Internet et démocratie, la révolution du net ?

A l’heure d’un Google tout puissant, d’un Facebook omniprésent, quel doit être le message d’une organisation républicaine engagée dans le combat pour la défense des droits et de la citoyenneté ?

Nouvelles technologies et avancées démocratiques (exemples américains) ; élargissement du droit et de la liberté de la communication ( mouvement du logiciel libre, militantisme anti-Hadopi, défense de la neutralité du Net ) ; les dangers ( exploitation des données personnelles ) et les dérapages (irruption de l’amateur, non contrôle de l’information … ). Voici une batterie de question qui devrait intéresser tous les citoyens.

Les ligueurs du 15e arrondissement vous invite à la réflexion avec Sébastien Broca, docteur en sociologie de l’Université Paris 1. Il a consacré sa thèse à la portée sociale du mouvement du logiciel libre (free software).

Où ? Maison des Associations, 22 rue de la Saïda 75 005 Paris (Métro : Porte de Versailles  Tramway : ligne 3 :G. Brassens   Bus: ligne 89 :G. Brassens)

Quand ? le jeudi 7 février à 20h

« Loppsi 2 : ils ont soldé nos libertés », café des droits de l’Homme

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Café des droits de l’Homme à l’initiative de la section Paris 18, le jeudi 17 mars à 19h30 :

au restaurant Portobello – 36, rue Ordener 75018 Paris (métro : Marcadet Poissonniers).

avec Evelyne Sire-Marin (magistrate, membre du comité central de la LDH, membre et ancienne présidente du Syndicat de la magistrature, présidente d’honneur de la Fondation Copernic).

La LOPPSI 2 ou Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure a été adoptée le 8 février 2011 et a fait l’objet d’une saisine du Conseil Constitutionnel en date du 15 février. C’est une loi de sécurité dont le but est d’étendre les pouvoirs de police et de gendarmerie. Honnête citoyen, vous êtes peu intéressé, et pourtant ! Cette loi concerne tout le monde car elle renforce :

* Le champ d’application des fichiers d’antécédents, incluant les mineurs, alors que leur exactitude est sujette à caution
* Les pouvoirs de surveillance de la population au travers des fichiers, de la vidéosurveillance, de l’accès à des données informatiques
* Les pouvoirs donnés à la police et à la justice d’imposer des décisions aux familles des mineurs visés
* Le rôle des polices, le recours à des sociétés de sécurité privées, à un service volontaire citoyen que la loi instaure
* Le contrôle des personnes sans-papiers pour la mise en œuvre de la nouvelle loi relative à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité, toujours plus restrictive.


Internet : vers un nouvel ordre social, débat public

Internet, vers un nouvel ordre social ?

Rencontre débat le mercredi 2 mars 2011 à 20h,

A l’invitation de la Section Ligue des Droits de l’Homme Paris Centre (1er, 2e, 3e, 4e arrt.)

Internet a transformé notre quotidien. Notre manière de communiquer et de nous informer, notre travail, nos relations sociales, notre citoyenneté, sont bouleversées. Le basculement vers une économie numérique, l’évolution des médias, la métamorphose du politique, rien ne semble échapper à la toile.

Après les élections truquées en Iran, la mobilisation de contestation avait eu recours à Tweeter. Récemment, nous avons assisté à la mise à nu de la diplomatie américaine par le site Wikileaks. Il y a quelques semaines, nous avons découvert le rôle essentiel joué par les réseaux sociaux dans les révoltes en Tunisie et en Egypte.

Quelles sont les conséquences de ce nouveau paradigme sur la préservation de la vie privée, sur la conservation d’une sphère « secrète » ? Existe-t-il un danger que cet outil de liberté devienne un outil de contrôle, voir de contrainte ? Doit-il et peut-il y avoir des limites ? Internet nous entraine-t-il vers un nouvel ordre social ? Si oui, les libertés individuelles telles que nous les connaissons ont-elles leur place ?

Nous vous invitons à venir discuter de ce sujet avec Benoît THIEULIN, spécialiste du web social, communautaire et participatif, Fondateur de la société netscouade

A la maison des associations du 3e arrondissement,  5, rue Perrée, 75003 PARIS (Métro République)