Permanence « Droits des étrangers » à Saint-Malo


A compter du 25 février 2021, la Ligue des droits de l’Homme, en partenariat avec l’association Le Goéland, assure de nouveau une permanence en matière de DROITS DES ÉTRANGERS, après un arrêt dû à la pandémie.

Elle se tient les 2ème et 4ème jeudi de chaque mois, de 12h00 à 14h00, dans les locaux de l’association Le Goéland, 22 avenue Jean Jaurès à SAINT-MALO.

Lors de cette permanence, la Ligue des droits de l’Homme accueille toute personne en difficulté vis-à-vis de la reconnaissance de ses droits, pour la conseiller, l’accompagner dans ses démarches, ou l’orienter vers des partenaires-ressources. Ses champs d’intervention :

  • droits des étrangers (entrée, séjour, éloignement, accès à la nationalité française, asile).
  • mineurs non accompagnés.
  • discriminations

Pour plus de renseignements, nous contacter au 06 31 41 13 11 ou par mail : saintmalo@ldh-france.org

Un réseau de surveillance de voisinage à St Malo

Lettre ouverte au Maire de Saint Malo

La Ligue des droits de l’Homme s’inquiète du dispositif de « citoyens référents », lancé par votre municipalité en application d’une circulaire du 30 avril 2019 du Ministère de l’Intérieur.

Selon ce dispositif, 17 habitants vont être désignés en 2021 et seront officiellement chargés d’informer les forces de l’ordre de toute activité qu’ils ou elles estimeront « suspectes » dans leur voisinage.

 Avec d’autres associations  et de nombreux citoyens et citoyennes de Saint-Malo, la LDH s’alerte des dérives possibles de ce réseau de surveillance de voisinage. Présenté comme relevant d’une «  participation citoyenne »,  il instaure de fait un climat de défiance et de suspicion entre habitants.

L’opération va enrôler  des malouins, dont on ne sait comment ils seront choisis, pour des missions de renseignement qui en feront les  yeux et les oreilles des forces de l’ordre.  Tout leur voisinage sera soumis à cette  surveillance de tous les instants.  Mais qui dira quels sont les actes « suspicieux »  et les personnes à porter à la connaissance des autorités ?  Ce flou entraîne un risque de discrimination et  de ciblage de populations différentes dans l’espace public  – groupes de jeunes, SDF, personnes à la rue –  et dont les comportements ordinaires – faut-il le rappeler ? –  ne relèvent pas d’une action policière.  

Le choix de « citoyens réferents » entretient un réflexe sécuritaire en faisant participer la population à des actions de maintien de l’ordre. Cette opération porte la même philosphie du soupçon que des dispositifs tels que les « Voisins vigilants » que la LDH  a déjà combattu, comme à Quimper, et qui ont été depuis remis en question. Que le dispositif des « citoyens référents » soit porté  par des acteurs publics ne change pas sa nature.     

L’absence de réel débat à Saint-Malo, avec la population et les associations, ou les Comités de quartier, a fait surgir des craintes sur les objectifs de cette action, qui a déjà provoqué des polémiques dans le passé, ici et ailleurs.  Aucune évaluation rigoureuse et indépendante de ces dispositifs n’a été faite, ce qui fait que l’on peut aussi  s’interroger sur leurs effets dissuasifs et leur utilité réelle.

L’opération des « citoyens référents » privatise le renseignement policier et témoigne du désengagement d’un Etat en manque de moyens et de liens avec la population. Le recours à des bénévoles transformés en auxiliaires de police ne pourra remplacer les investissements humains nécessaires pour recréer de la solidarité  et du lien social dans les quartiers,  lutter contre les incivilités, y compris par une vraie police citoyenne de proximité et un travail coordonné avec les acteurs des politiques sociales et de la ville.

Un large débat démocratique et citoyen sur ces sujets est indispensable, avec les habitants et dans le respect des droits de tous.

La Ligue des droits de l’Homme de Saint Malo, 1er février 2021

Marche des Libertés à Saint-Malo

La LDH et le collectif malouin « Le monde d’après » organisent le 16 janvier 2021 une « Marche des Libertés », à la suite des manifestations contre la loi sur la « sécurité globale » et pour stopper les atteintes répétées contre les droits et libertés (fichage des opinions politiques, atteinte à la liberté de la presse, repression policière des manifestations)

Rendez-vous à 15 heures, au carrefour des rues Jean HUS / Léonce Demalvilain (Bellevue) pour un défilé vers la sous-préfecture.

La manifestation a fait l’objet d’une déclaration et se déroulera dans le respect des prescriptions sanitaires en vigueur.

