Solidarité avec les habitants du 59 St Just ! Pour le respect des droits des demandeurs d’asile et des mineurs laissés à la rue!

Le 14 octobre on fête la Saint Juste à St Just !

Plusieurs Juste ont été déclarés saints, toujours pour avoir défendu les droits de leurs semblables.

Depuis 10 mois, le squat du 59 avenue de St Just accueille des mineurs et des demandeurs d’asile, laissés délibérément à la rue par les institutions chargées de les mettre à l’abri. Les organisations signataires, excédées par les positions récentes du Conseil Départemental qui considère le squat comme un endroit où il fait bon vivre pour des mineurs isolés, et de la Préfecture résolument silencieuse à ce sujet, appellent à fêter la Saint Juste.

Pour faire de cette date un jour de solidarité et d’expression politique :

-Nos différentes interpellations sont restées inefficaces et nous continuerons à dénoncer le non-accueil de ceux qu’on appelle « étrangers »

-Des dizaines de mineurs, des centaines de familles, vivent dans la plus grande précarité, à la rue, dans des bidonvilles ou dans des squats, en plus des 320 habitants du 59 St Just.

-Il n’est pas juste que les droits des mineurs, des demandeurs d‘asile ne soient pas respectés

-Il n’est pas juste que le Conseil Départemental, que la Préfecture, se reposent sur la solidarité pour assumer les responsabilités et obligations légales qui leur incombent

-Mais il est juste que notre devoir de solidarité s’exerce envers tous ceux dont les droits fondamentaux sont bafoués.

Pour toutes ces raisons, nous vous convions lundi 14 octobre à 18h à une conférence de presse au squat, avec prises de parole des habitant.es et des différentes organisations solidaires. Une salle de presse sera mise à disposition. Nous continuerons la soirée par un repas partagé et un concert de musique africaine animé par le groupe Yancouba Diébaté & Wato.

Le 17 octobre, c’est le procès de l’occupation du squat. Rendez-vous devant le TGI à 14h, tables d’infos des différentes organisations, prises de parole, et départ ensemble pour rejoindre le cercle de silence à l’angle Canebière – Cours St Louis à 17h30.

Durant cette semaine, il s’agit de rappeler que nous sommes toujours là, non pour pallier la démission de l’Etat et du Département, mais pour les contraindre enfin à transformer leurs promesses en actes, et à mettre en œuvre leurs obligations légales.

Contact : collectif 59 St Just

Tél 07 51 16 30 59

Premiers signataires : Collectif MIE 13, Association Katilla, CIMADE, RESF 13, Emmaüs, CCFD-Terre Solidaire, collectif El Manba, LDH Marseille, collectif Coup de Pouce aux Migrants de la Gare St Charles, Fondation Abbé Pierre

AFFICHE 14 17 octobre

Reconnaissance faciale: Refusons l’expérimentation

Lettre ouverte aux proviseurs et aux communautés éducatives des lycées Ampère de Marseille et des Eucalyptus de Nice.

Le conseil régional SUD PACA a décidé d’utiliser vos deux établissements pour expérimenter le contrôle de l’accès aux établissements d’enseignement par reconnaissance faciale ; vos établissements se trouvent désormais en première ligne dans une bataille qui pourrait être décisive, non seulement pour vos communautés éducatives, mais aussi pour toutes celles de France.

Ce qui est en jeu, c’est avant tout d’accoutumer les adolescentes et adolescents dont vous avez la responsabilité à ce type de contrôle, afin qu’ils finissent par l’accepter.

Ce qui est aussi en jeu, ce n’est pas le confort d’un inutile contrôle d’accès qui se prétend infaillible, mais la liberté d’aller et de venir sans être en permanence sous la surveillance de dispositifs électroniques à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements ; pour vous, comme pour tous les autres établissements de France qui seront soumis à ces contrôles invasifs si vous les acceptez à Nice et à Marseille.

Les promoteurs du dispositif vous assurent que vos libertés individuelles seront sauvegardées et garanties par ce type de contrôle, mais une fois mis en place, vous ne pourrez plus empêcher des évolutions encore plus invasives, voire vous n’en serez même pas informés. Ce sera trop tard et vous ne pourrez plus vous opposer à l’interfaçage de ce contrôle d’accès avec toute une série d’autres contrôles de la population existant déjà dans vos villes, sous le prétexte de « safe city ». 

