Pour exiger le respect des droits des jeunes isolé-e-s en Ile-de-France

Pour dénoncer les discriminations dont les jeunes isolé-e-s étranger-ère-s sont victimes : des témoignages, des prises de paroles, du mouvement social avec Fanfare Invisible, des clameurs avec Sylvestre l’Aboyeur, des diffusion de court-métrages avec Les Lucioles du doc, distribution de cartes postales, etc.

Le collectif Jujie est composé des organisations suivantes : Adjie (Accompagnement et défense des jeunes isolés) – Admie (Association pour la défense des mineurs isolés étrangers) – Amie Lyon (Accueil des Mineurs Isolés Étrangers) – Boîte sans proket Amiens –  CGT ASE 75 – CGT Educ’action – La Cimade –  CPMJIE (Collectif parisien pour les mineurs et jeunes isolés étrangers) – Cojie 45 – Collectif amiémois des sans papiers – Comité soutien Denko Sissoko Chalons en champagne – Collectif MIE 13 – CRSP Chartres – DEI-France (Défense des enfants international) – Enseignants pour la paix – Fasti (Fédération des associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s) – Fédération Sud éducation – FCPE nationale (Fédération des conseils de parents d’élèves) – FERC-CGT (Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture) – FSU (Fédération syndicale unitaire) – Gisti (Groupement d’information et de soutien des immigré-e-s) – Help M.I.E. Saint Étienne – Je suis là! Collectif Jeunes – LDH (Ligue des droits de l’Homme) – Les Midis du MIE – Médecin du monde – Melting passes – Min’de Rien 86 – Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) – Paris d’exil – Réseau solidaire Amiémois – RESF (Réseau éducation sans frontières) – Saf (Syndicat des avocats de France) – SNPES-PJJ/FSU (Syndicat national des personnels de l’éducation et du social -PJJ/FSU) – Solidarité sans papiers Creil – Sud CD 93 – Fédération Sud éducation – Syndicat de la magistrature – Timmy.

Cérémonie de parrainage républicain

Une dizaine de jeunes scolarisés dans l’arrondissement vont avancer dans leurs démarches avec l’appui d’élu-es et de parrains/marraines et cette cérémonie est l’occasion symbolique d’entériner cet appui. N’hésitez pas à venir soutenir les jeunes et si vous souhaitez parrainer ou marrainer, vous pouvez nous contacter à : parrainage18@gmail.com. Par ailleurs si une ou des sections souhaitent aussi se lancer dans l’aventure ou partager leurs expériences, vous pouvez nous contacter à la même adresse pour en discuter.

Radio Libertaire : droits des enfants et droit à la scolarisation

La section Paris 19 de la Ligue des droits de l’Homme assure un programme centré sur les droits des enfants et le droit à la scolarisation en deux parties.

– une table ronde autour des interventions en milieu scolaire menées depuis une dizaine d’années par le Groupe Éducation de la Fédération de Paris de la LDH.

– une reprise partielle de la soirée-rencontre publique organisée en novembre 2017 autour du livre de Lauriane Clément « Ecrire en liberté : à l’école des enfants migrants » avec Sandrine Kilani, enseignante, où elle fait part de l’enquête effectuée pendant un an dans des collèges parisiens, notamment du 19e , dans les classes d’intégration d’enfants migrants allophones.

L’émissions est diffusée en direct sur Radio Libertaire le 2 mars, dès 19h, et sera disponible en podcast quelques jours après.

Graines de citoyen : Journée Robert Weinberger

En partenariat avec l’USEP, l’Espérance sportive parisienne, le Paris 18e Handball, la mairie et l’Office municipal des Sports du 18​e arrondissement, la Ligue des droits de l’Homme organise une journée consacrée à la lutte contre les discriminations dans le Sport :
Au programme :
– de 10 h à 12h : Tchoukball et Kin -Ball (Gymnase)
– de 13 h 45 à 16 h 15 : Tournoi de football équitable (Terrain central)
– de 16 h 15 à 18 h : remise des médailles et échanges avec les enfants, les éducateurs sportifs et les parents sur les discriminations dans le sport et les droits de l’Enfant (Terrain puis gymnase à partir de 16 h 45)
– de 17 h 45 à 20 h : Futsal et handball (Gymnase)
Toute la journée : présentation de la plaquette « Stop la discrim » et du texte simplifié de la Convention internationale des droits de l’Enfant