Communiqué de la coordination #StopLoiSécuritéGlobale dont la LDH est membre

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale appelle à de nouvelles marches des libertés partout en France ce samedi 16 janvier 2021.

La proposition de loi dite « Sécurité globale » a été votée par l’Assemblée nationale et poursuit son cheminement parlementaire au Sénat. L’annonce par le gouvernement de la réécriture du texte par une commission indépendante a fait long feu puisqu’elle était tout simplement contraire au principe de séparation des pouvoirs. Une commission sénatoriale a consulté certaines organisations membres de la coordination en leur annonçant que l’article 24 de la loi serait bien réécrit pour être éventuellement introduit dans l’article 18 de la loi dite « Séparatisme ».

Aucune annonce n’a été faite à propos des articles 21 et 22 concernant la surveillance généralisée par drone et par caméra piéton, ni sur le Schéma national du maintien de l’ordre (SNMO). Le président de la République n’a pas davantage répondu à notre demande de rencontre formulée dans une lettre ouverte envoyée le 14 décembre.

C’est dans ce contexte que la coordination #StopLoiSécuritéGlobale a décidé de poursuivre sa mobilisation contre ces textes liberticides. Elle continuera jusqu’à ce qu’ils soient définitivement abandonnés.

Paris, le 10 janvier 2021

Pour une année 2021 dans le respect de tous les droits

Rassemblement #2 contre la loi « Sécurité globale » : 12 décembre 2020, 15h

APPEL DE LA COORDINATION « LE MONDE D’APRES » A UNE MANIFESTATION A SAINT-MALO

Le film de la manifestation està regarder ici

La LDH Saint Malo vous invite à un rassemblement contre la loi « Sécurité Globale », le fichage et la surveillance des activités citoyennes : ce SAMEDI 12 DÉCEMBRE 15H – ESPLANADE SAINT VINCENT

(en partenariat avec la Coordination « Le Monde d’après » )

Vous devez vous munir d’une attestation dérogatoire à remplir, que vous trouverez ici.

*

Le rassemblement organisé le 28 novembre à Saint-Malo par la coordination « Le Monde d’après »* du Pays malouin contre la proposition de loi « Sécurité globale » a rassemblé plus de 400 personnes. Soutenue par l’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires et par des citoyen.ne.s n’appartenant à aucune organisation, cette action s’inscrit dans la dynamique d’un large mouvement national d’opposition à ce projet liberticide qui continue à s’enraciner.

Car ainsi que l’exprimaient les intervenants le 28 novembre, et parce qu’il constitue une atteinte gravissime aux libertés fondamentales, parce qu’il complète l’arsenal des textes antérieurs visant à instaurer un régime autoritaire et à réduire la liberté d’expression, ce projet doit être retiré. La réécriture de l’article 24 et la possibilité d’un tour de passe-passe visant à intégrer ce projet à la loi contre le séparatisme doivent inciter tou.te.s les citoyen.ne.s à la plus grande vigilance. La défense de la démocratie et son élargissement peuvent être le socle commun sur lequel les organisations progressistes sont en mesure de combattre localement les dérives autoritaires de ce pouvoir.

Pour sa part, la coordination locale « Le Monde d’après » reste très attentive et mobilisée par rapport à l’évolution du débat national sur la question des libertés publiques. A ce titre, elle appelle toute la population et toutes les organisations politiques, syndicales et associatives de la Côte d’Émeraude qui souhaitent s’impliquer dans ce vaste mouvement de protestation, à un rassemblement le samedi 12 décembre à 15 heures Esplanade Saint-Vincent à Saint Malo.

*Attac Pays malouin – Jersey, Femmes solidaires de la Côte d’Émeraude, FSU, Génération.s, Gilets jaunes, La France Insoumise, LDH, NPA, Osons !, Solidaires 35Pays de Saint-Malo, UDB

Rassemblement contre la loi « Sécurité globale » : libertés minimales

DEFENDONS NOS LIBERTES INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES :

RETRAIT DE LA PROPOSITION DE LOI « SECURITE GLOBALE » !

La LDH Saint Malo appelle à un rassemblement dans le cadre du collectif « Le Monde d’Après », le samedi 28 novembre 2020, à 15h, esplanade St Vincent à St Malo.

