écrire pour la fraternité

Concours « Ecrits pour la fraternité »

Le concours

Chaque année, depuis 1991, la Ligue des droits de l’Homme organise le concours national d’« Écrits pour la fraternité », c’est une première en Mayenne.

Le thème du concours :

« Il faut choisir : se reposer ou être libre »
(Thucydide)

Ce concours est ouvert aux élèves, de la maternelle au lycée.

Les élèves – citoyen-ne-s de demain – sont amenés à s’exprimer librement sur un thème lié aux droits de l’Homme.
Un jury local décernera les prix pour la Mayenne et fera sélection des œuvres qui seront présentées au concours national.

Informations complémentaires :

L’exercice de la liberté dans une société réellement démocratique, c’est agir, combattre, défendre, proposer, construire, participer à la vie publique… Ce que l’historien Thucydide, contemporain de Périclès, père de la démocratie athénienne, exprima en ces termes : « Il faut choisir : se reposer ou être libre. »

C’est à cette déclaration que la Ligue des Droits de l’Homme invite à réfléchir.
Ce thème de la liberté concerne tous les aspects de notre vie quotidienne et offre un champ de réflexion très large, que chacune et chacun traitera en fonction de ses préoccupations et de ses projets

Résultats du concours :

Premiers ex aequo :

« le parcours du combattant »

le parcours du combattant

et

« On n’est pas des Tchoins »

texte On n’est pas des Tchoin

Troisième :

 » La honte » ;

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Laïcité

Ligue des Droits de l’Homme 53

                         Ligue de l’Enseignement 53

                                                       Libre Pensée 53

 

Le 9 avril 2018 le Président de la République a prononcé un long discours devant l’assemblée des Evêques français. Nos trois organisations mayennaises approuvent chacune les communiqués de leurs instances nationales qui se sont prononcées sur le sujet. Elles ont toutefois considéré utile et urgent d’exprimer unitairement l’essentiel des appréciations qu’elles partagent.

La loi du 9 décembre 1905 dite « de séparation de l’Eglise et de l’Etat » affirme que « L’Etat ne reconnait, ne salarie ni ne subventionne aucune religion ». Elle garantit à tous les citoyens la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire. Aux croyants elle assure le libre exercice du culte de leur choix.

Dans ce cadre, comme le reste de la société civile, les cultes jouissent de la liberté d’expression qui permet le dialogue et la participation au débat public ; l’histoire témoigne qu’ils n’ont jamais hésité à en user.

Par un récit partisan, partiel et personnel de l’histoire de l’Eglise, le Président de la République présente les catholiques comme « communauté » exemplaire pour la nation. Pratiquant le mélange des genres entre ses convictions propres et sa parole de Chef de l’Etat – donc représentant de tous les citoyens – il prend ainsi une posture qui nous interpelle.

– Ses propos excluent implicitement les citoyens non catholiques et non croyants de l’engagement vertueux et désintéressé dans le champ social et politique.

– Il privilégie la croyance et l’engagement religieux comme seules dimensions spirituelles de la conscience humaine et citoyenne.

– Sa vision exprime une conception communautariste de la société française, de la gestion de ses  problèmes et de ses contradictions.

Il est d’autre part troublant qu’il accorde la primeur de ses réflexions sur la future loi de bioéthique aux dignitaires de l’église catholique alors que les représentants élus de la nation n’ont pas encore débattu du sujet !

Il est par ailleurs surprenant qu’il étale des bons sentiments sur la question migratoire compte tenu de la politique actuelle en la matière.

Pour le respect de la loi de 1905 et de la constitution laïque du pays,  ce n’est pas le lien entre l’Eglise et l’Etat qu’il y aurait lieu de « réparer », mais c’est le lien entre la République et la laïcité qui doit être  réaffirmé  et qu’il faudrait éviter d’abîmer.

Nos trois organisations appellent tous les citoyens attachés à la laïcité, les associations, partis et associations démocratiques, à la plus grande vigilance et à la mobilisation, si les intentions du Président de la Républiques se précisaient, quelle qu’en soit la manière, au détriment du principe de séparation entre les Eglises et l’Etat.

Laval le 12 avril 2018