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En 1898, des citoyens, révoltés par l’injustice dont était victime le Capitaine Dreyfus, décidaient de créer la Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen. Ils s’engageaient alors à porter aide et assistance « à toute personne dont la liberté serait menacée ou dont le droit serait violé ». Cet engagement est toujours le nôtre. C’est avec la même exigence d’une lutte contre « toutes les formes d’intolérance et d’arbitraire » que nous voulons construire le mouvement civique de demain.

Les plus fragiles ne peuvent plus attendre !

Collectif des associations unies, Pays de la Loire, LDH

Communiqué commun d’associations, parmi lesquelles la section de Nantes et du pays nantais de la LDH. Le 1 juillet 2013.

Les associations des Pays de la Loire reprennent la formule du Collectif des Associations Unies National pour interpeller le Préfet de région sur la situation des personnes sans-abris ou mal logées.

Le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale représente de réelles avancées : la fin de la gestion saisonnière de l’hébergement d’urgence et l’accès prioritaire au logement des personnes les plus en difficultés. D’’importants moyens ont été mobilisés dans ce cadre.

Malgré la concertation animée dans chaque département dans le cadre des projets territoriaux de sortie de l’hiver, les associations ne peuvent se satisfaire aujourd’hui des solutions proposées. La situation des plus fragiles reste inacceptable.

Dans un courrier adressé par le Collectif des Associations Unies au Premier Ministre le 3 mai dernier, nos associations et fédérations déploraient déjà la logique urgentiste de mise à l’abri. Nous nous reconnaissons pleinement dans ces constats qui correspondent à la réalité de notre région Pays de la Loire. Face à l’explosion des demandes d’hébergement, c’est une mise à l’abri sèche qui est proposée aux personnes sans domicile, sans accompagnement social. Ce ne sont pas des solutions dignes favorisant l’insertion dans le cadre d’une politique orientée vers l’accès prioritaire au logement.

Si nous avons salué la prolongation d’un nombre important de places d’urgence à la sortie de l’hiver, elles ne permettent pas de répondre à la demande. Les 115 de la région ont observé dès le mois de mars dernier une augmentation nette des demandes d’hébergement : 6 357 demandes sur le mois de mars contre 5 600 en moyenne durant les mois hivernaux. De nombreuses demandes restent sans réponses, sans compter les personnes qui, découragées, ne composent plus le 115.

On compte de nombreux squats et campements dans notre région. Quelle alternative avons-nous à leur proposer ?

Enfin, nous formulons notre inquiétude quant à la mise à l’index de certains publics. Ainsi, sur plusieurs départements, les migrants constituent un public identifié comme «n’ayant pas vocation à s’intégrer sur le territoire ». Les associations demandent le respect du principe d’inconditionnalité de l’accueil.

Le contexte budgétaire est contraint, nous le savons. Pour autant, nous ne pouvons nous satisfaire des arbitrages, qu’ils soient nationaux ou régionaux, quand ils se font au détriment de la dignité des personnes et qu’ils proposent une protection « au rabais » des personnes en situation de fragilité.

Les associations espèrent toujours un « choc de solidarité » en direction des plus fragiles de notre pays qui ne peuvent plus attendre !

Non à l’expulsion et à la mise à la rue de plus de 120 personnes à Nantes

Communiqué du collectif nantais UCIJ (Uni-e-s Contre une Immigration Jetable), auquel participe la section de Nantes et du pays nantais de la LDH. Le 28 juin 2013.

La centaine de personnes occupant le 10 quai Baco (dont des femmes seules avec enfants, personnes âgées ou malades, demandeurs et demandeuses d’asile …), est menacée d’expulsion, après huit mois d’occupation paisible. Ces anciens locaux de la PJJ (foyer pour mineurs) sont depuis peu passés sous le contrôle de la préfecture. Lors d’une première procédure au Tribunal Administratif, le juge avait débouté le propriétaire (alors, le Ministère de la Justice) qui ne pouvait prouver son urgence à récupérer le bâtiment : le lieu avait déjà été squatté et expulsé un an auparavant, sans pour autant que le projet de rénovation prétexté à l’époque n’aboutisse.

Après huit mois de tranquillité la Préfecture tente un coup de force :
– le 11 juin, la police est entrée de force, accompagnée d’un huissier
– le jeudi 20 juin, les habitant-e-s ont découvert qu’une expulsion immédiate avait été ordonnée, sans que personne n’ait eu la possibilité de se défendre lors d’une procédure contradictoire.

Ces personnes sont donc expulsables à tout moment et vivent désormais dans l’impuissance et la peur.