Si le contrôle par reconnaissance faciale venait par malheur à se mettre en place dans vos lycées, si vous cédez, vous ne constituerez qu’un maillon dans le contrôle généralisé et permanent de la population, de nos faits et gestes, qui est en train de se mettre peu à peu en place. 

Nous vous appelons donc à refuser cette expérimentation.

La Quadrature du Net     

Les Sections de Nice et de Marseille de la Ligue des droits de l’Homme

 

Syrie : arrêtons d’urgence l’engrenage. Solidarité avec le peuple Kurde

Communiqué LDH

Les livres d’histoire retracent le cynisme sans limites de responsables politiques maniant la ruse, la déloyauté, la cruauté…

L’actualité de ces derniers jours nous fait vivre cela.

Trump, le Président américain, s’est entendu avec Erdogan, le Président turc, pour que le second puisse s’attaquer aux Kurdes. Ceux-là mêmes qui ont joué le rôle décisif pour détruire les troupes de Daech en Syrie, permettant aux soldats américains de n’être engagés qu’en soutien.

Trump explique son lâchage par le fait que « les Kurdes n’ont pas participé au débarquement de 1944 en Normandie ». S’adressant aux critiques venant d’Europe, Erdogan affirme dans un meeting va-t-en-guerre à Ankara,

« Reprenez-vous, Union européenne. Je le dis encore une fois, si vous essayez de présenter notre opération comme une invasion, nous ouvrirons les portes et vous enverrons 3,6 millions de migrants ».

Les temps semblent révolus où la parole donnée, l’accord conclu, le compromis établi étaient respectés. Un monde sans foi ni loi est un monde où le plus fort dicte sa loi, où le plus faible n’a rien d’autre à faire que des actions de vengeance désespérées.

Ce monde n’est pas un monde de tous les droits de l’Homme. Ce monde est un monde qui court à sa perte.

L’espoir ne reviendra que si ceux qui ne veulent pas un monde dirigé par la barbarie sauvent le peuple kurde du sort que Trump et Erdogan veulent sceller.

Il faut arrêter l’engrenage. La LDH demande aux autorités françaises d’agir pour arrêter cela. Maintenant !

Paris, le 10 octobre 2019

De la responsabilité du politique dans l’état actuel de la police nationale

Le Comité régional PACA de la LDH exprime sa solidarité avec tous les policiers qui ont manifesté cette semaine pour dénoncer les conditions délétères dans lesquelles ils exercent leurs missions.

Une pensée particulière est adressée aux proches des agents qui ont mis fin à leurs jours.

Cette augmentation du nombre des suicides chez les policiers est pour nous un signe aigu de la crise de confiance que traverse la République.

Les observatoires auxquels participent les membres de la LDH nous permettent de confirmer que beaucoup de policiers vivent mal d’avoir à exécuter de basses œuvres pour des objectifs d’abord à seul but statistique et médiatique, mais qui sont surtout le fruit d’un choix politique arrêté par le pouvoir.

En effet, au delà du manque de moyens qui frappe toute la chaîne pénale, du policier au gardien de prison nous pensons que les agents subissent de plus en plus le contrecoup d’un dévoiement de leurs missions au profit de politiques qui conduisent inévitablement vers un état policier.

En effet, dans ce contexte particulier, certains agents profitent du blanc seing donné aux forces de l’ordre lors d’opération de maintien de l’ordre pour assouvir des pulsions violentes. Mais l’impunité juridictionnelle dont jouissent ces agents déviants montre que leur comportement sert un exécutif qui se veut irresponsable politiquement.

Cette utilisation massive des pouvoirs de coercition pour répondre à la population a malheureusement un prix, et ce prix c’est une fracture de plus en plus grande entre le peuple et les policiers.

Considérés par la population comme responsables des situations de violence alors qu’ils agissent sur ordre du politique, il apparaît logique que les policiers respectueux des valeurs républicaines perdent foi dans l’État, la République, démissionnent ou en arrivent à passer  à l’acte fatal.

