La Ligue des droits de l’Homme inquiète

SÉCURITÉ

 La LDH du Pays royannais milite contre le projet de loi
« Sécurité globale » et s’est rapprochée des députés.

Dans un communiqué, la section Pays royannais de la Ligue des droits de l’Homme(LDH) s’inquiète du recul des libertés et des droits fondamentaux présent dans le projet de loi  » Sécurité globale » qui sera présenté au Parlement ce mardi. Elle a d’ailleurs interpellé les députés de Charente-Maritime sur le sujet pour dire « non à l’obsession sécuritaire ». « Ce texte prévoit d’étendre aux polices municipales des compétences de la police nationale. De plus, il organise une privatisation de la police en contradiction flagrante avec les normes constitutionnelles en déléguant aux agents privés de sécurité des pouvoirs réservés à la police judiciaire », constate la LDH du Pays royannais.


« Des risques considérables »

Et de faire remarquer, toujours dans le communiqué, « qu’allant encore plus loin dans la surenchère sécuritaire, il prévoit d’instaurer une surveillance généralisée de l’espace public, en autorisant l’État à utiliser des drones avec caméras. Il propose aussi l’utilisation immédiate des images des “caméras mobiles” portées par les policiers et leur analyse automatisée pour reconnaître en temps réel l’identité de tous les manifestants (reconnaissance faciale). »

Enfin, la LDH du Pays royannais ne comprend pas pourquoi « le texte prévoit la pénalisation de la diffusion d’images de policiers ou de gendarmes agissant dans le cadre de leurs missions d’ordre public, portant atteinte à la nécessaire transparence de ces opérations».

Et d’assurer qu’«une telle mesure, avec des sanctions très lourdes (un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende) empêcherait tout contrôle citoyen, voire le travail des journalistes, en favorisant l’impunité d’auteurs de violences policières ». Pour la LDH, « les risques sont considérables ».

Journée internationale des migrants

Un collectif d’associations dont la LDH appelle à participer au cercle de silence qui aura lieu :

Vendredi  18 décembre entre 17h30 et 18h30 Place Ch. de Gaulle ROYAN

Munis d’une lumière (bougie, lampe électrique, frontale…) vous pouvez nous rejoindre à tout moment, quelle que soit la durée de votre participation.

Depuis 2007, un peu partout en France, des citoyens  se rassemblent et forment un cercle  pour observer 1 heure silencieuse.

Cette démarche vise à dénoncer le non respect des droits fondamentaux des migrants et sans papier en France.

Le choix d’un Cercle (figure géométrique ronde, sans angles) n’est pas  anodin. Quel que soit son statut , personne n’y occupe une place prédominante. Chacun y trouve sa place, à égale distance du lanterneau central.

Le silence permet ainsi d’unir des personnes qui seraient facilement divisées par les paroles, les idéologies ou les croyances. Dans le Cercle de Silence au contraire, pas question d’argumenter ou de s’opposer à l’autre à cause de sa religion, de ses idées.

Les cercles de silence  regroupent tous les courants de pensée et sont ouverts à tous. Ils cherchent à attirer l’attention sur les conditions de vie des migrants en France et partout dans le monde.

Par notre participation :

         Nous n’acceptons pas que la France, en vertu de lois de plus en plus dures, refuse sa protection aux demandeurs d’asile exposés à de très graves dangers dans leur pays d’origine.

            Nous n’acceptons pas que sous prétexte de sécurité des personnes soient brutalement évacuées de leur installation précaire  sans possibilité de mise à l’abri dans des structures d’accueil appropriées.

         Nous n’acceptons pas que soient prises en notre nom des dispositions  qui brisent des vies et détruisent couples et familles.

         Nous refusons les interpellations au faciès, l’expulsion et l’enfermement inhumain d’adultes et d’enfants en centres de rétention administrative ainsi qu’en zones d’attente d’aéroports et l’existence même de ces lieux..
           

          Nous voulons que la France redevienne un pays d’accueil, sans cesse enrichi et transformé par des êtres humains venus du monde entier.

Ciné-débat

ANNULÉ

Film : « Un pays qui se tient sage »

David Dufresne (documentaire sur les violences policières) :

mardi 10 Novembre à 20h30

au cinéma du Relais de St Georges

en partenariat avec CREA

Débat animé par Pierre-Antoine Cazau, président de la section LDH de Bordeaux qui travaille sur le sujet depuis 2 ans et connaît le film et Jean-Claude Guicheney, délégué Régional Nouvelle Aquitaine (ils font partie de l’Observatoire girondin des Libertés publiques).de Lucas Belvaux (fiction sur la guerre d’Algérie) ne sera pas en partenariat mais soutenu par la LDH car live avec le réalisateur en direct du festival du cinéma européen :

Rassemblement à Royan Mercredi 21 octobre à 15h

Ce vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty a été assassiné devant le collège où il enseignait l’histoire et la géographie.