Vous trouverez ici l’attestation dérogatoire à remplir et avoir avec vous pour vous rendre à ce rassemblement. Egalement : la brochure « vos droits en manifestation »

Nous appelons tous les salarié.e.s, retraité.e.s, privé.e.s d’emploi et tou.te.s les personnes attachées aux principes démocratiques à participer à ce rassemblement public

L’Assemblée nationale vient d’adopter la proposition de loi relative à « la sécurité globale », dans le cadre d’une procédure accélérée. Celle-ci va être débattue prochainement au Sénat avant le vote solennel qui doit intervenir dans une huitaine de jours.

Ce texte contient de nombreuses atteintes au droit à la vie privée, à la liberté d’informer, au principe d’égalité, à la liberté de la presse, au droit de manifester et à des principes constitutionnels.

Il suscite une opposition très large dans la société : groupements démocratiques, syndicats de journalistes ou d’avocats, partis politiques, la défenseure des droits, la commission nationale consultative des droits de l’Homme et même le conseil des droits de l’Homme de l’ONU…

Des dizaines de milliers de personnes ont déjà manifesté contre ce projet dans tout le pays, ces derniers jours.

Pour nous membres de la coordination du Pays de Saint-Malo « le monde d’après », le texte qui entrera en discussion au Sénat a pour conséquence de faciliter la répression des militant.es, d’ouvrir de nouvelles possibilités de fichage des manifestant.e.s  et de conférer l’impunité aux pratiques violentes des « forces de l’ordre », telles les nassages, les gazages et les tabassages.

La liberté de la presse est également dans le viseur avec la création d’un nouveau délit qui va, de fait, rendre impossible la diffusion d’images des personnels de police ou de gendarmerie.

Par ailleurs, les entreprises de sécurité privée se verraient habilitées à exercer des missions de service public. Les polices municipales seraient dotées de prérogatives importantes qui relèvent pourtant des missions de l’État.

Pour toutes ces raisons, nous exigeons le retrait de cette proposition de loi qui s’en prend aux libertés fondamentales, dont celle de manifester.

Ce rassemblement a fait l’objet d’une déclaration à la sous-préfecture. Il se déroulera dans le respect des prescriptions sanitaires en vigueur.

Ciné Débat « Pas en mon nom »

L’AFPS Pays de Saint-Malo s’associe aux groupes locaux de l’ARAC, de la LDH et du Mouvement de la paix pour vous inviter à voir le film  » Pas en mon nom », puis à rencontrer son réalisateur Daniel Kupferstein
 le vendredi 23 octobre
 à 20 heures, au cinéma  » La grande passerelle »

Prix unique : 5 euros

Ce documentaire sorti en 2019 dure 1h32mn. Il fait intervenir Bernard Bloch, Emmeline Fagot, Andrée Bensoussan, Maurice Rasjfus, Karen Akoka, Rony Brauman, Robert Kissous, Esther Benbassa.

Les Français juifs sont souvent appelés à soutenir inconditionnellement l’État d’Israël. Pourtant un certain nombre d’entre eux s’y refusent.

Daniel Kupferstein est l’un d’eux. Il est allé à la rencontre de huit juifs de France, qui affirment leur opposition à la politique israélienne vis à vis des Palestiniens, tout en pointant les glissements antisémites qui visent à rendre tous les juifs coresponsables de la politique israélienne.

Les prises de position de ces juifs français mériteraient une plus large diffusion : elles écartent les amalgames qui entretiennent les haines religieuses et ethniques.

Pas en mon nom ! Bande annonce de Daniel Kupferstein

Nous vous espérons nombreux!

L’état d’urgence sanitaire permanent

Communiqué LDH

Pour la deuxième fois en quelques mois, et pour la sixième fois sous la Ve République, la France est placée sous un régime d’état d’urgence, décidé de manière discrétionnaire par le président de la République. Alors que la prorogation de la loi du 9 juillet 2020 organisant la sortie de l’état d’urgence sanitaire était en cours de discussion au Parlement le jour même de l’annonce présidentielle, le chef de l’Etat a choisi de recourir à un régime de rigueur renforcée qui octroie des pouvoirs exorbitants du droit commun à l’autorité administrative, sans véritable contrôle juridictionnel.

Décidé, une première fois en mars 2020, pour pallier les carences des pouvoirs publics en matière de politique de santé publique, l’état d’urgence sanitaire a finalement duré quatre mois.

Ce régime d’exception conduit à l’édiction de mesures coercitives privatives ou restrictives de libertés ou de droits, dont la violation est pénalement sanctionnée, attestant d’une approche gouvernementale purement punitive et de défiance à l’égard de la population. Comme précédemment avec le confinement des mois de mars et d’avril 2020, les couvre-feux décidés par les préfets exposeront à des dérives, abus de pouvoir, violences policières, et à des discriminations à l’égard notamment des personnes sans logement et des personnes migrantes. Ils accentueront les inégalités sociales et territoriales.

