Dé-construction sociale orchestrée par les apôtres Picsous

Déraillages et Exit en tout genre

Une société qui déraille est une société qui perd la capacité d’anticiper ses propres soubresauts et la possibilité d’imaginer ses scénarios d’avenir. C’est une société qui, à l’image des précaires qu’elle a engendrés, ne peut plus se projeter.

Ce démaillage social, qui prend des allures mondiales, se met en place à partir de trois étapes observables et qu’on peut repérer et analyser chacune pour elle même. Il s’agit des effets sociaux des politiques économiques et sociales, dont les effets sont comme là, devant nous.

Déliaisons

Ce que nous vivons sur l’échelle locale comme globale, c’est d’abord l’effet des mille déliaisons qui façonnent dorénavant la vie des gens. Ruptures précoces, ballotages, déracinements de toutes sortes. Privation de l’environnement familial , comme local. Impossibilité de s’installer nulle part , de prendre ses aises, de poser ses bagages, d’entreprendre et de suivre ce que l’on a commencé.
Serge Paugam étudie depuis des années les liens qu’il y a entre les ruptures individuelles, personnelles et les phénomènes sociaux de déliaison, de sécession et d’absence de relation de loyauté ou d’identité collective avec les institutions et la collectivité.
Ce phénomène n’est donc pas si récent. Il trouve ses origines à l’aube des années 80 au moment de la faillite du monde ouvrier. Ce qui est plus récent, aujourd’hui, c’est que ce phénomène de déiliaison ne s’exprime quasiment plus dans la vie publique. Il est devenu souterrain, invisible, et constant.

Désynchronisation

Ce qui fait que nous en sommes plus « en phase » avec ce qui se jour dans de nombreux milieux, avec le vécu des enfants, des adolescents et même des familles précaires, c’est que nous avions connu une véritable désynchronisation sociale. Les institutions, les collectivités locales , comme nationales se sont tout simplement mises à l’écart de ce qui agite la société. D’un coup, ce n’était plus leur affaire.Des filtres ont été installés, comme autant de modalités d’éloignement du peuple précaire. Blocage des publics par des procédures internet, téléphoniques administratives et techniques impossibles ; rendez vous obligatoires, procédures qui norment les rares occasions de rencontre ; éloignement des structures de décisions par rapport au terrain. Tout été fait pour découpler , et rendre quasiment indépendants deux mondes qui dorénavant ne sont plus en contact : celui pour lequel tout ne va pas si mal et où il y a des choses et des structure « qui fonctionnent encore ». Et celui qui a fait faillite depuis longtemps et qui ne pourra pas s’en remettre.

Désolidarisation

La troisième étape s’inscrit inévitablement dans la logique des deux précédentes.Suite aux déliaisons et à la désynchronisation, c’est la notion d’intérêt commun, la notion de bien commun, comme de vie en commun qui paraît dorénavant fictive.
Les institutions, les collectivités , les pouvoirs politiques n’ont plus en face d’eux de véritable opposition construite car ce qui se perd c’est justement la capacité de construire quoi que ce soit en commun, fût ce une simple opposition.
par contre le sentiment de loyauté , d’appartenance , ou de fidélité vis à vis des institutions, l’adhésion à la nécessité d’accepter des règles du jeu social, tout cela bien entendu disparaît.
Ce phénomène est particulièrement visible en ce qui concerne la notion de travail. Le travail dénaturé, précarisé a perdu tellement de sens pour les travailleurs pauvres et précaires que ceux ci en retour ont développé en retour une relation de désamour , de mise à distance et d’utilitarisme vis à vis de tout travail . C’est la relation à tout travail qui s retrouve abîmée , détruite et qui perd petit à petit tout son sens.
La désolidarisation est faite d’enfermement dans son individualité et dans sa précarité. La capacité de se mobiliser pour du bien commun se perd das tous les domaines en interne des groupes sociaux, comme en externe vis à vis des institutions.
Cette désolidarisation passe bien entendu par l’indifférence progressive au sort des autres, c’est à dire aussi à soi même. C’est un peu comme si nous assistions peu à peu à la perte progressive d’un sens social, de la même manière qu’on peut perdre la vue ou l’audition.
Les conséquences à l’échelle d’une société ne se limitent pas à l’immobilité et à l’indifférence ; cela va forcément plus loin encore comme le développement progressif de l’intérêt de mettre en échec le fonctionnement de la société elle même , dès lors qu’il me paraît évident qu’elle ne put jouer que contre moi.
C’est une »société négative », une « société noire » (au sens de « l’individu noir » de R. Castel) qui s’insinue progressivement dans tous les rouages et à tous les étages de la vie publique.
Ce que nous tentons de faire à travers nos actions éducatives et sociales, par la mise en place d’une pédagogie sociale, par la relocalisation des innovations sociales, par le développement d’une démarche communautaire, c’est justement ceci: redonner une nouvelle chance au « Commun » ; retrouver du sens au vivre ensemble ; construire une société vivable et possible en éduquant des individus capables d’en comprendre les enjeux.
Ce sont des initiatives d’un intérêt commun et public qu’il faudrait soutenir de manière urgente, plutôt que de les décourager encore et encore

Des tas d’urgence quant au maintien de l’ordre qui dévisse!

Dix recommandations pour des manifestations sans violences

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Romain Dussaux a été touché à la tête par la déflagration d’une grenade de désencerclement, le 26 mai, à Paris.

1 – L’interdiction de l’usage des lanceurs de balles de défense (LBD) doit être édictée en France, comme elle l’est dans d’autres pays, à commencer par notre voisin allemand.

2 – L’interdiction absolue des tirs tendus de grenade doit être impérativement rappelée aux membres des forces de l’ordre par l’autorité responsable, qui doit veiller à ce que ces consignes soient strictement respectées par les unités engagées.

3 – L’utilisation des grenades dites de « désencerclement » doit être interdite, ou à tout le moins très strictement limitée à des usages prévus par la définition de cette arme de dégagement d’une unité en difficulté.

4 – L’emploi des Compagnies d’intervention devrait être recadré. Il apparaît en effet que leur action sur le terrain conduit à de nombreux actes incontrôlés et dangereux.

