Devenu jour de la fête nationale depuis 1880 sur décision des dirigeants de notre Troisième République, le 14 juillet commémore deux événements fondateurs et fondamentaux de l’histoire de notre pays : la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 et la fête de la Fédération le 14 juillet 1790, deux moments majeurs de la Révolution française : le rejet de l’absolutisme monarchique et l’expression d’une unité nationale autour de l’affirmation des principes de liberté et d’égalité en droits promus par la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789.
Et le 24 juin 1793 la Convention adoptait la seconde Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui stipule dans son article 21 : « Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler ».
Où en sommes-nous en 2026 ? Qu’est-ce que faire nation actuellement ?
Pour la LDH, célébrer le 14 juillet c’est réaffirmer l’attachement à notre devise républicaine, ce qui suppose :
- Une mobilisation collective pour l’effectivité des droits universels et indivisibles
- La consolidation de notre démocratie
- La préservation de notre État de droit
- La volonté partagée de faire advenir plus de justice sociale
- La préservation de conditions de vie vivables pour toutes et tous.
Autrement dit, il s’agit de travailler à une sécurité collective fondée sur la prise en compte de la dignité et du respect dû à toute personne, ce qui impose que toutes et tous disposent de moyens d’existence satisfaisants, ce qui impose de rompre avec les illusions de solutions faciles aux maux de notre époque : les restrictions de libertés, la multiplication des mesures de répressions, de sanctions, la désignation d’ennemis à combattre, ce qui enferme dans la peur et le ressentiment.
Défendre notre devise républicaine, célébrer la Fête nationale c’est exiger pour notre pays que nos dirigeantes et dirigeants aient un véritable courage politique pour maintenir, défendre, consolider tout ce qui préserve et améliore les conditions concrètes de la vie quotidienne au bénéfice du plus grand nombre de personnes.
Que notre idéal de Liberté, d’Égalité et de Fraternité fonde concrètement l’action publique et la conscience citoyenne, selon les termes mêmes de notre Constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. »
Et nous avons besoin de rappeler aussi la nécessité de revoir affichée sur notre Esplanade des droits de l’Homme au Creusot la première phrase de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme (1948), comme boussole pour nos actions quotidiennes : « La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. »
Section LDH Le Creusot, 14 juillet 2026