Victime d’un attentat perpétré au nom d’une conception dévoyée de l’Islam, il était depuis plusieurs jours la cible d’une vindicte publique parce qu’il avait montré des caricatures de Mahomet dans l’une de ses classes où il étudiait avec ses élèves la liberté d’expression. Comme tout enseignant, il cherchait ainsi à préparer des jeunes à l’exercice de l’esprit critique, condition essentielle à une pleine citoyenneté.

Face à cette horreur, nous appelons les citoyennes et les citoyens à se rassembler Mercredi 21 octobre, jour de l’hommage national, à Royan, Carrefour des Droits de l’Homme à 15 h, pour dire combien nous sommes attachés à la liberté d’expression, que nous refusons les logiques extrémistes et obscurantistes et que la laïcité est le garant de la liberté de conscience.

1er mai 2019 : prise de parole de la LDH Pays royannais

La LDH Pays royannais a participé à la manifestation du 1er mai à Royan. Voici le texte lu par son porte-parole :

Mesdames et messieurs, cher.e.s ami.e.s,

Pourquoi avons-nous choisi de nous rassembler aujourd’hui, à Royan, un 1er mai ?

Militantes et militants de la Ligue des Droits de l’Homme, aux cotés de citoyennes et des citoyens attaché.e.s aux valeurs de la République, nous sommes réuni.e.s ce matin à Royan, comme partout en France, d’abord en souvenir des tragiques événements du mai 1886 à Chicago :

  • Le 1er mai, les syndicats états-uniens lancent une grève générale pour obtenir la semaine de 48 heures
  • Le 3 mai, des centaines d’ouvriers sont réunis à l’usine McCormick : au moment de la dispersion de la manifestation, les policiers chargent : il y a des morts et des dizaines de blessés.
  • Le 4 mai, une nouvelle manifestation est organisée ; et de nouveau, au moment de la dispersion, alors qu’il ne reste plus que quelques centaines d’ouvriers dans Haymarket Square, 180 policiers chargent la foule encore présente. Quelqu’un jette alors une bombe. Bilan : 12 morts dont 7 policiers. La police arrête 8 militants anarchistes. Un procès, commencé le 21 juin 1886, en condamne 5 à mort ; malgré l’agitation internationale, ils sont pendus le 11 novembre.
  • En 1889, cent ans après la Révolution Française, il fut donc décider de faire de chaque 1er mai un moment de mobilisation citoyenne et de lutte à travers le monde.

Au-delà donc de la liste des revendications inscrites sur le tract d’appel à manifester pour aujourd’hui (dont la LDH souhaite préciser qu’elle ne partage pas la totalité du contenu), nous sommes avant tout et malgré cela réuni.e.s ce matin pour affirmer haut et fort notre attachement viscéral au droit à manifester.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dans son article 10, souligne que « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

Force est de constater et nécessité est surtout de déplorer que le gouvernement actuel a une conception bien singulière de la notion de « trouble à l’ordre public ».

Sous prétexte de vouloir en éliminer toute trace, le gouvernement assume et organise

  • un usage disproportionné de la violence par les forces de l’ordre
  • l’utilisation d’armes présentées comme non-létales, les sinistrement célèbres « lanceurs de balles de défense » reconnus comme « arme de guerre » par la réglementation internationale
  • l’intimidation et l’arrestation de journalistes

Les répressions violentes des dernières manifestations ont des conséquences dramatiques sur celles et ceux qu’elles touchent. Chacune et chacun est susceptible de les subir.

De surcroit, la « loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations » (dite loi anticasseurs) adoptée par l’Assemblée nationale et promulguée par Emmanuel Macron le 10 avril dernier reste, malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel, une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs.

Or « si l’homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout » écrivait Albert Camus.

La Ligue des Droits de l’Homme, fidèle à son histoire et à la mission qu’elle s’est fixée depuis plus de 110 ans, (« défendre tous les droits, partout, pour toutes et pour tous »), appelle toutes les citoyennes et tous les citoyens à agir pour la défense des libertés publiques. Elle exige l’abrogation de la loi du 10 avril 2019 et elle somme le gouvernement de garantir à toutes et à tous la liberté de manifester.

