LDH de Poissy et environs

Le site de la section de Poissy et ses environs (Yvelines – 78 )

Étiquette : sans-papiers

  • RESF 78 : Anniversaire 10 ANS déjà

    RESF 78 fêtera ses 10 ans : Rejoignez nous

    Samedi 16 Avril 14H30 à 17H30

    Centre huit

    8 rue du Buc

    Versailles – 78 – Yvelines

    recto flyer_10ans_16av2016 (definitif)

    verso flyer_10ans_16av2016 (definitif)

     

  • Communiqué RESF

    20 novembre 2013, journée internationale des droits de l’enfant
    sous la présidence de François Hollande

    18 mois de présidence Hollande, et pour les enfants de parents sans papiers, les mineurs isolés et les
    jeunes majeurs étrangers, un début de quinquennat à l’image du reste : vous voulez un dessin ?
    Le nombre des enfants enfermés en rétention avec leurs parents dans l’attente d’une expulsion a
    largement diminué depuis juillet 2012. Mais cette pratique (pour laquelle l’Etat français a été condamné
    par la cour européenne de justice), n’est toujours pas interdite et au moins une vingtaine d’enfants en
    ont été victimes. Si Mitterrand et Badinter avaient supprimé la peine de mort comme Hollande et Valls
    ont interdit la rétention des enfants, la guillotine continuerait à fonctionner.
    Quant aux enfants des familles sans papiers qui échappent à l’enfermement, ils sont assignés à
    résidence, le plus souvent arrachés à leur école, leur quotidien est fait de l’angoisse de leurs parents,
    qui pour échapper aux menaces, discriminations, violences, aux guerres et à la misère, ont fait le choix
    de partir vers un pays d’asile. Errant d’un pays à l’autre pendant des mois, parfois des années d’exil,
    rejetés de partout, ils continuent à espérer pour leurs enfants et pour eux-mêmes une autre vie, un
    avenir.
    Pour échapper à l’expulsion qui les renverra, bannis de France, dans un pays hostile, certaines familles
    vivent cachées, sans savoir quand ils pourront un jour revivre librement, ici ou ailleurs.
    Dans les écoles, on continue à compter les chaises vides des enfants déplacés, cachés, et celles de
    ceux qui ont été expulsés avec leurs parents. Celles des enfants qui dorment dans la rue, dans des
    cabines téléphoniques, sur des cartons, celles des enfants roms, déplacés, stigmatisés, celles des
    mineurs isolés, que les passeurs ont jetés sur le trottoir des gares et des aéroports, et qu’on se repasse,
    d’un département à un autre, sans prise en charge, sans leur assurer le droit fondamental à une vraie
    scolarisation qui leur ouvre l’accès à une formation et un avenir. Enfants invisibles, coupables d’être
    mineurs, accusés de mentir sur leur âge, sur leur nom, sur leur vie pour apaiser la conscience de ceux
    qui sont chargés de s’en débarrasser, de les exiler, de les renvoyer à leur misère natale ?
    Est-ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ? demandaient en 2007 les enfants de
    parents sans papiers ? Est-ce normal ? en 2013 ? Avec un président de la République, un Premier
    ministre, un ministre de l’Intérieur socialistes ?
    L’affaire Léonarda et l’expulsion de Khatchik, les manifestations de lycéens
    ont obligé le ministre l’Intérieur à suspendre les expulsions de familles ayant
    des enfants scolarisés et celle de lycéens. Il ne s’en vante pas, mais les faits
    sont là. C’est un progrès mais ce n’est pas assez. Il faut maintenant
    l’assumer publiquement, le revendiquer même. Et surtout le traduire dans les
    lois. La loi doit changer, offrir un avenir aux enfants, à tous les enfants et
    pour cela régulariser et assurer avec une application qui change
    profondément avec les méthodes antérieures, les droits fondamentaux des
    enfants.

    Réseau national des militants, collectifs
    d’établissements, syndicats et associations
    pour l’information et le soutien aux jeunes
    scolarisés étrangers sans papiers

    Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris –
    educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org