Rassemblement devant le DEMIE ce mercredi 1er mars

« Aucun mineur à la rue ! »

rassemblement devant le DEMIE : 5 rue du Moulin Joly, Mº Couronnes

à l’appel de l’ADJIE (Accompagnement et Défense des Jeunes Isolés Etrangers) Contact : contact@adjie.fr

Rassemblement devant le DEMIE (dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers) pour une mise à l’abri immédiate et inconditionnelle de tous les enfants en danger !

Depuis plusieurs mois, la Croix Rouge et la Mairie de Paris laissent délibérément des centaines de mineurs isolés étrangers à la rue. Cette pratique indigne est illégale et doit cesser !

La loi est formelle : tous les mineurs isolés ont droit à une protection au titre de l’enfance en danger. Pourtant, le DEMIE, point unique d’entrée dans le dispositif de protection de l’enfance à Paris, refuse de mettre à l’abri des centaines de jeunes alors même que leur demande de protection n’a pas été examinée. Au motif d’un manque de places disponibles, ils sont éconduits arbitrairement et voient leurs droits bafoués.

Il est temps de se rassembler aux côtés des mineurs pour exiger le respect de leurs droits !

Mobilisons-nous !

Pour exiger :

  • La mise à l’abri inconditionnelle et sans délai de tous les mineurs isolés étrangers
  • L’examen impartial de leur demande de protection
  • Le respect du droit à la protection et de la présomption de minorité

« Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciales de l’Etat. » Article 20 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant

À Paris, la Croix Rouge et la Mairie laissent des mineurs à la rue en plein hiver

Communiqué de presse

19 janvier 2017

La Croix Rouge Française, qui agit pour le compte du département de Paris, refuse de mettre à l’abri et de protéger des dizaines de mineurs non accompagnés qui sollicitent une protection au titre de l’enfance en danger. Depuis septembre, de nombreux mineurs se voient refuser l’accès au dispositif de protection de l’enfance, en toute illégalité et alors même que leur minorité et leur situation d’isolement ne sont pas contestées.

La loi impose[1] à chaque département de mettre en place l’accueil provisoire d’urgence de toute personne se déclarant mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille, sans délai et dès qu’elle se présente. Durant cette période, le département doit évaluer sa minorité et sa situation d’isolement et lui notifier une décision d’admission ou de non-admission au bénéfice de l’aide sociale à l’enfance. Depuis le 1er janvier 2016, la Croix Rouge s’est vue confier la mission de premier accueil et d’évaluation des mineurs isolés se présentant sur le territoire parisien (par la création du Dispositif d’Évaluation des Mineurs Isolés Étrangers – le DEMIE).

Depuis septembre 2016, l’ADJIE2 a reçu un nombre croissant de mineurs isolés ayant été éconduits le jour de leur présentation au DEMIE (le collectif a recensé 52 cas). Ils étaient – pour la plupart – en possession de documents d’état civil prouvant leur minorité et dont l’authenticité n’a pas été contestée (c’était le cas de 31 d’entre eux). Parmi eux, certains provenaient du centre humanitaire de la Chapelle où ils ne peuvent être hébergés en raison de leur minorité. À de nombreuses reprises, les membres de l’ADJIE se sont rendus au DEMIE et ont pu constater cette pratique manifestement illégale.

Lorsqu’ils se présentent à la Croix Rouge, la grande majorité de ces jeunes fait l’objet d’un « préentretien d’accueil » de 15 à 20 minutes avant de se voir refuser la prise en charge sans qu’aucune décision administrative ne leur soit notifiée. Quelques privilégiés ont la chance d’obtenir un rendez-vous (programmé un mois plus tard environ) pour que leur situation soit évaluée. En attendant, ils ne sont pas mis à l’abri. Dans les deux cas, ils ne peuvent bénéficier des dispositifs d’hébergement pour majeurs (non-habilités à accueillir des mineurs) et doivent survivre dans la rue. Nos constats ne reflètent qu’une partie de la réalité, nombreux sont les mineurs qui ne sollicitent pas nos associations et ne sont donc pas assistés dans la reconnaissance de leurs droits.