L’état d’urgence dénature aussi les institutions publiques renforçant la crise démocratique qui affecte notre pays, la confusion des pouvoirs se substituant, de fait, à la séparation des pouvoirs déjà fortement dégradée. Cette nouvelle mesure coercitive s’inscrit, en effet, dans un ensemble de lois ou de projets qui viennent restreindre nos libertés et nous soumettent à une surveillance généralisée.

Tout en ayant conscience du besoin de mettre en œuvre des mesures nécessaires, adaptées et proportionnées destinées à juguler l’épidémie en cours, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) entend rappeler avec force que la liberté doit demeurer, en toute circonstance, le principe et la restriction de police l’exception. Recourir à l’état d’urgence dessert voire met en péril la démocratie et altère l’Etat de droit.

Paris, le 16 octobre 2020

La LDH attaque en justice le nouveau schéma de maintien de l’ordre

LDH La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a décidé d’engager un recours devant le Conseil d’Etat à l’encontre du nouveau schéma du maintien de l’ordre. Elle considère que ce schéma porte atteinte à la liberté de la presse, d’observation, la liberté individuelle et à la liberté de manifester. ( 22 septembre 2020)

Pour en savoir plus : sur le maintien de l’ordre et les règles déontologiques, une analyse du Défenseur des Droits

Qu’est ce que la violence policière illégitime : la position de la Commission nationale Consultative des Droits de l’Homme

Un film sur la répression des manifestations et les menaces sur le droit des citoyen.ne.s à s’exprimer, soutenu par la LDH, à voir dans la région de Saint-Malo

« UN PAYS QUI SE TIENT SAGE » de David Dufresne
Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes sont l’objet d’une répression de plus en plus violente. « Un pays qui se tient sage » invite des citoyens à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État

En soutien à Danièle Obono, contre le racisme décomplexé de Valeurs Actuelles

Une députée noire portant les chaînes de l’esclavage au cou !

C’est par cette image que Valeurs Actuelles a illustré son roman-fiction de cette semaine, intitulé « Danièle Obono au temps de l’esclavage ».

Le « journal » d’extrême-droite, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de racisme, pousse ici sa nostalgie du colonialisme et de la mise en esclavage à son paroxysme, entre iconographie esclavagiste et révision de l’Histoire.

Alors que cet essai-fiction a pour objet d’imaginer que « chaque semaine, un personnage emprunte les couloirs du temps », Valeurs Actuelles choisit, pour le premier personnage Noir de cette série, de le renvoyer en Afrique au temps de l’esclavage et de lui faire porter les chaînes.

L’Afrique y est ici décrite selon les clichés européens les plus communs : elle réunit des femmes dont les lèvres sont écartelées et des hommes rétrogrades, au milieu de cafards grouillants et de tam-tam chantant.

Des silhouettes d’Africains ornent la mise en page du roman, des femmes et des hommes nus autour d’un feu de bois, d’autres marchant les poings liés et Danièle Obono la chaîne autour du cou.

Aussi, le récit fictif se vautre dans le révisionnisme et le négationnisme historique, puisqu’il exonère les Européens de toute responsabilité dans la traite transatlantique négrière.

Plus encore, c’est finalement un chrétien Français qui sauvera Danièle Obono de sa condition, un comble pour qui sait que c’est au nom de la chrétienté que l’Europe mit en esclavage aussi bien les Noirs que les Indigènes, ce qui fût consacré en France en 1685 par le Code Noir de Colbert qui les relégua au statut de « biens meubles ».

Alors qu’un Afro-Américain vient de recevoir sept balles dans le dos par un policier Blanc et qu’en France des dizaines de milliers de personnes se sont réunies à plusieurs reprises ces derniers mois contre le racisme, c’est ainsi que Valeurs Actuelles réagit aux mobilisations récentes des Black Lives Matter : en mettant les chaînes à une députée Noire à qui il compte faire payer ses positions courageuses sur le racisme en France et son soutien à ses victimes.

Valeurs Actuelles, dont Geoffroy Lejeune, son rédacteur en chef, est recruté sur C8 à partir de septembre, insère par ailleurs ce roman-fiction dans un numéro consacré à « l’ensauvagement », thématique chère à l’extrême-droite et au gouvernement de Macron, pointant du doigt les Noirs et les Arabes de France en feignant d’oublier que ce sont avant tout les orientations ultra libérales du gouvernement ainsi que le racisme structurel et systémique qui ensauvagent la société dans son ensemble.

