Toujours contre la loi de sécurité globale –

Cette loi est toujours en discussion devant nos représentants parlementaires.
Ce n’est pas que l’article 24 limitant le droit de filmer les policiers que nous voulons faire supprimer, c’est toute la loi qui doit être retoquée.

Contre cette loi, rassemblons-nous à nouveau Samedi 16 janvier à 15h, esplanade Lamartine à Mâcon, afin d’exprimer notre opposition.

Ci-dessous le document cosigné par de multiples associations et partis politiques qui participeront à cette manifestation et feront entendre leur opposition inconditionnelle.

Soyons nombreux et pacifiques

Une violence Policière à Mâcon

Les faits résumés, tels qu’ils nous ont été rapportés par les plaignants ainsi que par les témoins de la scène :

Le 23 novembre 2020, deux personnes en civil, sans brassard, pénètrent dans une épicerie exotique du centre-ville de Mâcon pour vérifier, semble-t-il, le respect des mesures sanitaires. A leur demande, la commerçante se rend dans son arrière-boutique accompagnée de l’un d’eux, pour rechercher les documents administratifs qui lui sont demandés.
Un client pénétrant alors dans le magasin surprend l’autre personne en train de fouiller dans le tiroir-caisse et dans le sac à main de la commerçante pour compter l’argent qui s’y trouve. Celle-ci se présente alors comme policière et demande à vérifier l’attestation de déplacement du monsieur.

Celui-ci avoue ne pas l’avoir sur lui mais dans sa voiture et se propose d’aller la chercher. Les policiers semblent alors décidés à l’interpeller. S’ensuit une bousculade entre ce monsieur et les deux policiers, dans le magasin, puis à l’extérieur. C’est alors que des passants interviennent, croyant à une bagarre, voire à une agression envers ce jeune homme. Sur ces entre-faits, le client s’enfuit, poursuivi par un policier.

C’est alors que la policière se tourne vers la commerçante, l’attrapant violemment par les cheveux et la tirant ainsi à l’intérieur du magasin où elle lui plaque la tête sur un caisson frigorifique. Les témoins de la scène, croyant toujours à une agression puisqu’ils n’ont constaté aucune résistance de la part de la commerçante, appellent pour l’un, la police nationale et l’autre la police municipale située à deux pas.

Une fois les services de police sur place, les témoins s’en vont. La commerçante est interpellée, et restera 30 heures en garde à vue.

Alertés par des témoins, la LDH de Mâcon s’est rapprochée de l’avocat commis d’office qui nous affirme : « une enquête à charge a été menée contre ma cliente, elle fait face à une accusation de rébellion bien qu’aucune résistance n’ait été constatée et on relève l’absence d’audition de certains témoins ».

La commerçante est poursuivie par la police et comparaitra au tribunal au printemps. De son côté, elle porte plainte pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique et faux en écriture publique et sollicite l’ouverture d’une enquête confiée à l’Inspection Générale de la Police Nationale.

Un article du JSL paru ce mercredi 13 janvier complète et confirme nos informations, à savoir que la commerçante est poursuivie pour rébellion en réunion par les deux policiers dont l’identité est maintenant connue : il s’agirait des deux hauts gradés de la police nationale, à savoir la commissaire-divisionnaire directrice départementale de la sécurité publique et d’un commandant.
Cependant, l’article de presse nous apprend également que, selon le procureur, la première victime serait la directrice départementale de la sécurité publique et qu’il n’envisage pas de suite particulière à la plainte de la commerçante.

Et après :
La jeune femme attend l’audience du 26 avril.
La Ligue des droits de l’Homme de Mâcon soutient sa plainte et a sollicité l’avis du service juridique national de la LdH pour voir quelle portée donner à cette affaire.
Elle demande qu’une enquête de l’IGPN soit diligentée afin de faire toute la lumière sur ces faits de violences policières.

Beaucoup de questions se posent et parmi celles-ci :
Qu’est-ce qui explique la présence de deux hauts gradés de la police dans le contrôle d’une modeste épicerie du centre-ville de Mâcon ?

A SUIVRE sur ce site

Le Journal de Saône et Loire a publié, en date du 13 janvier, un long article sur une page complète pour relater cette affaire :
https://www.lejsl.com/faits-divers-justice/2021/01/12/une-commercante-porte-plainte-pour-violences-policieres?fbclid=IwAR3JRb7xbqfXmWN1j-pgMm46KLn_cyakqPnMe1bcVH4l065csoAIWQT9mi0

Contre la loi de sécurité globale

la LdH refuse de cautionner cette loi liberticide.

Rassemblons nous tous Samedi 5 décembre à 15h, esplanade Lamartine à Mâcon, pour montrer notre profond désaccord sur l’ensemble des articles de cette proposition de loi.

Ci-dessous le document cosigné par de multiples associations et partis politiques qui participeront à cette manifestation et feront entendre leur opposition inconditionnelle.

