LDH de Poissy et environs

Le site de la section de Poissy et ses environs (Yvelines – 78 )

Catégorie : Sans Papier – RESF 78

Articles concernant les sans papiers et l’action de la Ligue des Droits de l’Homme et de RESF sur le sujet.

  • Halte à la Honte 370 réfugiés continueront à dormir dehors !

    Actualisation

    L’opération de mise à l’abri, à eu lieu le 19 décembre au matin voir le communiqué de la section de Confalns


    A coté de chez nous, à Conflans, une opération de mise à l’abri prévue par la préfecture est reportée suite à une décision de la mairie.

    Les services de l’Etat dans le département des Yvelines se sont manifestés  en organisant une opération de mise à l’abri des réfugiés et demandeurs d’asile actuellement sans abri.

    Le campement de fortune qui se tient au pointil à Conflans Ste Honorine comprend selon les derniers chiffres près de 370 personnes réduites à s’abriter dans des tentes bien insuffisantes si l’on considère les conditions météorologiques.

    L’opération avait été fixée pour se dérouler le 13 décembre.

    C’est alors que nous avons appris que cette opération était ajournée en raison de la décision unilatérale de la mairie de Conflans de refuser la mise à disposition d’un gymnase à titre provisoire, pendant le temps d’un transfert de quelques jours au plus.

    Le collectif de soutien aux réfugiés et sans abris de la confluence se tient à votre disposition pour toute information complémentaire dont voici le mail:

    contact-refugies-confluence@framalistes.org

    Voir sur le site de la section de Conflans de la LDH

    C’est ici

  • Déjeuner avec les réfugiés de la maison des Tilleuls le 21 janvier.

    Notre section Ligue des Droits de l’Homme fait partie du Comité de Soutien des Tilleuls qui intervient auprès des migrants du Centre d’Hébergement d’Urgence.

    Nous avançons dans l’organisation d’un deuxième déjeuner le 21 janvier à midi avec les réfugiés de la Maison des Tilleuls de Triel. Nous avons déjà une dizaine de cuisiniers volontaires Tibétains, Afghans et Soudanais.

    Nous avons besoin de votre soutien pour le financement de cette opération et pour relayer l’appel au don dans votre réseau via une cagnotte en ligne sur https://www.lepotcommun.fr/pot/p1b8gzb6

    Nous avons estimé que le coût des ingrédients et petits matériels (vaisselle jetable…) se monterait à moins de 10 Euros par personne, soit au total, pour 90 personnes, 800 Euros.

    Pour le financement, trois sources sont prévues :
    • fonds recueillis lors de la Fête du Flan début Octobre à Triel (servant également à d’autres actions)
    • appel aux dons via la cagnotte en ligne www.lepotcommun.fr/pot/02qw5oj2
    • demandes de subvention publique
    L’objectif de ce repas est double :
    • réunir réfugiés et particuliers dans une action commune, favorisant convivialité, échange et intégration
    • donner l’occasion aux réfugiés de contribuer eux-mêmes à la préparation d’un repas de leur pays d’origine

    Il se déroulera sur une péniche amarrée à Triel, et qui est gérée par l’association La Péniche – Arche Espérance. Les courses et la préparation du repas se feront en «ateliers » dans 5 ou 6 cuisines de particuliers riverains, avec deux ou trois réfugiés à chaque fois. Nous recherchons d’ailleurs encore une ou deux personnes intéressées pour accueillir chez elles un « atelier » cuisine .

    N’hésitez pas à nous contacter sur le sujet (si possible avant le 8/12 , car première réunion de préparation avec les réfugiés est le 9/12).

    Merci de votre contribution directe, et de diffuser cet initiative à vos connaissances, si vous utilisez Facebook, ou d’autres réseaux sociaux, n’hésitez pas à relayer l’appel.

