Lyhanna : oui à la justice, halte à la démagogie

Communiqué LDH

La LDH partage pleinement l’émotion du pays à la suite du meurtre de Lyhanna. Elle adresse ses condoléances à sa famille et ses proches. Les faits apparus depuis la disparition de Lyhanna interrogent, et nous attendons toutes et tous, comme sa famille, que toute la vérité soit faite et que justice soit faite.

Justice et vérité ne sont hélas pas les préoccupations prioritaires du gouvernement qui tente d’instrumentaliser le deuil et la colère. En effet, les déclarations successives des ministres de l’Intérieur, de la Justice ainsi que celle du président de la République se focalisent sur la responsabilité de la seule institution judiciaire, avec une rapidité qui interroge.

Des enquêtes administratives ont été ordonnées et une mission a été confiée à l’Inspection générale de la justice, en charge du contrôle du fonctionnement des juridictions. Si des dysfonctionnements ont eu lieu – et il y a tout lieu de le penser – ils doivent être mis à jour, identifiés et rectifiés pour ne plus advenir. Mais la rapidité des ministres et du président de la République à déclarer qu’un tel dysfonctionnement serait avéré est plus que suspecte. Outre qu’elle piétine l’indépendance de la justice [1], elle vise surtout à voiler les vraies responsabilités.

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J’ai une bonne nouvelle : vous allez être hospitalisé !

La section LDH de Châtellerault vous invite chaudement à assister à cette conférence gesticulée

« Bonne nouvelle : vous allez être hospitalisé ! »

La santé coûte cher, les hôpitaux sont endettés, le déficit de
la Sécurité Sociale est énorme, une catastrophe annoncée,
ils l’ont dit à la télé. Pour sauver notre système de santé, il
faut faire des économies, maîtriser les dépenses. Gérer
l’hôpital comme une entreprise, c’est la seule solution. Nous
y avons cru, je les ai cru.


Résultat : des services d’urgences débordés, des personnes
âgées entassées plusieurs jours dans les couloirs, un accès
aux soins de plus en plus restreint au point que des vies
sont mises en danger, pas assez de médecins traitants, un
système de santé qui s’effondre.
Des soignants, pour la plupart démotivés, dégoûtés ou
mécanisés qui, au final, ne défendent même plus leur vocation,
leurs valeurs, leur outil de travail et « jettent l’éponge ».
Comment en est-on arrivés là ? Qui a intérêt à
l’effondrement du système de santé ? L’état ne chercherait-il
pas à torpiller l’Hôpital Public ?
Pourquoi n’a-t-on pas résisté ? Pourquoi ne résistons-nous
pas, nous les soignants, nous les malades ou futurs
malades ? Qui nous a convaincus que nous n’avions pas le
choix ?
C’est NOTRE hôpital, NOTRE système de santé, NOTRE
santé et nous les laissons faire.
Une conférence gesticulée pour décrire comment c’est « en
vrai » vu de l’intérieur, la souffrance, la déshumanisation,
l’humiliation, contrebalancée par quelques prodiges de la
médecine. Une conférence pour dire la distance entre les
discours et la réalité, pour dire et comprendre la passivité de
tous ceux qui sont concernés : NOUS TOUS

Prise de paroles de la section le 1er mai 2026 à Châtellerault

Bascule de l’évolution des droits ?

L’évolution des conditions de vie a été, dans l’histoire, un moteur essentiel de l’évolution des droits. Cette relation a été constructive depuis le « siècle des lumières », mais plus encore depuis la grande accélération de la croissance économique après la seconde guerre mondiale et s’est traduit par un bond en avant des droits individuels, sociaux et collectifs, par une reconnaissance de la dignité humaine et une réduction progressive des inégalités sociales. Mais depuis les années 1990 on assiste à l’évolution concomitante de phénomènes sociaux et naturels planétaires de régression : le dérèglement climatique, la brutale extinction de la biodiversité, l’atteinte des limites des ressources fossiles, une renaissance de formes violentes de précarité, d’exclusion, de maladies chroniques, de stress psychologique, de racisme, de suprématisme, sous toutes les latitudes. Autant de facteurs de l’évolution des conditions de vie, générateurs de dislocation des solidarités sociales et de l’édifice juridique patiemment construit depuis Montesquieu. Tout se passe comme si l’évolution paroxysmique de l’amélioration des conditions de vie conduisaient aujourd’hui à la destruction progressive des droits. Néanmoins cette bascule historique est peut-être l’électrochoc nécessaire au réveil des consciences humaines.

Olivier Rüe
membre du bureau de la section LDH de Châtellerault
Article du Châtellerault Libertés n°44

L’esprit de la résistance

L’accélération du temps liée aux nouvelles technologies, une stratégie de déferlement d’images et de discours qui a pour but d’inonder les cerveaux avec une forme de « bouillie informationnelle », une volonté d’imposer ses idées moins par le débat que part l’usage de la force, autant d’éléments qui viennent mettre à mal les cohésions nationales comme les accords internationaux garantissant des droits égaux pour toutes et tous et des libertés larges. Alors la sidération et l’émotion prennent le pas sur la réflexion, le recul, la nuance et la juste lutte se perd en réactions parfois irrationnelles.

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Ciné-débat « Soulèvements » aux 400 Coups

La section de Châtellerault a participé vendredi 20 mars à une séance du film « Soulèvements » suivi d’un débat, au 400 Coups.

Séance à l’initiative de Nous voulons des coquelicots – Châtellerault avec des interventions des collectifs Les Soulèvements, Bassines Non Merci 86 et Cancer Colère 86.

La salle était pleine, et les discussions riches et passionnantes !