Nous exigeons la mise en place des solutions demandées depuis l’occupation du Lieu Unique :
– le respect du droit au logement pour toutes et tous, y compris pour les personnes étrangères
– des hébergements corrects avec accompagnement et des logements répondant aux attentes et aux désirs de chacun-e-s.

Un toit pour toutes et tous !

Collectif nantais UCIJ : AC !, ALFA Femmes algériennes, Association France Palestine Solidarité (AFPS), CGT 44, Cimade, Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires-RESF 44, CSF, DAL 44, Europe Ecologie – Les Verts (EELV), FSU,  Gasprom-Asti, Gauche Anticapitaliste, LDH, Le Parti de Gauche 44, Les Alternatifs 44, Logis Saint Jean, MRAP, NPA, PCF, RUSF 44, SAF, Solidaires, Tous solidaires-Chateaubriant.

Livre-Débat : La république en souffrance

La réunion-débat du mois de juillet est consacrée à l’édition 2013 de l’État des droits de l’Homme en France. Sous la forme d’un petit livre (13 cm x 20 cm, 128 pages) et sous le titre de « La république en souffrance », la Ligue des droits de l’Homme revient cette année sur quelques-uns des dossiers phares de la période. Cette soirée sera l’occasion d’en discuter.

Le jeudi 4 juillet à 20h30

Discutons de « La République en souffrance »

Rendez-vous au 10 boulevard Stalingrad, au 1er étage de la Manufacture des Tabacs, à Nantes.

(Ligne 1 du tramway, arrêt Manufacture des Tabacs)

Le 6 mai 2012, la France se prononce sur « le changement, maintenant ». La présidentielle tourne une longue page autoritaire, xénophobe et désastreuse au regard des droits, des libertés, du vivre ensemble. Mais la victoire de la gauche est courte et les défis sont redoutables. Au poids d’un héritage éthique sulfureux s’ajoute une conjoncture financière qui menace la démocratie et fragilise la construction européenne. A cela s’ajoute l’offensive des leaders de la « droite républicaine » qui, lorgnant trop souvent vers le Front national, assimilent les projets du gouvernement à un chaos social, voire à « l’anti-France » – qu’il s’agisse de la police et de l’ordre public, de la place des étrangers et de l’islam, du rôle de la justice et de la famille. Dans ce climat tendu, la Ligue des droits de l’Homme insiste sur la nécessaire revalorisation du débat public et de la représentation politique, sur l’amélioration citoyens/police, sur l’approfondissement de la démocratie. Autant de mesures constitutives d’un « changement maintenant » dont l’adoption ne doit pas être ajournée sous prétexte de difficultés économiques.

Or, les atermoiements du gouvernement, en particulier sur les terrains où la droite se montre la plus agressive, nourrissent impatiences, doutes et déceptions. Au vu des attentes et des urgences démocratiques et sociales, la République reste en souffrance.

Ni bilan ni anticipation, ce livre bienvenu revient sur quelques-uns des dossiers phares de la période, en restitue la trame pour en éclairer les contradictions et les issues possibles afin d’aider aux nécessaires mobilisations citoyennes.

Pierre Tartakowsky, président de la LDH

SOMMAIRE

– Introduction « Entre craintes et espoirs : la République en souffrance… »- Pierre Tartakowsky
– « Ordre public contre ordre social : les ambigüités du gouvernement à l’égard des Roms » – Malik Salemkour
– « Droit de vote des résidents non européens : le dire et le faire » – Vincent Rebérioux
– « Où vont les droites ? » – Henri Leclerc – « La société des (in)égaux ? » – Dominique Guibert
– « Police ! Vos papiers ! » – Nadia Doghramadjian et Françoise Dumont
– « Une justice pénale en (dés)équilibre » – Jacques Montacié
– « Aux défis des marchés : l’Europe et l’austérité » – Jean-Pierre Dubois
– Chronologie de l’année 2012 – Gilles Manceron et François Nadiras Ouvrage

Pour acheter ce livre, contactez la section de Nantes et du pays nantais (ldh.nantes@orange.fr) ou rendez-vous directement sur la boutique en ligne (ici).

Communiqué du collectif « Droit de vote 2014 » Loire-Atlantique

Communiqué du collectif « Droit de vote 2014 » Loire-Atlantique. Le 17 juin 2014.

Le Collectif Droit de vote 2014 continue de demander le droit de vote et d’éligibilité pour tous les résidents étrangers aux élections municipales.

Le président de la République a annoncé qu’il n’y aurait pas, en 2013, de révision de la Constitution pour le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales et qu’il présentera au Parlement, après les élections municipales de mars 2014, un projet de loi constitutionnelle pour accorder ce droit.

