Ciné-débat

Film : « Un pays qui se tient sage »

David Dufresne (documentaire sur les violences policières) :

mardi 10 Novembre à 20h30

au cinéma du Relais de St Georges

en partenariat avec CREA

Débat animé par Pierre-Antoine Cazau, président de la section LDH de Bordeaux qui travaille sur le sujet depuis 2 ans et connaît le film et Jean-Claude Guicheney, délégué Régional Nouvelle Aquitaine (ils font partie de l’Observatoire girondin des Libertés publiques).de Lucas Belvaux (fiction sur la guerre d’Algérie) ne sera pas en partenariat mais soutenu par la LDH car live avec le réalisateur en direct du festival du cinéma européen :

La BD aux Rencontres du livre et du citoyen (11-12 février 2017)

Cette nouvelle édition de « Rencontres du livre et du citoyen » fait la part belle au monde de la bande dessinée…..

  • Une exposition.
  • 4 dessinateurs en dédicace.
  • La revue TOPO en présentation.
  • Une B.D. historique mise en avant….

 

L’exposition

L’exposition raconte les liens étroits entre l’histoire de l’immigration et l’histoire de la bande dessinée au XXe siècle.

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La bande dessinée est une forme d’expression récente. Née au XIXe siècle, aujourd’hui reconnue comme le 9e art, elle est marquée par une multitude d’approches créatives et esthétiques. Depuis ses débuts et à travers le monde, nombre d’auteurs ont placé le thème de l’immigration au cœur de leur œuvre. De Mac Manus à Bilal, en passant par Hugo Pratt, Uderzo et Goscinny, l’immigration apparaît comme un thème majeur du 9e art.

Bande dessinée et immigrations donne à voir ce croisement méconnu à travers une quarantaine d’œuvres. La bande dessinée y apparaît autant comme un objet d’art nourri de la mobilité des hommes que comme un témoignage des représentations passées et présentes sur l’immigration.

 

Les auteurs en dédicace

Marie Caillou.

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Née à Montbéliard en 1971, Marie Caillou vit actuellement à Royan. Après des études d’Arts Déco à Strasbourg, elle part à Bruxelles en 1995 étudier le dessin animé et s’initie au graphisme numérique. Dès son retour en France en 1997, elle travaille pour la presse et la publicité. Fin 2002, elle réalise Mari ka et le loup, l’un des 5 courts-métrages d’animation du film Loulou et autres loups. En 2008, elle réalise une séquence du film d’animation Peur(s) du noir. En 2010 sort son premier album avec Hubert : La Chair de l’Araignée dans la collection 1000 Feuilles. En 2012, elle scénarise et dessine Les monstres de Mayuko publié aux Editions Dargaud. Puis La ligne droite chez Glénat. Elle travaille aujourd’hui pour la presse et l’édition jeunesse. Elle dessine la couverture du magazine TOPO 2.

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Helkarava.

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Illustrateur français de 28 ans, Helkarava vit et travaille à Paris. Actif sur la blogosphère, il a reçu le prix du jury de la Révélation blog BD 2013 du festival d’Angoulême. Il a reçu le 1er prix du concours Dessinateur de demain 2014 de BDFIL et a été finaliste du concours Jeune talent 2015 du festival d’Angoulême. Cet album pour la collection Sociorama est sa première réalisation BD pro.

Illustrateur français de 28 ans, Helkarava vit et travaille à Paris. Actif sur la blogosphère, il a reçu le prix du jury de la Révélation blog BD 2013 du festival d’Angoulême. Il a reçu le 1er prix du concours Dessinateur de demain 2014 de BDFIL et a été finaliste du concours Jeune talent 2015 du festival d’Angoulême. Cet album pour la collection Sociorama est sa première réalisation BD pro.

 

Le thème : Jeune journaliste, Jimmy fait ses débuts au service des faits divers du journal télévisé. On l’envoie couvrir la banlieue : Il découvre alors comment on fabrique l’information sur ces quartiers populaires. La collection Sociorama à pour but le décryptage de notre société.

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Arno Monin.

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Né en 1981.

