OPERATION « 100 PETITIONS CONTRE LES DISCRIMINATIONS ALIMENTAIRES » A CHALON/SAONE (3/3/ 2015)
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21 mars: Journée Internationale contre le racisme: La section LDH de Paray-le-Monial fait signer des pétitions contre les discriminations alimentaires à Saint-Julien de Civry

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Agapes chez Odette Burtin.

Daniel Wilmotte, Odette Burtin, Mamma Boumya, Alice Gaffard
5 NOVEMBRE 2014: CONFERENCE DE GILLES MANCERON A PARAY-LE-MONIAL: LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME PARLE DE LIBERTE, DE NATION ET D’IDENTITE à travers les problématiques actuelles. Ainsi, sur les questions artistiques, culturelles et vestimentaires, la laïcité est-elle abordée, depuis la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, dans une perspective délibérément élargie donnant la priorité aux « accommodements » intégrateurs. Par contre, fondées sur le mythe de la France toute chrétienne, les revendications identitaires ont été condamnées par les effets d’exclusion qu’elles induisent: La nation française n’est pas figée, elle évolue en intégrant de nouvelles populations comme elle l’a toujours fait. Le débat qui a suivi a été animé et riche. La section LDH de P
Agapes chez Odette Burtinaray se réjouit de ce succès et envisage de réitérer ce type de conférence sur les fondements de notre République.

Le parc du Moulin Liron en été: Occupation par la Communauté de l’Emmanuel à partir du 15 juin.

Le parc du Moulin Liron au printemps: Lieu de promenade, de jeu et de rencontres pour tous les âges et disponible pour les écoles.