Pour soutenir cette pétition

Permanence « Droits des étrangers » à Saint-Malo


A compter du 25 février 2021, la Ligue des droits de l’Homme, en partenariat avec l’association Le Goéland, assure de nouveau une permanence en matière de DROITS DES ÉTRANGERS, après un arrêt dû à la pandémie.

Elle se tient les 2ème et 4ème jeudi de chaque mois, de 12h00 à 14h00, dans les locaux de l’association Le Goéland, 22 avenue Jean Jaurès à SAINT-MALO.

Lors de cette permanence, la Ligue des droits de l’Homme accueille toute personne en difficulté vis-à-vis de la reconnaissance de ses droits, pour la conseiller, l’accompagner dans ses démarches, ou l’orienter vers des partenaires-ressources. Ses champs d’intervention :

  • droits des étrangers (entrée, séjour, éloignement, accès à la nationalité française, asile).
  • mineurs non accompagnés.
  • discriminations

Pour plus de renseignements, nous contacter au 06 31 41 13 11 ou par mail : saintmalo@ldh-france.org

Un réseau de surveillance de voisinage à St Malo

Lettre ouverte au Maire de Saint Malo

La Ligue des droits de l’Homme s’inquiète du dispositif de « citoyens référents », lancé par votre municipalité en application d’une circulaire du 30 avril 2019 du Ministère de l’Intérieur.

Selon ce dispositif, 17 habitants vont être désignés en 2021 et seront officiellement chargés d’informer les forces de l’ordre de toute activité qu’ils ou elles estimeront « suspectes » dans leur voisinage.

 Avec d’autres associations  et de nombreux citoyens et citoyennes de Saint-Malo, la LDH s’alerte des dérives possibles de ce réseau de surveillance de voisinage. Présenté comme relevant d’une «  participation citoyenne »,  il instaure de fait un climat de défiance et de suspicion entre habitants.

L’opération va enrôler  des malouins, dont on ne sait comment ils seront choisis, pour des missions de renseignement qui en feront les  yeux et les oreilles des forces de l’ordre.  Tout leur voisinage sera soumis à cette  surveillance de tous les instants.  Mais qui dira quels sont les actes « suspicieux »  et les personnes à porter à la connaissance des autorités ?  Ce flou entraîne un risque de discrimination et  de ciblage de populations différentes dans l’espace public  – groupes de jeunes, SDF, personnes à la rue –  et dont les comportements ordinaires – faut-il le rappeler ? –  ne relèvent pas d’une action policière.  

Le choix de « citoyens réferents » entretient un réflexe sécuritaire en faisant participer la population à des actions de maintien de l’ordre. Cette opération porte la même philosphie du soupçon que des dispositifs tels que les « Voisins vigilants » que la LDH  a déjà combattu, comme à Quimper, et qui ont été depuis remis en question. Que le dispositif des « citoyens référents » soit porté  par des acteurs publics ne change pas sa nature.     

L’absence de réel débat à Saint-Malo, avec la population et les associations, ou les Comités de quartier, a fait surgir des craintes sur les objectifs de cette action, qui a déjà provoqué des polémiques dans le passé, ici et ailleurs.  Aucune évaluation rigoureuse et indépendante de ces dispositifs n’a été faite, ce qui fait que l’on peut aussi  s’interroger sur leurs effets dissuasifs et leur utilité réelle.

L’opération des « citoyens référents » privatise le renseignement policier et témoigne du désengagement d’un Etat en manque de moyens et de liens avec la population. Le recours à des bénévoles transformés en auxiliaires de police ne pourra remplacer les investissements humains nécessaires pour recréer de la solidarité  et du lien social dans les quartiers,  lutter contre les incivilités, y compris par une vraie police citoyenne de proximité et un travail coordonné avec les acteurs des politiques sociales et de la ville.

Un large débat démocratique et citoyen sur ces sujets est indispensable, avec les habitants et dans le respect des droits de tous.

La Ligue des droits de l’Homme de Saint Malo, 1er février 2021

Marche des Libertés à Saint-Malo

La LDH et le collectif malouin « Le monde d’après » organisent le 16 janvier 2021 une « Marche des Libertés », à la suite des manifestations contre la loi sur la « sécurité globale » et pour stopper les atteintes répétées contre les droits et libertés (fichage des opinions politiques, atteinte à la liberté de la presse, repression policière des manifestations)

Rendez-vous à 15 heures, au carrefour des rues Jean HUS / Léonce Demalvilain (Bellevue) pour un défilé vers la sous-préfecture.