Cette absence de maîtrise des moyens de coercition mis en œuvre pour maintenir l’ordre public est pour nous un corollaire de l’irresponsabilité politique dont jouissent les membres du gouvernement comme les hauts fonctionnaires.

Il est un temps pas si lointain où les ministres avaient le courage de ne pas faire porter à leur agents le poids de leurs errements.

Le Comité régional PACA de la LDH invite les citoyens à prendre la mesure de l’enjeu. Nous comptons sur l’honneur des policiers qui continueront de défendre les valeurs de la République ainsi que sur l’indépendance des magistrats chargés de défendre les libertés individuelles et l’État de droit qui doit en être le garant.

 

COMMUNIQUÉ du Comité régional LDH PACA (regroupement des sections LDH de la Région PACA)

 

Nous poursuivrons « en réunion » nos actions pour le respect des droits !

Avec l’ensemble des marseillaises et des marseillais scandalisés de la façon dont la puissance publique gère dans cette ville l’habitat indigne et le déficit de logements pour les plus précaires contraints de survivre dans des conditions innommables au profit très souvent de marchands de sommeil, nous poursuivrons « en réunion » et malgré les poursuites judiciaires nos actions pour le respect des droits !

L’image contient peut-être : 4 personnes, plein air
Lire le communiqué du Collectif du 5 Novembre !

« A Marseille, les autorités publiques ont abandonné la question de l’habitat indigne, laissant prospérer les marchands de sommeil et accentuer la précarité résidentielle des plus démunis. Près de 3500 personnes ont été délogées depuis les effondrements de la rue d’Aubagne, où 8 personnes sont mortes. Mais plutôt que d’agir, on préfère museler ceux qui accompagnent ces familles dans leur droit. Kevin Bhema Vacher est un des membres actifs du C5N. Il était depuis hier en garde à vue! Son crime: s’être montré solidaire depuis plus de 10 mois pour que les familles délogées soient traitées humainement et dignement.

(suite…)

Solidarité avec Montassar IDOUDI, jeune lycéen menacé d’expulsion !

La place de Montassar est au lycée!

« Nous les élèves du Lycée professionnel Jean-Baptiste Brochier à Marseille refusons que notre camarade Montassar IDOUDI soit enfermé dans un centre de rétention. Comme lui nous avons 18 ans, et sa place est d’être avec nous au lycée afin qu’il y obtienne son diplôme.
Toute l’équipe pédagogique souligne son sérieux, son investissement et ses progrès depuis son arrivée au lycée.
Renvoyer Montassar en Tunisie où personne ne l’y attend, où personne ne le prendra en charge est irresponsable car c’est l’exposer à des risques graves pour sa personne. Son père est décédé, et il vit ici avec sa mère et ses jeunes frère et sœur.
Nous refusons son enfermement et son expulsion en Tunisie. Nous demandons à Monsieur le Préfet des Bouches-du-Rhône qu’il le laisse poursuivre sa scolarité au lycée afin d’assurer son avenir. »

Signez la pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article56207

MARCHE POUR UNE VIE ET DES LOGEMENTS DIGNES

Le Collectif des habitants de Maison Blanche, après l’incendie qui a ravagé leur cité le vendredi 23 août, appelle à une journée de protestation le samedi 7 septembre à partir de 10H sur le lieu du sinistre puis à une grande marche de tous les Marseillais précédée d’un picnic à midi Porte d’Aix. Les participants se rendront ansuite au Vieux Port à 14H et rejoindront enfin la Mairie centrale, pour que de tels  drames ne se reproduisent plus. 
Une trentaine de collectifs, associations, syndicats et autres organisations ont signé l’appel à cette manifestation : nous les rejoignons et nous unissons pour le droit à un logement pour toutes et tous, pour la justice sociale et pour une vie digne. Après l’incendie de Maison blanche, tous les Marseillais s’unissent en solidarité. Depuis 10 mois et les drame du 5 novembre, 3500 personnes ont été délogées. La Mairie et l’Etat restent incapables de gérer cette crise humanitaire. La seule réponse a été la répression policière des habitants qui organisent seuls la solidarité avec les délogés.

