Bienvenue

En 1898, des citoyens, révoltés par l’injustice dont était victime le Capitaine Dreyfus, décidaient de créer la Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen. Ils s’engageaient alors à porter aide et assistance « à toute personne dont la liberté serait menacée ou dont le droit serait violé ». Cet engagement est toujours le nôtre. C’est avec la même exigence d’une lutte contre « toutes les formes d’intolérance et d’arbitraire » que nous voulons construire le mouvement civique de demain.

« Garantir le libre exercice des cultes » implique de ne pas s’en prendre à leurs lieux d’exercice

Communiqué de la section de Nantes et du pays nantais, de la Ligue des Droits de l’Homme. Le 10 juin 2013.

Après les inscriptions et dégradations dans la cathédrale de Nantes faites dans la nuit du 7 au 8 juin, et sans que soient connus à ce jour les motivations et objectifs de leur(s) auteur(s), la Ligue des droits de l’Homme rappelle que, grâce à la loi instaurant la laïcité, la République, tout à la fois, « ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » et « assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées dans l’intérêt de l’ordre public ».

Garantir le libre exercice des cultes implique de ne pas s’en prendre aux lieux de culte. Cette loi est une loi tout à la fois de liberté et de tolérance.

La Ligue des droits de l’Homme appelle à la vigilance et souhaite que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Jacqueline Weil nous a quitté-es

Communiqué de la section de Nantes et du pays nantais, de la Ligue des Droits de l’Homme. Le 23 mai 2013.

C’est avec infiniment de tristesse et d’émotion que nous faisons part du décès de notre amie Jacqueline WEIL survenu ce lundi 20 mai dans sa 90ème année. Jacqueline WEIL a été présidente de la section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme de 2001 à 2005 puis présidente d’honneur. Elle aura accompagné tous les combats pour la défense des droits et libertés jusqu’à ses derniers jours.
Un hommage de notre association lui sera rendu lors de la cérémonie d’inhumation qui aura lieu ce samedi 25 mai. La cérémonie civile, sans fleurs ni couronnes, se déroulera à 10h30 à la salle des cérémonies au cimetière parc, chemin de la Justice à Nantes.
Nous présentons à toute sa famille nos plus sincères condoléances.

Hommage

Jacqueline. Le rythme est toujours là. Le rythme de ta vie, de ton énergie qui nous entoure encore.
Nous, tes camarades de la Ligue des Droits de l’Homme  avons eu la chance de partager tes engagements ces dernières années. Jacqueline, tu as été présidente de la section nantaise de 2001 à 2005 et si tu es restée notre présidente d’honneur jusqu’à aujourd’hui, ce n’était pas seulement pour le titre mais pour ce que tu nous insufflais de dynamisme et de confiance.

Jacqueline, depuis son engagement très jeune pendant la guerre, s’est toujours tournée vers les autres, a cherché à réunir, à associer, tissant des compagnonnages humains.
Nous sommes tous témoins et héritiers de ses convictions et de ses luttes en faveur de la liberté – valeurs qu’elle a toujours eu à coeur de transmettre, en particulier aux enfants et aux jeunes. Elle savait les écouter et établir une relation de respect partagé. Nombre d’entre eux garderont longtemps  le souvenir de sa joie, de ses indignations, des récits vivants qui mettaient en scène ses expériences.
Dans sa carrière d’institutrice, elle s’est adressée à des publics qui réclamaient soutien et  attention, enfants étrangers à qui elle apprenait le français.

Jacqueline était une militante reconnue, active dans la défense des droits des étrangers.
Elle assurait des permanences à la Manu, participait aux manifestations, aux mouvements de parrainages. Jacqueline était solidaire.
Toujours très vigilante, elle accompagnait les luttes contre les discriminations raciales et religieuses, où que ce soit. Parce qu’elle était juive, sa vie fut bouleversée par les persécutions nazies. Parce qu’elle était juive, elle a participé aux luttes en faveur des Palestiniens.

Jacqueline, née en 1923, a fait très tôt des choix de femme libre. Féministe dans son  refus de la société patriarcale, cette amoureuse de la vie se révoltait contre les atteintes aux droits des femmes.
Lucide et pertinente dans sa critique de l’exploitation capitaliste, elle a toujours pensé, redéfini les luttes à mener contre toutes les formes de discrimination.
Elle n’a jamais renoncé à l’idée d’une société plus juste, plus libre.