La manifestation a fait l’objet d’une déclaration et se déroulera dans le respect des prescriptions sanitaires en vigueur.

Communiqué de la coordination #StopLoiSécuritéGlobale dont la LDH est membre

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale appelle à de nouvelles marches des libertés partout en France ce samedi 16 janvier 2021.

La proposition de loi dite « Sécurité globale » a été votée par l’Assemblée nationale et poursuit son cheminement parlementaire au Sénat. L’annonce par le gouvernement de la réécriture du texte par une commission indépendante a fait long feu puisqu’elle était tout simplement contraire au principe de séparation des pouvoirs. Une commission sénatoriale a consulté certaines organisations membres de la coordination en leur annonçant que l’article 24 de la loi serait bien réécrit pour être éventuellement introduit dans l’article 18 de la loi dite « Séparatisme ».

Aucune annonce n’a été faite à propos des articles 21 et 22 concernant la surveillance généralisée par drone et par caméra piéton, ni sur le Schéma national du maintien de l’ordre (SNMO). Le président de la République n’a pas davantage répondu à notre demande de rencontre formulée dans une lettre ouverte envoyée le 14 décembre.

C’est dans ce contexte que la coordination #StopLoiSécuritéGlobale a décidé de poursuivre sa mobilisation contre ces textes liberticides. Elle continuera jusqu’à ce qu’ils soient définitivement abandonnés.

Paris, le 10 janvier 2021

Rassemblement #2 contre la loi « Sécurité globale » : 12 décembre 2020, 15h

APPEL DE LA COORDINATION « LE MONDE D’APRES » A UNE MANIFESTATION A SAINT-MALO

Le film de la manifestation està regarder ici

La LDH Saint Malo vous invite à un rassemblement contre la loi « Sécurité Globale », le fichage et la surveillance des activités citoyennes : ce SAMEDI 12 DÉCEMBRE 15H – ESPLANADE SAINT VINCENT

(en partenariat avec la Coordination « Le Monde d’après » )

Vous devez vous munir d’une attestation dérogatoire à remplir, que vous trouverez ici.

*

Le rassemblement organisé le 28 novembre à Saint-Malo par la coordination « Le Monde d’après »* du Pays malouin contre la proposition de loi « Sécurité globale » a rassemblé plus de 400 personnes. Soutenue par l’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires et par des citoyen.ne.s n’appartenant à aucune organisation, cette action s’inscrit dans la dynamique d’un large mouvement national d’opposition à ce projet liberticide qui continue à s’enraciner.

Car ainsi que l’exprimaient les intervenants le 28 novembre, et parce qu’il constitue une atteinte gravissime aux libertés fondamentales, parce qu’il complète l’arsenal des textes antérieurs visant à instaurer un régime autoritaire et à réduire la liberté d’expression, ce projet doit être retiré. La réécriture de l’article 24 et la possibilité d’un tour de passe-passe visant à intégrer ce projet à la loi contre le séparatisme doivent inciter tou.te.s les citoyen.ne.s à la plus grande vigilance. La défense de la démocratie et son élargissement peuvent être le socle commun sur lequel les organisations progressistes sont en mesure de combattre localement les dérives autoritaires de ce pouvoir.

Pour sa part, la coordination locale « Le Monde d’après » reste très attentive et mobilisée par rapport à l’évolution du débat national sur la question des libertés publiques. A ce titre, elle appelle toute la population et toutes les organisations politiques, syndicales et associatives de la Côte d’Émeraude qui souhaitent s’impliquer dans ce vaste mouvement de protestation, à un rassemblement le samedi 12 décembre à 15 heures Esplanade Saint-Vincent à Saint Malo.

*Attac Pays malouin – Jersey, Femmes solidaires de la Côte d’Émeraude, FSU, Génération.s, Gilets jaunes, La France Insoumise, LDH, NPA, Osons !, Solidaires 35Pays de Saint-Malo, UDB

Rassemblement contre la loi « Sécurité globale » : libertés minimales

DEFENDONS NOS LIBERTES INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES :

RETRAIT DE LA PROPOSITION DE LOI « SECURITE GLOBALE » !

La LDH Saint Malo appelle à un rassemblement dans le cadre du collectif « Le Monde d’Après », le samedi 28 novembre 2020, à 15h, esplanade St Vincent à St Malo.