5 – L’emploi de policiers en civil devrait être strictement limité. L’emploi de policiers en civil sans signe visible d’identification de leur qualité devrait être interdit.

6 – Une étude sur l’application des principes de « désescalade » en situation de maintien de l’ordre doit être menée auprès des autorités d’autres pays qui les pratiquent.

7 – Les personnes assurant des fonctions de secouristes au sein de manifestations ne doivent pas être privées de leur matériel de premiers soins ni être la cible d’attaques, de menaces ou de pressions lors des actions de maintien de l’ordre.

8 – Le respect impératif par les policiers et les gendarmes de la liberté des journalistes d’observer les manifestations et autres mouvements sociaux doit être assuré.

9 – Des études doivent être entreprises par des organismes indépendants sur les effets sanitaires de l’inhalation et de l’exposition cutanée des produits lacrymogènes, et autres composés chimiques utilisés dans les actions de maintien de l’ordre.

10 – Une étude par un organisme indépendant du ministère de l’Intérieur doit être menée sur la composition exacte des gaz et produits chimiques utilisés dans les grenades lacrymogènes. La composition du contenu de ces grenades doit être rendue publique.

 


Source : Camille Martin,  Hervé Kempf, Nicolas de La Casinière, Julie Lallouët-Geffroy, Sarah Lefèvre et Marine Vlahovic pour Reporterre; relayé par R.André-ldh91

Nous sommes nombreux à comprendre que le vivre-ensemble ne tient que par le tissu associatif en expansion malgré la réduction des aides !

« Nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre que tout tient grâce à nous et… malgré eux »

 

Et si nous racontions notre quotidien au travail, nos difficultés et nos humiliations, nos attentes et nos espoirs ? C’est l’appel lancé fin février par un groupe de youtubeurs, pour dénoncer le projet de loi Travail. Depuis, #OnVautMieuxQueCa est devenu un cri de protestation, rassemblant les témoignages de centaines de jeunes qui réclament une vie plus digne. Quelques-uns des initiateurs de cette mobilisation publient un petit manifeste. « Qu’attendre des « experts » et des « dirigeants » qui, depuis 30 ans, proposent les mêmes solutions pour sortir d’une interminable crise ? » , demandent-ils. Et si nous vivions le début d’un « retournement de perspective, dans un débordement des formes de pensées, d’actions et d’organisation traditionnelles, qui partirait des citoyens ordinaires ? » Extraits choisis.

Nous sommes vidéastes, internautes, citoyens. Par les chaînes YouTube que nous animons ou auxquelles nous contribuons (Osons Causer, Le Fil d’Actu, Le Stagirite, Fokus), nous voulons montrer que la politique ne se réduit ni au jeu des partis et de leurs batailles de chefs, ni à mettre un bulletin dans l’urne, ni à s’engueuler dans des repas de famille. En posant un regard différent sur l’actualité, les discours médiatiques et certaines initiatives politiques, nous cherchons à diffuser des idées qui nous ont nous-mêmes aidés à y voir plus clair. Engagés mais pas partisans, indignés mais pas agressifs, bienveillants mais pas naïfs, nous voulons créer des espaces où l’on se retrouve pour aiguiser notre esprit critique, où l’on réalise tout ce qui nous rassemble, où l’on se partage informations et connaissances.

Il faut remercier le projet de loi El Khomri d’avoir été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de notre indignation et nous a réunis avec d’autres autour de l’initiative #OnVautMieuxQueCa. Alors que nous étions chacun révoltés mais isolés, ce fut l’occasion d’inscrire notre projet collectif dans un mouvement plus vaste dont il ne fut ni l’initiateur, ni le moteur, ni le cerveau, mais un carburant parmi d’autres.

***

« Ces gens-là ne nous croisent jamais, ne nous voient jamais. Ils envisagent notre monde de beaucoup plus loin, de beaucoup plus haut. Ils nous réduisent au feu doux de la statistique. Pour eux, nous sommes un chiffre, une variable, un indicateur. Rien d’étonnant alors à ce qu’ils nous condamnent sans ciller. Ce n’est pas nous qu’ils voient, mais une équation qu’ils équilibrent. Et quand nous ne sommes pas des chiffres, nous sommes réduits au rang de maillon dans une chaîne de production. Voilà leur autre manière de nous considérer.

Ils ont mis le monde en règles, en plans, en procédures. Ils nous demandent de rentrer dans les cases de ces tableaux sans comprendre. Leurs plans sont tellement détachés du terrain que si les appliquait scrupuleusement, on en viendrait souvent à suivre des ordres incohérents, absurdes et, dans le pire des cas, contradictoires. Où est la logique quand on doit louper un entretien d’embauche parce que Pôle emploi refuse de décaler un rendez-vous – expérience vécue ? Et pendant cet entretien, pourquoi doit-on faire semblant de croire que oui, on saura prendre des initiatives (mais sous la validation du manager) et aussi jouer collectif (tout en étant payé à la performance individuelle) ? » (…)

« Est-ce que la prime justifie d’oublier tout cela ? »
« L’été dernier, j’ai dîné chez mon oncle, avec mes cousines. L’une d’entre elles, 22 ans à peine, nous racontait son nouveau boulot. Ouvrière dans une usine de packaging, elle venait d’être promue chef d’équipe. Elle était toute fière d’elle. Ça faisait quelques semaines. Toute fière aussi de nous raconter à quel point elle avait su se prendre en main, gagner la confiance de ses chefs. Pas comme ses ex-collègues,
maintenant sous ses ordres, qui eux n’étaient évidemment qu’une bande de fainéants sans ambition qu’il fallait forcer à travailler. Sa promotion dans l’univers des winners lui rapporte 150 € par mois. »

« On le sait, pourtant, que ça déborde des cases. On le sait d’autant mieux que c’est à nous de les remplir, ces cases. Parfois, on se retrouve à manager, à devoir fliquer nos collègues et transformer leurs actions en chiffres dans un tableau d’indicateurs. Ceux d’en haut nous poussent à voir le monde à travers leurs lunettes, des lunettes tellement déformantes qu’elles font perdre de vue le bon sens. On en oublie notre propre dignité, on s’identifie à ceux qui nous utilisent. Les ordres absurdes, on en reçoit deux quand on en donne un, et si on n’y prend pas garde, on finit par y croire. Est-ce que la prime justifie d’oublier tout cela ? » (…)
« Un ami et collègue est poussé à la démission, plus possible de payer son loyer, peu d’aide de ses parents. Au même moment je détruis ma voiture dans un accident, sur le trajet du travail, pour rattraper un retard. J’héberge avec grand plaisir mon ami, il me rend un sacré service en me prêtant sa voiture, quitte à prendre des risques vis-à-vis de l’assurance. L’entraide, tout simplement. »

Fabrice, co-auteur du livre.