Merci à toi, Jacqueline, tu continueras à vivre dans nos luttes et à nous transmettre sensibilité et intelligence. Tu restes, tu resteras à nos côtés.

Film.débat : Esclavage Aujourd’hui encore

SOIRÉE FILM-DÉBAT
«ESCLAVAGE AUJOURD’HUI ENCORE»

Entrée libre et gratuite

Jeudi 6 juin – 20h30
Salle de conférence de la Maison des syndicats
ex gare de l’Etat, bd de la Prairie au Duc
(entre République et Machines de l’Ile) – Nantes

Projection du film « Esclaves », réalisé en 2011 par Teresa Punzi, durée 52 mn, suivie d’un débat animé par :

Isabelle DENISE, responsable du service juridique de la Ligue des droits de l’Homme et ayant suivi les travaux de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme – CNCDH sur la traite des Êtres humains ;

Pierre DUMONT, coordinateur d’Esclavage Tolérance Zéro – Ouest, fondateur et Président d’honneur de l’association nationale.

Malgré son     abolition, il y a plus d’un siècle, des femmes, des hommes et des enfants sont chaque jour victimes des formes contemporaines de l’esclavage : esclavage domestique, travail forcé, mariage aux fins d’exploitation…

L’ampleur et la gravité de l’esclavage aujourd’hui encore est très largement méconnue et sous estimée. Des enfants, des femmes, des hommes sont victimes de traite, aux fins d’exploitation de la prostitution en particulier. D’autres formes de traite, aux fins d’exploitation par le travail sont laissées dans l’ombre. Ils, elles sont pourtant nombreux-ses dans le secteur de la construction, le travail saisonnier, l’agriculture, la restauration, mais aussi dans des domaines épargnés jusqu’ici, comme les services, l’informatique…

Nos associations sont confrontées à des cas de plaintes individuelles, à des situations de traite des êtres humains.

La question de la traite est une question de droits des femmes, une question de droit des étrangers mais pas seulement et pas toujours. La problématique de la traite est celle de l’exploitation. Tout individu peut être, au sens de l’infraction, victime de la traite dans son propre pays.

Comment voir l’ensemble des différents types de traite ?
Comment incriminer le fait d’utiliser les services d’une personne victime de la traite, en cas d’exploitation sexuelle mais aussi d’exploitation par le travail ?
Quel état des lieux juridique, quelles avancées nécessaires ?

Soirée film-débat organisée par la Ligue des droits de l’Homme avec la présence de l’association Esclavage Tolérance Zéro – Ouest à l’issue de la 1ère Rencontre Atlantique sur la Traite des Êtres Humains à la Maison des Hommes et des Techniques – Nantes.

ldh.nantes@orange.fr – 02 51 86 22 39 – etz-ouest@esclavage-stop.org – 06 52 32 39 59

Réunion.débat : Genre et militantisme

La section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme
Est heureuse de vous inviter à une réunion / débat
Le mardi 16 avril à 20h30
Salle de conférence de la Maison des syndicats, Nantes
Sous le thème :
« Genre et militantisme »
L’objectif de cette soirée sera de réfléchir ensemble sur les apports pour le militantisme d’une approche en termes de genre, entendu comme les rapports sociaux de sexe qui assignent les hommes et les femmes à des places et des rôles. De façon générale, nous nous demanderons en quoi la notion de genre fait-elle progresser la compréhension des inégalités entre les femmes et les hommes, et entre les sexualités.
D’un point de vue plus spécifiquement militant, notre approche sera double. En quoi le concept de genre nous invite-t-il à réfléchir différemment les luttes que nous menons localement et plus largement les rapports de force et de domination ? En quoi nous impose-t-il de repenser l’action militante au sein même de nos organisations et l’éventuelle reproduction des rapports sociaux sexués qui œuvrent dans la société en général (répartition des rôles, investissements induits, suscités, pris…)
Pour réfléchir à ces questions, nous aurons plaisir à accueillir :
Claudine Blasco, militante ATTAC
Xavier Dunezat, sociologue, rattaché au Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris
Nicole Savy, militante LDH, groupe de travail, « Femmes, genre, égalité »
Mardi 16 avril 2013,
20h15 : accueil des participants.
20h30 : début de la conférence.
Salle de conférence, Maison des syndicats, place de la gare de l’Etat, Nantes
Une table de presse, organisée en partenariat avec la librairie Vent d’ouest sera à votre disposition.

