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Ligue des droits de l’Homme

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Policiers mis en examen

Communiqué de Presse

Quatre policiers d’une unité de la brigade anti criminalité intervenue à Chanteloup les vignes ont été mis en examen suite à une enquête de l’IGPN concernant les circonstances d’une interpellation particulièrement violente réalisée le 16 octobre 2015.

Les violences constatées sur les images d’une vidéo mise en ligne par une habitante, ont été retenues à charge des policiers qui sont poursuivis pour violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique.

En outre l’usage d’un flash-ball en un tir à hauteur du visage et sans sommation a également été retenu à charge d’un policier pour justifier des violences volontaires avec arme.vs160211-002

Quant aux tentatives de réécriture des circonstances de l’intervention, comme cela est trop souvent constaté à la lecture des procès-verbaux de police, elles sont justiciables de poursuites pour faux en écriture publique, crime passible de la cour d’assises.

L’enquête de l’IGPN et les décisions de mise en examen du procureur confirment ce que la LDH dénonçait, avec les habitants de Chanteloup (communiqué de presse du 23 octobre 2015) quant au dévoiement de pratiques policières dans les quartiers d’habitat populaire, dont Chanteloup.

Nous resterons très actifs et vigilants quant aux suites judiciaires de ces mises en examen et aux pratiques policières sur la circonscription de sécurité publique de Conflans où les « dérapages » ont lieu aussi à Conflans, à Poissy, à Achères …

Au-delà de l’indignation légitime des citoyens de Chanteloup face à ces pratiques policières qui portent atteinte à la République, à la Démocratie, à la communauté nationale, nous les appelons à se mobiliser dans la durée et dans des dynamiques démocratiques pour que l’Etat, avec les autorités policières et judiciaires, garantisse les conditions du fonctionnement de toutes les forces de police dans le cadre strict des dispositions législatives et réglementaires concernant la sûreté individuelle des citoyens.

Dans le contexte de prolongation de l’état d’urgence, particulièrement inquiétant pour les libertés publiques et individuelles dans les quartiers d’habitat populaire, la LDH renforcera sa présence et son action, avec les habitants, à Chanteloup et sur l’ensemble des communes relevant de l’action du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine et transmettra aux autorités policières, judiciaires et politiques tout manquement de policiers aux règles républicaines dont elle aura connaissance directement et par les témoignages qu’elles continuera de recueillir.

communiqué de presse

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Lettre aux parlementaires des Yvelines

Réforme de la Constitution sur l’état d’urgence et la déchéance de la nationalité
Interpellation des parlementaires des Yvelines

Fédération des Yvelines

Madame et Messieurs les députés des Yvelines,
Mesdames et Messieurs les sénateurs des Yvelines,

Dans les prochains jours ou semaines, vous allez être amenés à voter le projet de loi visant à modifier notre Constitution, garante de nos libertés fondamentales. Ce projet vise à y introduire le principe de l’état d’urgence et la déchéance de nationalité. Vous serez également amenés à voter une nouvelle prolongation de l’état d’urgence, proposée par le gouvernement. Nous, membres de la « Ligue des Droits de l’Homme », en conscience, vous demandons solennellement de voter contre le projet de loi constitutionnelle et contre la prolongation de l’état d’urgence.

Inutile au regard des objectifs annoncés, le projet de révision de notre Constitution porte en lui un véritable danger pour notre République et toutes les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui l’animent.

En constitutionnalisant l’arbitraire et les atteintes aux libertés fondamentales, et en introduisant l’inégalité de traitement entre les Français en raison de leur origine, ce projet de loi ouvrirait une brèche profonde dans notre Constitution qu’il sera alors bien difficile de refermer. Les alertes émises par la « Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme », au sujet de la révision constitutionnelle, et par l’ONU, qui appelle la France à ne pas prolonger l’état d’urgence, estimant qu’il impose des « restrictions excessives et disproportionnées sur les libertés fondamentales », sont à ce titre édifiantes. Nous en appelons à votre responsabilité républicaine et vous demandons d’être à la hauteur des enjeux.

Nous sommes bien conscients du traumatisme provoqué par les attentats sur nos concitoyens, conscients aussi du besoin de sécurité, mais ni la réforme constitutionnelle ni la prolongation de l’état d’urgence n’apporteront de solution à ce besoin.