« Nous devenons une force créatrice »

On tente de donner une bonne éducation à nos mômes, de leur apprendre à partager et à savoir vivre avec les autres. On tente de ne pas faire de bruit quand les autres dorment encore. On tente de soutenir nos proches quand ils se sentent mal. On tente d’intégrer dans nos vies des petits gestes écolos. On tente de mettre un peu de beauté autour de nous, en jardinant, en embellissant nos lieux de vie. On tente d’animer nos quartiers en allant dans les petits commerces plutôt qu’à la grande surface.

Bref, on tente d’améliorer nos vies, chacun de notre côté, en voyant bien qu’on ne peut pas être heureux tout seul quand, tout autour, ça déconne.

Et nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre que tout tient grâce à nous et… malgré eux. On est de plus en plus nombreux à comprendre qu’on rend déjà le monde plus vivable que ce à quoi leurs décisions nous destinent. Et, en plus, on commence à se croiser les uns les autres. Certes, on peut parfois avoir l’impression d’être seul dans cette réalité, mais il suffit de lever les yeux pour reconnaître tous ceux qui la vivent aussi. Notre exaspération et nos aspirations, loin d’être marginales, sont en réalité partagées par une très grande majorité de personnes qui s’y reconnaissent.

Nous commençons à comprendre : nous ne sommes pas seuls, nous sommes le monde qui tourne, nous sommes déjà ensemble. En en prenant conscience, en nous reconnaissant dans l’autre, nous devenons plus qu’une somme d’individus esseulés. Nous devenons une force créatrice. »

« Nous exigeons des vies dignes »

« Ceux qui voudraient que les désirs égoïstes fassent tourner le monde ont déjà échoué. Le mal-être qui nous afflige aujourd’hui, c’est l’effondrement d’un ancien monde devenu trop froid et arrogant, aux valeurs dépassées et aux schémas de pensée étriqués. Leur « crise », c’est leur fin, mais surtout notre début. Le monde d’après est celui qu’on construit jour après jour.

Le changement ne viendra pas d’eux, ils ont eu assez de temps pour changer les choses et n’ont rien fait. C’est à nous maintenant. Pourquoi n’oserions-nous pas le dire haut et fort ? Pourquoi serait-ce naïf ou irréaliste ? L’irréalisme réside chez ceux qui croient qu’on peut continuer à vivre ainsi. Nul besoin qu’on nous donne le droit d’affirmer notre existence, notre réalité : on le prend.

La vie nous rend tous bien plus responsables et capables que la pseudo-élite qui n’a jamais eu à gérer la difficulté des fins de mois ou la déprime du lundi matin. Nul autre que nous ne connaît mieux nos propres vies. Ce balbutiement de la conscience laisse peu à peu place à une voix forte et assurée. On se parle, on est des millions à signer une pétition, à nous saisir d’un cri : « On Vaut Mieux Que Ça », à se faire héros et héroïnes de notre réalité commune. On est ceux qui, en uniforme ou en blouse blanche, protègent et défendent les vies.

On est ceux qui portent l’exigence de la qualité et du travail bien fait lorsqu’il s’agit de la terre qui nous nourrit. On est ceux qui protègent le droit à travailler dans des conditions dignes. On est les anciens qui se chargent des petits que la crèche n’accueille plus. On est les jeunes que les difficultés matérielles n’empêchent pas de vouloir apprendre et se former pour être utiles au monde de demain.

On est ceux qui transmettent leurs savoirs. On est ceux qui tentent de rendre le monde un peu moins gris en créant. On est ceux à qui on ne laisse pas de place mais qui construisent quand même.

Montrons-leur nos vies, nos réalités, tout ce que leur monde nous doit. Faisons que notre réalité s’exprime si fort qu’elle les submerge, pour qu’enfin, ils ne puissent plus nous ignorer ni prendre de décision hors-sol, sans nous. C’est depuis nous, par nous et avec nous que nos vies doivent être construites et dirigées.

Car ce n’est pas seulement une réalité que nous partageons, c’est aussi un rêve. Mais un rêve très sérieux.

Nous rêvons d’un pays qui place ses citoyens au-dessus des critères d’équilibre budgétaire. Nous rêvons d’un pays qui garantisse à tous un environnement sain et durable.Nous rêvons d’un pays construit sur le bon sens, où la valeur des gens passe avant celle des choses. Nous rêvons d’un pays qui protège tous ses enfants sans distinction. Nous rêvons d’un pays qui donne à tous les meilleurs soins, la meilleure nourriture, la meilleure éducation. Nous rêvons d’un pays qui nous encourage à donner le meilleur de nous-mêmes.

Nous exigeons des vies dignes. Nous voulons pouvoir être fiers de nous, fiers de ce que nous faisons, fiers de ce que nous construisons. Tout simplement parce qu’on vaut mieux que ça. » …….Ces extraits lus dans Bastamag sont tirés du livre #OnVautMieuxQueÇa, publié le 28 avril chez Flammarion, écrit par Fabrice, Gwendal, Ludo, Johann, Marion, Stéphane, Tatiana, Tommy et Xavier, connus notamment pour les chaînes Youtube Osons Causer, Le Fil d’Actu, Le Stagirite et Fokus. Certains d’entre eux font partie des youtubeurs à l’origine du collectif #On vaut mieux que ça, dont ils ne sont aujourd’hui plus membres  / teste relayé par R.André -ldh91

Des Tas d’Urgences récurrentes, 2009 ou 2016 : toujours les mêmes combats !