Vous trouverez ici l’attestation dérogatoire à remplir et avoir avec vous pour vous rendre à ce rassemblement. Egalement : la brochure « vos droits en manifestation »

Nous appelons tous les salarié.e.s, retraité.e.s, privé.e.s d’emploi et tou.te.s les personnes attachées aux principes démocratiques à participer à ce rassemblement public

L’Assemblée nationale vient d’adopter la proposition de loi relative à « la sécurité globale », dans le cadre d’une procédure accélérée. Celle-ci va être débattue prochainement au Sénat avant le vote solennel qui doit intervenir dans une huitaine de jours.

Ce texte contient de nombreuses atteintes au droit à la vie privée, à la liberté d’informer, au principe d’égalité, à la liberté de la presse, au droit de manifester et à des principes constitutionnels.

Il suscite une opposition très large dans la société : groupements démocratiques, syndicats de journalistes ou d’avocats, partis politiques, la défenseure des droits, la commission nationale consultative des droits de l’Homme et même le conseil des droits de l’Homme de l’ONU…

Des dizaines de milliers de personnes ont déjà manifesté contre ce projet dans tout le pays, ces derniers jours.

Pour nous membres de la coordination du Pays de Saint-Malo « le monde d’après », le texte qui entrera en discussion au Sénat a pour conséquence de faciliter la répression des militant.es, d’ouvrir de nouvelles possibilités de fichage des manifestant.e.s  et de conférer l’impunité aux pratiques violentes des « forces de l’ordre », telles les nassages, les gazages et les tabassages.

La liberté de la presse est également dans le viseur avec la création d’un nouveau délit qui va, de fait, rendre impossible la diffusion d’images des personnels de police ou de gendarmerie.

Par ailleurs, les entreprises de sécurité privée se verraient habilitées à exercer des missions de service public. Les polices municipales seraient dotées de prérogatives importantes qui relèvent pourtant des missions de l’État.

Pour toutes ces raisons, nous exigeons le retrait de cette proposition de loi qui s’en prend aux libertés fondamentales, dont celle de manifester.

Ce rassemblement a fait l’objet d’une déclaration à la sous-préfecture. Il se déroulera dans le respect des prescriptions sanitaires en vigueur.

Ciné Débat « Pas en mon nom »

L’AFPS Pays de Saint-Malo s’associe aux groupes locaux de l’ARAC, de la LDH et du Mouvement de la paix pour vous inviter à voir le film  » Pas en mon nom », puis à rencontrer son réalisateur Daniel Kupferstein
 le vendredi 23 octobre
 à 20 heures, au cinéma  » La grande passerelle »

Prix unique : 5 euros

Ce documentaire sorti en 2019 dure 1h32mn. Il fait intervenir Bernard Bloch, Emmeline Fagot, Andrée Bensoussan, Maurice Rasjfus, Karen Akoka, Rony Brauman, Robert Kissous, Esther Benbassa.

Les Français juifs sont souvent appelés à soutenir inconditionnellement l’État d’Israël. Pourtant un certain nombre d’entre eux s’y refusent.

Daniel Kupferstein est l’un d’eux. Il est allé à la rencontre de huit juifs de France, qui affirment leur opposition à la politique israélienne vis à vis des Palestiniens, tout en pointant les glissements antisémites qui visent à rendre tous les juifs coresponsables de la politique israélienne.

Les prises de position de ces juifs français mériteraient une plus large diffusion : elles écartent les amalgames qui entretiennent les haines religieuses et ethniques.

Pas en mon nom ! Bande annonce de Daniel Kupferstein

Nous vous espérons nombreux!

L’état d’urgence sanitaire permanent

Communiqué LDH

Pour la deuxième fois en quelques mois, et pour la sixième fois sous la Ve République, la France est placée sous un régime d’état d’urgence, décidé de manière discrétionnaire par le président de la République. Alors que la prorogation de la loi du 9 juillet 2020 organisant la sortie de l’état d’urgence sanitaire était en cours de discussion au Parlement le jour même de l’annonce présidentielle, le chef de l’Etat a choisi de recourir à un régime de rigueur renforcée qui octroie des pouvoirs exorbitants du droit commun à l’autorité administrative, sans véritable contrôle juridictionnel.

Décidé, une première fois en mars 2020, pour pallier les carences des pouvoirs publics en matière de politique de santé publique, l’état d’urgence sanitaire a finalement duré quatre mois.

Ce régime d’exception conduit à l’édiction de mesures coercitives privatives ou restrictives de libertés ou de droits, dont la violation est pénalement sanctionnée, attestant d’une approche gouvernementale purement punitive et de défiance à l’égard de la population. Comme précédemment avec le confinement des mois de mars et d’avril 2020, les couvre-feux décidés par les préfets exposeront à des dérives, abus de pouvoir, violences policières, et à des discriminations à l’égard notamment des personnes sans logement et des personnes migrantes. Ils accentueront les inégalités sociales et territoriales.