En espérant que notre contribution saura retenir votre attention, nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’assurance de nos sentiments respectueux et dévoués à la cause des droits de l’Homme.

Pierre Déjean
président de la fédération
yvelines@ldh-france.org

La lettre en pdf

 

30 janvier – nous ne céderons pas!

Nous manifesterons le 30 janvier 2016

Communiqué du collectif « Nous ne céderons pas ! »

 nousnecederonspas

Café des droits le 22/1/16

22ème café des droits 22 janvier 2016 au Terminus (gare d’Andrésy):

-« l’Urgence, dans tous ses états? »

19 associations pour sauver la Prev.

19 associations signataires pour soutenir la PREV dans les Yvelines

Communiqué de presse 19-12-2015 PSY VF-0001

La jungle Tibétaine

20151127_0002xUn reportage émouvant sur la situation inhumaine vécue par les migrants Tibétains demandeurs d’asile.

Partagez cette vidéo le plus possible.


 

 

 

 

 

Café des droits à Conflans

Jeudi 17 décembre de 17h30 à 18h30

Café des Droits pour la première fois

au CAFE DE LA GARE, Place Coutisson (Gare Conflans Centre)

sujet proposé: Jeunes, Espoir ou Danger?

cafécoutisson

 

Communiqué de Presse, 4 décembre 2015

Collectif Prévention Spécialisée des Yvelines

le communiqué en pdf

Le 27 novembre 2015 le Président du Conseil Départemental, Pierre Bédier a annoncé le report du débat et du vote sur le financement de la Prévention Spécialisée dans les Yvelines. Ce sera probablement le 18 décembre.Communique Prévention Spécialisée 4-12-2015 logos-0001

Madame Arenou, 2ème vice-Présidente et Maire de Chanteloup-les-Vignes a été chargée d’une mission d’étude pour réexaminer le projet initial.

Il envisageait de supprimer l’action éducative des éducateurs de rue sur 12 villes du département : Ablis, Achères, Aubergenville, Carrières-sous-Poissy, la Celle-Saint-Cloud, Conflans-Sainte-Honorine, Magny-les-Hameaux, Rambouillet, Saint-Cyr-l’Ecole, Saint-Germain-en-Laye, Verneuil-sur-Seine, Versailles.

Achères, ne figure plus sur cette liste. Elle est remise en territoire prioritaire. Elle sera l’objet d’un appel à projet. Nous en sommes satisfaits.

Si la décision se confirmait pour les autres villes, plus de 3500 adolescents et adolescentes ne seraient plus accompagnés individuellement, sans compter le cortège de conséquences désastreuses de cet abandon sur les parents, les fratries, les groupes de pairs, sur la cohésion sociale, sur le travail partenarial, sur le renforcement prévisible des logiques sécuritaires.

Le report, annoncé le 27 novembre, témoigne de la montée des oppositions contre cette décision néfaste d’abandon.

Madame Christine Boutin a rendu la sienne publique.

Des Maires/Conseillers Départementaux discutent âprement pour le maintien des éducateurs de rue sur leur commune.

Les professionnels se mobilisent avec la société civile sur chaque territoire et à l’échelle départementale. Des organisations syndicales soutiennent les mobilisations contre cette décision.

Les partis de Gauche, non représentés au Conseil Départemental, expriment leur complet désaccord avec ce projet.

Bref, la brutalité de cette décision et son caractère incohérent sont de plus en plus dénoncées.

A l’heure où l’horreur s’est abattue sur Paris, sur Saint-Denis, sur la France, dix mois après les tragiques attentats de janvier, à l’heure ou l’insécurité sociale s’accroît, nous devons, plus que jamais, réaffirmer notre « devoir de Fraternité » envers la jeunesse. Ce devoir de Fraternité porte un nom : Éducation.

D’ici le 18 décembre :

  • Nous amplifierons la mobilisation localement et sur le département par de multiples initiatives.
  • Nous alerterons, dans le cadre des appels à projet qui vont paraître sur les risques, d’une réorganisation des interventions de la Prévention Spécialisée, qui priveraient les jeunes et leurs familles de la présence quotidienne des éducateurs sur leurs lieux de vie.
  • Nous interviendrons auprès des élus, auprès de Madame Arenou, auprès du Président Bédier pour faire entendre qu’il y a un état d’urgence sur notre département, celui de l’Éducation dans les quartiers populaires.