La Ligue des droits de l’Homme appelle ses militants et sympathisants ainsi que tous les citoyens à participer nombreux aux cortèges du 13 juin 2009 dans les différentes villes de France, avec leur collectif de lutte et de mobilisation, leur syndicat ou leur association, pour une société de solidarité. A l’appel de toutes les organisations syndicales, les manifestations unitaires en janvier, mars et mai 2009 ont permis aux salariés, et plus largement aux citoyens de montrer qu’ils restent fortement mobilisés, non seulement contre les effets de la crise financière, mais aussi contre des politiques gouvernementales qui déstructurent toujours un peu plus le droit du travail, les libertés, la protection sociale et les services publics. Contre cette politique au canon dont le président de la République s’est fait le champion, ce qui est à l’ordre du jour est bien la recherche de convergences et la discussion d’alternatives sociales et solidaires.

Malgré les manifestations de colère qui ont traversé les Antilles et la Réunion, les mobilisations multiples et durables que connaissent les champs de l’éducation et de la recherche, malgré la multiplication des appels émanant des travailleurs du secteur sanitaire et social pour le respect de leur éthique professionnelle, le gouvernement n’a pas jugé utile d’en tenir compte.

Pour la LDH, il convient de se saisir de toutes les occasions qui permettent de rappeler de légitimes revendications ainsi que le refus d’une société de surveillance que le gouvernement cherche à imposer pas à pas.

Paris, le 9 juin 2009

Des Tas d’Urgence quant à la Démocratie après la chasse policière avec ses têtes de turcs !

Violences policières contre les cortèges syndicaux et les manifestants : Le droit de manifester directement remis en cause par l’État

Nous relayons un texte posté le 19 juin 2016 par CNT éducation dans Questions de Classes / site alternatif d’éducation / ldh91- R.André

 

Contrairement à ce qui se dit en boucle dans les grands médias, lors de la manifestation du 14 juin contre la loi travail, la violence n’est pas venue des manifestants mais bien de la police, sur ordre du gouvernement.

Une violence policière aveugle, sans précédent, s’est déchaînée tout au long au du parcours de la manifestation. Dès le départ, le cortège de tête, avec des personnes de tous âges et de toute appartenance syndicale, est chargé de toutes parts. Les policiers tapent en priorité sur la tête, provoquant des blessures au crâne. De nombreuses personnes tombent sous les coups. La police n’hésite pas à lancer des grenades de désencerclement directement sur les manifestants, tout en les gazant. Plusieurs personnes tombent, touchées au cou, aux cuisses, entre les jambes. L’une d’elles a été blessée au dos, et se trouve aujourd’hui dans un état grave. En parallèle, un camion à eau fait son entrée et asperge les manifestants. Des lignes de CRS coupent le cortège en plusieurs morceaux et nassent 5000 personnes.

À 300 mètres de l’arrivée aux Invalides, notre cortège syndical est bloqué par les CRS, nous empêchant d’arriver au bout du parcours. Nous demandons à passer, calmement et sans violence, et là, sans aucune raison et sans sommation, notre cortège se fait violemment attaquer et charger par les policiers.

Nous prenons des coups, à la tête, au visage, sur les épaules. Les policiers visent le haut du corps avec une violence inouïe. Notre cortège est chargé, gazé, nous recevons directement au visage du gel vomitif et prégnant. Puis les policiers nous lancent dessus en pluie, et non au sol, des grenades de désencerclement. Certaines touchent notre camionnette, qui manque de prendre feu. Une personne de notre cortège est touchée à l’entrejambe, profondément brûlée. Nous l’évacuons sous les gaz et les tirs de grenade. Notre cortège est ensuite de nouveau violemment chargé et se retrouve scindé en plusieurs morceaux. Nous nous voyons contraints, face à une telle violence, d’arrêter la manifestation. Nos militants sont dispersés sur différentes rues, notre banderole et quelques camarades pris en étau dans une rue adjacente. Il nous faudra une bonne heure pour parvenir à nous regrouper et quitter les lieux. Les cortèges syndicaux qui suivaient ont subi le même sort.

Nous avons été directement témoins d’une violence policière injustifiée portée directement à l’encontre des syndicats, qui défilaient dans le calme. Les policiers qui nous ont attaqué n’ont respecté aucune règle du prétendu code de déontologie de la police, aucune règle quant à l’utilisation des gaz et des tirs de grenade de désencerclement. Les grenades étaient jetées en l’air, les coups portés à la tête, les gaz directement projetés au visage.

L’objectif du gouvernement est clair : terroriser les manifestants et bloquer la manifestation. Le 15 juin, Manuel Valls demande à la CGT de « ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris ». Une menace directe visant à interdire les manifestations.

Non content de faire passer une loi qui détruit les droits des travailleurs, le gouvernement, à la botte du patronat, veut empêcher les travailleurs d’exercer leur droit de manifester.

Le Premier ministre souligne l’« absence de contrôle » des syndicats pendant les manifestations.

Nous dénonçons l’« absence de contrôle » de l’État et les violences policières qui se déchaînent sur les manifestants et sur les syndicats. Les « casseurs » ne sont qu’un prétexte pour cet État prétendument « démocratique » de museler le mouvement social par la terreur.

Attaquer des travailleurs, attaquer des syndicats est un aveu de faiblesse du gouvernement : quand les mots ne suffisent plus pour convaincre, alors on utilise la violence et la répression.

Nous étions très nombreux lors de cette manifestation, plus d’un million, et la majorité des gens sont contre la loi travail. L’État pointe du doigt les « casseurs » et les syndicalistes pour masquer l’ampleur du mouvement et pour tenter de l’écraser par une violence aveugle.

Mais nous ne lâcherons rien ! Plus que jamais, nous sommes déterminés à combattre la loi travail et son monde ! Nous continuerons d’appeler à la grève, d’appeler aux manifestations et ne nous laisserons en aucun cas intimider !  Retrait de la loi travail ! Grève générale !