Le Collectif Droit de vote 2014 continue de demander au président de la République et à son Premier ministre l’inscription de cette question à la session du Parlement réuni en Congrès en juillet prochain. Le Collectif demande au président de la République et à son Premier ministre de s’engager sur un calendrier précis d’élaboration du projet constitutionnel et de sa présentation devant les Assemblées, puis devant le Congrès.

Le Collectif Droit de vote 2014 Loire-Atlantique continue d’agir pour construire le débat citoyen sur cette demande et dégager une majorité qualifiée au Congrès.

Le Collectif fait signer et appelle à faire signer la pétition droit de vote 2014 : droitdevote2014.org. Le Collectif a demandé à rencontrer tous les parlementaires de Loire-Atlantique et les maires des quatre plus communes les plus peuplées de l’agglomération nantaise – Nantes, Rezé, Saint-Herblain, Saint-Sébastien pour leur proposer que les conseils municipaux adoptent un voeu dans ce sens. Le Collectif a été reçu par les parlementaires et maires de la majorité. Les parlementaires de l’opposition n’ont, à ce jour, pas donné suite aux demandes de rendez-vous ; nous souhaitons les rencontrer.
Nous voulons, nous pouvons gagner, pour l’égalité des droits, le droit de vote et d’éligibilité de tous les résidents étrangers aux élections locales.

Le Collectif « Droit de vote 2014 » national est composé de 110 organisations associatives, syndicales et politiques et en Loire-Atlantique de :
Associations et structures : Afrique Loire, Association Départementale des Elus Communistes et Républicains (ADECR 44), ALFA (Association Locale des Femmes Algériennes), CEECS-RESF44 (Collectif Enfants étrangers-Citoyens solidaires), CSF (Confédération Syndicale des Familles), Les DurEs à queer, Ligue de l’Enseignement (FAL 44), LDH (Ligue des droits de l’Homme), Logis St Jean, MCM (Maison des Citoyens du Monde), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Orvault Avenir, Tissé Métisse…
Syndicats : Syndicat des Etudiants de Nantes (SEN), Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), Union syndicale Solidaires…
Partis politiques : Les Alternatifs, Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF 44), Parti Communiste Français (PCF), Parti de Gauche 44…
(liste en cours)

Le pluralisme, condition d’une information indépendante et libre

Communiqué commun de la Ligue des droits de l’Homme, du Syndicat National des Journalistes, du Syndicat National des Journalistes – CGT. Le 13 juin 2013.

La Ligue des droits de l’Homme (LDH), le Syndicat National des Journalistes (SNJ) et Syndicat National des Journalistes – CGT (SNJ-CGT) constatent avec regret la fin du Canard social, société coopérative de six salariés, annoncée le 4 juin dernier.

En ces temps de crise économique et d’exclusion sociale, notre société a justement besoin de canards sociaux. Elle a besoin d’une diversité de lignes éditoriales. L’information économique est trop importante pour être abandonnée aux pressions des entreprises privées.

Les risques existent de voir l’ensemble des médias passer sous le contrôle d’un nombre réduit d’investisseurs ou d’assister à la disparition d’organes de presse faute d’investisseurs. Pourtant, l’information n’est pas une marchandise comme les autres. L’avenir des entreprises de presse ne peut relever du seul champ de la régulation par la concurrence. Aussi, les médias ne doivent pas tous dépendre, pour exister, du marché publicitaire.

La disparition du Canard social doit nous réinterroger sur la liberté d’expression et l’autonomie tant recherchées par les journalistes.

La Convention Européenne des Droits de l’Homme énonce que « toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques… ». Le droit à la liberté d’expression ne peut être effectif sans la diversité des sources d’information, sans la liberté et l’indépendance des médias et sans la déontologie et les principes professionnels des journalistes.

Nous demandons un système de financement de la création de titres et d’encouragement aux initiatives rédactionnelles, des mesures de solidarité et de soutien au pluralisme de la presse écrite sur papier et/ou en ligne.

Nous appelons de nos vœux un renouveau de la démocratie. Il faut rendre effectif le droit au pluralisme de la presse.

5 ans après, la pollution de Donges en appel à Rennes

Communiqué de l’association « Amis des Collectifs Marée Noire », association agréée au titre de la protection de l’environnement, à laquelle participe la LDH de Nantes et du pays nantais. Le 11 juin 2013.