Soyons nombreux et pacifiques

PROCHAIN CINÉ-DÉBAT de la LdH DE MÂCON : « LE SILENCE DES AUTRES »

  • Documentaire du 13 février 2019 – 1h35min
  • Nationalité Espagnole
  • Réalisation : Almuneda CARRACEDO et Robert BAHAR

Synopsis : 1977. Deux ans après la mort de Franco, dans l’urgence de la transition démocratique, l’Espagne vote la loi d’amnistie générale qui libère les prisonniers politiques mais interdit également le jugement des crimes franquistes.
Les exactions commises sous la dictature et jusque dans les années 1980 (disparitions, exécutions sommaires, vols de bébés, torture) sont alors passées sous silence. 
Mais depuis quelques années, des citoyens espagnols, rescapés du franquisme, saisissent la justice à 10.000 kilomètres des crimes commis, en Argentine, pour rompre ce « pacte de l’oubli » et faire condamner les coupables.

Bande annonce : https://vimeo.com/302299568

ÉCRITS POUR LA FRATERNITÉ 2019/2020 – Récompense des élèves du Collège Bréart

Chaque année, la Ligue des Droits de l’Homme organise un concours destiné aux élèves et intitulé « Écrits pour la Fraternité ».
Le thème de l’année 2019/2020 était la liberté autour de la phrase du philosophe grec Thucydide
« Il faut choisir : se reposer ou être libre ».
Pendant trois mois (Janvier – Mars 2020), dix élèves du Collège Bréart ont imaginé et créé des œuvres pour illustrer cette citation. Leurs efforts ont été récompensés puisqu’ils ont été « primés » par le jury.
Le 1er octobre dernier , ils ont rencontré Monsieur Nouyrigat, président de la section de Mâcon de la Ligue des Droits de l’Homme.

Les élèves primés montrant les photos de leurs œuvres accompagnés par
Bernard Nouyrigat, président de la LdH et Vincent Lorius, principal du collège Bréart

MARCHE DES SOLIDARITÉS A MÂCON LES 5 et 6 OCTOBRE 2020

Nous avons le plaisir d’accueillir, ce lundi 5 octobre, la Marche Nationale des Solidarités avec les sans-papiers, marche soutenue par de très nombreuses Associations dont la Ligue des droits de l’Homme.

Les revendications sont l’Égalité des droits, la Régularisation des sans-papiers, la Fermeture des Centres de Rétention Administrative et le Logement pour tous.tes.

Les points de départ sont disséminés dans toute la France (Marseille, Lyon, Rennes, Montpellier, Lille, Toulouse, Grenoble, Rouen, St Étienne, Metz, Limoges, Strasbourg). Ces départs ont lieu de façon à ce que cette marche converge vers l’Élysée le 17 octobre.

À Mâcon, nous recevrons lundi 5 octobre la branche sud-est de la Marche soit ceux partis de Marseille et Montpellier le 19 septembre, de Grenoble le 29 septembre…

Nous organiserons leur arrivée sur un mode festif et nous leur offrirons le logement, les repas et le réconfort.

La réception des marcheurs aura lieu en début d’après-midi en gare de Mâcon puis un rassemblement avec collation Esplanade Lamartine, sous le kiosque, vers 15h30.
À 17h, différentes associations mettront en avant les revendications des marcheurs et sa convergence avec nos propres luttes.
À 18h, une animation à l’Église Notre Dame de la Paix sera organisée avec la projection d’images de la marche précédente ainsi que des migrants du camp Monnier.

Si vous voulez participer à cette manifestation, nous vous proposons de nous retrouver Esplanade Lamartine vers 16h où vous pourrez dialoguer avec les marcheurs.

LA LDH MÂCON A VOTRE RENCONTRE LES 5 ET 6 SEPTEMBRE DANS LE CADRE DE 1.2.3 Mâcon

Vous nous trouverez au SPOT STAND 105

Nous serions heureux, à cette occasion, de vous rencontrer après cette longue période de confinement et déconfinement.

Nous en profiterons pour :

présenter nos actions,

évoquer la participation de collégiens de Bréart au concours des Écrits pour la Fraternité 2019-2020 sur le thème « Il faut choisir : se reposer ou être libre. » et montrer les 3 œuvres réalisées,

lancer le concours 2020-2021 des Écrits pour la Fraternité avec le thème :
« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. »
(Antoine de Saint-Exupéry),

signaler les étapes mâconnaises de 2 marches :
les 15 et 16 septembre, Jaï Jagat – pour la justice et la paix – parcours Guérande à Genève
o mi-octobre, la Marche des Solidarités de Marseille à Paris,

discuter du Ciné-Débat que nous allons vous présenter dans les tous prochains jours.