Décroissance, travail non précaire, réduction des inégalités sont l’unique feuille de route à une planète équitable et de qualité :

 

On connaît bien aujourd’hui les effets spécifiques de  l’inégalité sur une large gamme de problèmes sociaux. Ainsi, la cohésion sociale (appréhendée par des indicateurs tels que l’ampleur de la délinquance) est amoindrie par les inégalités. De même, la violence est plus répandue dans les sociétés inégales, y compris entre les pauvres eux-mêmes. Les politologues insistent également sur le fait que, dès lors que s’opposent des intérêts par trop contrastés, les démocraties connaissent de réelles difficultés de fonctionnement.  Ainsi, dans les relations internationales comme dans le quotidien des relations entre personnes, l’inégalité mine la qualité des échanges et la confiance, et ébranle la légitimité perçue de l’ordre existant.

Au niveau des personnes, alors même qu’on ne peut plus ignorer que d’autres sont (bien) plus riches, quel sentiment vont susciter ces inégalités chez les plus pauvres : de l’envie ou de la honte, un sentiment de moindre valeur ou d’impuissance ? Même s’il est certain que les inégalités mondiales sont moins prégnantes que celles qui existent au sein des pays, il ne fait pas de doute que la globalisation change les références à l’aune desquelles on se juge (relativement) pauvre. Les habitants des pays pauvres risquent donc de se sentir de plus en plus pauvres. Dans un monde où les interactions et les possibilités de déplacement s’étendent de plus en plus, on peut alors s’attendre à davantage de tensions et, tout particulièrement, à davantage de mouvements migratoires.

Il y a certes la thèse libérale classique selon laquelle les inégalités auraient des effets positifs sur la croissance et le développement, notamment parce que, selon un trickle-down effect (effet de ruissellement), l’enrichissement des riches tire les pauvres vers le haut. Aujourd’hui, ces thèses sont largement contestées. L’économiste américain Joseph Stiglitz soutient la thèse selon laquelle l’inégalité rend l’économie moins stable et moins efficace, avec une moindre croissance, une profonde crise de confiance et une subversion de l’idéal démocratique. La crise financière est venue conforter ce sentiment que des inégalités trop fortes sont nuisibles (…). De la même manière, les inégalités de salaires et de pouvoir d’achat entre pays riches et pays pauvres engendrent un modèle économique que l’on peut caractériser comme du « pauvre vers le riche ». Les pays pauvres vendent aux pays riches les produits qu’ils fabriquent à bas coûts, et ils tirent profit précisément des inégalités entre pays. Mais dans ces pays, ce type de croissance néglige à la fois les producteurs – avec de mauvaises conditions de travail et des salaires très faibles – et les consommateurs, puisque le marché intérieur passe après les marchés des pays riches. Dans les pays riches, si les consommateurs profitent de produits bon marché, les délocalisations et le chômage viennent contrebalancer ce bénéfice. Par ailleurs, toujours pour les pays riches, le fait que les pays pauvres deviennent, en s’enrichissant, des clients solvables serait extrêmement bénéfique. Pour les pays pauvres comme pour les plus riches, ce modèle ancré dans les inégalités est donc insoutenable.

Une perspective écologique s’impose alors ?

Oui, car les inégalités sociales elles-mêmes sont susceptibles d’affecter – de fait, d’accroître – les problèmes environnementaux, alors qu’une société moins inégale, au niveau des États comme au niveau de la planète, rendrait davantage possible leur résolution. De manière générale, il y a toujours une interférence entre problèmes environnementaux et inégalités : les pauvres et les pays pauvres subissent davantage les conséquences de la dégradation de l’environnement, alors qu’ils y contribuent moins, ce qui, en tenant compte des responsabilités historiques des uns et des autres, accentue la responsabilité des plus riches.

Un second point à souligner c’est que les inégalités alimentent une comparaison sociale qui ne peut qu’engendrer une translation vers le haut des modes de consommation. Le risque est que, avec la mondialisation et la diffusion d’un certain style de vie (à l’« occidentale », pour faire vite), les inégalités par rapport à cette norme, à la fois au sein des pays et entre pays, engendrent une course à la consommation distinctive ruineuse pour la planète, avec une spirale sans fin de croissance économique, de destruction des ressources et de pollution. De plus, les consommations des riches ont un impact sur le sort des pauvres. C’est le cas quand on choisit les agrocarburants pour les voitures dans les pays riches ou quand les classes moyennes indiennes et chinoises adoptent le régime alimentaire carné des pays riches. Il en résulte, par ricochet, une augmentation du prix des céréales, qui est lui-même responsable des émeutes de la faim de 2008. Il est donc impossible de viser à sortir seulement certains groupes ou certains pays de la pauvreté, sans rien toucher à la situation des autres. Ce sont bien les inégalités en elles-mêmes qui constituent le problème majeur…

En outre, tant qu’il y a des pays riches et des pays pauvres, les premiers ont le pouvoir et la capacité de transférer leurs nuisances et leurs pollutions, dans les seconds. Si les rapports de force étaient moins déséquilibrés, on voit mal ce qui pousserait les pays pauvres à accepter sans broncher d’accueillir sur leur sol tous les déchets des pays riches ou à brader à des firmes étrangères le droit d’exploiter leurs ressources naturelles. Dans ce cas, les pays riches seraient incités, bien plus qu’actuellement, à limiter leur pollution. Plus largement, la définition d’un consensus mondial sur les questions environnementales et la gestion des « biens communs » est d’autant plus difficile que les inégalités entre pays sont marquées. Au total, le butoir écologique constitue l’argument suprême pour défendre la lutte contre les inégalités mondiales.

Alors que faire ?

Bien que les chercheurs y soient en général réticents, je discute dans le dernier chapitre du livre des pistes d’action possibles. En premier lieu, il faut prendre à bras le corps la question de la décroissance, même s’il s’agit d’une notion taboue politiquement, difficile à promouvoir. Pourtant, chacun sait aujourd’hui qu’elle est incontournable -dans un monde fini, on ne peut compter sur l’accroissement de la taille du gâteau- et qu’elle n’a de sens que couplée avec une redistribution des richesses. Le défi est alors de convaincre à la fois les Etats et les personnes, ce qui exige des institutions, des régulations et des mobilisations se situant à des niveaux différents.