Après avoir passé un bac littéraire puis une année à la fac en histoire de l’art, Arno Monin intègre une école d’arts appliqués qui proposait la formation dessin animation bande dessinée. En cours de formation, un projet BD commence à le démanger. Il s’y consacre alors à plein temps afin de le présenter à des éditeurs, jusqu’à la bonne rencontre avec Bamboo Édition. L’Envolée sauvage est son premier album, sur un scénario de Laurent Galandon. Unanimement salué par les critiques et les lecteurs, cette évocation sensible de la Shoah a été primée (trophée du Conseil Régional BD Boum de Nantes, Prix Jeunesse « raconte moi l’Histoire », Prix BD des collégiens de Poitou-Charentes remis à Angoulême en janvier 2008, sélection par le Festival International et la BD d’Angoulême pour le prix jeunesse 2009…) et rééditée plusieurs fois.

Il travaille ensuite sur un nouveau diptyque, L’Enfant maudit qui se passe en France autour de mai 1968.

Il collabore avec Zidrou sur l’album Merci en 2014 et il le retrouve en 2016 pour L’adoption.

L’adoption, un des plus beau succès de l’édition B.D. de l’année, alors probablement que vous serez nombreux à vouloir le rencontrer, notez bien qu’il ne sera là que le samedi !

 

Sébastien Vassant

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Sébastien Vassant est né le 11 août 1980 à Thiais (Val-de-Marne).

Sébastien Vassant est diplômé de l’École supérieure des arts Saint-Luc à Liège.

En 2002 et jusqu’en 2006, il créé les éditions La Boîte d’Aluminium et s’associe à la structure slovène Stripburger. En 2006, il crée la collection « Discover » pour les Éditions Paquet.

Il a créé avec Thomas Cadène le Plus petit et plus informel festival de bande dessinée du monde (PPPIFBDM), festival de bande dessinée dont la première édition a eu lieu à Langlade en juin 2009..

Son œuvre est immense, un travailleur acharné assurément, ses 4 dernières B.D. sont :

  • Frères d’Ombre, Futuropolis, 2013
    Scénario : Jérôme Piot – Dessin et couleurs : Sébastien Vassant
  • Juger Pétain, Glénat, 2015
    Scénario : Sébastien Vassant d’après Philippe Saada – Dessin et couleurs : Sébastien Vassant – (ISBN
  • Politique Qualité, Futuropolis, 2016
    Scénario : Sébastien Vassant sur une idée de Kris – Dessin et couleurs : Sébastien Vassant – (ISBN
  • Histoire Dessinée de la Guerre d’Algérie, Seuil, 2016
    Scénario : Sébastien Vassant avec Benjamin Stora – Dessin et couleurs : Sébastien Vassant –

Nous sommes particulièrement heureux de le recevoir, il a accepté en plus de la dédicace de ses B.D. de participer dimanche à 11 heures au débat «  Vive la démocra(vie) ». Je sais, c’est tôt, c’est dimanche ! Venez nombreux, vous découvrirez un auteur engagé et passionnant.

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La revue «  TOPO »

TOPO, c’est quoi ?

TOPO est une revue d’actualité en bande dessinée pour les moins de 20 ans.

Sous forme de grands reportages, de chroniques ou de vulgarisation scientifique, en inscrivant les informations dans une continuité historique, TOPO décrypte le monde contemporain.

TOPO a quatre objectifs :

  • Raconter l’actualité en contextualisant systématiquement les informations.
  • Redonner une profondeur historique aux faits culturels et sociétaux.
  • Aider le lecteur à développer un sens critique et citoyen en lui donnant les outils nécessaires pour devenir un acteur du monde.
  • Apprendre à lire les images en général et le dessin en particulier

TOPO, c’est la version pour moins de 20 ans de la Revue dessinée.

La rédactrice en chef Charlotte Miquel sera présente aux « Rencontres », vous pourrez la rencontrer et vous abonner à cette excellente revue d’actualité et de bandes dessinées.

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La ferme des animaux.

Dans les années 40, Georges Orwell écrit la ferme des animaux, une fable dans laquelle les animaux chassent leurs maîtres humains et instaurent dans leur ferme un nouveau régime politique qui tourne vite à la dictature.

A l’aube de la guerre froide, cette critique de l’URSS sonne tellement juste que la CIA et les services secrets britanniques décident, en 1951, de la transposer en bande dessinée dans le cadre de leurs opérations de propagande anticommuniste. Ella sera diffusé partout dans le monde entier.

Les éditions de l’échappée réédite cette B.D.