  • « L’autre côté de l’espoir » Ciné-débat jeudi 16 novembre 20h30 aux Mureaux

    Notre section est membre du Comité de soutien des Tilleuls de Triel sur Seine, qui s’associe à une initiative de Attac 78 Nord et du Collectif des Voisins Solidaires de Mezy (où il y a également un Centre d’Hébergement d’Urgence) pour une soirée Ciné- Débat sur le thème :

    Rencontrer et accueillir les migrants

    jeudi 16 novembre à 20h30

    cinéma Frédéric Dard aux Mureaux

    « L’autre côté de l’espoir »

    film  de Aki Kaurismak

    suivi d’un débat

  • RESF 78 : Anniversaire 10 ANS déjà

    RESF 78 fêtera ses 10 ans : Rejoignez nous

    Samedi 16 Avril 14H30 à 17H30

    Centre huit

    8 rue du Buc

    Versailles – 78 – Yvelines

    recto flyer_10ans_16av2016 (definitif)

    verso flyer_10ans_16av2016 (definitif)

     

  • Travailleurs sans papiers – Poissy – Montigny le Bretonneux

    La Ligue des Droits de l’Homme dans les Yvelines a exprimé, dès le premier jour, son soutien aux travailleurs sans papier de l’intérim en lutte depuis le 10 juin 2015.
    La LDH qui défend sans relâche l’égalité des droits et qui accompagne quotidiennement des sans papier dans leurs démarches pour leur régularisation, soutient totalement les demandes que ces travailleurs sans papier font à leurs employeurs.
    En effet la circulaire de Manuel Valls du 28 novembre 2012 permet la régularisation des travailleurs sans papier sous certaines conditions précises d’ancienneté de présence en France, de durée de travail et de contrat de travail.
    Pour permettre aux travailleurs sans papier qui répondent aux conditions posées par la circulaire de demander leur régularisation à la préfecture, il est impératif que leurs employeurs délivrent les attestations et contrats qui correspondent à leur situation. C’est d’ailleurs clairement indiqué dans la circulaire.
    C’est précisément ce que demandent à leurs employeurs les travailleurs qui occupent deux agences d’intérim, au technoparc de Poissy et à Montigny le Bretonneux.
    Ces revendications sont tout à fait réalistes: les entreprises de l’intérim ont la possibilité de les satisfaire, comme l’entreprise Manpower l’a fait le 23 juillet.
    La section de Poissy et environs, celle de Saint Quentin en Yvelines et la fédération des Yvelines de la LDH réitèrent leur soutien à ces travailleurs et souhaitent que leurs employeurs engagent au plus vite le dialogue pour répondre à ces demandes.
  • RESF 78 : assises départementales des lycéens sans-papiers – 7 février à Versailles

    «  Un titre de séjour étudiant et après ? »

    Être jeune et sans-papiers, c’est, au quotidien, vivre avec la peur et les galères.

    C’est pourquoi, ces jeunes acceptent ce que la Préfecture leur donne : une Autorisation provisoire de séjour (APS) ou un titre de séjour « étudiant ». Et cela, alors même qu’un tel titre les condamne à se retrouver sous peu « sans-papiers ». Car un titre « étudiant », c’est prévu pour de jeunes étrangers qui ne séjournent en France que le temps de leurs études (et ont déjà prévu de retourner ensuite dans leur pays d’origine), pas pour ceux qui souhaitent construire leur vie en France.

    POUR CEUX VENUS REJOINDRE QUELQU’UN DE LEUR FAMILLE, un oncle, une tante, une sœur, … pour continuer leurs études, pour éviter un mariage forcé, pour construire leur vie, … Leurs parents sont restés au pays, souvent pauvres, eux-mêmes en difficultés familiales ou vivant dans des zones de combat. Ils ont dû attendre leurs 16 ans, pour que leur famille leur donne leur autonomie et les laisse partir

    Or, la circulaire Valls du 28 novembre 2012 exige, pour régulariser les jeunes majeurs, qu’ils soient arrivés avant l’âge de 16 ans et qu’ils vivent avec l’un de leurs parents. La grande majorité des jeunes connus du RESF 78 ne sont pas dans cette situation. Ils n’obtiennent alors qu’un titre de séjour « étudiant » qui, comme son nom l’indique, ne sera pas renouvelé à la fin de leurs études.

    POUR LES JEUNES ISOLÉS, pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), la circulaire Valls du 28 novembre 2012, rappelle la loi et indique que les Préfectures sont invitées à l’appliquer de manière « bienveillante».