Ciné.débat : Mains brunes sur la ville

visuel du film "mains brunes sur la ville"

Film documentaire et débat

MAINS BRUNES SUR LA VILLE”

Mercredi 20 mars 2013

17h30 : film, 19h/20h30 : débat

Faculté de Droit et des Sciences politiques de Nantes – Amphi F

Chemin de la Censive du Tertre (Tram 2 – arrêt Petit Port Facultés)

Entrée libre et gratuite

Film documentaire, 2012 de 90 minutes
Enquête et réalisation : Bernard Richard et Jean-Baptiste Malet

Le documentaire donne la parole aux responsables du FN (quand ils ne chassent pas les journalistes) et à l’UMP comme à l’opposition socialiste et communiste et aux habitants.

Jacques Bompard a été deux fois réélu maire d’Orange (Vaucluse) avec plus de 60% des voix.

Où sont les responsabilités ? Thierry Mariani, élu local, ministre des Transports de Nicolas Sarkozy et fondateur de la Droite populaire, ne se cache guère d’avoir fait alliance avec le FN, en espérant rester hégémonique. Les élus de gauche se disent aussi responsables, avec leurs conflits et leurs divisions. Et voilà le travail… : une gestion injuste, aberrante, un climat qui sue la haine et la peur, un dévoiement de la démocratie par ceux-là mêmes qui s’en servent pour prendre le pouvoir.

Jacques Bompard et sa femme Marie-Claude, mairesse de Bollène, ont créé la Ligue du sud. Même si l’étiquette change, Ligue du sud ou Front national, c’est du pareil au même : Jacques Bompard est un ancien de l’OAS, d’Occident, lié au Bloc identitaire. L’heure est à l’affichage de la modération et à la revendication du bon sens, mais le fond n’a pas changé.

Le film évoque successivement :

– la place de l’héritage colonial, dans une région où les nostalgiques de l’Algérie française sont nombreux, jusque dans les casernes du 1er REC de la Légion ;

– l’économie, avec le déclin de l’agriculture et de l’agro-alimentaire, l’absence de moteur industriel, sauf le nucléaire à Bollène, ville ouvrière longtemps communiste, passée au FN à cause des divisions de la gauche ;

– les politiques municipales de censure des bibliothèques et achats de livres négationnistes, d’effondrement des budgets associatifs sociaux et culturels, d’abandon des services publics, de harcèlement des employés municipaux et d’intimidation des opposants.

Vient ensuite l’urbanisme : les Bompard laissent pourrir les cités périphériques, ferment les équipements collectifs, stades et aires de jeux compris, bref… créent de l’insécurité pour pouvoir accuser les jeunes des cités de tous les maux, tandis que les centres-villes sont coquets, truffés de caméras de surveillance et que tout terrain libre est loti par des promoteurs, aux dépens du logement social.

On ajoute à cela une communication très coûteuse et efficace, axée sur la peur de l’insécurité, des jeunes et des étrangers ; et enfin, un matraquage idéologique, avec fêtes médiévales et cochon rôti, affiches de têtes blondes, restauration active des églises et projet de mosquée sans cesse ajourné – et renvoyé au diable, en zone inondable. Mme Bompard, qui revendique la laïcité quand il s’agit de l’Islam, fréquente les catholiques intégristes et a consacré sa ville au Sacré-Cœur de Jésus.

Que se passe-t-il quand la xénophobie prend le pouvoir ? « Mains Brunes sur la ville » est un documentaire d’aujourd’hui qui témoigne de l’actualité de cette question.

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Les idées d’extrême droite sont dangereuses

Ce film-documentaire sur les laboratoires d’Orange et Bollène le montre. Il faut tout faire pour que les idées d’extrême droite jamais ne soient mises en application.

Les idées d’extrême droite progressent

Nous avons peur pour notre travail, notre logement, notre protection santé… On peut avoir le sentiment que les gouvernements successifs ne changent pas la situation.

