie de pouvoir de droite avec tous ses excès et ses démagogies populistes – débats sur l’identité nationale et le « rôle positif » de la colonisation -, le nouveau gouvernement reste dans la ligne de tous 
ses prédécesseurs : restriction au droit d’asile, accentuation des discriminations dans tous 
les secteurs de la société, relégation 
des quartiers populaires et de leurs habitants, menaces de disparition des associations de terrain et de proximité, contrôles au faciès, justice à deux vitesses, chasse aux sans-papiers 
et aux Roms, multiplication des expulsions… Et pendant ce temps, les chibanis, nos anciens, sont reclus et privés de leurs droits.

Trente ans se sont écoulés, après le formidable espoir soulevé par la Marche de 1983. Notre détermination reste intacte. Nous ne lâcherons rien. Le message de la Marche pour l’égalité des droits et contre le racisme, même 
s’il n’est pas enseigné comme il se doit 
à l’école, est plus que jamais d’actualité et nous voulons qu’il soit à nouveau entendu avec force. C’est pour cela que partout, dès maintenant, et entre le 15 octobre au 3 décembre 2013, nous proposons à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cet appel de mettre en place des assemblées générales et des initiatives 
aux niveaux local, régional, national. Nous ne nous contenterons pas de crier notre colère contre les injustices et les inégalités. Nous proposerons à toute la société d’autres solutions, celles de l’égalité des droits pour 
en finir avec la République du mépris.

D’ores et déjà, nous appelons à deux rencontres : le 15 octobre, date du départ de la Marche 
à Marseille en 1983, et les 18 et 19 octobre, à Vaulx-en-Velin, pour rappeler que la banlieue lyonnaise a été le berceau de ce mouvement. Nous organiserons dans toute la France une quinzaine pour l’égalité des droits et la justice pour toutes et tous, du 25 novembre au 8 décembre. Faisons du 3 décembre, une journée de rassemblements et de manifestations. Organisons une manifestation nationale à Paris, le samedi 7 décembre !

Contre le racisme et pour l’égalité des droits, Tous en marche, on arrive ! »

Premiers signataires : agence IM’média, Aidda, Association femmes plurielles, Au nom de la mémoire, collectif Féministes pour l’égalité, Droit au logement (DAL), Fasti, Femmes en lutte 93, Collectif 3C, Fondation Frantz-Fanon, Front uni des immigrations et des quartiers populaires (Fuiqp), Cran, l’Écho des cités, la Ligue des droits de l’homme (LDH), Mamans toutes égales (MTE), Mrap, Sortir du colonialisme, Union nationale des sans-papiers

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