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Il y a 150 ans : la Commune de Paris, expérience nouvelle de démocratie directe.

La Commune de Paris, barricade à Ménilmontant, Paris 20

« L’assemblée parisienne élue le 26 mars 1871 a promu l’autonomie municipale, la séparation de l’Église et de l’État, la gratuité et la laïcité de l’enseignement, pour les filles comme pour les garçons. Elle a conforté l’idée de l’égalité femme-homme, ouvert l’accès aux responsabilités pour les étrangers au nom de la « République universelle ». Elle a affirmé le droit des catégories populaires à la culture et au « luxe communal ». Elle a poussé plus loin qu’en 1848 l’idée du droit au travail et d’un droit social. En bref, bien avant d’autres, au cœur d’une guerre civile atroce qui a fini par décimer ses partisans, la Commune de Paris a laissé entrevoir ce que pouvait être une politique publique de l’égalité, de la citoyenneté active et de l’émancipation individuelle et collective. » [Extrait du Communiqué des Amis de la Commune – https://www.commune1871.org/nos-actualites/actualites/1135-communique]

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réunion ouverte à tous sur l’observatoire des libertés publiques le 17 novembre

Observer les pratiques policières : un contre-pouvoir citoyen

Réunion d’information sur l’Observatoire parisien des libertés publiques en compagnie d’Arié ALIMI

A l’image des observatoires de Toulouse, Montpellier ou Bordeaux, la Ligue des droits de l’Homme en partenariat avec le Syndicat des Avocats de France a créé sur Paris un observatoire des libertés publiques se donnant pour mission de rendre compte des stratégies actuelles de maintien de l’ordre par une présence concrète sur le terrain des manifestations.

Si comme nous, vous constatez que le bilan des manifestations n’est plus dressé en termes de revendications mais se chiffre en nombre de blessés, de bombonnes de gaz tirées et d’interpellations effectués,

Si comme nous, les perspectives du droit de manifester institutionnalisées dernièrement par la loi du 5 février 2019 ou des arrêtés préfectoraux d’interdictions de manifester vous inquiète,

Si, tant la judiciarisation du droit de manifester que l’évolution du maintien de l’ordre vous interpelle,

Nous vous proposons d’échanger avec :

  • Arié Alimi, avocat, membre du Bureau national de la LDH

  • Des membres de l’Observatoire parisien des libertés publiques

lors de notre réunion d’information le dimanche 17 novembre 2019 à 17 h 30 au LIEU-DIT, 6 rue Sorbier 75020, lelieudit.com

Contact : contact@obs-paris.org

Observer l’action de la police et de la gendarmerie est un droit ! Soutien à Camille Halut

Comité de soutien à Camille Halut, poursuivie dans le cadre de ses missions d’observatrice LDH. Ce comité, à l’initiative de la LDH et sous la présidence de Me Henri Leclerc, avocat et président d’honneur de la LDH, réunit plus d’une cinquantaine d’organisations. Vous aussi soutenez la en signant la pétition dédiée ci-dessous !
Les observatoires des libertés publiques participent depuis plusieurs années au respect des droits fondamentaux. La Ligue des droits de l’Homme (LDH), depuis sa fondation en 1898, comme d’autres organisations, agit dans ce sens.Camille Halut, membre d’un Observatoire des libertés publiques – la Legal Team de la LDH Montpellier – est aujourd’hui poursuivie pénalement pour son activité en matière de défense des droits fondamentaux.Camille Halut a participé à l’observation des pratiques des forces de police et de gendarmerie en matière de maintien de l’ordre public, lors du mouvement des « gilets jaunes ». Ses observations ont ainsi permis la rédaction de plusieurs rapports, dont l’un a été produit devant le Conseil d’Etat dans le cadre du référé liberté tendant à l’interdiction de l’usage des LBD 40. Ses observations ont également servi de support à des saisines de l’IGPN et ont, notamment, participé à l’identification de l’auteur d’un tir de LBD 40 sur un manifestant pacifique, au cours d’une manifestation à Montpellier.Dans le cadre de sa mission d’observatrice, elle a été victime d’insultes et de violences policières, comme d’autres observateurs.Convoquée au commissariat pour une audition libre, Camille Halut a été immédiatement mise en garde à vue et renvoyée ensuite à l’audience du tribunal correctionnel de Montpellier du 1er octobre 2019 pour « entrave à la circulation », alors qu’elle accomplissait sa mission d’observatrice en suivant une manifestation de trois mille personnes qui s’était déplacée sur l’autoroute le 6 avril.En poursuivant Camille Halut, parmi trois mille manifestants pour une violation du Code de la route, le parquet, qui n’ignorait rien du rôle de celle-ci, a-t-il l’intention d’interdire l’observation des actions de la police et de la gendarmerie en détournant la loi de son objet ?Dans un Etat de droit, à l’instar des médias, les observateurs et défenseurs des droits (dont la protection est rappelée, notamment, par les « Lignes directrices » adoptées par la Commission pour la démocratie par le droit du Conseil de l’Europe et par la Déclaration de l’ONU sur les défenseurs des droits de l’Homme), doivent être autorisés à opérer librement dans le cadre de leur mission d’observation de l’exercice de la liberté de réunion et de manifestation. Et cette activité ne peut légitimement constituer un délit.Les membres du Comité soutiennent Camille Halut et demandent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles de respecter les normes internationales, européennes et internes (rappelées par le Défenseur des droits), en matière de liberté de réunion et de manifestation, et d’assurer la protection effective des observateurs et défenseurs des droits fondamentaux.