    « S’agissant du cas spécifique des mineurs étrangers isolés, je vous rappelle que les dispositions de l’article L. 313-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile vous permettent de délivrer une carte de séjour temporaire mention « salarié » ou « travailleur temporaire » à ceux qui, pris en charge par l’aide sociale à l’enfance entre l’âge de 16 et de 18 ans, sont engagés dans une formation professionnelle qualifiante. Vous pourrez faire un usage bienveillant de ces dispositions, dès lors que le mineur étranger isolé a satisfait à l’ensemble des conditions prévues par cet article et que la qualité de son parcours de formation est de nature à lui permettre une insertion durable dans la société française,  »

    La réalité dans les Yvelines est toute autre : ces jeunes n’obtiennent pas un titre de séjour « salarié » même s’ils sont en formation professionnelle en lycée, même s’ils ont signé un contrat d’apprentissage avec un patron, même si le Défenseur des Droits, alerté, donne raison au jeune.

    Pour tous ces jeunes en formation, qu’ils soient « en famille » ou isolés, c’est une vraie angoisse au quotidien quand ils envisagent la fin de leurs études. Ils devront alors engager une nouvelle procédure de régularisation appelée « changement de statut » pour obtenir un titre de séjour « salarié ». Ils auront à affronter, comme tous les jeunes de France, la difficulté de trouver un travail, compliquée par les discriminations d’embauche que malheureusement personne ne nie, auxquelles se rajoute la difficulté de trouver un patron qui accepte de les embaucher en CDI et s’engage à payer lors de leur embauche la taxe OFII (égale à 55% de leur salaire brut mensuel dans la limite de 2,5 SMIC).

    Scolarisés, ayant appris un métier, insérés dans la vie de leur quartier, de leur lycée, leur vie est ici.

    – pour les jeunes isolés en formation professionnelle, la Préfecture des Yvelines doit appliquer l’article L313-15 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et leur donner un titre de séjour « salarié ».

    – pour les autres, jeunes « en famille » ou jeunes isolés en formation générale, la loi doit changer pour leur permettre une régularisation avec un titre de séjour pérenne.

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    Ils seront là pour témoigner, à côté d’autres lycéens yvelinois sans-papiers ou qui ont peur de le devenir – à cause des lois, à cause de leur histoire ou de celle de leur pays,
    le 7 février 2015, dès 14h30,
    au Centre Huit – 8 rue de la porte de Buc à Versailles (gare des Chantiers).

    Ils étudient ici, ils vivent ici

    Ils sont une richesse pour la France de demain

    La loi doit les régulariser

  • Le grand déménagement des mineurs isolés étrangers (MIE) des Yvelines

    article paru sur le blog du RESF (site de médiapart)

    http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/151214/le-grand-demenagement-des-mineurs-isoles-etrangers-mie-des-yvelines

    Un courrier lapidaire, une valise à faire à la hâte, des au revoir aux copains, aux profs, aux éducateurs. En Yvelines, le grand déménagement des mineurs isolés étrangers (MIE) a commencé le 3 novembre et va s’accélérer cette semaine. D’ici peu, ces jeunes, venus de pays de misère et de guerre, au terme de voyages souvent longs et périlleux, devraient tous être confiés à une association locale d’insertion par le logement, le Lien Yvelinois, sur la base d’un contrat signé le 10 octobre 2014 avec le Conseil général des Yvelines, présidé par Pierre Bédier.

    Une avancée ? Un danger ? Les travailleurs sociaux du département en charge de ces MIE sont inquiets et protestent.

    Comme tout mineur en danger, les jeunes étrangers sont pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), financée par le Conseil général.La protection de l’enfance est une mission importante de la République, se rattachant à des conventions internationales ratifiées par la France.

    Près de 250 MIE seraient confiés à l’ASE des Yvelines, un département pas vraiment pauvre, pas très loin de Paris, avec une implantation ancienne de foyers d’accueil pour la jeunesse en danger.

    La situation depuis plusieurs mois est la suivante : Dès son arrivée en France et plus particulièrement dans notre département, tout MIE est soumis à un véritable parcours du combattant : souvent on lui refuse même de l’écouter sous prétexte que ses papiers seraient des faux. S’il arrive à se faire enregistrer, le plus souvent, il doit subir des « tests osseux ». S’il est déclaré majeur, c’est la rue. Si le test confirme sa minorité, l’ASE doit le prendre en charge et le placer : une partie d’entre eux se retrouvent en foyer éducatif spécialisé avec un réel suivi. Mais, de plus en plus nombreux, sont les jeunes, logés à l’hôtel, seuls, sans suivi éducatif, sans scolarisation et bien sûr, sans accompagnement pour effectuer les démarches nécessaires pour obtenir un passeport et un acte de naissance, pour préparer leur dossier afin d’être régularisé à 18 ans. Pour l’ASE, il s’agit «qu’ils attendent leurs 18 ans…. et qu’ils repartent au pays » comme le suggère ouvertement la hiérarchie !

