Tribune collective dont la LDH est signataire
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Le Pacte européen sur la migration et l’asile, qui entre en vigueur ce 12 juin 2026, « entérine un tournant majeur, car il repose sur la suspicion, la déshumanisation et la répression ». Un ensemble d’agent-e-s publics du droit d’asile, dont la CGT de l’Ofpra et de la CNDA, s’oppose fermement à « cette politique qui organise l’exclusion, banalise la détention, menace les fondements mêmes de l’État de droit. »
En tant qu’agent-e-s publics du droit d’asile, nos points de préoccupation sont nombreux. Parmi lesquels l’élargissement du champ d’application des procédures accélérées pour les demandeuses et demandeurs d’asile, lesquelles empêchent, dès aujourd’hui, l’accès à des conditions d’accueil décentes.
Le Pacte renforce également les contrôles aux frontières extérieures, en introduisant un « filtrage » massif et en prévoyant une procédure de demande d’asile à la frontière obligatoire pour un grand nombre de personnes qui seront alors placées en zone d’attente ou rétention et donc privées de leur liberté, y compris des enfants. Ce filtrage est effectué par les forces de police aux frontières, comprenant des contrôles sanitaires, d’identité et de sécurité, ainsi que la collecte, y compris sous contrainte, des données biométriques. A la suite de ce « tri », elles et ils peuvent être orientés vers une procédure d’asile, une obligation de retour, ou se voir refuser l’entrée sur le territoire. Celles et ceux qui auraient accès à la procédure d’asile peuvent être relocalisé dans un pays différent de celui d’entrée, sans tenir compte de leurs souhaits ni de leurs liens personnels, familiaux ou linguistiques. L’objectif est clair : empêcher l’entrée dans les États membres et accélérer les expulsions à tout prix !
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