Dans son jugement du 17 janvier 2012, le Tribunal de St Nazaire a condamné Total à une amende de 300.000€ pour rejet de « substance nuisible » dans la Loire et sur le littoral suite à une rupture de canalisation dans la raffinerie. Total a été également condamné à verser des réparations aux parties civiles pour préjudice matériel ou préjudice moral. Mais Total a échappé à une condamnation pour préjudice écologique que le Tribunal n’a pas considéré recevable.

Contestant l’argumentation du jugement, l’association Amis des collectifs marée noire, agréée association de protection de l’environnement, a fait appel de cette décision.

L’association Amis des collectifs marée noire, sera présente le vendredi 14 juin au tribunal de Rennes. Son avocat plaidera le bien fondé d’une demande de réparation du « préjudice écologique » en s’appuyant sur la jurisprudence ERIKA établie par l’arrêt de la Cour de Cassation du 25 septembre 2012 à Paris. La cassation confirme que l’atteinte à la nature commise par les auteurs d’une pollution ouvre droit à une réparation financière due à ceux qui œuvrent à protéger le bien commun.

« Garantir le libre exercice des cultes » implique de ne pas s’en prendre à leurs lieux d’exercice

Communiqué de la section de Nantes et du pays nantais, de la Ligue des Droits de l’Homme. Le 10 juin 2013.

Après les inscriptions et dégradations dans la cathédrale de Nantes faites dans la nuit du 7 au 8 juin, et sans que soient connus à ce jour les motivations et objectifs de leur(s) auteur(s), la Ligue des droits de l’Homme rappelle que, grâce à la loi instaurant la laïcité, la République, tout à la fois, « ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » et « assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées dans l’intérêt de l’ordre public ».

Garantir le libre exercice des cultes implique de ne pas s’en prendre aux lieux de culte. Cette loi est une loi tout à la fois de liberté et de tolérance.

La Ligue des droits de l’Homme appelle à la vigilance et souhaite que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Jacqueline Weil nous a quitté-es

Communiqué de la section de Nantes et du pays nantais, de la Ligue des Droits de l’Homme. Le 23 mai 2013.

C’est avec infiniment de tristesse et d’émotion que nous faisons part du décès de notre amie Jacqueline WEIL survenu ce lundi 20 mai dans sa 90ème année. Jacqueline WEIL a été présidente de la section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme de 2001 à 2005 puis présidente d’honneur. Elle aura accompagné tous les combats pour la défense des droits et libertés jusqu’à ses derniers jours.
Un hommage de notre association lui sera rendu lors de la cérémonie d’inhumation qui aura lieu ce samedi 25 mai. La cérémonie civile, sans fleurs ni couronnes, se déroulera à 10h30 à la salle des cérémonies au cimetière parc, chemin de la Justice à Nantes.
Nous présentons à toute sa famille nos plus sincères condoléances.

Hommage

Jacqueline. Le rythme est toujours là. Le rythme de ta vie, de ton énergie qui nous entoure encore.
Nous, tes camarades de la Ligue des Droits de l’Homme  avons eu la chance de partager tes engagements ces dernières années. Jacqueline, tu as été présidente de la section nantaise de 2001 à 2005 et si tu es restée notre présidente d’honneur jusqu’à aujourd’hui, ce n’était pas seulement pour le titre mais pour ce que tu nous insufflais de dynamisme et de confiance.

Jacqueline, depuis son engagement très jeune pendant la guerre, s’est toujours tournée vers les autres, a cherché à réunir, à associer, tissant des compagnonnages humains.
Nous sommes tous témoins et héritiers de ses convictions et de ses luttes en faveur de la liberté – valeurs qu’elle a toujours eu à coeur de transmettre, en particulier aux enfants et aux jeunes. Elle savait les écouter et établir une relation de respect partagé. Nombre d’entre eux garderont longtemps  le souvenir de sa joie, de ses indignations, des récits vivants qui mettaient en scène ses expériences.
Dans sa carrière d’institutrice, elle s’est adressée à des publics qui réclamaient soutien et  attention, enfants étrangers à qui elle apprenait le français.

Jacqueline était une militante reconnue, active dans la défense des droits des étrangers.
Elle assurait des permanences à la Manu, participait aux manifestations, aux mouvements de parrainages. Jacqueline était solidaire.
Toujours très vigilante, elle accompagnait les luttes contre les discriminations raciales et religieuses, où que ce soit. Parce qu’elle était juive, sa vie fut bouleversée par les persécutions nazies. Parce qu’elle était juive, elle a participé aux luttes en faveur des Palestiniens.

Jacqueline, née en 1923, a fait très tôt des choix de femme libre. Féministe dans son  refus de la société patriarcale, cette amoureuse de la vie se révoltait contre les atteintes aux droits des femmes.
Lucide et pertinente dans sa critique de l’exploitation capitaliste, elle a toujours pensé, redéfini les luttes à mener contre toutes les formes de discrimination.
Elle n’a jamais renoncé à l’idée d’une société plus juste, plus libre.

