La LDH de Châtellerault aux Fiertés rurales : défendre l’égalité partout

Le samedi 25 juillet, la section de Châtellerault de la Ligue des droits Humains participera aux Fiertés rurales de Chenevelles, un événement devenu en quelques années un rendez-vous incontournable pour la visibilité des personnes LGBTQIA+ en milieu rural. Nées en 2021 dans ce village de la Vienne, les Fiertés rurales portent un message simple et essentiel : les droits, la liberté et la dignité doivent être garantis partout, dans les campagnes comme dans les grandes villes.

Notre présence au village associatif s’inscrit naturellement dans les combats que mène la LDH depuis sa création : lutter contre toutes les formes de discrimination, défendre l’égalité des droits et promouvoir une société où chacune et chacun peut vivre librement son identité, son orientation sexuelle et ses choix de vie. Nous proposerons sur le stand, des documentations gratuites sur nos droits identité de genre, en manifestations, en garde à vue, en contrôles et fouilles, et nous pourrons échanger en toute convivialité.

Dans un contexte où les discours de rejet et de stigmatisation connaissent parfois un regain inquiétant, il est plus que jamais nécessaire d’affirmer que les droits humains sont universels. Les personnes LGBTQIA+ vivant en milieu rural peuvent encore être confrontées à l’isolement, aux préjugés ou à l’invisibilisation. Les Fiertés rurales contribuent à rompre cet isolement en créant des espaces de rencontre, de solidarité et de visibilité.

Cette manifestation a également démontré que les territoires ruraux sont capables de porter des initiatives inclusives et ouvertes à toutes et tous. Elle rappelle que la diversité est une richesse et que les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ne connaissent pas de frontières géographiques.

La LDH de Châtellerault est heureuse de partager ce moment festif, citoyen et revendicatif avec les organisateurs, les associations partenaires, les habitantes et habitants du territoire ainsi que les nombreux participants venus soutenir cette belle initiative.

Face aux discriminations, face aux tentatives de division, nous continuerons à défendre une société fondée sur le respect des droits de chacune et chacun. Parce que les droits humains ne s’arrêtent ni aux portes des villes ni aux limites des campagnes.

L’égalité des droits est une exigence partout, pour toutes et tous.

Rassemblement de soutien 27 mai 12h devant le tribunal de Poitiers

Les Soulèvements de la terre et Bassines Nonmerci
Appellent à rassemblement pour le procès en appel de l’organisation de la manifestation de Sainte-Soline – Convergeons le 27 mai à Poitiers contre l’orchestration des brutalités policières et pour la défense de l’eau !

Après le procès en première instance à Niort en janvier 2024, quatre camarades devront comparaitre devant la cour d’appel de Poitiers ce mercredi 27 mai pour « organisation de manifestation illégale » dans le cadre de la mobilisation contre les mégabassines à Sainte-Soline de mars 2023 : Nicolas Girod et Benoît Jaunet (porte-paroles de la Confédération Paysanne), Benoît Feuillu (Soulèvements de la Terre) et Julien Le Guet (co-porte parole du collectif Bassines Non Merci).

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Prise de paroles de la section le 1er mai 2026 à Châtellerault

Manifestation pour la paix du 18 avril 2026

Prise de paroles de Philippe Pineau président de la section de Châtellerault

Longtemps la vie des hommes a été rythmée par la périodicité plus ou moins rapprochée des guerres menées entre puissances, entre maisons royales, entre États, pour des intérêts matériels et des valeurs martiales très éloignés du bien public, du bonheur commun, de la liberté chérie. Les gens ne mourraient pas tous, mais beaucoup étaient frappés par les engins de mort dans ces guerres menées contre leur gré.
Le XXe siècle que beaucoup de nous aujourd’hui présents ont connu a certainement été le siècle le plus épouvantable, le plus dévastateur, le plus horrible de l’humanité. Et puis le désir de vie a pris le pas sur la programmation de mort. Timidement après la Première Guerre mondiale, car les Empires continuaient à rivaliser au mépris des peuples colonisés asservis ; plus sérieusement après la Seconde Guerre mondiale avec l’Accord de Londres, dit Statut de Nuremberg, en 1945 pour les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo. Ils étaient des tribunaux militaires, et les gens du peuple ont mille raisons de se méfier des tribunaux militaires. Mais le combat victorieux contre le fascisme et le nazisme a permis d’asseoir des concepts aussi lumineux et éclairants que le « crime contre la paix et la sécurité de l’humanité ». Pour autant, des guerres coloniales ont continué à entretenir un climat d’horreur, de terreur et de misère dont les principales victimes, comme toujours, ont été les populations civiles, et parmi elles, les enfants, l’avenir du genre humain. Alors il fallait combattre pour ne pas vivre à genou. Et la liberté était souvent au bout du fusil, tant il est vrai que la résistance à l’oppression est un des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme (Art. 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789).
Au XXIe siècle, le « crime contre la paix et la sécurité de l’humanité », « crime international suprême », disait-on à Nuremberg, car il contient tous les crimes de guerre, change de nom avec la création du Statut de Rome de la Cour pénale internationale pour devenir « crime d’agression », notion qui existait avant la Seconde Guerre mondiale. En droit international, le concept reste le même. Il est peut-être plus parlant. Par exemple, lorsque la Russie attaque l’Ukraine ; lorsque Israël envahit l’État de Palestine et le Liban ; lorsque les États-Unis agressent l’Iran ou menacent le Groenland, ou la Chine Taïwan. Le concept est moins parlant lorsque les populations sont ravagées par des guerres civiles, comme au Soudan. Gardons en tête que le crime d’agression, crime imprescriptible, est le crime contre la paix et la sécurité de l’humanité. Un crime contre le désir de vie, et qu’il est naturel pour nous, citoyennes et citoyens, de hurler pour que les hommes ne soient jamais en servitude, mais libres et égaux en dignité et en droits, partout. Ne pas consentir au crime, c’est aimer la douceur de la paix.