Plusieurs rendez-vous sont fixés pour converger avec tous les quartiers :
10h Maison blanche, boulevard Danielle Casanova
11h Place Gaffo à la Belle de mai, 
12h Porte d’Aix où se tiendra un picnic
14h le Vieux port puis la Mairie centrale

merci à tous nos soutiens et tous nos camarades de lutte
Signataires : Collectif des habitants de Maison Blanche, Collectif du 5 novembre, Noailles en colère, Syndicat des Quartiers Populaires de Marseille, Ligue des Droits de l’Homme Marseille, Un Centre-Ville Pour Tous, Collectif le Panier en colère, Marseille féministe, Association des usagers de la BMVR , CEM – collectif des écoles de Marseille, DAL Marseille, Groupe de veille Busserine, Collectif de veille et soutien psychologique, Osez le féminisme 13, CGT Educ’action 13, Association Réinventer la Gauche, Association des locataires d’Air-Bel « Il fait bon vivre dans ma cité », Association « L’évêque family projet » (Campagne l’évêque), Collectif des Bourely, Collectif de la Cabucelle, Collectif Kallisté , Collectif Mémoire en Marche, Assemblée de la Plaine, Emmaus, salariés de McDo St Barthélémy, MadMars, Ballon Rouge, Engagements citoyens, Maison du peuple Marseille…

L’adjoint Ruas, visage de l’indignité municipale

Vendredi 23 août, un incendie ravage la Maison Blanche, copropriété dégradée du 14e arrondissement de Marseille. 24 familles sont évacuées, une soixantaine de personnes, traumatisées. Une journée entière, la situation stagne, les habitants sont piégés dans les mailles de l’administration marseillaise : pas d’eau, pas de nourriture, pas d’informations ni de droits. Devant l’incapacité de la mairie à assurer une prise en charge digne, les citoyens organisent depuis une semaine les repas et de nombreux hébergements en hôtel.
La situation de la Maison Blanche n’est pas nouvelle. Le 11 janvier 1981, une explosion de gaz avait fait 8 morts dans cette copropriété dégradée, dangereuse, connue des pouvoirs publics et notamment des services aujourd’hui sous la tutelle de l’adjoint au maire à la sécurité civile, M. Julien Ruas. Ces dernières années, de nombreux signalements avaient été envoyés à son administration pour dénoncer l’état d’insalubrité et d’indécence des logements, sans réponse. Au point que la semaine dernière, il y aurait pu y avoir à nouveau des morts dans un drame annoncé. Tout le monde garde à l’esprit le drame du 5 novembre 2018, où huit habitants de la rue d’Aubagne sont morts dans l’effondrement de leur immeuble. (suite…)

Maison Blanche : Pour un relogement immédiat !

Une semaine après l’incendie du bat G de la cité Maison Blanche dans le 14°, les habitants sont toujours dans l’incertitude avec un légitime sentiment d’être abandonnés.

Pour l’heure toujours point d’arrêtés de péril ou de police générale, qui permettraient aux habitants délogés de bénéficier du cadre négocié dans la charte du relogement des personnes évacuées.

Si des familles ont l’assurance de pouvoir bénéficier encore de quelques nuits d’hôtels, d’autres sont déjà contraintes à regagner leur logement, sans électricité, gaz et eau.

Aucun élu, aucun fonctionnaire, aucun expert, aucun marseillais quelle que soit sa condition sociale et ses convictions politiques n’accepterait de réintégrer ce bâtiment dans les conditions présentes.

Nous attendons de la puissance publique, Etat et Ville de Marseille, d’autres réponses que celles des bureaucrates qui confondent le traitement des co-propriétés délabrées avec la prise en compte des personnes délaissées depuis des années.

Nous exigeons une véritable politique du logement social à la hauteur des besoins, et dans l’immédiat, le relogement de tous les habitants du bâtiment G.

Aucune loi ni aucun règlement n’empêche de faire mieux et vite. C’est une question de volonté politique.

Notre mobilisation et soutien aux habitants ne faibliront pas tant que cette situation perdurera.

Marseille le 29 aout 2019

 

Solidarité avec les habitants du 59 St Just ! Pour le respect des droits des demandeurs d’asile et des mineurs laissés à la rue!

Le 14 octobre on fête la Saint Juste à St Just !

Plusieurs Juste ont été déclarés saints, toujours pour avoir défendu les droits de leurs semblables.

