Fin octobre, des tracts ouvertement transphobes ont été distribués dans des boîtes aux lettres de Villeneuve D’Ascq. Ils sont signés SOS éducation, un groupuscule d’extrême droite qui se dit vouloir améliorer le système éducatif français.
Sur le papier, des messages dénoncent « l’idéologie trans » ou encore « le lobby lgbt » », comme de soi-disant terribles menaces pour les enfants. Le groupe compare notamment la dysphorie de genre à une maladie et associe l’éducation à la sexualité et à la vie affective dans les écoles à de la propagande qui pervertirait les esprits…
À un moment où les discriminations de genre et particulièrement les attaques transphobes sont en hausse partout en Europe, ces affirmations sont des incitations à la haine. En France, d’après le rapport de SOS Homophobie, les cas de transphobie sont en hausse de 35 % depuis 2020. En essayant de jouer sur la sensibilité parentale, ce tract ne fait qu’encourager les discriminations de genre. D’autant plus que la famille reste le premier lieu où se manifeste la transphobie.
SOS Education criminalise les personnes transgenres au lieu de les protéger contre toute discrimination. L’association va jusqu’à remettre en question la loi du 31-1-22 interdisant les thérapies de conversion en les comparant à de simples échanges avec des psychologues ! Le projet liberticide, c’est SOS Education qui le porte en tentant de revenir sur cette loi de protection et en rendant les personnes transgenres encore plus vulnérables face aux violences et discriminations qui poussent parfois certains jusqu’au suicide !
Devant de tels propos, refusons la haine qui bafoue l’égalité des droits ! Dans les écoles, l’éducation à la sexualité et à la vie affective doit absolument prendre en compte toutes les discriminations de genre et lutter contre le harcèlement envers les personnes Igbti. La LDH soutient l’égalité de genre et la liberté de choisir sa vie !
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