    C’est dans ce contexte qu’a été signé, le 10 octobre 2014, un contrat avec le Lien Yvelinois, une association locale d’insertion par le logement.

    Dès le 3 novembre, le déménagement des MIE de 16 ans placés en hôtel a commencé, et depuis, il s’est poursuivi, affectant l’ensemble des MIE du département.

     

    Les mineurs isolés étrangers « virés » sans ménagement

    En novembre, l’ASE a vidé les hôtels d’une quarantaine de MIE. Ils ont été regroupés dans un hôtel à Coignières, puis certains ont ensuite emménagé dans des appartements loués par le Lien Yvelinois à leur intention.

    Mais depuis le 9 décembre une offensive a été prise concernant les MIE hébergés en foyer (c’est à dire ceux qui bénéficient d’une réelle prise en charge éducative), pour les en faire sortir, pour qu’ils vident les lieux rapidement ; un courrier contenant la liste des jeunes concernés est arrivé dans chaque foyer leur donnant rendez-vous avec leur valise la semaine prochaine – une accélération incompréhensible pour les travailleurs sociaux.

    Et cela, sans contact officiel en amont entre le Lien et les éducateurs des foyers qui accueillaient jusqu’ici ces jeunes, dans la précipitation, en cassant pour nombre d’entre eux ce qui existe :

    C’est irresponsable. Quand bien même les déménagements projetés le seraient dans l’intérêt des jeunes, ils ne peuvent pas être imposés uniformément, sans tenir compte de la situation, des intérêts et de la volonté de chacun des jeunes.

    Le texte du contrat signé entre le Conseil général et le Lien Yvelinois donne à cette association une mission qui correspond exactement à ce que l’on peut attendre d’une prise en charge d’un mineur isolé : accueil, hébergement, accompagnement éducatif et social,…

    Les travailleurs sociaux qui accompagnent ces mineurs isolés témoignent

    « Notre intention était de préparer un départ vers « le Lien ». Nous pensions avoir un peu de temps pour cela, cependant, nous avons reçu une liste du Conseil général avant-hier, mentionnant le nom de tous les jeunes sur le départ. »

    « Il doit quitter notre établissement en début de semaine prochaine, soit 6 jours après la réception du courrier et nous n’avons aucune information sur le lieu où il doit être accueilli, ni sur la prise en charge qui va lui être proposée. »

    « Nous pensions au moins avoir des informations sur le lieu d’accueil. Cela nous aurait permis de mettre en place un certain nombre de choses qui lui permettent de rester dans une dynamique mais cela n’est pas envisageable. Il n’y a aucune négociation possible avec l’ASE. Sans compter qu’il doit également interrompre brutalement son suivi scolaire. »

    « Tous les jeunes mineurs isolés sont sous le même régime. Y compris ceux arrivés depuis déjà plusieurs années et étant inscrits dans un projet. »

    « Nous avons donc peu de temps pour les préparer et surtout peu d’éléments sur où ils vont atterrir et qui les suivra. Nous gardons le contact avec ces jeunes pour obtenir plus d’infos. »

    Que dire du mépris avec lequel le Conseil général traite ces travailleurs sociaux, investis avec une haute conception de leur mission ?

    Et que dire de la maltraitance du même Conseil Général à l’égard des jeunes étrangers en danger, déplacés sans assurance sur leur avenir proche, sans lien assuré avec leur éducateur et avec la structure où ils ont commencé à se reconstruire? Que dire des risques de rupture de leurs projets et de leur formation en cours ?

    Le Conseil général « se débarrasse » des Mineurs Isolés Étrangers

    Pourquoi le Conseil général a-t-il décidé de confier les MIE à une structure telle que « le Lien Yvelinois » ?

