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Les personnes expulsées le 30 août vont-elles être mises à la rue ? Communiqué Romyvelines du 14 septembre 2017
Une quarantaine de personnes ont été expulsées de leur bidonville mercredi 30 août à Carrières sous Poissy. Parmi elles de nombreux enfants et au moins deux adultes handicapés. Elles ont été hébergées pendant 15 jours par l’Etat dans des lieux d’hébergement provisoires éloignés. Aujourd’hui elles n’ont aucune garantie que leur hébergement soit prolongé au delà des 15 premiers jours.L’hébergement des personnes en situation de détresse est un droit en France. Il l’est d’autant plus que cette détresse a été aggravée par l’Etat qui les a expulsées. La scolarisation des enfants est un droit. La domiciliation de toute personne sans domicile aussi.Nous demandons solennellement à Monsieur le Sous Préfet de Saint Germain, à Monsieur le Préfet de Région, à Monsieur le Maire de Carrières sous Poissy que ces personnes soient hébergées de manière stable, et domiciliées, pour leur permettre de scolariser leurs enfants et de poursuivre leurs démarches d’insertion (recherche d’emploi, formation professionnelle, soins pour celles dont l’état le nécessite), afin qu’elles puissent dès que possible accéder à une logement autonome.Pour tout contact:Annick Omond annick.omond@orange.fr tel 06 80 43 89 75Anne Laforgue anne.laforgue@orange.fr tel 06 32 68 01 41Jean-Pierre Bercovici jeanpierre.bercovici@secours-catholique.org tel 06 03 85 44 98 -
Communiqué-bilan du collectif Romyvelines après les expulsions des bidonvilles de Carrières sous Poissy et Triel du 30 août.
Voici le communiqué-bilan du collectif Romyvelines dont la LDH est membre, après les expulsions des bidonvilles de Carrières sous Poissy et Triel du 30 août.Encore beaucoup de problèmes à régler:– sécurisation des conditions de vie, accompagnement et relogements pour les familles regroupées sur le petit terrain de Triel.– prolongation et stabilisation de l’hébergement pour les familles expulsées de Carrières.Quant aux familles parties d’elles-mêmes avant expulsion, elles vont vraisemblablement se réinstaller dans des communes voisines (ou le sont déjà).COMMUNIQUE Triel sur Seine, le 10 septembre 2017
Expulsion partielle des bidonvilles de la plaine au bout de près de 10 ans : tout n’est pas réglé !
Des familles roumaines pauvres ont vécu depuis fin 2007 en habitat précaire (caravanes vétustes ou cabanes) sur différents sites de la plaine à Triel, Chanteloup (en 2008-2009) et plus récemment Carrières sous Poissy.
Le collectif inter-associatif Romyvelines s’est créé en 2008 pour les soutenir dans l’accès difficile à leurs droits : droit au travail jusqu’à la fin des mesures transitoires en janvier 2014, droit au séjour, domiciliation, accès aux soins, accès à la scolarisation -après l’intervention du « Défenseur des Droits » sur demande du Collectif-, accès à l’emploi, accès à l’hébergement et au logement.
Après une première période d’hostilité des pouvoirs publics, une relation positive s’est instaurée avec certaines administrations et collectivités. Des enfants ont été scolarisés à partir de 2009 dans les écoles de Triel, une MOUS (maitrise d’oeuvre urbaine et sociale) a été mise en place par la Sous préfecture de Saint-Germain de 2013 à 2016 pour accompagner les familles vers l’emploi et le logement, un bus scolaire a été mis en place à partir de 2014 et la domiciliation à la mairie de Triel à partir de 2014.
De 2013 à 2016, plusieurs dizaines d’adultes ont accédé à l’emploi et plus de 20 familles ont pu accéder au logement social, en suivant les procédures de droit commun.
Fin 2016, l’Etat n’avait plus d’argent pour poursuivre la MOUS, et par ailleurs les collectivités locales ont développé des projets d’utilisation de la plaine.
Le démantèlement des bidonvilles a alors été décidé, notamment justifié par la pollution des sols.
Les familles installées sur Triel et proches de l’insertion, ont bénéficié de la poursuite d’un accompagnement social vers le logement.