Depuis 10 mois, le squat du 59 avenue de St Just accueille des mineurs et des demandeurs d’asile, laissés délibérément à la rue par les institutions chargées de les mettre à l’abri. Les organisations signataires, excédées par les positions récentes du Conseil Départemental qui considère le squat comme un endroit où il fait bon vivre pour des mineurs isolés, et de la Préfecture résolument silencieuse à ce sujet, appellent à fêter la Saint Juste.

Pour faire de cette date un jour de solidarité et d’expression politique :

-Nos différentes interpellations sont restées inefficaces et nous continuerons à dénoncer le non-accueil de ceux qu’on appelle « étrangers »

-Des dizaines de mineurs, des centaines de familles, vivent dans la plus grande précarité, à la rue, dans des bidonvilles ou dans des squats, en plus des 320 habitants du 59 St Just.

-Il n’est pas juste que les droits des mineurs, des demandeurs d‘asile ne soient pas respectés

-Il n’est pas juste que le Conseil Départemental, que la Préfecture, se reposent sur la solidarité pour assumer les responsabilités et obligations légales qui leur incombent

-Mais il est juste que notre devoir de solidarité s’exerce envers tous ceux dont les droits fondamentaux sont bafoués.

Pour toutes ces raisons, nous vous convions lundi 14 octobre à 18h à une conférence de presse au squat, avec prises de parole des habitant.es et des différentes organisations solidaires. Une salle de presse sera mise à disposition. Nous continuerons la soirée par un repas partagé et un concert de musique africaine animé par le groupe Yancouba Diébaté & Wato.

Le 17 octobre, c’est le procès de l’occupation du squat. Rendez-vous devant le TGI à 14h, tables d’infos des différentes organisations, prises de parole, et départ ensemble pour rejoindre le cercle de silence à l’angle Canebière – Cours St Louis à 17h30.

Durant cette semaine, il s’agit de rappeler que nous sommes toujours là, non pour pallier la démission de l’Etat et du Département, mais pour les contraindre enfin à transformer leurs promesses en actes, et à mettre en œuvre leurs obligations légales.

Contact : collectif 59 St Just

Tél 07 51 16 30 59

Premiers signataires : Collectif MIE 13, Association Katilla, CIMADE, RESF 13, Emmaüs, CCFD-Terre Solidaire, collectif El Manba, LDH Marseille, collectif Coup de Pouce aux Migrants de la Gare St Charles, Fondation Abbé Pierre

AFFICHE 14 17 octobre

Reconnaissance faciale: Refusons l’expérimentation

Lettre ouverte aux proviseurs et aux communautés éducatives des lycées Ampère de Marseille et des Eucalyptus de Nice.

Le conseil régional SUD PACA a décidé d’utiliser vos deux établissements pour expérimenter le contrôle de l’accès aux établissements d’enseignement par reconnaissance faciale ; vos établissements se trouvent désormais en première ligne dans une bataille qui pourrait être décisive, non seulement pour vos communautés éducatives, mais aussi pour toutes celles de France.

Ce qui est en jeu, c’est avant tout d’accoutumer les adolescentes et adolescents dont vous avez la responsabilité à ce type de contrôle, afin qu’ils finissent par l’accepter.

Ce qui est aussi en jeu, ce n’est pas le confort d’un inutile contrôle d’accès qui se prétend infaillible, mais la liberté d’aller et de venir sans être en permanence sous la surveillance de dispositifs électroniques à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements ; pour vous, comme pour tous les autres établissements de France qui seront soumis à ces contrôles invasifs si vous les acceptez à Nice et à Marseille.

Les promoteurs du dispositif vous assurent que vos libertés individuelles seront sauvegardées et garanties par ce type de contrôle, mais une fois mis en place, vous ne pourrez plus empêcher des évolutions encore plus invasives, voire vous n’en serez même pas informés. Ce sera trop tard et vous ne pourrez plus vous opposer à l’interfaçage de ce contrôle d’accès avec toute une série d’autres contrôles de la population existant déjà dans vos villes, sous le prétexte de « safe city ». 