Sans lister ici toutes les pistes envisageables, il y a tout ce qui touche à la gouvernance mondiale institutionnelle, et aussi la multiplication des réseaux mondiaux, des think tanks, des ONG, ainsi que les forums sociaux mondiaux, qui illustrent la montée de la société civile. Le rôle de ces régulations internationales est évidemment crucial dans des domaines comme le commerce et la finance, où les enjeux mondiaux sont déterminants et où une perspective de justice globale est impérative. Si le premier des devoirs est de ne pas nuire, il faut systématiquement se demander quelles répercussions nos propres choix – politiques ou en matière de consommation – ont sur les autres. Il est avéré que nombre de nos politiques, généreuses à l’intérieur de nos frontières, sont extrêmement dommageables hors de nos frontières. Des interrogations de même nature concernent le domaine fiscal : du fait de l’absence d’harmonisation des systèmes d’imposition, les pays pauvres peuvent être tentés par le dumping fiscal pour attirer les investissements étrangers, course sans fin qui finit par amoindrir leurs ressources.

Une chose est sûre, si le marché global l’emporte sur un pouvoir politique qui reste national, qui portera les problèmes intrinsèquement globaux et organisera les conditions institutionnelles propres à leur résolution ? Mais si ces conditions institutionnelles sont absolument nécessaires, l’insurrection des consciences est également fondamentale. Car il faut dans le même temps agir sur les cadres cognitifs et le niveau d’information. Si peu de gens ignorent aujourd’hui l’ampleur des inégalités et de la pauvreté globales, il faut faire évoluer les visions du monde, en l’occurrence éclairer les causes et les conséquences des inégalités mondiales.

Ceci passe par la conception et la diffusion de nouveaux indicateurs pour appréhender la pauvreté (et la richesse), ainsi que les inégalités de tous ordres, avec en perspective leur signification en termes de justice. Car notre grille de lecture des réalités est formatée par les chiffres disponibles, ce qui n’est pas sans affecter les opinions quant aux politiques à promouvoir. Ainsi, le soutien aux politiques de redistribution est bien plus fort quand on estime que la pauvreté relève des hasards de la naissance que quand on l’explique par le mérite. Prendre conscience de notre interdépendance avec les pays pauvres et de notre implication dans leur pauvreté elle-même est nécessaire pour convaincre les habitants des pays riches d’agir et, en particulier, de pousser leurs gouvernants à des politiques de redistribution globale. Car si diffuser des idées est fondamental, il faudra bien la force des gouvernants pour rendre acceptables des politiques forcément contraignantes. Le chaînon politique est donc essentiel ; mais, sans mobilisation des personnes et de la société civile, il n’a guère de chances d’être accepté ni mis en œuvre.

En conclusion, les limites de la planète, mais aussi nos intérêts bien compris, sans compter des considérations éthiques élémentaires, font qu’il est urgent et possible de tendre vers un monde moins inégalitaire. Cette perspective laisse certes augurer de conflits à court ou à moyen termes : plus nous sommes inégaux, plus il nous sera difficile de nous mettre d’accord pour réduire les inégalités. Il s’agit d’un défi politique difficile, mais le coût de l’inaction deviendra vite insoutenable : rien ne serait pire que laisser le monde gangrené par ses inégalités, par des mouvements migratoires incontrôlés, des guerres climatiques, des frustrations débouchant sur des conflits ou des mouvements terroristes, qui finiraient par rendre notre (petit) monde invivable. Vivre dans une société cosmopolite est à la fois inévitable et bien plus sympathique, si nous savons l’organiser selon des principes de justice globale

Source – Observatoire des inégalités : Extrait de l’entretien avec Marie Duru-Bellat, professeure de sociologie à Sciences Po-Paris, auteure de « Pour une planète équitable. L’urgence d’une justice globale » / relayé par la LDH fédé91- R. André

Quant à la santé, est-ce le marché de faire la loi, ou est-ce à l’État?

La campagne  de Médecins du Monde étant boycottée, nous la relayons sur notre site :

LE PRIX INDÉCENTS DES MÉDICAMENTS, ÇA VA DURER ENCORE LONGTEMPS ?

Madame la Ministre de la Santé,

Nous ne vous apprenons rien en disant que le prix des médicaments est en constante augmentation.

Que de tels prix ne sont absolument pas justifiés.

Que les laboratoires pharmaceutiques font des marges colossales et révoltantes sur les traitements des malades.

Que la sécurité sociale n’est pas en mesure de rembourser ces traitements.

Nous ne vous apprenons donc rien en disant que notre système de santé, et par conséquent notre santé, est en réel danger.

Alors nous aimerions vous poser une simple question :
Quand il s’agit de Santé, est-ce au marché de faire la loi, ou est-ce à l’État ?

Voici le lien pour signer la pétition :

https://leprixdelavie.medecinsdumonde.org/fr/la-petition

source R.André / Médecins du Monde / France info

Reconnaître les Droits de l’Homme…

Reconnaître les Droits de L’Homme, c’est déjà simplement s’engager, se libérer de contraintes nous étouffant : être   contre  les suites préprogrammées, à l’après-Municipales, à l’après-Présidentielles, du refus de la dette organisée à la ville,  de corriger l’acte III de la décentralisation, de renoncer au « traité atlantico-européen » nous plaquant de facto  sous la coupe de financiers Européens, Américains de Wall Street, de la City, de Francfort, du CAC 40 ! A leurs yeux, nous ne sommes qu’un numéro de carte bancaire revalidé régulièrement. Il fut une époque où le prisonnier en pyjama rayé avait son numéro matricule imprimé dans le dos ! Aujourd’hui le fin des fins c’est que votre carte bancaire même à l’abri de votre poche se fait lire au passage d’une borne.

À  l’image des assurances obligatoires qui gonflent les poches d’une minorité de la sphère privée, l’éducation, la santé, la retraite, l’eau, l’air, les routes, nos chemins de vie sont et seront transformés en pôles de marchandisation. Après avoir laminé nos protections du monde du travail, c’est bien évidemment le service public la cible, les cotisations de notre couverture sociale ; le mouvement syndical bien affaibli restant englué, enfermé dans des « conclaves ministériels bidons » !  En ces temps, être femme, homme humaniste ce n’est plus seulement défiler dans les rues ! Le comptage y est pipé, la forêt de drapeaux et banderoles amplifie un folklore  sans réelle implication sur les actes de gouvernance ; c’était un folklore ne suscitant qu’un piaillement pour un fromage tombant dans le bec à tout média. Aujourd’hui, on a changé de registre avec les brutalités transformant un simple débonnaire défilé en champs de bataille : l’Etat d’urgence ne semble pas étranger quant à l’agressivité dégagée.