A ce jour, ce sont 34 familles logées depuis 2013. Mais les autres (plus éloignées de l’insertion ou installées sur Carrières sous Poissy) n’ont bénéficié que d’un diagnostic social préalable à l’expulsion.
Le collectif Romyvelines a multiplié les démarches envers les administrations et les élus pour demander que des solutions soit de relogement, soit d’hébergement stable soit proposées à l’ensemble des familles.
Le démantèlement, repoussé notamment suite à notre mobilisation en juillet, a finalement eu lieu le 30 août.
A Triel, seul le grand bidonville du Chemin Vert a été démantelé. Le petit terrain, proche du rond point sur lequel vivaient quelques familles a été préservé avec le projet d’en faire un terrain provisoire d’insertion pour permettre à des familles d’y vivre en attendant qu’elles soient prêtes à accéder au logement. Les familles qui restaient sur le grand bidonville sont donc venues s’y installer le 29 août.
Si nous approuvons que ce terrain devienne un terrain d’insertion, nous regrettons que l’installation de ses nouveaux habitants ait dû se faire dans la précipitation et sans aménagement préalable.
Compte tenu des circonstances précipitées, nous demandons que des moyens puissent être trouvés au plus vite pour la viabilisation de ce terrain.
Par contre les occupants des bidonvilles de Carrières sous Poissy n’ont eu que le choix entre partir avant l’expulsion ou se faire expulser.
– Une quarantaine de personnes dont de nombreux enfants et au moins deux adultes handicapés, ont été expulsés et emmenés en car, le 30 août, vers des lieux d’hébergement provisoires éloignés. Nous sommes extrêmement inquiets pour eux, car nous n’avons aucune garantie que leur hébergement soit prolongé au delà des 15 premiers jours.
Naturellement du fait de cette situation de rupture et d’incertitude, les enfants n’ont pas pu faire de rentrée scolaire et les démarches d’insertion des parents sont désorganisées.
Nous n’avons pas de nouvelles précises de ceux qui sont partis quelques jours avant l’expulsion, mais on peut supposer qu’ils se sont réinstallés dans d’autres communes des environs, au risque d’être à nouveau expulsés.
Romyvelines réitère son objectif :
Pas de démantèlement ni expulsion de bidonville sans solution viable
pour toutes les familles.Pour tout contact: romyvelines@hotmail.fr
Annick Omond annick.omond@orange.fr tel 06 80 43 89 75
Anne Laforgue anne.laforgue@orange.fr tel 06 32 68 01 41
Jean-Pierre Bercovici jeanpierre.bercovici@secours-catholique.org tel 06 03 85 44 98
Adresse postale: collectif Romyvelines c/o Ligue des droits de l’Homme MCSA, 2 boulevard Robespierre 78 300 Poissy.
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Expulsion des Roms de la plaine de Triel – lettre ouverte du collectif RomYvelines
La section locale de la LDH relaie la « Lettre ouverte à Messieurs Bédier et Tautou » du collectif RomYvelines.
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Expulsion programmée des bidonvilles de la plaine
Notre section LDH est membre depuis 2008 du collectif Romyvelines qui s’est mobilisé pour l’accès aux droits de familles majoritairement de nationalité roumaine et de culture rom qui vivent en bidonville dans la plaine de Triel (78510).Après des premières années marquées par un harcèlement administratif et policier, les pouvoirs publics ont mis des moyens pour aider les personnes à accéder aux droits, et au logement pour certaines, même si les conditions de vie dans le bidonville n’ont jamais été améliorées.Comme nous le craignions depuis plusieurs mois, la préfecture a décidé l’expulsion de deux à trois cents personnes, alors qu’un relogement ou un hébergement durable n’est garanti qu’à une minorité d’entre elle, bafouant ainsi le droit au logement et à des conditions de vie dignes de ces personnes.N’hésitez pas à pas à le faire connaitre largement autour de vous. -
Incendie sur le bidonville de Triel, 2 mois avant son démantèlement annoncé: le collectif Romyvelines communique.