Les idées d’extrême droite veulent nous faire croire que cette situation, c’est la faute de l’Autre. Cet Autre – l’immigré, le musulman, le jeune, le fonctionnaire,…- qui devient le bouc émissaire ; le pauvre lui-même devient ce bouc émissaire.

Les idées d’extrême droite peuvent gagner des mairies lors des municipales en 2014. Des accords avec des listes d’extrême droite peuvent se conclure.

Brisons la politique de la peur, développons l’égalité en droits pour tous et toutes et les libertés individuelles et collectives

Nos pays ont bien plus de richesses aujourd’hui qu’hier. Les citoyen-nes peuvent et doivent exiger que la France et l’Europe mettent en œuvre l’égalité en droits pour toutes et tous, le droit au travail et à un revenu décent et la justice sociale.

Après la projection du film, nous débattrons pour mieux comprendre la situation et voir comment lutter contre la montée des idées d’extrême droite en France et en Europe.

Film-documentaire et débat organisés, dans le cadre des Semaines d’Education contre le racisme et toutes les formes de discrimination, par la section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme en partenariat avec Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de lutte, le Syndicat des Étudiants de Nantes – SEN et l’Union Nationale des Étudiants de France – UNEF

Le droit au travail et à un revenu décent ne peut rester un droit virtuel dans notre société

Communiqué de la section de Nantes et du pays nantais, de la Ligue des Droits de l’Homme. Le 14 février 2013.

Un homme, père de famille, âgé de quarante deux ans, s’est immolé par le feu et est venu mourir sur le parking d’une agence de Pôle Emploi de Nantes.

Cet homme, au chômage, n’avait pas déclaré une période de travail alors qu’il percevait des allocations. Les règles de l’assurance chômage sanctionnent cette situation par deux mesures : la période de travail ne peut plus ouvrir de droits à l’assurance chômage ultérieure et les allocations versées deviennent des indus, des trop perçus qui doivent être remboursés à l’assurance-chômage. Dans une situation où, il ne lui était plus versé d’assurance chômage et devait demander l’allocation de solidarité spécifique – ASS, cet homme a annoncé qu’il allait mettre fin à ses jours et est passé à cet acte terrible. La Ligue des droits de l’Homme est profondément émue par ce drame ; elle exprime sa compassion à l’égard des proches de cette personne.

C’est l’ensemble de notre société qui est interpellée aujourd’hui. Alors qu’en cinq ans, le nombre des hommes et des femmes sans aucun travail est passé de deux à trois millions, qu’un chômeur sur deux n’est pas indemnisé au titre de l’assurance-chômage et que l’allocation spécifique de solidarité – ASS ou le revenu de solidarité active – RSA, dont les montants se situent en dessous du seuil de pauvreté, ne peuvent être des solutions pérennes. Par ailleurs, des questions peuvent se poser sur la suffisance des moyens donnés à Pôle Emploi, humains, financiers, institutionnels pour répondre aux difficultés. La LDH exprime sa solidarité aux salarié-es de Pôle Emploi qui sont confrontés à ce drame social.

La LDH réaffirme le contenu de l’article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. […]

Dans les crises actuelles, financière, économique, sociale, les licenciements, le chômage détruisent des vies et le tissu social. La LDH réaffirme avec force que les droits économiques et sociaux, indispensables à la dignité de toute personne, sont des droits de l’Homme comme les autres droits. Toute personne doit avoir effectivement droit à un travail et à un revenu décent, à un revenu de remplacement décent quand il est privé de salaire, en cas de chômage, de maladie, de handicap et à la retraite.

L’exigence du respect des droits sociaux ne peut se heurter à de prétendues impossibilités financières et relève de l’action nécessaire pour l’égalité et la justice sociale.

Non à l’hébergement dans les hotels

Communiqué du Collectif nantais « Uni-e-s Contre une Immigration Jetable » (UCIJ), le 13 février 2013.

Nous avons appris récemment le très grave accident qui a touché une famille de demandeurs d’asile hébergée dans un hôtel de la périphérie nantaise. Un bébé de 10 mois a été ébouillanté par une casserole d’eau qui était sur une plaque chauffante dans la chambre d’hôtel qui leur avait été attribuée. L’enfant se trouve dans un état critique après 3 jours de coma.

L’UCIJ dénonce le recours à l’hébergement dans des chambres d’hôtel, à la fois pour les demandeurs d’asile et pour les personnes sans-abris, faute de place suffisante dans de véritables logements.