A découvrir évidemment, le message d’Orwell reste d’actualité, le peuple doit toujours se méfier de ceux qui veulent leur bonheur , qu’une révolution ne se résume bien souvent qu’à un changement de maîtres, que le peuple se doit toujours d’être vigilant. «  Une dictature bienveillante n’existe pas », disait Orwell.

Patrick Marcolini à l’initiative de cette réédition sera parmi nous.

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J-9 : les Rencontres du livre et du citoyen à St Georges de Didonne (10-11-12 fév)

Voilà février ! Comme tous les deux ans, auront lieu les Rencontres du livre et du citoyen. La 4ème édition veut faire « Viv(r)e la Démocratie« . Quoi de moins actuel comme débat à proximité de l’élection présidentielle et des législatives ? Pourtant, il ne s’agit pas que de cela, la démocratie ne se limite pas au bulletin de vote. D’ailleurs, l’abstention grandissante nous dit que cette démocratie représentative s’essouffle. Le politique a mauvaise presse et emporterait tous les idéaux démocratiques dans sa dérive? Triste perspective. Le « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Voilà un idéal démocratique selon Abraham Lincoln. Entre les premiers pas de la démocratie en Grèce et aujourd’hui, chez nous, le monde a bougé. Il continue. Pourquoi figer la démocratie ? La démocratie est avant tout un processus. Notre démocratie est-elle en bonne santé ? Fatiguée ? Elle nous déçoit ? Nous rêvons d’autres choses ? Chiche ! Parlons-en ! Faisons vivre la démocratie ! Autour du thème général de la Démocratie, seront donc abordés le concept même de la démocratie, la place du citoyen, ses relations avec le(s) pouvoir(s), les médias, l’évolution de ses droits, l’individu/le collectif. Nous avons réuni des écrivains, philosophes, professeurs de droit, mais aussi des poètes, dessinateurs, romanciers pour explorer toutes les initiatives et pistes, et débattre ensemble pour que VIV(r)E la démocratie !

Rencontres2017

LE B.A.BA DES RENCONTRES

Sur deux jours, en accès libre, de 10 h à 19h, une succession de tables-rondes, de cafés-rencontres autour d’une grande librairie, de stands d’éditeurs, d’expositions et d’un espace restauration.

Avant les Rencontres : vendredi 27 janvier – 19h – Royan

C’est parti pour la 4ème édition des Rencontres du livre et du citoyen… Nous vous accueillerons samedi 11 et dimanche 12 février au Relais de la Côte de Beauté, à Saint Georges de Didonne.

Nous vous dévoilerons bientôt le programme mais d’ici là, nous vous donnons rendez-vous « avant les Rencontres », ce vendredi 27 janvier, au centre socio culturel de Royan (à 19h) …

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Honte à eux !

Depuis cinq ans, Alep-Est se fait écraser sous les bombes des d’Al-Assad, suivies par celles de Poutine depuis Octobre 2015.

Nos appels, nos rassemblements n’ont eu aucun impact.

Nous avons aussi échoué à entraîner la mobilisation nécessaire pour donner du poids à nos valeurs.

Certains candidats à l’élection présidentielle de mai 2017 soutiennent que les Russes et Al-Assad sont LA solution pour détruire l’Etat islamique. Que la communauté internationale parle avec la Russie, c’est une nécessité. La vérité, c’est que les bombes détruisent les populations civiles, les écoles, les hôpitaux, etc, ce qui est un assassinat de masse. Elles visent aussi tout ce qui pourrait représenter une alternative modérée au régime.

Nous condamnons nos responsables politiques qui s’accommodent voire approuvent ces assassinats de masse, ces crimes de guerre.

A Alep, les bombardements ne sont pas aveugles, ils sont ciblés et les morts ne sont pas des dommages collatéraux.

Nous continuerons à parler d’Alep, des autres bains de sang, à Deraa, à Homs,à Idleb, dans la Ghouta, perpétrés par Al-Assad, Poutine et leurs alliés (Iran, Hezbollah,…). Nous continuerons à parler des flots de réfugiés qui fuient ces frappes puis viennent s’échouer sur les plages de notre Méditerranée. Nous continuerons à alerter sur les usines à terroristes que créent les bombes russes. Nous continuerons à nous battre pour raconter ce qui se passe vraiment en Syrie.