    C’est tout à fait légal : le juge décide le placement du jeune à l’ASE, puis l’ASE confie le jeune à une association et peut à tout moment le retirer pour le placer ailleurs, sans même à avoir à donner des explications.

    Il est donc logique que le foyer informe le jeune de sa convocation par « le Lien Yvelinois » pour qu’il se présente avec sa valise.

    Mais dans la pratique, la méthode contrevient directement aux principes énoncés dans la loi de rénovation sociale de 2002 qui place le jeune au cœur de sa prise en charge, qui pose le libre choix de son accompagnement social et définit le projet personnalisé qui a une valeur contractuelle qui lie le jeune à sa structure d’accueil.

    Alors, pourquoi ce contrat ?

    Intérêt financier ? Cela voudrait dire que « le Lien Yvelinois » recevrait une dotation plus faible que les foyers actuellement ?

    En Yvelines, comme ailleurs, l’ensemble des budgets à caractère social subit de sévères coupes sombres et tout au bout de la chaîne de la Protection de la jeunesse, on trouve les MIE, les plus fragiles, les plus isolés.

    Faute d’informations, on peut s’interroger sur la capacité dans la durée de l’association à assurer pleinement le suivi des jeunes. Ainsi la responsabilité des défaillances liées à un manque de moyens retomberait sur « le Lien Yvelinois » et laisserait le Conseil général blanc comme neige.

    Intérêt politique ? La méthode a toutes les apparences d’une tentative d’isolement et de ghettoïsation. Actuellement dans les foyers les jeunes étrangers apprennent le français et les habitudes de vie en côtoyant d’autres jeunes. Souvent, motivés pour avancer, ils sont même les éléments sûrs dans la vie collective du foyer. Les priver de cette vie collective en les « parquant entre eux », c’est à coup sûr, favoriser leur repliement, et rendre difficile, voire impossible leur insertion sociale. Dans quel but ?

    RESF s’oppose à la discrimination des mineurs isolés étrangers

    Dans ce contrat, le Conseil général et l’ASE restent maîtres des décisions importantes qui plombent la vie des MIE : recours à des vérifications d’âge avec les tests osseux, poursuite ou non, d’une prise en charge avec un contrat jeune majeur au delà de 18 ans. On peut craindre que sur ces deux points, la politique du Conseil général ne change pas : tests osseux pour tous et contrat « jeune majeur » pour aucun.

    Cette délégation de prise en charge qui frappe spécifiquement les MIE, est en fait un traitement discriminatoire et inégalitaire entre les mineurs qui sont confiés à l’ASE par une ordonnance de protection.

    Les structures éducatives en charge jusque-là des MIE des Yvelines n’ont pas l’intention d’en rester là. Effet direct des plaintes et protestations des travailleurs sociaux, certains départs des foyers ont été différés, le Conseil général est directement interpellé (cf lettre envoyée le 10 décembre par le groupe inter-associatif protection de l’enfance des yvelines), comme le sera le Défenseur des droits sur les questions de maltraitance et de discrimination, s’il y a lieu.

    Pour RESF

    • La pratique de tests osseux qui jettent à la rue de nombreux mineurs doit cesser.
    • Tous les mineurs isolés étrangers (MIE) doivent être pris en charge dans les mêmes conditions que les autres jeunes confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
    • Ils doivent tous pouvoir recevoir une formation comme ils le souhaitent
    • À leur majorité, ils doivent pouvoir signer un « contrat jeune majeur » comme la loi l’indique pour leur laisser le temps d’aller au bout de leurs projets qui les rendrait autonomes.
    • Ils doivent tous obtenir de la Préfecture un titre de séjour qui leur permettrait de rester sur le territoire.

     

  • RESF 78 : assises départementales des lycéens sans-papiers – 7 février 2015 à Versailles

    « PASSEPORT EN COURS DE VALIDITÉ », pièce incontournable pour obtenir un titre de séjour.

    Une vingtaine de jeunes scolarisés yvelinois sont condamnés à être ou à devenir des sans-papiers.