Communiqué complet, avec appel à signer la pétition :

Observer l’action de la police et de la gendarmerie est un droit ! Soutien à Camille Halut

« Apprendre, solidaire, aux cotés des élèves migrants »

Jean Pierre Fournier nous propose un compte-rendu de ce qu’est le Réseau Éducation Sans Frontières depuis le début  , initialement un mouvement de solidarité parents enseignants envers des familles qui voulaient obtenir leur droit de séjour   .  Dans la seconde partie, il relate les échos vécus et les interrogations d’une activité solidaire au côté des jeunes isolés étrangers

Venez au forum des associations ce samedi , le 14 septembre

Nous serons heureux de vous rencontrer pour discuter de 11h à 17h place Guignier  …
Sur le stand, à disposition: des communiqués que notre section a publiés cette année + le rapport de notre réunion publique lors du Grand débat sur Urgence écologique et Droits  + des bulletins d’adhésion + le prochain ciné-droit + des documents sur l’Observatoire des pratiques policières et des libertés publiques, les documents de référence dont : la carte de visite de la section + les textes de la déclaration des droits de l’Homme, les conventions des droits de l’Enfant et de la discrimination à l’égard des femmes. Ainsi qu’une photo de notre Fête de l’été des droits et des libertés et du bal du 13 juillet.

Pour le droit de manifester, allocation de la LDH Paris, lors de la commémoration du 14 juillet 1953

Le 14 juillet 1953, un drame terrible s’est déroulé en plein Paris. Au moment de la dislocation d’une manifestation en l’honneur de la Révolution Française, la police parisienne a chargé un cortège de manifestants algériens. Sept personnes (6 algériens et un français) ont été tuées et plus de quarante blessés par balles. Révélée par un film de Daniel Kupferstein https://daniel-kupferstein.com/, cette histoire est quasiment inconnue en France comme en Algérie.

Pour la seconde année consécutive le LDH et d’autres partenaires a organisé avec le concours de la mairie du 12° une commémoration de cet événement, suivie d’un bal populaire. Vous trouverez ici l’allocation faite au nom e la Fédération de Paris de la LDH, sur le droit de manifester hier et aujourd’hui : Allocution 13 juillet 2019

Bal POPULAIRE à Nation le 13 juillet 2019

Pourquoi ce bal à Nation  le 13  juillet ?

Le  14  juillet  1953,  à  l’arrivée  du défilé  traditionnel  de  la  gauche politique  et  syndicale  place  de  la Nation,  la  police  charge  le  cortège de nationalistes algériens pour leur arracher  banderoles,  drapeaux,  et portraits  de  leur  leader. Affrontements,  les  policiers  tirent. On relèvera 7 morts: 6 Algériens et un  syndicaliste  français,  de nombreux  blessés.  Une  répression qui a disparu de notre mémoire.
Ce jour-là, Jean Laurans, 18 ans, voulait  aller  danser  après  la manifestation  mais  une  balle l’en a empêché. C’est  pour  cette  raison  que,  pour la  deuxième  année  consécutive, nous  voulons  commémorer  de manière  festive  et  fraternelle  ce drame inconnu de l’histoire et que la  mairie  de  Paris  a  célébré  en apposant  une  plaque  le  6  juillet 2017.
L’actualité en France et en Algérie place  profondément  cette  édition 2019 sous le signe des libertés.
Ça commence place de l’ile de la Réunion Paris 12° à 18h30 :  Dépôt de gerbes, hommages : Catherine Barrati-Elbaz , maire du 12e, Gilles Manceron, historien, Jean-Luc Deryckx, président de la Fédération de Paris de la LDH, Nicolas Bonnet , président du groupe communiste au Conseil de Paris, Daniel Kupferstein, cinéaste, …)
Ça continue place de la Nation autour du kiosque face au lycée Arago à 19h30 :  Repas citoyen Rencontre avec des historiens et des témoins : Gilles Manceron, Nadjid  Sidi  Moussa,  Sadek  Hadjeres,  ancien  militant  du PPA/MTLD puis du PC Algérien,  Rosa Moussaoui des Amis de l’Huma et d’autres invités  Projection  d’un  extrait  du  film  «  Les  balles  du  14  juillet  »  de Daniel Kupferstein
Ça se termine de 22 heures à minuit  autour du kiosque face au lycée Arago   : BAL (toutes les musiques et toutes les danses…)

soutien aux exilés , à Carole Rackete et à son équipage

La LDH soutient cet appel à rassemblement :
le mercredi 3 juillet à 18h, place Stalingrad à Paris