Une étude récente compte 210 familles demandeuses d’asile logées en hôtel ! Cette situation est scandaleuse et inacceptable, alors que ces personnes devraient être accueillies dans des logements décents (CADA* ou appartements adaptés). Rappelons que l’hébergement des demandeurs d’asile est un droit inscrit dans la loi et qu’il doit être assuré par l’Etat, autant pour les familles que pour les personnes isolées

Nous savons qu’il y a de nombreux logements vacants qui pourraient être affectés, et l’on attend toujours les effets du plan promis d’ouverture de nouvelles places CADA.

Cette politique de recours au logement en hôtels est inadaptée et coûteuse :
– inadaptée parce que les personnes se retrouvent à plusieurs dans une chambre d’hôtel, parfois insalubres, sans chauffage ni toilettes, et sans la possibilité de faire de la cuisine, sauf dans des conditions d’insécurité aux conséquences dramatiques
– coûteuse, lorsque l’on sait que c’est 1 800 € par mois et par famille qui sont dépensés par la DDCS, au lieu de les affecter à la mise en place de véritables logements permettant un accueil digne et adapté.

L’UCIJ exige le relogement immédiat de toutes les personnes se trouvant dans des chambres d’hôtels, et la mise en place de réponses adaptées pour toutes les personnes sans-abris.

* Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile

Collectif nantais UCIJ : Solidaires, RUSF 44, MRAP, PCF, Le Parti de Gauche 44, NPA, Logis Saint Jean, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), FSU, CSF, CGT 44,  Gasprom-Asti, Europe Ecologie – Les Verts (EELV), DAL 44, Cimade, Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires-RESF 44, Les Alternatifs 44, ALFA Femmes algériennes, AC !, Association France Palestine Solidarité (AFPS), SAF, Tous solidaires-Chateaubriant.

Projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Pour que la société traite démocratiquement ses conflits collectifs

Communiqué de la section de Nantes et du pays nantais, de la Ligue des Droits de l’Homme. Le 30 novembre 2012.

A la suite de la manifestation du 17 novembre, alors que le ministre de l’Intérieur a expliqué qu’il était « hors de question de laisser un kyste s’organiser de façon durable », le gouvernement a décidé, en fin de semaine dernière, de détruire une maison et des constructions dans la Zone d’aménagement différé. Cette action s’est, une nouvelle fois, accompagnée d’une utilisation démesurée des forces de police avec le déploiement de plusieurs centaines de gendarmes, l’usage du flash-ball – pour la LDH, cette arme ne doit pas être mise en œuvre dans le cadre de manifestations -, de grenades assourdissantes et des policiers infiltrés parmi des occupants de la Zone. L’intervention des forces de police a été ponctuée de face-à-face et d’affrontements à Notre-Dame-des-Landes et à Nantes, avec de nombreuses personnes blessées dont certaines gravement.

Des manifestants opposés au projet d’aéroport ont été jugés en comparution immédiate et condamnés à des peines très lourdes d’emprisonnement assorties pour l’un d’entre eux d’une interdiction de séjour en Loire-Atlantique.

La Ligue des droits de l’Homme réitère sa mise en garde contre les risques que font encourir, à toutes les personnes, cette escalade et l’enchaînement pression-réaction.

Pour la LDH, il ne peut être affirmé que cette infrastructure se fera puisque des recours juridiques sont en marche et alors même qu’il y a un accord entre les parties pour que les habitants ne soient pas expulsés tant que les recours ne sont pas épuisés.

S’il est vrai que les décisions concernant cet aéroport ont été prises par les élus, avec le processus des consultations prévu pour ce type de projet, pour autant, prétendre que le débat est clos paraît impossible aujourd’hui compte-tenu des prises de position exprimées publiquement et des manifestations qui se déroulent depuis des mois. L’exercice de la démocratie prend en effet des formes multiples et complémentaires.

Le gouvernement a annoncé la mise en place d’une « commission du dialogue » et le « report des premiers travaux de défrichement d’environ six mois« . Pour la LDH, il serait contradictoire de mettre en place une commission du dialogue et de ne pas lever le dispositif policier.

Le dialogue entre opposants et porteurs du projet doit pouvoir être respectueux de l’autre, de la personne humaine et des droits.