Si le contrôle par reconnaissance faciale venait par malheur à se mettre en place dans vos lycées, si vous cédez, vous ne constituerez qu’un maillon dans le contrôle généralisé et permanent de la population, de nos faits et gestes, qui est en train de se mettre peu à peu en place. 

Nous vous appelons donc à refuser cette expérimentation.

La Quadrature du Net     

Les Sections de Nice et de Marseille de la Ligue des droits de l’Homme

 

Syrie : arrêtons d’urgence l’engrenage. Solidarité avec le peuple Kurde

Communiqué LDH

Les livres d’histoire retracent le cynisme sans limites de responsables politiques maniant la ruse, la déloyauté, la cruauté…

L’actualité de ces derniers jours nous fait vivre cela.

Trump, le Président américain, s’est entendu avec Erdogan, le Président turc, pour que le second puisse s’attaquer aux Kurdes. Ceux-là mêmes qui ont joué le rôle décisif pour détruire les troupes de Daech en Syrie, permettant aux soldats américains de n’être engagés qu’en soutien.

Trump explique son lâchage par le fait que « les Kurdes n’ont pas participé au débarquement de 1944 en Normandie ». S’adressant aux critiques venant d’Europe, Erdogan affirme dans un meeting va-t-en-guerre à Ankara,

« Reprenez-vous, Union européenne. Je le dis encore une fois, si vous essayez de présenter notre opération comme une invasion, nous ouvrirons les portes et vous enverrons 3,6 millions de migrants ».

Les temps semblent révolus où la parole donnée, l’accord conclu, le compromis établi étaient respectés. Un monde sans foi ni loi est un monde où le plus fort dicte sa loi, où le plus faible n’a rien d’autre à faire que des actions de vengeance désespérées.

Ce monde n’est pas un monde de tous les droits de l’Homme. Ce monde est un monde qui court à sa perte.

L’espoir ne reviendra que si ceux qui ne veulent pas un monde dirigé par la barbarie sauvent le peuple kurde du sort que Trump et Erdogan veulent sceller.

Il faut arrêter l’engrenage. La LDH demande aux autorités françaises d’agir pour arrêter cela. Maintenant !

Paris, le 10 octobre 2019

De la responsabilité du politique dans l’état actuel de la police nationale

Le Comité régional PACA de la LDH exprime sa solidarité avec tous les policiers qui ont manifesté cette semaine pour dénoncer les conditions délétères dans lesquelles ils exercent leurs missions.

Une pensée particulière est adressée aux proches des agents qui ont mis fin à leurs jours.

Cette augmentation du nombre des suicides chez les policiers est pour nous un signe aigu de la crise de confiance que traverse la République.

Les observatoires auxquels participent les membres de la LDH nous permettent de confirmer que beaucoup de policiers vivent mal d’avoir à exécuter de basses œuvres pour des objectifs d’abord à seul but statistique et médiatique, mais qui sont surtout le fruit d’un choix politique arrêté par le pouvoir.

En effet, au delà du manque de moyens qui frappe toute la chaîne pénale, du policier au gardien de prison nous pensons que les agents subissent de plus en plus le contrecoup d’un dévoiement de leurs missions au profit de politiques qui conduisent inévitablement vers un état policier.

En effet, dans ce contexte particulier, certains agents profitent du blanc seing donné aux forces de l’ordre lors d’opération de maintien de l’ordre pour assouvir des pulsions violentes. Mais l’impunité juridictionnelle dont jouissent ces agents déviants montre que leur comportement sert un exécutif qui se veut irresponsable politiquement.

Cette utilisation massive des pouvoirs de coercition pour répondre à la population a malheureusement un prix, et ce prix c’est une fracture de plus en plus grande entre le peuple et les policiers.

Considérés par la population comme responsables des situations de violence alors qu’ils agissent sur ordre du politique, il apparaît logique que les policiers respectueux des valeurs républicaines perdent foi dans l’État, la République, démissionnent ou en arrivent à passer  à l’acte fatal.

Cette absence de maîtrise des moyens de coercition mis en œuvre pour maintenir l’ordre public est pour nous un corollaire de l’irresponsabilité politique dont jouissent les membres du gouvernement comme les hauts fonctionnaires.

Il est un temps pas si lointain où les ministres avaient le courage de ne pas faire porter à leur agents le poids de leurs errements.