La section LDH Paray-le-Monial a distribué un millier de tracts pour demander aux sessionnistes de l’Emmanuel le respect de la loi sur la laïcité et sur les nuisances sonores. La LDH a assuré les Parodiens de son soutien et les a incités à faire savoir « que la loi est la même pour tous ». Le bilan de cette action de terrain s’avère riche d’enseignements à travers les interventions spontanées des uns et des autres auprès des militants :
1-D’abord la Ligue des Droits de l’Homme condamne l’obstruction qui a été faite à son action sur la voie publique, deux sessionnistes récupérant ses tracts au fur et à mesure qu’ils étaient posés sur les pare-brises des voitures. C’est une violation du droit à l’expression et à l’information, un manquement à la tolérance et au respect des principes républicains.
2-Elle s’inquiète des dérives idéologiques constatées à travers le déni du principe de « laïcité » et des « droits de l’homme » dans la ligne droite d’une histoire manichéenne réécrite par certains intervenants de l’Emmanuel et particulièrement le directeur des Sanctuaires de Paray-le-Monial. Selon ce dernier, les Lumières et la Révolution française qui ont promu la conception de citoyens naissant et demeurant libres et égaux en droits et ne pouvant être inquiétés de leurs opinions même religieuses, seraient responsables … de toutes les guerres et de tous les totalitarismes du XXe siècle ! Ils signeraient ainsi la faillite de l’humanisme… Ces propos qui mettent en cause les fondements de la République et cultivent la nostalgie d’une France d’avant la loi de 1905, associent la communauté de l’Emmanuel à l’extrême-droite identitaire la plus radicale.
3-La section LDH Paray apporte aide et soutien aux Parodiens qui dénoncent fermement les privilèges accordés à l’Emmanuel ainsi que l’absence d’informations qui entoure le soutien très actif apporté par la Mairie à cette communauté en niant aux autres Parodiens le droit et l’expression à la différence.
Elle exige par conséquent :
– que les conditions dans lesquelles le parc municipal du Moulin Liron est cédé pendant les deux mois d’été à l’Emmanuel depuis plus de trente ans avec les services municipaux afférents (eau, électricité, poubelles) soient explicitement et complètement exposées aux Parodiens et ceci dans une totale transparence. C’est une question de respect de citoyens-contribuables… qui sont privés, pendant les deux mois d’été de leur parc municipal.
-que les trois religions représentées actuellement à Paray-le-Monial bénéficient de conditions de culte comparables (les musulmans n’ont pas de salle de prière et les protestants paient la location de la leur…). Nous rappelons que les règles de la laïcité imposent la liberté de conscience, le respect des cultes et la neutralité de l’Etat. Donc de toutes les collectivités publiques.
Pour conclure, nous exprimons notre très vive inquiétude des dérives antirépublicaines constatées à Paray-le-Monial. A travers de nombreux indicateurs parmi lesquels l’agressivité des sessionnistes à l’égard des militants de la LDH, nous avons ressenti le creusement des différences et la difficulté de plus en plus grande de nouer un dialogue avec des personnes ayant perdu le sens du bien public pour privilégier une idéologie théocratique profondément intolérante, parfois obscurantiste et haineuse. A Paray-le-Monial, elle avance masquée sous les auspices du culte du Sacré-Cœur convoqué une fois de plus en vue de nouvelles croisades.
Nous assurons de tout notre soutien les Parodiens qui, très majoritairement, sont lucides mais se sentent impuissants face à cette situation. Dans un premier temps, nous leur demandons de briser l’omerta qui règne sur Paray, oser échanger entre eux les informations qu’ils possèdent et affirmer leur opposition face à des dérives antirépublicaines dangereuses et calamiteuses pour l’image de leur ville. Vous vous interrogez sur vos droits ? Venez en débattre avec les adhérents de la Ligue des Droits de l’Homme en contactant la section de Paray le Monial : ldh.paraylemonial@orange.fr
Communiqué LDH Paraylemonial.
Depuis le colloque de l’extrême-droite identitaire de la Toussaint 2012 à Paray-le-Monial, l’activisme de ses participants s’est renforcé à la fois sur le plan idéologique et politique. Dans un article intitulé « Intégristes catholiques : le grand retour ? » publié dans la revue de la Ligue des Droits de l’Homme Hommes et Libertés de juin 2014, André Déchot, responsable du groupe de travail « extrêmes droites » de la LDH, montre l’élargissement de ses thématiques contre l’IVG, la contraception, les lois bioéthiques, le mariage pour tous, l’égalité hommes-femmes à la théorie du genre, à la liberté de création et à la christianophobie. Ainsi, de plus en plus souvent, des livres, des bandes dessinées, des films, des pièces de théâtre donnent lieu à des « comités de vigilance contre le genre », des publications, des marches, des manifestations publiques parfois violentes. Certains (Journée de retrait à l’école- JRE) exigent même le remplacement du ministère de l’Education nationale par un ministère de l’Instruction publique.
Sur ces nouveaux « champs de batailles », les intégristes catholiques de Civitas et d’Ichtus « joignent leurs forces aux droites conservatrices, aux droites extrêmes et à l’Eglise catholique » ( le Bloc identitaire, les étudiants de l’Uni, mais aussi l’association Egalité et Réconciliation d’Alain Soral…), créant de nombreux mouvements (Hommen, Veilleurs, Antigones…) fondamentalement anti-égalitaires et participant à la « résurgence d’un antisémitisme radical » qui coalise les intégrismes musulmans et catholiques.
Depuis la création, par Jean-Marc Nesme, d’une Entente parlementaire refusant l’union homosexuelle, leur impact sur le milieu politique est orchestré par la création d’un « collectif des maires pour l’enfance ». Des pressions sont exercées sur les élus locaux, l’opposition à la réforme des rythmes scolaires s’affirme pour des raisons politiciennes, des appels à la désobéissance civique se font entendre. Les listes électorales « Force-Vie » par Christine Boutin et les prises de position politiques des évêques sont révélatrices d’une offensive réactionnaire.
A Paray-le-Monial, la poussée du Front national et la percée de Christine Boutin aux élections européennes, la présence régulière des veilleurs dans l’espace public et celle, aux sessions de l’Emmanuel, des évêques Dominique Rey, Yves Le Saux, Jean-Pierre Cattenoz , Philippe Barbarin et Marc Aillet, celle du patron d’Alliance Vita, Tugdual Derville et du philosophe Fabrice Hadadj signent la radicalisation très droitière des occupants de l’espace municipal du Moulin Liron. Obsédés par la question identitaire, celle des « racines chrétiennes de l’Europe », admiratifs d’une Russie où l’Eglise et l’Etat avancent main dans la main (Marc Aillet), certains manifestent haut et fort leur opposition aux Lumières et à la République et leur ralliement à une croisade contre-culturelle inspirée des thèses antidémocratiques de la doctrine sociale de l’église.