Dans la boîte à outils de la citoyenne et du citoyen que nous sommes, se trouve effectivement le droit de manifester mais aussi le droit de vote. Un droit qui ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

Or les élections pour renouveler le Parlement européen approchent et la voix de chacune et de chacun peut peser sur l’avenir de l’Europe. C’est pourquoi la LDH appelle à participer au scrutin du 26 mai prochain.

Partout dans l’Union européenne, l’égalité d’accès aux droits fondamentaux recule avec la montée des précarisations ; la démocratie et les libertés publiques sont attaquées ; le droit d’asile est bafoué ; la solidarité avec celles et ceux qui sont privés des droits en arrive à être criminalisée.

Voter, c’est s’exprimer pour une Union européenne et des pays membres qui agissent en cohérence avec les valeurs proclamées d’égalité, de solidarité et de justice alors que ces valeurs, trop souvent, ne sont pas au centre des politiques publiques.

Voter, c’est dire par le vote que :

  • nous voulons « une Europe qui garantisse l’accès aux droits fondamentaux », cela pour toutes les personnes qui résident sur son territoire, sans distinction ;
  • pour chacune de ses politiques « l’Europe doit mettre les droits devant tous les autres considérants» ;
  • « l’Europe doit être un espace de libertés et de la démocratie » en s’opposant à ceux qui répondent au terrorisme, aux crises sociales, aux effets des déséquilibres internationaux, en restreignant les libertés et la démocratie.

Exprimer cela, c’est ne pas voter pour ceux qui disent que les droits ne sauraient être les mêmes pour toutes et tous et qu’ils seraient mieux assurés s’ils étaient réservés aux nationaux ! Il s’agit de refuser les expressions des extrêmes droites qui affirment que les droits ne doivent pas être universels.

Exprimer cela, c’est rappeler que les politiques publiques ne peuvent se limiter au seul objectif de « l’égalité des chances ». Menées depuis des décennies, ces politiques ultralibérales, qui oublient la solidarité, n’assurent pas l’accès effectif aux droits pour toutes et tous. Elles induisent les peurs et des précarités dans lesquelles nos sociétés s’enfoncent.

La LDH, qui partage avec nombre d’associations actives partout en Europe le combat quotidien pour l’effectivité des droits, espère trouver demain dans les institutions européennes des personnes élues qui porteront l’objectif de « tous les droits pour toutes et tous ». Nos combats auront besoin de forces politiques qui les partagent.

A chacune et à chacun de le permettre en votant le 26 mai.

 

Vendredi 29 mars à 18h : conférence sur la naissance des frontières au Proche-Orient

Vendredi 29 mars à 18h à la maison des associations de Royan, la LDH et l’association Saintonge -Syrie organisent une conférence sur « les accords Sykes-Picot et la naissance des frontières au Proche-Orient » avec Annick Neveux-Leclerc.

« Les invisibles » – Mercredi 30 Janvier à 20h30 à Ronce les Bains

En partenariat avec CREA et dans le cadre de l’AVANT Rencontres du livre et du citoyen, la LDH organise mercredi 30 janvier 2019 à 20h30 au cinéma de Ronce les Bains un ciné-débat autour du film :

AVANT les Rencontres : les diseurs de mots

AVANT les 5èmes Rencontres du livre et du citoyen, qui auront lieu les 9 et 10 février 2019, la Ligue des Droits de l’Homme (section du Pays royannais), en collaboration avec les « Diseurs de mots », plusieurs médiathèques de l’agglomération et la librairie « L’encre et la boussole » de La Tremblade, vous propose cinq manifestations du 29 janvier au 8 février.

Gros plan sur les diseurs de mots.

Les diseurs de mots

« Les diseurs de mots » sont cinq passionné.e.s, amoureuses et amoureux de la lecture qui savent, mieux que quiconque, mettre en mots les textes.

Spécialement pour les Rencontres, ils ont glané des pépites dans l’œuvre des auteur.e.s invité.e.s, pépites dont ils sauront nous transmettre la saveur.

