AIDE AUX PLUS DEMUNIS : QUAND L’URGENCE S’AJOUTE A L’URGENCE

La section auboise de la LDH ne peut que s’alarmer de la situation extrêmement préoccupante des structures d’accueil aux plus démunis.

Hébergement d’urgence, aide alimentaire, soutien aux personnes en très grande difficulté : les associations, pour dévouées qu’elles soient, sont actuellement empêchées de remplir leurs missions, tant la disproportion s’accentue entre les moyens dont elles disposent et les besoins rencontrés sur le terrain.

C’est ainsi que depuis une semaine, l’accueil de jour du Samu Social, situé Boulevard Jules Guesde à Troyes, en est réduit à fermer les portes de son local exigu, et à « recevoir » les personnes sans abri dehors, sur le terre-plein. C’est un comble, puisque cet accueil a précisément pour fonction de procurer un lieu, une halte, à ceux qui n’ont pas d’hébergement. Mais comment accueillir dignement 80 personnes dans un local conçu pour 15, équipé d’une seule douche et d’un seul wc  ? Que devient la dignité des personnes accueillies, lorsque tous se pressent comme des indigents, ce qui ne manque pas de provoquer des frictions ? Comment assurer une écoute ? Et qu’en est-il de la sécurité des personnes ? Alors, malgré le déchirement que cela provoque chez les usagers ainsi que chez les aidants, les portes sont closes, et l’accueil se fait dehors…
De même, nous avons appris que le Secours Catholique ne pouvait plus recevoir les personnes dans ses bureaux, tant la pression des demandes va croissant.
Les travailleurs sociaux, conscients de leurs responsabilités, continuent vaille que vaille, tentent de s’adapter à l’augmentation des besoins, mais pendant combien de temps encore vont-ils tenir le coup ? Pour eux aussi, la souffrance est terrible, car leur dévouement est mis en échec, ils ne peuvent tout simplement plus exercer leur métier !

Seuls les pouvoirs publics ont les moyens de remédier à cela. 

Une pétition, rédigée par le Groupe de Veille (LDH, MRAP, CIMADE, SECOURS CATHOLIQUE, AAVEC… et des citoyens engagés à titre individuel) circule depuis le 1er mai 2017. NB : Vous pouvez, à titre individuel, vous joindre à ce Groupe de Veille. Contactez l’une des associations qui y participent.