Contactés au sujet de ces pratiques illégales particulièrement préoccupantes, les responsables de la Ville de Paris concèdent le fait qu’ils font face à de grandes difficultés depuis octobre suite à l’augmentation des « flux », et assurent que les capacités du dispositif de mise à l’abri ont été étendues.

Le sempiternel argument « du manque de places disponibles » est difficilement acceptable lorsqu’on rappelle que, dès 2014, les associations3 et le Défenseur des Droits4 avaient alerté l’opinion et les pouvoirs publics sur des faits identiques. À croire que rien n’a changé depuis, en dépit des « 15 mesures pour améliorer la prise en charge des mineurs isolés étrangers » adoptées à l’unanimité par le Conseil de Paris le 13 avril 2015.

Dans une décision du 21 juillet 2016, le Défenseur des Droits constatait de nouveau ces pratiques et faisait état du fait que ces refus ne semblaient s’expliquer « que par le physique du jeune qui se présente, et seraient plus nombreux en période de particulière affluence ». Ce dernier rappelait à la Croix Rouge et au département « que tous les jeunes qui se présentent comme mineurs non accompagnés doivent impérativement faire l’objet d’une évaluation socio-éducative conforme aux missions qui leur sont dévolues ». Cette recommandation ne semble pas avoir été écoutée par la Croix Rouge et la Ville de Paris, qui se sont depuis distinguées par leur inertie et leur incapacité à anticiper les demandes de protection.

Alors qu’à la création du centre humanitaire de La Chapelle, la municipalité de Paris se targuait d’agir pour pallier la carence de l’État[5] s’agissant de la mise à l’abri des personnes migrantes à la rue, c’est bien sa responsabilité – en tant que chef de file de la protection de l’enfance – qui, cette fois, est engagée. Au-delà des déclarations d’intention et derrière la vitrine d’un Paris ville-refuge, on entrevoit donc une réalité bien différente.

Une réalité dans laquelle des mineurs migrants, privés de la protection de leur famille et donc en situation d’extrême vulnérabilité, voient leur droit à une protection bafoué, en totale contradiction avec la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Nous demandons que l’ensemble des jeunes se présentant comme mineurs non accompagnés soient, comme la loi le prévoit, mis à l’abri sans délai et voient leur demande de protection examinée pour permettre leur admission à l’aide sociale à l’enfance.

ADJIE (Accompagnement et Défense des Jeunes Isolés Etrangers) contact@adjie.fr

[1] L’article 375 du code civil et les articles L223-2, alinéas 2 et 4, et R221-11 du code de l’action sociale et des familles

[2]  L’ADJIE (Accompagnement et Défense des Jeunes Isolés Étrangers) est un collectif associatif proposant des permanences juridiques hebdomadaires dans le but de garantir l’effectivité des droits des mineurs et jeunes isolés étrangers qui rencontrent des difficultés pour entrer dans le dispositif de protection ou pendant leur prise en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance.

[3] Voir « PAOMIE : Une moulinette parisienne pour enfants étrangers. » http://www.gisti.org/spip.php?article3137 

[4] Voir la décision du Défenseur des Droits, MDE-2014-127 du 29 août 2014 relative à la situation des mineurs isolés étrangers. http://www.defenseurdesdroits.fr/decisions/ddd/DDD_DEC_MDE2014127.pdf

[5] Voir la lettre du 28 octobre 2016 signée par la maire de Paris et adressée aux ministres de l’intérieur et du logement. http://www.20minutes.fr/paris/195215120161030refugiesparislettreannehidalgometgouvernementfaceresponsabilites  

parrainage républicain

La section du 18ème arrondissement de la Ligue des Droits de l’Homme et le Réseau Education Sans Frontières organisent cette première cérémonie de parrainage républicain. Cette cérémonie sera dédiée prioritairement aux mineurs et jeunes majeurs sans-papiers et non-accompagnés sur le territoire français, scolarisés ou habitant dans le 18ème arrondissement.