Dès à présent nous appelons les jeunes, leurs familles, les professionnels de la Prévention Spécialisée et leurs partenaires, les acteurs de la société civile, les organisations syndicales et politiques, les élus à venir nombreux, le 18 décembre, au Conseil Départemental pour dire d’une même voix, dans le cadre des lois de notre République, que l’Éducation et la Prévention Spécialisée ne sont pas des choix. Encore moins des choix budgétaires alors que le budget départemental de la Prévention Spécialisée représente moins de 1% du budget global du Conseil Départemental.

L’Éducation est une obligation absolue

La Prévention Spécialisée est une impérieuse exigence

Nous n’y renoncerons jamais.

 

  • Premiers signataires: Attac 78, ATD Quart Monde Yvelines, CEMEA IdF (Centre d’Entraînement aux Méthodes d’Education Actives), CES (Confluence Energies Solidarités), CGT Yvelines, CNLAPS (Comité National des Acteurs de la Prévention Spécialisée), Eclaireurs et Eclaireuses de France IdF, EELV Yvelines, FCPE Yvelines, LDH fédération des Yvelines, MJC fédération des Yvelines, ONES (Organisation Nationale des Educateurs Spécialisés), PCF des Yvelines, PG des Yvelines, PS fédération des Yvelines, SUD santé-sociaux 78

 

ETAT d’URGENCE EDUCATION

Oui à un avenir avec la Jeunesse des quartiers populaires
Oui à la Prévention Spécialisée
Alerte, Etat d’Urgence pour l’Education

Le Conseil Départemental des Yvelines veut interrompre, le 31 décembre 2015, le financement de l’action éducative de la Prévention Spécialisée (éducateurs de rue) dans 13 villes du département dont Conflans. A l’heure où l’horreur s’est abattue sur Paris, sur la France, cette décision est scandaleuse, incohérente, imbécile. Elle va entraîner l’arrêt brutal de plus de 3000 accompagnements de jeunes (plus de 300 à Conflans). C’est un abandon de la jeunesse des quartiers populaires.

Ne les laissons pas faire.

Etat d’Urgence pour l’Education dans les quartiers populaires.

L’Education n’est pas un choix, encore moins budgétaire.

C’est une obligation absolue,
notre devoir de Fraternité envers la jeunesse.

Dossier éducation spécialisée

Signer la pétition en ligne

13 novembre 2015, Communiqués

Communiqué de la section LDH Conflans Andrésy Chanteloup, Maurecourt.

L’abominable horreur de la haine et du goût de la mort a encore assassiné à Paris. Ils ont fait un carnage de guerre. Ce ne sont pas seulement Paris et la France qui sont meurtries, c’est l’Humanité qui saigne. Nous devons y faire face, Ensemble.
Il va y avoir la fermeté de l’Etat. Elle est inévitable. Elle est nécessaire. Elle est légitime. Elle doit être limitée dans le temps, mesurée et s’exercer dans le strict respect du droit, sans aucune désignation et stigmatisation de qui que ce soit.12239675_10153113439825443_6281160671046359580_n
Il va y falloir aussi notre volonté commune, indéfectible pour défendre notre démocratie, pour faire société tous ensemble, pour contribuer, sans jamais renoncer, à construire l’Humanité, « cette Humanité qui n’existe pas encore ou si peu » disait Jaurès.

 

Communiqué National de la LDH: « Ils ne gagneront pas « 

L’assassinat de plus de 120 personnes à Paris dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015 restera comme un des pires outrages infligé aux habitants de ce pays. Ces actes provoquent horreur et révolte.
C’est d’abord aux victimes et à leurs familles que la LDH pense en toute solidarité et avec émotion.
Parce que notre démocratie a le droit et le devoir de se défendre, l’adoption de mesures exceptionnelles peut répondre à l’urgence du moment.
Ces mesures qui s’ajoutent aux possibilités déjà très larges ouvertes par la législation antiterroriste ne peuvent être appliquées que pour une période limitée et doivent l’être sans aucune stigmatisation. C’est ensemble, tous ensemble, que nous devons répondre à l’immense défi qui nous est lancé. C’est par une réaction citoyenne que nous devons réaffirmer notre volonté de vivre ensemble et de protéger notre démocratie et nos libertés parce que nous refusons la peur et parce que les assassins ne gagneront pas.

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