    Tout un chacun peut obtenir ou faire prolonger un passeport dans son pays ou à l’ambassade. Cela devrait être la règle, mais cela ne fonctionne pas pour ces jeunes qui, selon les cas, sont :

    victimes de la politique discriminatoire de leur pays qui refuse de les reconnaître s’ils sont en France (les mauritaniens) ou de leur fournir un passeport s’ils n’ont pas de titre de séjour.

    victimes de la guerre qui a détruit les archives.

    victimes d’erreurs sur leur état civil, impossible à corriger.

    victimes d’une guerre dans laquelle ils seraient enrôlés s’ils retournaient dans leur pays d’origine.

    victimes de situations de familles conflictuelles (abandon, déplacement, décès, rejet) qui les mettent à la rue et sans papiers.

    Ils sont une vingtaine, majeurs et sans avenir à la fin de leurs études.

    La France les a accueillis, généralement de bons ou très bons élèves, appréciés de tous.

    Certains, parfois en France depuis de nombreuses années, 3, 5 ou même 10 ans, vivent avec leurs parents, frères ou sœurs qui eux, ont ou auront un titre de séjour.

    D’autres sont isolés, venus pour fuir la guerre ou la misère, ou tout simplement pour se former et travailler. Ils sont partis en laissant tout, franchissant des milliers de kilomètres, des frontières et des mers, souvent au péril de leur vie.

    Mais l’absence de « passeport valide », les empêche de construire leur vie sereinement ici.

    En général, pour les jeunes, l’arrivée de leurs 18 ans est l’occasion d’une fête.

    Pour eux, à leurs 18 ans, ils rentrent dans une zone de non-droit, leur avenir est bouché : aux impossibilités qu’ils connaissaient déjà en tant que mineur (pas le droit de voyager,  pas le droit de poursuivre sa formation en alternance ou de faire des petits boulots pour devenir autonome, pas le doit de passer son permis de conduire,…), s’ajoute la peur de l’arrestation et de l’expulsion et l’angoisse de la fin des études où ils n’auront pas le droit de travailler.

    La loi exige qu »ils puissent prouver leur identité.

    Quel que soient les raisons de l’absence de passeport valide, pour nous, leur identité, c’est eux, avec leur statut d’élève qui leur a permis de grandir ici. L’administration doit les reconnaitre pour ce qu’ils sont, avec le statut qui est le leur, celui de jeune scolarisé, et les régularise.

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    Ils seront là pour témoigner, à côté d’autres lycéens yvelinois sans-papiers ou qui ont peur de le devenir – à cause des lois, à cause de leur histoire ou de celle de leur pays

    le 7 février 2015  dès 14h30

    au Centre Huit – 8 rue de la porte de Buc à versailles (gare des Chantiers)

    ils étudient ici, ils vivent ici

    ils sont une richesse pour la France de demain

    la loi doit les régulariser

  • Communiqué RESF

    20 novembre 2013, journée internationale des droits de l’enfant
    sous la présidence de François Hollande

    18 mois de présidence Hollande, et pour les enfants de parents sans papiers, les mineurs isolés et les
    jeunes majeurs étrangers, un début de quinquennat à l’image du reste : vous voulez un dessin ?
    Le nombre des enfants enfermés en rétention avec leurs parents dans l’attente d’une expulsion a
    largement diminué depuis juillet 2012. Mais cette pratique (pour laquelle l’Etat français a été condamné
    par la cour européenne de justice), n’est toujours pas interdite et au moins une vingtaine d’enfants en
    ont été victimes. Si Mitterrand et Badinter avaient supprimé la peine de mort comme Hollande et Valls
    ont interdit la rétention des enfants, la guillotine continuerait à fonctionner.
    Quant aux enfants des familles sans papiers qui échappent à l’enfermement, ils sont assignés à
    résidence, le plus souvent arrachés à leur école, leur quotidien est fait de l’angoisse de leurs parents,
    qui pour échapper aux menaces, discriminations, violences, aux guerres et à la misère, ont fait le choix
    de partir vers un pays d’asile. Errant d’un pays à l’autre pendant des mois, parfois des années d’exil,
    rejetés de partout, ils continuent à espérer pour leurs enfants et pour eux-mêmes une autre vie, un
    avenir.
    Pour échapper à l’expulsion qui les renverra, bannis de France, dans un pays hostile, certaines familles
    vivent cachées, sans savoir quand ils pourront un jour revivre librement, ici ou ailleurs.
    Dans les écoles, on continue à compter les chaises vides des enfants déplacés, cachés, et celles de
    ceux qui ont été expulsés avec leurs parents. Celles des enfants qui dorment dans la rue, dans des
    cabines téléphoniques, sur des cartons, celles des enfants roms, déplacés, stigmatisés, celles des
    mineurs isolés, que les passeurs ont jetés sur le trottoir des gares et des aéroports, et qu’on se repasse,
    d’un département à un autre, sans prise en charge, sans leur assurer le droit fondamental à une vraie
    scolarisation qui leur ouvre l’accès à une formation et un avenir. Enfants invisibles, coupables d’être
    mineurs, accusés de mentir sur leur âge, sur leur nom, sur leur vie pour apaiser la conscience de ceux
    qui sont chargés de s’en débarrasser, de les exiler, de les renvoyer à leur misère natale ?
    Est-ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ? demandaient en 2007 les enfants de
    parents sans papiers ? Est-ce normal ? en 2013 ? Avec un président de la République, un Premier
    ministre, un ministre de l’Intérieur socialistes ?
    L’affaire Léonarda et l’expulsion de Khatchik, les manifestations de lycéens
    ont obligé le ministre l’Intérieur à suspendre les expulsions de familles ayant
    des enfants scolarisés et celle de lycéens. Il ne s’en vante pas, mais les faits
    sont là. C’est un progrès mais ce n’est pas assez. Il faut maintenant
    l’assumer publiquement, le revendiquer même. Et surtout le traduire dans les
    lois. La loi doit changer, offrir un avenir aux enfants, à tous les enfants et
    pour cela régulariser et assurer avec une application qui change
    profondément avec les méthodes antérieures, les droits fondamentaux des
    enfants.