Après le Rwanda, la Yougoslavie, la Guerre en Irak de 2003, une fois de plus, l’horreur et l’inacceptable se déroulent sous nos yeux. Et nos dirigeants ne font rien. Honte à eux !

LA CRISE ACTUELLE N'EST PAS UNE CRISE DES RÉFUGIÉS MAIS UNE CRISE DE L'ACCUEIL DES RÉFUGIÉS EN FRANCE ET EN EUROPE

A l’heure où certains se servent des malheurs du monde pour de bas calculs politiques, jouent sur les peurs, en brouillant la réalité, bafouent les droits de l’Homme (celui de demander asile), la section LDH du pays Royannais réaffirme son soutien et sa solidarité envers toutes celles et tous ceux, citoyens du monde, qui donnent un sens au droit d’asile, et servent la cause de l’humanité.

Elle tient aussi à témoigner à toutes celles et ceux qui ont fui des pays dévastés par la guerre, les catastrophes, soumis à des dictatures, que beaucoup de citoyens français souhaitent les accueillir, comme ils ont pu l’être, pour certains et en d’autres temps, quand ils ont dû aussi fuir des guerres.

La crise actuelle n’est pas une crise des réfugiés mais une crise de l’accueil des réfugiés, dans nos communes, en France et en Europe.

Nos pays ne sont pas menacés par une vague d »immigration massive » comme certains veulent le faire croire. Soyons précis face à ceux qui ne le sont pas.

L’an dernier, la France a accordé l’asile à 19 506 personnes. Soit l’équivalent d’à peine 0,03% de sa population. Un chiffre quasi stable depuis des années.

Depuis septembre 2015, à peine 5000 personnes ont été relocalisées (1600 en France) sur les 160 000 qui doivent l’être à l’échelle européenne d’ici 2017 (30 000 en France).

4000 personnes ont péri en Méditerranée en 2016, plus de 12 000 depuis le naufrage de Lampedusa en octobre 2013 .

A Royan, en proposant il y a quelques jours une charte « ma commune sans migrants », deux élus d’extrême droite refusent l’installation de centres d’orientation et d’accueil mis en place par l’Etat pour répondre aux situations indignes et inhumaines des bidonvilles de Calais ou de Paris. Ils refusent également la création de places pour des demandeurs d’asile (CADA), écrasant ainsi du pied un droit fondamental.

Depuis plusieurs mois, des personnes, hommes, femmes, enfants, ont trouvé refuge en pays royannais, à Corme-Ecluse, à Étaules, à Meschers. Venant de Syrie, d’Irak, du Soudan, d’Afghanistan, d’Iran. Certains ont été amenés en bus pour désengorger les camps de Calais, de Grande-Synthe ou de Paris. D’autres sont venus de Grèce, dans le cadre du plan dit de relocalisation européen. Des bénévoles se sont mobilisés auprès d’eux ainsi que des professionnels en charge de leur hébergement et de leur accompagnement. Ces témoignages sont la véritable expression de notre humanité.

Dans notre région, beaucoup de citoyens sont prêts à apporter leur soutien à l’accueil des exilés.

Certains élus préfèrent n’entendre que ceux qui crient et vocifèrent.

Il n’y a pas de débat à avoir sur le droit d’asile. C’est un principe fondamental, un droit inscrit par la Convention de Genève, au lendemain de la seconde guerre mondiale, à l’époque où l’on comprenait qu’il fallait savoir accueillir l’autre.

Notre pays a trop longtemps fermé les yeux sur tous les pays beaucoup moins riches et stables que le nôtre, qui accueillent l’essentiel des mouvements de migrations provoqués par des catastrophes naturelles et des conflits.

Le débat d’aujourd’hui porte sur notre capacité à accueillir dignement ces personnes.

En Europe même, d’autres pays assument cet accueil à des niveaux sans commune mesure à celui de la France. Ramenons donc ces questions à de justes proportions. Revenons aux enjeux fondamentaux des droits de l’Homme.

La Ligue des droits de l’Homme réaffirme que le droit d’asile est un droit fondamental, inconditionnel, et que l’accueil et l’hospitalité sont des devoirs.

Nous appelons donc à combattre les discours qui refusent à des hommes, des femmes et des enfants leurs droits élémentaires d’êtres humains, et à s’inspirer des valeurs républicaines d’égalité et de fraternité pour agir.