Au programme, la lecture d’extraits des ouvrages suivants :

  • Emmanuelle Favier : Le courage qu’il faut aux rivières – Albin Michel
  • Amandine Dhée : La femme-brouillon – La Contre Allée
  • Marie Rajablat : Les Naufragés de l’enfer – Digobar
  • Pauline Delage : Droits des femmes. Tout peut disparaitre – Textuel
  • Sedef Ecer : Va jusqu’où tu pourras– Lansman
  • Roddy Doyle : La femme qui se cognait aux portes – Laffont ; Pavillon Poche
  • Anjana Appachana : Babu – Zulma

 

Mardi 29 Janvier – 16h30 : Bibliothèque d’Arvert

Mercredi 30 Janvier – 18h : Centre socio-culturel Marne Yeuse de Royan

Jeudi 7 Février – 18h : Médiathèque de La Tremblade

Vendredi 8 Février – 18h : Médiathèque de Marennes

Mardi 5 février : « Filles De Mai » à La Tremblade

Dans le cadre de l’AVANT Rencontres du livre et du citoyen 2019, la librairie « L’encre et la boussole » de La Tremblade (partenaire des Rencontres) organise, mardi 5 février à 18h30, une rencontre avec Monique Bauer.

Elle a coordonné l’ouvrage collectif « Filles de Mai : Mon Mai à Moi » (éditions Le Bord de l’Eau) :

Rencontres du livre et du citoyen : qu’est-ce que c’est ?

La section royannaise de la LDH organise depuis 2012 les « Rencontres du livre et du citoyen ».

L’objectif de cette manifestation est de faire le lien entre la littérature et les grandes questions de société qui nous font face aujourd’hui. (suite…)

CINÉ-DÉBAT le 16 décembre au CREA à 20h30

« Le CHANT DES VIVANTS »

DE CÉCILE ALLEGRA

RENCONTRES DU LIVRE ET DU/DE LA CITOYEN/NE 19 et 20 février 2022 « La liberté d’expression »

Quelques articles de presse

Les auteurs

Librairies et dédicaces

Le public

RENCONTRES DU LIVRE ET DU/DE LA CITOYEN/NE

19 et 20 février 2002

Organisées par la Ligue des Droits de l’Homme

au relais de la Côte de beauté, à Saint-Georges-de-Didonne

Les 4èmes et 3èmes du Collège André ALBERT de Saujon, rencontrent des journalistes

Emmanuelle Stroesser journaliste pigiste (journaliste qui travaille pour plusieurs rédactions),

Julien Fleury, journaliste à France Bleu La Rochelle et

Ronan Chérel journaliste au quotidien Sud Ouest 

étaient présents au collège les 02 et 03 février, pour échanger avec les élèves de 4èmes et 3èmes autour du métier de journaliste.

Lisez l’article en suivant ce lien

https://etab.ac-poitiers.fr/coll-saujon/spip.php?article2383

LES AUTEURS PRÉSENTS AUX RENCONTRES

Pourquoi il nous a plu : ce livre est une plongée factuelle dans les entrailles de la vie des journalistes – les pigistes -, de leurs conditions de travail, une démonstration de la fragilisation de la presse à partir de la précarisation de ceux qui la font. Ou comment expliquer que l’information se défend aussi d’un point de vue social !

INVITATION AUX 6èmes RENCONTRES

POUR LA LIBERTÉ D’EXPRESSION, CAUSE TOUJOURS !

Les Rencontres du livre et du citoyen vous donnent rendez-vous

Samedi 19 et dimanche 20 février, à Saint-Georges de Didonne

au Relais de la Côte de Beauté

Sixième édition !

Après les migrations (en 2012), l’utopie (2013), guerre et paix (2015), la démocratie (2017), les femmes (2019), nous avons pris le temps, Covid oblige, mais nous voilà de retour pour deux jours d’échanges autour de la liberté d’expression. Cause toujours. À chacun d’y mettre un « ! », ou un « ? », ou des « … »

Quelques dates à retenir d’ici là :

Jeudi prochain (3 février), cela commence à 19h par une Conférence populaire au Centre socio culturel de Marne Yeuse, à Royan, autour de la question : « la liberté d’expression est-elle encore possible aujourd’hui ? »

Du 1er au 17 février, les Diseurs de mots diront la liberté d’expression au travers d’extraits piochés dans différents livres (librairie Ligne d’horizon à Saujon le 1er fév. à 17h30 – médiathèque de La Tremblade le 10 fév. à 18h – médiathèque de Meschers le 17 fév. à 18h)

Du 14 au 18 février, les expos seront présentées en avant-goût des Rencontres au Relais de la côte de beauté.

Samedi 19 et dimanche 20 février : les Rencontres enfin !

À ne pas rater samedi soir, le spectacle de Souleymane Diamanka, le poète slameur (spectacle Créa)

Pour les jeunes (et moins jeunes aussi), séance cinéma 14h à 16h et atelier slam avec Diamanka dimanche matin (de 10h à 12h). (Préciser si inscription préalable nécessaire)

En pièce jointe, le marque-page programme (en pdf), disponible version papier dans les librairies

|1| |2| |3| |16|