Contre la criminalisation des exilé-e-s et de leurs soutiens, l’humanité et les droits fondamentaux avant tout.

La nuit du samedi 29 juin, Carola Rackete a été arrêtée par la police italienne après avoir accosté avec son navire dans le port de Lampedusa. A son bord, 42 personnes secourues dans les eaux internationales au large de la Libye. Après 17 jours d’errance en méditerranée, la capitaine du Sea Watch 3 a pris la décision d’entrer sans autorisation dans le port, bravant ainsi les interdits du gouvernement italien et le silence de l’Union européenne.

Elle l’a fait parce qu’il y a quelque chose au-dessus des lois immorales promulguées par le ministère de l’Intérieur italien et de la lâcheté meurtrière de l’Union européenne. Au-dessus, il y a l’humanité et le respect des droits fondamentaux. Carola Rackete a fait le choix de l’humanité. Elle et son équipage ont choisi de sauver 42 femmes et hommes exilé-e-s, condamné-e-s à se noyer au milieu de la méditerranée, ou à être torturé-e-s, violé-e-s, enfermé-e-s.

En niant le droit de ces personnes d’être secourues, l’Italie se rend complice de l’enfer qu’est devenue la Lybie aujourd’hui pour les personnes exilées. En fermant les yeux et en se déresponsabilisant, la France se rend tout autant complice. En militarisant ses frontières et en déléguant l’accueil des personnes à des pays tiers, l’Union européenne est responsable du délitement de leurs droits. En refusant d’intervenir, la Cour européenne des droits de l’Homme devient complice de cette atteinte aux principes les plus fondamentaux de notre humanité.

Exigeons que les personnes sauvées et que tou-te-s les exilé-e-s soient protégé-e-s et que leurs droits soient respectés. Exigeons que tous bateaux avec à leur bord des enfants, des femmes et des hommes en danger soient accueillis dans tous les ports de l’Union européenne.

Exigeons la libération immédiate et la levée des sanctions contre Carola Rackete, Pia Klemp et tout l’équipage du Sea Watch 3, symboles d’une humanité qui nous donne à toutes et tous, chaque jour, l’espoir et la détermination.

Nous appelons toutes les organisations, citoyen-ne-s, personnalités engagées, à se rassembler le mercredi 3 juillet à 18h, place de la bataille de Stalingrad à Paris, pour dénoncer une atteinte inqualifiable aux droits humains les plus fondamentaux et soutenir l’ensemble des personnes exilées et leurs soutiens.

La situation de la capitaine Carole Rackete a évolué positivement hier. L’avenir de la capitaine, de l’équipage et des migrants du Sea Watch n’est pas totalement clair pour autant. La question du sauvetage en mer et de la non-condamnation des actes humanitaires reste posée dans les faits. L’absurdité des accords de Dublin continue de causer des ravages dans la vie de celles et ceux que « notre » Europe se refuse à accueillir correctement, dans le droit et l’humanité.

communiqué de l’observatoire parisien des libertés publiques juillet 2019

Sous le nom d’ Observatoire Parisien des Libertés Publiques, un observatoire des pratiques policières et de défense des libertés publiques est en cours de constitution à Paris. Depuis le 1° mai, l’ Observatoire était présent sur plusieurs manifestations parisiennes. Les faits constatés, les films enregistrés, les témoignages recueillis ont été analysés collectivement au sein de l’Observatoire.
Trois membres de l’Observatoire étaient présents lors de la manifestation de vendredi dernier au pont Sully et ont été témoins des faits qui ont suscité l’indignation de beaucoup de personnes, en France et à l’étranger. Sollicités par des organes de presse pour témoigner « à chaud », les membres de l’Observatoire ont préféré décliner l’invitation au profit d’un travail collectif d’analyse qui a produit le Communiqué que vous trouverez ici en pièce jointe.
Ce communiqué est l’acte de naissance public de l’Observatoire Parisien des Libertés Publiques, animé à ce jour par la LDH Paris et le Syndicat des Avocats de France (SAF) et qui est appelé à se développer.

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