Expulsions dans la Zone d’Aménagement Différé de Notre Dame des Landes

Communiqué de la section de Nantes et du pays nantais, de la Ligue des Droits de l’Homme.

La Ligue des droits de l’Homme a dit, à plusieurs reprises, depuis l’été 2011, que lors de manifestations contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, les présences et interventions policières avaient été disproportionnées.

Pour expulser en série les occupants de différentes habitations de la Zone d’Aménagement Différé de Notre Dame des Landes et détruire certaines d’entre elles, les moyens utilisés – déploiement massif de plusieurs centaines de gendarmes et CRS et présence d’un hélicoptère – paraissent démesurés.

Les interventions des forces de l’ordre s’éloignent de leurs missions de protection des personnes et des biens. Au prétexte de sécurité, le déploiement policier entrave le droit à la libre circulation des personnes. Par ailleurs, il n’est pas admissible que, pour certaines interventions, la presse ait été tenue à l’écart.

Enfin, il n’est pas acceptable d’expulser des personnes de leur habitation, à la veille de la trêve hivernale, sans proposition de relogement.

Le degré franchi sur le plan policier semble avoir pour objectif de dissuader des personnes qui entendent mener des modes de vie alternatifs.

La Ligue des droits de l’Homme répète que la société se doit de gérer les conflits sociaux par un véritable dialogue démocratique, responsable et respectueux de la personne humaine et des droits.

Des associations interpellent en urgence le Préfet de Loire Atlantique sur la situation des personnes dans la rue

Communiqué du collectif UCIJ, auquel participe la section de Nantes et du pays nantais, de la Ligue des Droits de l’Homme.

Trop de personnes sont à la rue ou en errance : des familles avec leurs enfants, des personnes isolées, qu’elles soient françaises ou étrangères venues demander l’asile en France.

La question de l’hébergement et du logement social, des Français comme des étrangers, devient de plus en plus préoccupante.

Les conditions de vie imposées à ces personnes à la rue portent atteinte à leur santé, à leur dignité, et bafouent tous les droits humains !

La scolarisation effective des enfants ne peut plus être assurée. La rue expose à tous les dangers, et désocialise.

Devant cette situation dramatique, 3 manifestations ont été organisées mercredi 26 et jeudi 27 et vendredi 28 septembre pour interpeller les pouvoirs publics et exiger des mesures immédiates pour ouvrir des lieux d’hébergement d’urgence en nombre suffisant.

2 délégations ont été reçues, mercredi et jeudi par Mr Lapouze, directeur de cabinet du Préfet, et Mr Delacroix, sous-préfet et Mr Pereira, Directeur de la Cohésion Sociale. Ils ont été mis en face de la réalité de saturation du dispositif d’urgence (le 115 ne répond qu’à 3% des 300 demandes qui lui parviennent chaque jour). Nous leur avons rappelé que le droit au logement pour toutes et tous est un droit constitutionnel, et inconditionnel.

Vendredi la préfecture nous a annoncé qu’une centaine de places d’hébergement d’urgence seraient débloquées en milieu de cette semaine et qu’un accueil à l’hôtel serait possible dans l’immédiat.

Se saisissant de cette annonce, plusieurs personnes à la rue ont tenté de joindre le 115 vendredi soir. La veille sociale leur a répondu qu’aucune instruction n’avait été transmise.

Résultat, ces personnes, hommes, femmes, enfants, ont de nouveau passé le week-end sans solution d’hébergement.

Notre mobilisation continue. Nous voulons plus que des promesses, déjà insuffisantes.

Nous exigeons l’ouverture immédiate d’autant de logements que nécessaire, pour que le 115 puisse répondre pleinement à sa mission.

Collectif « Uni-e-s contre une immigration jetable » avec les organisations : Aides, AC !, CSF, CGT 44, Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires (RESF 44), CIMADE, DAL 44, Europe Ecologie Les Verts, FSU, GASProm-ASTI, LDH, Le PCF, Le Parti de Gauche, Les Alternatifs, MRAP, NPA, No Pasaran, SAF, SMG, Sud-Etudiants, Tous Solidaires -Chateaubriant, UNEF, US Solidaires, Médecins du Monde.
Collectif Urgence Précarité, Collectif Logement

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