Le Comité régional PACA de la LDH invite les citoyens à prendre la mesure de l’enjeu. Nous comptons sur l’honneur des policiers qui continueront de défendre les valeurs de la République ainsi que sur l’indépendance des magistrats chargés de défendre les libertés individuelles et l’État de droit qui doit en être le garant.

 

COMMUNIQUÉ du Comité régional LDH PACA (regroupement des sections LDH de la Région PACA)

 

REJOIGNEZ LA CAMPAGNE TECHNOPOLICE !

Portiques de reconnaissance faciale à l’entrée des établissements scolaires !

Surveillance en temps réel des réseaux sociaux !

Surveillance totale de l’espace urbain!

Police prédictive…!

STOP !

Pour constituer un groupe à Marseille Contactez-nous : ldhsectionmarseille@gmail.com

et participez au forum sur le site:  https://technopolice.fr/

Lire le communiqué commun LDH, Quadrature du Net, FCPE, CGT-Educ. (suite…)

Nous poursuivrons « en réunion » nos actions pour le respect des droits !

Avec l’ensemble des marseillaises et des marseillais scandalisés de la façon dont la puissance publique gère dans cette ville l’habitat indigne et le déficit de logements pour les plus précaires contraints de survivre dans des conditions innommables au profit très souvent de marchands de sommeil, nous poursuivrons « en réunion » et malgré les poursuites judiciaires nos actions pour le respect des droits !

L’image contient peut-être : 4 personnes, plein air
Lire le communiqué du Collectif du 5 Novembre !

« A Marseille, les autorités publiques ont abandonné la question de l’habitat indigne, laissant prospérer les marchands de sommeil et accentuer la précarité résidentielle des plus démunis. Près de 3500 personnes ont été délogées depuis les effondrements de la rue d’Aubagne, où 8 personnes sont mortes. Mais plutôt que d’agir, on préfère museler ceux qui accompagnent ces familles dans leur droit. Kevin Bhema Vacher est un des membres actifs du C5N. Il était depuis hier en garde à vue! Son crime: s’être montré solidaire depuis plus de 10 mois pour que les familles délogées soient traitées humainement et dignement.

(suite…)

Solidarité avec Montassar IDOUDI, jeune lycéen menacé d’expulsion !

La place de Montassar est au lycée!

« Nous les élèves du Lycée professionnel Jean-Baptiste Brochier à Marseille refusons que notre camarade Montassar IDOUDI soit enfermé dans un centre de rétention. Comme lui nous avons 18 ans, et sa place est d’être avec nous au lycée afin qu’il y obtienne son diplôme.
Toute l’équipe pédagogique souligne son sérieux, son investissement et ses progrès depuis son arrivée au lycée.
Renvoyer Montassar en Tunisie où personne ne l’y attend, où personne ne le prendra en charge est irresponsable car c’est l’exposer à des risques graves pour sa personne. Son père est décédé, et il vit ici avec sa mère et ses jeunes frère et sœur.
Nous refusons son enfermement et son expulsion en Tunisie. Nous demandons à Monsieur le Préfet des Bouches-du-Rhône qu’il le laisse poursuivre sa scolarité au lycée afin d’assurer son avenir. »

Signez la pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article56207

MARCHE POUR UNE VIE ET DES LOGEMENTS DIGNES

Le Collectif des habitants de Maison Blanche, après l’incendie qui a ravagé leur cité le vendredi 23 août, appelle à une journée de protestation le samedi 7 septembre à partir de 10H sur le lieu du sinistre puis à une grande marche de tous les Marseillais précédée d’un picnic à midi Porte d’Aix. Les participants se rendront ansuite au Vieux Port à 14H et rejoindront enfin la Mairie centrale, pour que de tels  drames ne se reproduisent plus. 
Une trentaine de collectifs, associations, syndicats et autres organisations ont signé l’appel à cette manifestation : nous les rejoignons et nous unissons pour le droit à un logement pour toutes et tous, pour la justice sociale et pour une vie digne. Après l’incendie de Maison blanche, tous les Marseillais s’unissent en solidarité. Depuis 10 mois et les drame du 5 novembre, 3500 personnes ont été délogées. La Mairie et l’Etat restent incapables de gérer cette crise humanitaire. La seule réponse a été la répression policière des habitants qui organisent seuls la solidarité avec les délogés.