L’état d’urgence dénature aussi les institutions publiques renforçant la crise démocratique qui affecte notre pays, la confusion des pouvoirs se substituant, de fait, à la séparation des pouvoirs déjà fortement dégradée. Cette nouvelle mesure coercitive s’inscrit, en effet, dans un ensemble de lois ou de projets qui viennent restreindre nos libertés et nous soumettent à une surveillance généralisée.

Tout en ayant conscience du besoin de mettre en œuvre des mesures nécessaires, adaptées et proportionnées destinées à juguler l’épidémie en cours, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) entend rappeler avec force que la liberté doit demeurer, en toute circonstance, le principe et la restriction de police l’exception. Recourir à l’état d’urgence dessert voire met en péril la démocratie et altère l’Etat de droit.

Paris, le 16 octobre 2020

La LDH attaque en justice le nouveau schéma de maintien de l’ordre

LDH La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a décidé d’engager un recours devant le Conseil d’Etat à l’encontre du nouveau schéma du maintien de l’ordre. Elle considère que ce schéma porte atteinte à la liberté de la presse, d’observation, la liberté individuelle et à la liberté de manifester. ( 22 septembre 2020)

Pour en savoir plus : sur le maintien de l’ordre et les règles déontologiques, une analyse du Défenseur des Droits

Qu’est ce que la violence policière illégitime : la position de la Commission nationale Consultative des Droits de l’Homme

Un film sur la répression des manifestations et les menaces sur le droit des citoyen.ne.s à s’exprimer, soutenu par la LDH, à voir dans la région de Saint-Malo

« UN PAYS QUI SE TIENT SAGE » de David Dufresne
Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes sont l’objet d’une répression de plus en plus violente. « Un pays qui se tient sage » invite des citoyens à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État

En soutien à Danièle Obono, contre le racisme décomplexé de Valeurs Actuelles

Une députée noire portant les chaînes de l’esclavage au cou !

C’est par cette image que Valeurs Actuelles a illustré son roman-fiction de cette semaine, intitulé « Danièle Obono au temps de l’esclavage ».

Le « journal » d’extrême-droite, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de racisme, pousse ici sa nostalgie du colonialisme et de la mise en esclavage à son paroxysme, entre iconographie esclavagiste et révision de l’Histoire.

Alors que cet essai-fiction a pour objet d’imaginer que « chaque semaine, un personnage emprunte les couloirs du temps », Valeurs Actuelles choisit, pour le premier personnage Noir de cette série, de le renvoyer en Afrique au temps de l’esclavage et de lui faire porter les chaînes.

L’Afrique y est ici décrite selon les clichés européens les plus communs : elle réunit des femmes dont les lèvres sont écartelées et des hommes rétrogrades, au milieu de cafards grouillants et de tam-tam chantant.

Des silhouettes d’Africains ornent la mise en page du roman, des femmes et des hommes nus autour d’un feu de bois, d’autres marchant les poings liés et Danièle Obono la chaîne autour du cou.

Aussi, le récit fictif se vautre dans le révisionnisme et le négationnisme historique, puisqu’il exonère les Européens de toute responsabilité dans la traite transatlantique négrière.

Plus encore, c’est finalement un chrétien Français qui sauvera Danièle Obono de sa condition, un comble pour qui sait que c’est au nom de la chrétienté que l’Europe mit en esclavage aussi bien les Noirs que les Indigènes, ce qui fût consacré en France en 1685 par le Code Noir de Colbert qui les relégua au statut de « biens meubles ».

Alors qu’un Afro-Américain vient de recevoir sept balles dans le dos par un policier Blanc et qu’en France des dizaines de milliers de personnes se sont réunies à plusieurs reprises ces derniers mois contre le racisme, c’est ainsi que Valeurs Actuelles réagit aux mobilisations récentes des Black Lives Matter : en mettant les chaînes à une députée Noire à qui il compte faire payer ses positions courageuses sur le racisme en France et son soutien à ses victimes.

Valeurs Actuelles, dont Geoffroy Lejeune, son rédacteur en chef, est recruté sur C8 à partir de septembre, insère par ailleurs ce roman-fiction dans un numéro consacré à « l’ensauvagement », thématique chère à l’extrême-droite et au gouvernement de Macron, pointant du doigt les Noirs et les Arabes de France en feignant d’oublier que ce sont avant tout les orientations ultra libérales du gouvernement ainsi que le racisme structurel et systémique qui ensauvagent la société dans son ensemble.

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