    Réseau national des militants, collectifs
    d’établissements, syndicats et associations
    pour l’information et le soutien aux jeunes
    scolarisés étrangers sans papiers

    Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris –
    educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org

  • Communiqué: Nous les prenons sous notre protection !

    Nous les prenons sous notre protection !

    Le Réseau Éducation Sans Frontières des Yvelines (RESF 78) a organisé des parrainages citoyens de familles et de jeunes majeurs scolarisés sans papiers le 10 mars dernier dans différentes villes du département des Yvelines. C’est en tout 22 cérémonies qui ont eu lieu.

    À ACHÈRES, la cérémonie, n’ayant pas pu avoir lieu le même jour, avait été reportée

    Elle aura lieu sous la présidence de monsieur Alain Outreman, maire d’Achères

    SAMEDI 24 MARS à 16 h

    dans la salle des mariages de la mairie

    8 rue Deschamps Guérin, 78260 Achères

    Ces parrainages témoignent des liens qui se tissent entre ces familles et ces jeunes majeurs, et ceux qui se battent à leurs côtés pour que soient reconnus leurs droits à poursuivre la vie qu’ils construisent en France, depuis souvent des années.

    Face à une politique qui bafoue les droits et viole les consciences, qui fait de l’étranger un bouc émissaire, du sans-papier un sans droit, le Réseau Éducation Sans Frontières a fait le choix de l’accueil et de la solidarité.

    Qu’ils soient jeune lycéen atteignant ses 18 ans ou parent d’enfant scolarisé, souvent né en France, ils rencontrent tous les mêmes problèmes : difficulté de régulariser leur situation administrative ou menacés d’expulsion, suite à un refus de titre de séjour, ces familles et ces jeunes scolarisés voient leur avenir menacé d’être brutalement interrompu et bouleversé. Ils vivent dans l’angoisse du lendemain. Chaque fois, ce sont des histoires humaines dont on menace le devenir.

    Face à cette menace quotidienne qui frappe des familles et des jeunes majeurs, le RESF réaffirmera à cette occasion, le soutien déterminé de tous ceux (enseignants, parents d’élèves, citoyens, élus) qui s’engagent à les protéger.

    Les familles et les jeunes seront parrainés par des élus de la République (Députée, Conseillers Régionaux, Maires, Conseillers Municipaux) et des citoyens (enseignants, parents d’élèves, acteurs associatifs, …) du département.

    le 21 mars 2012

    Contacts : Anne Hovart : 06 73 52 35 04

    deux adresses Internet : RESF National : www.educationsansfrontieres.org

    RESF 78 : www.resf78.ouvaton.org

    UN NUMÉRO D’URGENCE DÉPARTEMENTAL : 01 34 92 50 94