Plusieurs rendez-vous sont fixés pour converger avec tous les quartiers :
10h Maison blanche, boulevard Danielle Casanova
11h Place Gaffo à la Belle de mai, 
12h Porte d’Aix où se tiendra un picnic
14h le Vieux port puis la Mairie centrale

merci à tous nos soutiens et tous nos camarades de lutte
Signataires : Collectif des habitants de Maison Blanche, Collectif du 5 novembre, Noailles en colère, Syndicat des Quartiers Populaires de Marseille, Ligue des Droits de l’Homme Marseille, Un Centre-Ville Pour Tous, Collectif le Panier en colère, Marseille féministe, Association des usagers de la BMVR , CEM – collectif des écoles de Marseille, DAL Marseille, Groupe de veille Busserine, Collectif de veille et soutien psychologique, Osez le féminisme 13, CGT Educ’action 13, Association Réinventer la Gauche, Association des locataires d’Air-Bel « Il fait bon vivre dans ma cité », Association « L’évêque family projet » (Campagne l’évêque), Collectif des Bourely, Collectif de la Cabucelle, Collectif Kallisté , Collectif Mémoire en Marche, Assemblée de la Plaine, Emmaus, salariés de McDo St Barthélémy, MadMars, Ballon Rouge, Engagements citoyens, Maison du peuple Marseille…

L’adjoint Ruas, visage de l’indignité municipale

Vendredi 23 août, un incendie ravage la Maison Blanche, copropriété dégradée du 14e arrondissement de Marseille. 24 familles sont évacuées, une soixantaine de personnes, traumatisées. Une journée entière, la situation stagne, les habitants sont piégés dans les mailles de l’administration marseillaise : pas d’eau, pas de nourriture, pas d’informations ni de droits. Devant l’incapacité de la mairie à assurer une prise en charge digne, les citoyens organisent depuis une semaine les repas et de nombreux hébergements en hôtel.
La situation de la Maison Blanche n’est pas nouvelle. Le 11 janvier 1981, une explosion de gaz avait fait 8 morts dans cette copropriété dégradée, dangereuse, connue des pouvoirs publics et notamment des services aujourd’hui sous la tutelle de l’adjoint au maire à la sécurité civile, M. Julien Ruas. Ces dernières années, de nombreux signalements avaient été envoyés à son administration pour dénoncer l’état d’insalubrité et d’indécence des logements, sans réponse. Au point que la semaine dernière, il y aurait pu y avoir à nouveau des morts dans un drame annoncé. Tout le monde garde à l’esprit le drame du 5 novembre 2018, où huit habitants de la rue d’Aubagne sont morts dans l’effondrement de leur immeuble. (suite…)

Maison Blanche : Pour un relogement immédiat !

Une semaine après l’incendie du bat G de la cité Maison Blanche dans le 14°, les habitants sont toujours dans l’incertitude avec un légitime sentiment d’être abandonnés.

Pour l’heure toujours point d’arrêtés de péril ou de police générale, qui permettraient aux habitants délogés de bénéficier du cadre négocié dans la charte du relogement des personnes évacuées.

Si des familles ont l’assurance de pouvoir bénéficier encore de quelques nuits d’hôtels, d’autres sont déjà contraintes à regagner leur logement, sans électricité, gaz et eau.

Aucun élu, aucun fonctionnaire, aucun expert, aucun marseillais quelle que soit sa condition sociale et ses convictions politiques n’accepterait de réintégrer ce bâtiment dans les conditions présentes.

Nous attendons de la puissance publique, Etat et Ville de Marseille, d’autres réponses que celles des bureaucrates qui confondent le traitement des co-propriétés délabrées avec la prise en compte des personnes délaissées depuis des années.

Nous exigeons une véritable politique du logement social à la hauteur des besoins, et dans l’immédiat, le relogement de tous les habitants du bâtiment G.

Aucune loi ni aucun règlement n’empêche de faire mieux et vite. C’est une question de volonté politique.

Notre mobilisation et soutien aux habitants ne faibliront pas tant que cette situation perdurera.

Marseille le 29 aout 2019

 

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