A très bientôt donc

CINÉ-DÉBAT du 25 Septembre à la Médiathèque – MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ

Film de Sylvestre Meinzer

Mémoires d’un condamné est un essai documentaire, un film de luttes, une tentative de porter la mémoire ouvrière … Le film raconte, l’histoire de Jules Durand, que certains appellent le « Dreyfus du Syndicalisme ».
Ouvrier charbonnier au port du Havre, condamné injustement à la peine de mort par une justice criminelle, gracié sous la pression d’une campagne internationale de soutien, rendu fou par la prison, enfin libéré et brisé… Cet homme fut détruit pour ses engagements dans l’action syndicale… Il est un symbole dont ne reste aucune archive, il est l’oublié d’une histoire ouvrière effacée par le pouvoir.
Dans Le Havre d’aujourd’hui, Sylvestre Meinzer rencontre les hommes et les femmes qu’il aurait pu côtoyer : syndicalistes, juge, avocats, psychiatre, voisins, famille… Chacun se souvient de cette histoire et interroge sa propre mémoire, les luttes ouvrières et la justice de classe dont Jules Durand est un symbole.

DEMANDE DE TITRES DE SÉJOUR – Communiqué

Communiqué de presse commun :

Cimade, Gisti, LdH, Saf

Mercredi 24 juin, les délais recommencent à courir pour les personnes qui doivent demander un titre de séjour.
Beaucoup doivent accomplir une démarche dans un délai maximal de deux mois, soit avant ce 24 août. Mais accéder aux préfectures suppose plus que jamais d’obtenir un rendez-vous via Internet ou de déposer sa demande en ligne.
Alors que la loi interdit d’imposer l’utilisation d’Internet pour les démarches administratives, la crise sanitaire renforce la dématérialisation du service public, au détriment des droits des personnes qui n’y ont pas accès, notamment étrangères.

Ce communiqué de presse est aussi soutenu par Asti Chalon, Asti Mâcon, Cent pour un toit, RESF Cluny et Mâcon et les collectifs Monnier et JEM,

CAMPAGNE COLLECTIVE : DES PAPIERS POUR TOUS ET TOUTES !

Pour l’égalité des droits : des papiers pour toutes et tous !

Au cours des mois d’avril et mai, se sont succédé tribunes, communiqués de presse, lettres ouvertes et blogs pour réclamer que les personnes sans papiers soient régularisées et dénoncer les situations administratives précaires (voir à ce sujet le fil d’actualité du Gisti).

Ces initiatives ont surgi de toute part : collectifs de sans-papiers, associations de soutien, collectifs informels, syndicats, organisations politiques, élu·e·s dont parlementaires, collectivités territoriales… La pandémie de Covid-19 a mis en lumière tout un pan de la société oublié : des dizaines de milliers de personnes étudient, travaillent, élèvent des enfants, paient des impôts… ou plus généralement vivent en France, certaines depuis des années.

Les arguments en faveur d’une régularisation au sens large sont nombreux. Alors que toute personne vivant sur notre territoire, quel que soit son statut ou sa nationalité, doit avoir accès aux droits les plus fondamentaux :

  • • Les situations administratives précaires ou irrégulières privent de quasiment tous les dispositifs de protection sociale – dont l’importance a été particulièrement manifeste ces dernières semaines ;
  • • Trop d’obstacles, à tout moment, rendent difficile chaque démarche de la vie courante ;
  • • Sans droit au travail, il est difficile d’échapper à la dépossession de toute autonomie ou à l’exploitation ;
  • • La crainte quotidienne de l’arrestation, la menace permanente de l’expulsion, constituent une pression insupportable.

Cette injustice doit cesser !

Pour l’égalité des droits : régularisation de toutes et tous, maintenant !

Un titre de séjour, pérenne, sans condition à toutes celles et tous ceux qui vivent en France.

Nous, organisations et collectifs à l’initiative des multiples appels précédents : ANVITA*, CIELE*, Collectif Interorga de Rennes, EGM*, Marche des Solidarités, Modus Operandi, RUSF38*

nous nous associons pour lancer une campagne

à partir du Samedi 30 mai 2020

Cette campagne se déclinera d’autant de manières que les un.e.s et les autres voudront en imaginer :

  • • rassemblements ou manifestations, quand ce sera possible,
  • • distribution de tracts explicatifs,
  • • banderoles aux fenêtres et balcons,
  • • réalisation et diffusion de vidéos et sons
  • • tweets à #Régularisation
  • • courrier type à envoyer aux élu·es
  • • liens avec les initiatives européennes allant dans le même sens…

Les organisations à l’origine de cette campagne appellent à

une journée nationale d’actions « Régularisation de toutes et tous »

le 13 juin 2020

A chacun.e de s’approprier cette campagne, de s’inscrire dans cette dynamique collective, d’organiser des actions partout en France et de relayer cet appel !

Plus d’informations sur la journée du 13 juin seront communiquées prochainement. En attendant, n’’hésitez pas à consulter notre page Facebook et à associer dès maintenant vos actions à cette campagne en utilisant le #Régularisation.

Contact presse :

Karine Gatelier (Modus Operandi) karine@modop.org / 06 07 59 08 37 Myriam Laïdouni-Denis (ANVITA) myriamlaidounidenis@yahoo.fr / 06 75 67 95 63

Mathilde Buffière (EGM) coordination@eg-migrations.org / 06 67 32 42 98

*ANVITA : Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants

*CIELE : Collectif InterSquats des Exilé·e·s Lyon et Environs

*EGM : États Généraux des Migrations

*RUSF38 : Réseau Universitaire Sans Frontière 38