Être dans la fraternité, ce n’est plus seulement prendre la défense des plus faibles ! Cette forme d’action « caritative » s’est  caricaturé en ces temps où « le social » est déguisé en « de l’assistance ». Nos formes d’action devront donner la parole, le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales ouvert à tous, aux exclus y compris tous les étrangers, qu’ils ressortent ou non de pays membres de l’Union européenne, ceux  prenant part quotidiennement à l’essor de nos bassins de vie, plus proche de la commune que de la grande région. Il ne s’agit pas de compassion envers des exclus mais de la réalisation d’une pleine citoyenneté pour toutes et tous. Il s’agit d’élargir la démocratie au peuple à l’inverse de la grande région trustée par nos dominants de tous poils. La France aujourd’hui peine à faire place aux jeunes, aux femmes, à sa diversité. Les décideurs politiques, massivement, semblent hélas bien s’en accommoder, au prétexte de la dureté des temps ou de la difficulté de l’exercice. Si les temps sont durs, il nous faut être d’autant plus démocrates rigoureux ; et s’ils sont difficiles, d’autant plus courageux dans l’intérêt général et l’exemplarité. Surtout lorsque la République affronte de malsaines ardeurs  xénophobes  en mal de revanche et en soif d’hégémonie.

Nos représentants toujours trop cumulards se tiennent main dans la main dans la « hors normalité » et jusqu’à le « hors-la-loi » ;  le changement ce n’est mains-tenant qu’aux autres, les plus faibles bien évidemment ! Quant à nos gouvernants et dominants de la stratosphère européenne, sans légitimité républicaine, ils se cooptent pour nous diviser à l’infini ! Les seuls maîtres à bord ne peuvent plus être des représentants-cumulards qui organisent la dette, qui nous verrouille par la dette ; une dette dont l’origine provient du capitalisme privé. Les seuls maîtres à bord ne peuvent plus être des financiers dont leurs bulles nous exploseront encore en pleine figure!

Être simplement humain : c’est s’engager, voter en toute fraternité d’opinions partageant l’intérêt général.  A la commune, à l’agglomération, à la nation, à l’Europe : changeons pour la réelle Démocratie. Remettons-les : nos représentants et nos banquiers,  au service de l’humanité, et pas l’inverse ! Introduisons l’écologie politique à notre arsenal, le pouvoir décisionnaire s’expatriant, sachons penser, agir, créer, voter autrement !

source R.André / revue de presses européennes

Des TAS d’Urgences….

ÉTAT D’URGENCE… »Des tas d’urgences »

Voici quelques liens d’articles de presse étonnants énonçant « des tas d’urgences » :

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/15257-Regards-croises-sur-l-hopital

Les Urgences en Hôpital sont à la limite d’imploser, soumis à une pression toujours plus forte, beaucoup sont à bout. Qu’ils soient patients, internes, médecins, infirmiers, ou gestionnaires,  les reproches fusent.

àhttp://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/15254-Hopital-un-volcan-en-ebullition

Avant, les chefs de service avaient très peu de contraintes. Ils faisaient souvent ce qu’ils voulaient, un peu comme des patrons dans leurs fiefs ». Un changement radical par rapport à l’époque actuelle où ceux-ci doivent présenter des business plans à leur directeur d’hôpital. « De calife dans leur unité, ils se sont transformés en simples exécutants d’une politique gestionnaire ». Un peu comme dans une entreprise où les salariés doivent avoir une activité rentable.

àhttp://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/15250-Tuberculose-les-cas-prioritaires-pour-la-vaccination-en-France

Encore en période de pénurie ? Le Haut conseil de la santé publique a émis des recommandations ciblées en vaccination. Dans l’attente de nouveaux stocks, c’est un vaccin polonais qui est utilisé.

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/14794-Tuberculose-multiresistantes-98-de-laisses-pour-compte


http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/12958-Jungle-de-Calais-l-Etat-condamne-a-realiser-les-amenagements-sanitaires

Le Conseil d’Etat confirme la décision du tribunal administratif de Lille ordonnant la mise en place de points d’eau et de latrines pour améliorer les conditions de vie des migrants ; l’accès insuffisant à l’eau potable, le non-ramassage des ordures à l’intérieur du camp et l’impossibilité pour les véhicules d’urgences de circuler sont « bien de nature à exposer les migrants vivant sur le site à des traitements inhumains ou dégradants

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/11454-Commissariats-l-insalubrite-des-locaux-menace-la-sante-des-policiers

Alors que des policiers  du département le plus riche de France  « des Hauts-de-Seine » ont contracté la tuberculose, les syndicats dénoncent l’extrême insalubrité des locaux qui font encourir aux agents des risques de maladies : « Il y a certains commissariats… on a du mal à concevoir que l’on puisse travailler dedans.. « Gale, légionellose, rats… » ..« Certains doivent ramener leur papier toilette ! »

àhttp://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/11189-Tuberculose-un-seul-CRS-de-Limoges-infecte

La tuberculose est en recul en France, mais elle n’est pas rare. En revanche, les patients qui contractent habituellement cette maladie ne correspondent pas tout à fait aux critères des membres de la CRS 20. La tuberculose est plutôt répandue dans les populations les plus précaires.

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/16114-Horaires-decales-les-policiers-plus-agressifs

Horaires décalés : les policiers plus agressifs. Pour éviter qu’ils dérapent, laissez les dormir. En cause : la fatigue provoquée par des horaires perpétuellement en décalage.. À l’inverse, les policiers travaillant de jour ou de nuit, avec des horaires qui ne varient que très peu, sont généralement plus coopératifs et moins tentés de faire appel à la force pour résoudre des conflits. Il y a d’autres lieux où les horaires décalés posent problèmes et la loi El Khomri  amplifiera cet état de burn-out !

