Répression du pouvoir en Equateur contre les manifestations de la population qui depuis une semaine s’oppose à la hausse du prix de l’essence

Publié par la rédaction de Paris Match et AFP

En Equateur, cinq morts dans les manifestations, selon un nouveau bilan

Paris Match | Publié le 10/10/2019 

La Rédaction, par AFP

Au moins cinq civils ont été tués dans des manifestations qui secouent l’Equateur depuis une semaine, en réponse à la hausse du prix de l’essence.

Cinq civils, dont un dirigeant indigène, ont trouvé la mort durant les manifestations qui secouent l’Equateur depuis une semaine contre la hausse du prix de l’essence, ont annoncé jeudi à l’AFP les services du Défenseur du peuple, un organisme d’Etat.

« La première victime est un homme qui a été écrasé dimanche dans la province d’Azuay (sud). Les quatre autres sont décédées à Quito », a précisé une source de cette institution, sans indiquer les circonstances des quatre nouveaux décès.

« Nous appelons le gouvernement à mettre fin à la violence et à garantir le droit de manifester de manière pacifique », a ajouté le communiqué du Defenseur du peuple.

Selon cet organisme, Inocencio Tucumbi, dirigeant indigène originaire de la province de Cotopaxi, est décédé lors de la grande manifestation de mercredi à Quito. La cause n’a pas été précisée.

Un mouvement social inédit depuis 2007

Le précédent bilan officiel faisait état d’un mort et 766 arrestations. Par ailleurs, en une semaine, les manifestations ont fait au moins 122 blessés, selon la Croix Rouge.

Le petit pays andin est secoué depuis début octobre par un mouvement social inédit depuis 2007, marqué par des blocages de routes et de puits pétroliers en Amazonie, des manifestations parfois violentes et des grèves.

Le président équatorien Lenin Moreno va tenter jeudi de renouer le dialogue avec la communauté indigène en colère, au lendemain d’une manifestation monstre à Quito.

Début octobre, le gouvernement a adopté une réforme mettant fin aux subventions sur le carburant, qui a fait bondir les prix à la pompe de plus de 100%. Les manifestants en demandent le retrait.

Comité régional LDH Ile-de-France – JOURNÉES D’ÉTUDE 2019 : « L’EFFECTIVITÉ DES DROITS À L’ÉPREUVE DE LA PAUVRETÉ », PARIS, 13 JANVIER 2019

Voici la remarquable table-ronde organisée par le Comité régional Ile-de-France le 19 janvier sur le thème pauvreté et droits de l’Homme, très appréciée de l’ensemble des participants, conclue par Alain Esmery, et filmée avec l’accord des intervenants.
Les enregistrements audio sont accessibles à l’adresse :
 

Se sont succédées les interventions (pouvant être écoutées séparément) de

–> Anne Brunner,

cheffe de projet à l’Observatoire des inégalités, et co-rédactrice de son rapport sur la pauvreté en France, en octobre 2018 (téléchargeable gratuitement sur www.inegalites.fr/L-Observatoire-des-inegalites-publie-son-premier-rapport-sur-la-pauvrete )

–> Geneviève de Coster,
représentante du mouvement international ATD Quart Monde (Agir Tous dans la Dignité – www.atd-/populations-dici-et-dailleurs-ensemble-pour-la-dignite ) au sein de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH). Outre une présentation de l’approche globale, de terrain, d’ATD, comme elle a été l’une des 6 personnes ayant rédigé l’Avis CNCDH de mai 2018 sur les “maltraitances dans le système de santé”, elle a consacré un petit focus sur les difficultés d’accès aux soins.

–>  Nicolas Benies,

économiste, signataire du Manifeste des Economistes Atterrés dès 2010, membre fondateur de “Copernic” (www.fondation-copernic.org/), auteur d’ouvrages pour tout public comme son « Petit manuel de la crise financière et des autres » (http://soufflebleu.fr/author/nbenies/).

 

Rassemblement unitaire à Perpignan en solidarité avec les Gilets jaunes et les lycéens réprimés (+ photos)

Le rassemblement à l’initiative de la CGT-66 le vendredi 14 décembre devant la gare de Perpignan « pour une autre répartition des richesses » est devenu une manifestation de solidarité avec le mouvement des Gilets jaunes.  Participation de plusieurs organisations (CGT, Solidaires, PCF, NPA, LO,…) et associations. Des gilets jaunes étaient présents et l’un d’eux est intervenu sous les applaudissements des 300 manifestants présents.

Comme l’a déclaré la CGT « Emmanuel Macron et son gouvernement n’ont toujours rien compris : le cap libéral et l’austérité sont maintenus. Dans une allocution enregistrée de 13 minutes, le président de la République s’est livré à un véritable exercice d’enfumage ! Une opération de communication alliant menaces, misérabilisme et mea culpa hypocrite, dès les premières minutes de son intervention… »

En solidarité avec les jeunes lycéens de Mantes réprimés une minute de silence a été observée agenouillé(e)s au sol…

Des adhérents de la LDH-66 étaient présents.

Photos de Jean-Christophe Milhet

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Photos de Mélina Dufraigne