Les préfectures de la région Ile de France et des Yvelines ont annoncé depuis plusieurs mois que le bidonville de Triel sur Seine serait démantelé cet été, mais qu’une solution de logement ou d’hébergement serait proposée à chaque famille.Malgré la mobilisation des familles et des travailleurs sociaux qui les accompagnent, le rythme avec lequel les familles accède au logement reste très limité, notamment du fait de la situation, connue de tous, de pénurie de logements sociaux en Ile de France.Mardi 16 mai, un incendie a ravagé une partie du bidonville, ne faisant heureusement ni mort ni blessé, mais laissant 20 familles (70 personnes) sans abri. Après que les sinistrés aient été accueillis une soirée dans un gymnase, les solidarités familiales et amicales ont permis de les mettre tous à l’abri, dans des conditions de sur-occupation des logements, caravanes ou baraquements ne pouvant se prolonger au delà de quelques jours.Une famille a été relogée par son employeur. Certaines familles se ré-installent sur le bidonville.Le Sous Préfet de Saint Germain a proposé aux familles sans solution d’être hébergées par l’intermédiaire du service départemental de l’hébergement d’urgence (115). Une trentaine de sinistrés ont demandé à en bénéficier. Il s’avère que les propositions d’hébergement faites sont bien inférieures en nombre aux besoins, et, de plus, situées dans des communes éloignées des lieux de travail ou de scolarisation des personnes sinistrées, et difficilement accessibles par les transports en commun. A ce jour, une seule famille a pu accéder à un hébergement d’urgence. Nous constatons que cette famille a pu accepter cet hébergement parce qu’elle dispose d’une voiture qui permet à ses membres actuellement en formation professionnelle de continuer à y aller, et qu’elle n’a pas d’enfant.Nous demandons aux pouvoirs publics de proposer dès que possible des solutions d’hébergement stable aux familles qui en ont fait la demande, soit en mobilisant plus de places d’hébergement, soit en permettant qu’un terrain soit aménagé pour pouvoir recevoir des caravanes ou mobil’home ou autres habitations légères où pourront vivre les sinistrés jusqu’à leur accession au logement. Nous demandons que la continuité de la scolarisation des enfants soit assurée, avec appui aux démarches de changement d’établissement scolaire si besoin.Nous nous interrogeons avec inquiétude: comment le service d’hébergement d’urgence qui n’a pas la capacité d’accueillir les 30 sinistrés qui en ont fait la demande pourra accueillir un nombre beaucoup plus important de personnes lors du démantèlement prévu en juillet?Nous exhortons les pouvoirs publics à repousser l’échéance du démantèlement, ou a prévoir un lieu d’hébergement qui pourra accueillir toutes les familles concernées qui le souhaiteront depuis le démantèlement jusqu’à leur relogement.Dans l’immédiat, nous invitons chacun à apporter son soutien aux familles qui ont tout perdu dans l’incendie du 16 5 2017, notamment en participant à la collecte organisée par notre collectif: https://www.leetchi.com/c/solidarite-suite-incendie-trielCollectif Romyvelines, le 22 05 2017Pour tout contact:Jean-Pierre Bercovici jeanpierre.bercovici@secours-catholique.org tel 06 03 85 44 98 -
Incendie au bidonville de Triel : Appel à solidarité financière
Plusieurs familles ( 71 personnes) ont tout perdu dans l’incendie qui, ce 17 mai, a détruit de nombreuses caravanes et abris de fortune sur le bidonville de Triel.
Plusieurs familles sont actuellement sans papiers, sans argent, sans toit.
La sous-préfecture à demandé des hébergements d’urgence pour ces personnes, mais à ce jour seulement deux hébergements ont été trouvés.
La section locale LDH de Poissy et ses environs soutient la cagnotte à l’initiative du collectif RomYvelines pour exprimer notre soutien à ces familles.
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« Retour à Forbach » Vendredi 16 juin 2017 : Ciné-débat au Pandora
La section Poissy et environs de la LDH organise avec ATTAC 78 Nord la projection du documentaire « Retour à Forbach »
le vendredi 16 juin à 20h 30
au Pandora.
Le thème :
Dans ce documentaire Régis Sauder revient dans le pavillon de son enfance à Forbach. Il y a 30 ans, il a fui cette ville pour se construire contre la violence et dans la honte de son milieu. Entre démons de l’extrémisme et déterminisme social, comment vivent ceux qui sont restés ? Ensemble, ils tissent mémoires individuelles et collectives pour interroger l’avenir à l’heure où la peur semble plus forte que jamais.