Éviter les dérapages ….C’est tout le contraire d’un 49.3 !

-La question du handicap au cœur du vivre ensemble

La question du handicap au cœur du vivre ensemble
La normalité voudrait qu’on accueille la différence, l’a-normalité pas forcément visuelle! Cela ne se limite pas à une «bonne action» en direction des malchanceux maltraités par l’existence, mais témoigne d’une réelle capacité à construire une société ouverte, solidaire, respectueuse de chacune et chacun ! Traiter de la question des droits des personnes fragiles, y compris en situation de handicap, des conditions de leur existence sociale, des injustices et des processus d’exclusion dont elles sont victimes touche au cœur de notre société, le degré de prise en compte constituant un révélateur de la qualité de notre «vivre ensemble».
Nous relayons en partie ci-dessous la lettre ouverte de Vincent Assante :
SITUATIONS de Handicap, Autonomie et Citoyenneté
« L’article 1er de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 proclame: « Les hommes naissent libres et égaux en droits » et que selon le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 : « Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi » (a 5) ; « La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement » (a 10) ; « Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence » (a 11). Par ailleurs, s’appuyant sur les éléments de définition du « handicap » formulés par l’OMS pour qui : « L’état de fonctionnement et de handicap d’une personne est le résultat de l’interaction dynamique entre son problème de santé… et les facteurs contextuels qui comprennent à la fois des facteurs personnels et des facteurs environnementaux » tandis que : « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas en une absence de maladie ou d’infirmité », il faut souligner combien le « handicap » est toujours « de situations » et partant, appelle comme objectifs fondamentaux, la nécessité de lutter contre les obstacles environnementaux et la recherche de l’autonomie maximum pour les personnes en « situations de handicap » afin de favoriser leur accès aux droits généraux de tout citoyen, et notamment le droit à la liberté effective de circuler avec une autonomie maximum, de s’instruire, de travailler, et le droit à pouvoir bénéficier d’un revenu décent. Parvenir à ce résultat aurait nécessité une politique alternative consistant en priorité à réformer la loi du 11 février 2005 en y intégrant la définition du handicap donnée par l’OMS, condition sine qua non pour mettre en œuvre des mesures visant à supprimer, réduire et/ou compenser, les situations de handicap dans tous les compartiments de la société, tandis que la mise en œuvre d’une telle politique aurait nécessité la création d’un ministère en charge de celle-ci, avec à sa tête un titulaire ayant rang de ministre délégué auprès du Premier ministre afin de lui conférer l’autorité politique nécessaire auprès de tous les membres du gouvernement pour veiller, eu égard à la transversalité indispensable des mesures à prendre, à l’intégration des réponses ad hoc dans chacune des mesures ministérielles mise en œuvre. C’est ce qu’on pouvait attendre d’un gouvernement se déclarant, sinon « socialiste », du moins de Gauche. A fortiori, rappelons-le, parce que le PS, alors dans l’opposition, avait voté contre la loi du 11 février 2005, notamment parce qu’en matière d’accessibilité elle n’offrait pas la garantie que les textes réglementaires d’application déclineraient précisément les modalités pour parvenir à l’accessibilité du cadre bâti et des transports au 1er janvier 2015 ! Et c’est ce qui est arrivé : l’accessibilité du cadre bâti existant n’a pas progressé ! Malheureusement, les mesures prises par le gouvernement de François Hollande se sont inscrites exactement dans la perspective inverse ! D’où, l’allongement des délais et toute une série de petites mesures pour ne pas que les intéressés se trouvent condamnés par les tribunaux faute de ne pas être accessibles au 1er janvier 2015. D’où le prétexte d’une Ordonnance pour aller plus vite et mettre en œuvre des mesures avant même que le Parlement n’ait pu les étudier en détail. Car au-delà des dispositions supplémentaires prévoyant des délais prolongés qui reportent d’autant plus loin la date à laquelle tous les bâtiments existants doivent être rendus accessibles — sauf impossibilité technique, ou disproportion manifeste entre le coût des travaux et le chiffre d’affaires de l’entreprise, dispositions déjà prévues par la loi de 2005 ! –, il y a une mesure centrale qui paraît anodine mais qui démontre clairement toute la volonté du Gouvernement d’épargner les propriétaires ou les exploitants, c’est celle qui indique que le Préfet doit répondre dans les quatre mois à toute demande de dérogation (il faut souligner ici qu’une autre disposition intégrée dans le corpus législatif général introduit un délai de deux mois au-delà duquel en l’absence de réponse par l’Administration interrogée par un particulier, toute demande est reconnue acceptée), hors de quoi, ce délai écoulé, la dérogation, justifiée ou non, est accordée automatiquement au demandeur. Quand on sait que plusieurs dizaines de milliers de dossiers doivent être obligatoirement déposées dans chaque département — et parmi lesquels nécessairement nombre de demandes de dérogations ! — alors que les services préfectoraux ne peuvent étudier que 1500 à 2000 dossiers par mois (voir 3000 à 4000 dossiers par mois si le personnel destiné à cet effet est véritablement doublé comme le Gouvernement l’annonce), on mesure immédiatement que le plus légalement du monde des centaines de milliers de dérogations sont accordées, et que le processus de mise en accessibilité n’aura pas lieu ! Voilà où mène le choix d’une politique libérale : une majorité qui, de surcroît n’a pas été élue pour cela, en vient à sacrifier l’intérêt général de la population ! »

Quoiqu’il en soit, il en ressort que l’intérêt financier prime sur l’intérêt du « vivre-ensemble en toute égalité d’accès « !

Il en ressort des décisions politiques inhumaines par des gouvernants de gauche sous influences que financières oubliant l’intérêt commun de toute démocratie et son pouvoir qui ne peut être que social! Une société ouverte à tous est fondamentalement une société qui offre à chacun, à tous les âges de la vie et aux familles, l’accès aux services, aux lieux d’accueil et d’hébergement en tenant compte du rythme propre à chacun, de la fatigabilité, de leur quotidien de vie, avec si besoin un accompagnement adapté dans la relation individuelle dans un cadre privé ou un cadre collectif.

source R.André / Vincent Assante