Merci à toi, Jacqueline, tu continueras à vivre dans nos luttes et à nous transmettre sensibilité et intelligence. Tu restes, tu resteras à nos côtés.

Film.débat : Esclavage Aujourd’hui encore

SOIRÉE FILM-DÉBAT
«ESCLAVAGE AUJOURD’HUI ENCORE»

Entrée libre et gratuite

Jeudi 6 juin – 20h30
Salle de conférence de la Maison des syndicats
ex gare de l’Etat, bd de la Prairie au Duc
(entre République et Machines de l’Ile) – Nantes

Projection du film « Esclaves », réalisé en 2011 par Teresa Punzi, durée 52 mn, suivie d’un débat animé par :

Isabelle DENISE, responsable du service juridique de la Ligue des droits de l’Homme et ayant suivi les travaux de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme – CNCDH sur la traite des Êtres humains ;

Pierre DUMONT, coordinateur d’Esclavage Tolérance Zéro – Ouest, fondateur et Président d’honneur de l’association nationale.

Malgré son     abolition, il y a plus d’un siècle, des femmes, des hommes et des enfants sont chaque jour victimes des formes contemporaines de l’esclavage : esclavage domestique, travail forcé, mariage aux fins d’exploitation…

L’ampleur et la gravité de l’esclavage aujourd’hui encore est très largement méconnue et sous estimée. Des enfants, des femmes, des hommes sont victimes de traite, aux fins d’exploitation de la prostitution en particulier. D’autres formes de traite, aux fins d’exploitation par le travail sont laissées dans l’ombre. Ils, elles sont pourtant nombreux-ses dans le secteur de la construction, le travail saisonnier, l’agriculture, la restauration, mais aussi dans des domaines épargnés jusqu’ici, comme les services, l’informatique…

Nos associations sont confrontées à des cas de plaintes individuelles, à des situations de traite des êtres humains.

La question de la traite est une question de droits des femmes, une question de droit des étrangers mais pas seulement et pas toujours. La problématique de la traite est celle de l’exploitation. Tout individu peut être, au sens de l’infraction, victime de la traite dans son propre pays.

Comment voir l’ensemble des différents types de traite ?
Comment incriminer le fait d’utiliser les services d’une personne victime de la traite, en cas d’exploitation sexuelle mais aussi d’exploitation par le travail ?
Quel état des lieux juridique, quelles avancées nécessaires ?

Soirée film-débat organisée par la Ligue des droits de l’Homme avec la présence de l’association Esclavage Tolérance Zéro – Ouest à l’issue de la 1ère Rencontre Atlantique sur la Traite des Êtres Humains à la Maison des Hommes et des Techniques – Nantes.

ldh.nantes@orange.fr – 02 51 86 22 39 – etz-ouest@esclavage-stop.org – 06 52 32 39 59

Réunion.débat : Genre et militantisme

La section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme
Est heureuse de vous inviter à une réunion / débat
Le mardi 16 avril à 20h30
Salle de conférence de la Maison des syndicats, Nantes
Sous le thème :
« Genre et militantisme »
L’objectif de cette soirée sera de réfléchir ensemble sur les apports pour le militantisme d’une approche en termes de genre, entendu comme les rapports sociaux de sexe qui assignent les hommes et les femmes à des places et des rôles. De façon générale, nous nous demanderons en quoi la notion de genre fait-elle progresser la compréhension des inégalités entre les femmes et les hommes, et entre les sexualités.
D’un point de vue plus spécifiquement militant, notre approche sera double. En quoi le concept de genre nous invite-t-il à réfléchir différemment les luttes que nous menons localement et plus largement les rapports de force et de domination ? En quoi nous impose-t-il de repenser l’action militante au sein même de nos organisations et l’éventuelle reproduction des rapports sociaux sexués qui œuvrent dans la société en général (répartition des rôles, investissements induits, suscités, pris…)
Pour réfléchir à ces questions, nous aurons plaisir à accueillir :
Claudine Blasco, militante ATTAC
Xavier Dunezat, sociologue, rattaché au Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris
Nicole Savy, militante LDH, groupe de travail, « Femmes, genre, égalité »
Mardi 16 avril 2013,
20h15 : accueil des participants.
20h30 : début de la conférence.
Salle de conférence, Maison des syndicats, place de la gare de l’Etat, Nantes
Une table de presse, organisée en partenariat avec la librairie Vent d’ouest sera à votre disposition.

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