Le débat sera animé par un syndicaliste de VISA.
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Ciné-débat Sartrouville : « L’homme qui répare les femmes »
La section locale de la LDH soutient le ciné-débat organisé par l’Association Congolaise Franco Africaine de Sartrouville autour du film « l’homme qui répare les femmes ».
Vendredi 27 janvier à 20h
Cinéma ABC Sartrouville
6 rue Hoche
Ce film sera suivi d’un débat animé par monsieur Kcraescence Paulusi, président du collectif RD Congo/France
* entrée au tarif habituel du cinéma ABC
Le film :
Prix Sakharov 2014, le Docteur Mukwege est internationalement connu comme l’homme qui « répare » des milliers de femmes violées durant 20 ans de conflits à l’Est de la République Démocratique du Congo, un pays parmi les plus pauvres de la planète, mais au sous-sol extrêmement riche.
Il mène une lutte incessante pour mettre fin à ces atrocités et dénoncer l’impunité dont jouissent les coupables, dérange.
Fin 2012, le Docteur est l’objet d’une nouvelle tentative d’assassinat, à laquelle il n’échappe que par miracle.
Menacé de mort, ce médecin au destin exceptionnel vit dorénavant cloîtré dans son hôpital de Bukavu, sous la protection des Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo.
Mais il n’est plus seul à lutter. A ses côtés se trouvent des femmes auxquelles il a restitué intégrité physique et dignité, et qui sont devenues grâce à lui de véritables activistes de la paix, assoiffées de justice.
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Migrants : Je soutiens l’accueil des migrantes et des migrants !
Venez signer la pétition sur l’accueil des migrants de la LDH sur le lien ci-dessous :
TEXTE DU MANIFESTE, déjà signé par plus de 11 000 personnes dont plus 600 élus, nationaux et locaux
- Parce que je n’oublie pas que notre pays a toujours donné refuge à ceux qui fuyaient des terres lointaines pour des terres plus hospitalières,
- Parce que je n’oublie pas que nos aïeux ont été accueillis lorsqu’ils fuyaient guerre, dictature ou misère,
- Parce que je n’oublie pas que personne ne s’exile par plaisir mais pour des raisons graves,
- Parce que je n’oublie pas que chacun-e a droit au respect de sa personne dans sa dignité et dans ses droits,
- Parce que je ne veux pas avoir honte du sort réservé aux migrants qui ont réussi à rejoindre notre pays,
- Parce que les réactions xénophobes dont les migrants sont victimes, suite aux accords de relocalisation prévus par l’Union européenne et au démantèlement de la « jungle » de Calais, ternissent la devise « Liberté, égalité, fraternité » portée par notre République,
Je déclare soutenir toutes les initiatives, proches de chez moi comme partout sur le territoire, qui offrent aux migrants des conditions d’accueil respectueuses de leurs droits fondamentaux.
Je soutiens l’accueil des migrantes et des migrants !
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Communiqué Fédération LDH des Yvelines
Communiqué
Deux policiers ont été assassinés cette nuit, à leur domicile, dans la commune de Magnanville,
laissant orphelin leur fils de trois ans.
La fédération des Yvelines de la Ligue des droits de l’Homme s’incline devant les victimes et leur
enfant, qui a probablement été témoins de l’un des deux assassinats.
Elle adresse ses condoléances aux familles des victimes, à leurs amis et à leurs collègues. Elle les
assure de sa sympathie.
En s’attaquant aux forces de police d’une démocratie, le tueur s’attaque à l’état dans sa forme
démocratique. Par là même, il met évidence la société qu’il veut construire. Celle où l’état ne
représentera et n’autorisera qu’une seule pensée, qu’une seule idéologie, quel qu’en soit le
fondement.
Aucune société n’est monolithique. Toutes les opinions y sont recevables à la condition qu’elles
n’appellent pas à la haine des êtres humains.
Recueillement et réflexion, c’est ainsi que l’on rendra hommage aux victimes.Fédération des Yvelines – Ligue des Droits de l’Homme – 78
14 juin 2016