Pour des raisons d’organisation, merci de nous renvoyer votre réponse validant ou pas votre présence à l’adresse mail suivante : parrainage18@gmail.com

section Paris 18 : parrainage républicain

Depuis de nombreuses années, notre section demandait l’organisation de cérémonies de parrainage républicain en faveur de personnes sans titre de séjour, en Mairie du 18ème. Cette demande a fait l’objet d’un vœu le 1er février 2016, adopté à une large majorité par le Conseil d’Arrondissement du 18ème validant l’organisation et la tenue de ces cérémonies avec le concours d’associations.

La section du 18ème arrondissement de la Ligue des Droits de l’Homme et le Réseau Education Sans Frontière ont donc proposé l’organisation et la tenue de cette première cérémonie de parrainage républicain le lundi 27 juin à 18h00 en salle des mariages de la Mairie. Cette cérémonie sera dédiée prioritairement aux mineurs et jeunes majeurs sans-papiers et non-accompagnés sur le territoire français, scolarisés ou habitant dans le 18ème arrondissement.

La situation de ces jeunes est particulière et préoccupante pour plusieurs milliers d’entre eux. Pour Paris, celle-ci se caractérise par un accroissement constant du nombre d’arrivées de jeunes migrants sollicitant une admission au titre de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), mais ne représentant selon les données disponibles qu’un peu plus de 30% des jeunes admis à ce dispositif. Pour les autres, la situation n’en est que plus complexe et alarmante.

La tenue d’un parrainage républicain est un moyen d’affirmer notre engagement citoyen visant à soutenir et développer autour de ces jeunes en situation de grande précarité un réseau d’aide et d’accompagnement dans leurs démarches pour obtenir un titre de séjour.

Pour cette première cérémonie de parrainage républicain en Mairie du 18ème, dix-sept jeunes du 18ème seront concernés et une vingtaine de parrains et marraines se sont portés volontaires pour les accompagner jusqu’à leur régularisation, ainsi qu’un certain nombre d’élu-e-s.

Pour aider au mieux ces jeunes, nous souhaitons que chacun d’entre eux soit doublement parrainé : d’un parrain ou d’une marraine issu-e de la société civile d’une part, et d’un parrain ou d’une marraine élu-e de l’autre.

A cette occasion, nous aimerions vous convier et vous compter parmi nous à cette première cérémonie, qui comme nous l’espérons sera suivie d’autres cérémonies.

Pour des raisons d’organisation – merci de nous renvoyer votre réponse validant ou pas votre présence à l’adresse mail suivante  – parrainage18@gmail.com

débat : Affronter le problème des discriminations à l’école

A l’heure de la difficile mise en œuvre de la réforme du collège et de la Loi la Refondation de l’école votée le 8 juillet 2013, la section LDH Paris 14/6, en partenariat avec la FCPE du 14e arrondissement de Paris, vous invite à débattre avec le sociologue Fabrice Dhume, enseignant-chercheur à l’université Paris Diderot, sur la question des discriminations à l’école sous l’angle suivant : Pour des écoles réflexives et inclusives : affronter le problème des discriminations*

(*) Titre d’un article de Fabrice Dhume paru dans L’école émancipée, n°52, mars-avril 2015

Entrée libre dans la limite des places disponibles

hommage à Robert Weinberger

Dans le cadre de l’opération « Graines de citoyen », la section LDH de Paris 18 rendra hommage à Robert Weinberger.

Événément co-organisé par la Ligue des  droits  de l’Homme, l’Espérance sportive parisienne, le Paris Hand18, l’USEP-Ligue de l’enseignement, avec la participation et le soutien de la mairie du 18e arrondissement, de l’Office municipal des  sports,  des  Délégués  départementaux  de l’Education  nationale  (DDEN)  et  des associations participant à Graines de Citoyen en présence de tous les participants de la journée sportive.
Prises de parole :
Wail Mokhbat, président de l’ESP
Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’Homme
Eric Lejoindre, maire du 18e arrondissement
Suivi du pot de l’amitié