La Ligue des Droits de l’Homme fait de la lutte contre l’extrême-droite l’une de ses priorités : le 27 mai 2014, elle a exprimé son inquiétude face à ses dérives et a lancé un appel au rassemblement et à la construction de résistances « au quotidien ». Plus particulièrement engagée dans la défense des valeurs républicaines, dans la lutte contre l’extrême-droite et contre les discriminations, la section LDH de Paray-le-Monial appelle son tour les Parodiens à la vigilance républicaine. Compte tenu d’un prosélytisme envahissant l’espace public, elle distribue des tracts pour rappeler que « Paray est une ville multiculturelle» et que l’Eglise catholique est soumise aux mêmes lois sur les nuisances sonores et sur la laïcité de l’espace public que les autres citoyens. Elle rappelle que les « atteintes volontaires et provocatrices à la laïcité sont de mauvais coups et des régressions irresponsables et incohérents qui visent uniquement à instrumentaliser les croyances religieuses à des fins de domination politique et sociale, à se créer des clientèles en opposant entre elles les religions très inégales quant à leurs réseaux scolaires et universitaires » (Résolution de Congrès du 1er juin 2009). Elle insiste sur le fait que « seule l’application à tous de la laïcité non défigurée, refusant l’idéologie de la hiérarchie des civilisations et de l’inégalité des cultures, peut faire de la République une démocratie fidèle à ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité » (Résolution de Congrès du 11,12,13/6/2011). Enfin, elle soutient que « promouvoir la laïcité […] s’inscrit dans la lutte universelle des droits de l’Homme. Le déclin des pratiques religieuses n’empêche pas, dans toutes les religions, un raidissement des hiérarchies religieuses et l’apparition de groupes d’autant plus intégristes qu’ils sont minoritaires. De nombreux éléments nous obligent à ne pas baisser la garde :[par exemple] l’investissement de l’espace public par des forces religieuses pour tenter d’imposer la primauté d’un prétendu dogme religieux. En tout état de cause, il nous appartient d’exercer une vigilance constante face à la tentation de réduire la laïcité à la seule coexistence des religions alors qu’elle permet la création d’un espace public et privé qui dépasse les appartenances individuelles ou collectives de toute nature. » (Résolution de Congrès, 5/6/2005).
Pour conclure, la section LDH de Paray-le-Monial invite expressément les Parodiens à la réflexion et à la mobilisation de leur esprit critique contre les dérives qui font de leur ville l’un des pôles radicaux de l’extrême-droite française. Elle propose à tous ceux qui souhaitent s’informer ou s’associer à ses actions, de consulter et de soutenir son site Facebook ldh.paraylemonial et de la contacter par courrier électroniqueldh.paraylemonial@orange.fr.
A PARAY-LE-MONIAL, QUAND L’AMICALE LAIQUE SE FOURVOIE AVEC L’EMMANUEL, COMMUNAUTE POLITICO-RELIGIEUSE…Le 30 juin, le JSL précise, concernant la Fête des écoles publiques: « le tout sous les structures prêtées par la Communauté de l’Emmanuel. L’alliance du sabre et du goupillon était cette fois au service des enfants ». Quand on sait que la même association traditionaliste a hébergé à la Toussaint 2012, un colloque de l’extrême-droite associant entre autres, Bruno Gollnisch, Christian Vanneste et Civitas, c’est en l’occurrence surtout la lutte contre la laïcité qui gagne du terrain!! La section de Paray-le-Monial de la Ligue des Droits de l’homme avait adressé, le 24 mai, une lettre de protestation à l’Amicale laïque dans laquelle elle la mettait en garde contre l’idéologie politique identitaire voire antirépublicaine des occupants du Moulin Liron (parc municipal). Elle continuera à lui rappeler que l’intérêt des enfants passe d’abord par la défense de la laïcité et non par des compromissions avec l’Emmanuel.
Copie de la lettre:
Germaine LEMETAYER, présidente, Samedi 3 mai 2014
20, Avenue de la Gare,
Paray-le-Monial
A L’Amicale Laïque de Paray-le-Monial
Avec copie :
-aux Ecoles Primaires Publiques
– au Collège René Cassin
Chers amis,
Lors de votre dernière réunion, le 3 avril 2014, vous avez décidé d’organiser partiellement la fête des écoles en acceptant la proposition du maire d’utiliser les tentes, les tables, les chaises et l’électricité de la communauté de l’Emmanuel installée sur le parc du Moulin Liron.
Présente à Paray-le-Monial depuis les années 1970, la communauté de l’Emmanuel s’est pourtant affirmée, depuis l’organisation dans ses murs, en novembre 2012, d’un colloque « secret » de l’extrême-droite, comme l’épicentre rassembleur d’un catholicisme intégriste et d’une extrême-droite identitaire violemment opposée aux Lumières, à la Révolution et à la République (Gollnish, Vanneste, Bompart, Civitas, Ichtus…). Ces thématiques sont maintenant traitées de manière récurrente par les intervenants de l’Emmanuel pendant ses sessions d’été à Paray-le-Monial. Certains d’entre atteignent une certaine notoriété dans la presse d’extrême-droite, le Salon Beige, voire dans la presse nationale, tel Fabrice Hadajdj dans un article de Libération du 9 avril intitulé « L’église pèche à l’extrême-droite ».
Par ailleurs cette organisation ne dissimule pas toujours ses comportements racistes et homophobes. On peut vérifier par exemple sur Facebook que l’un des organisateurs des sessions d’été de l’Emmanuel publie, sans commentaires (sur le site Paray 2013, j’y serai), une vidéo filmée en août 2013 montrant quelques danses de singes très suggestives, à ce moment, de la violente campagne raciste dirigée contre la ministre de la justice, Christiane Taubira. On peut consulter le site « Les veilleurs de Paray » où on découvre, par delà une mise en scène édifiante et prétendument pacifique, un refus de respecter la loi sur le mariage homosexuel et certains propos insultants visant les élus de la République qui l’ont promue.
Cette puissante organisation économico-politico-religieuse se situe donc aux antipodes des valeurs de la République et en particulier de celles de l’Ecole Publique qui garantit le « vivre-ensemble » à travers le principe de laïcité. Il ne faut donc pas être dupe d’une politique d’intox qui vise à banaliser l’Emmanuel et faire de lui un partenaire fréquentable tout en dissimulant aux Parodiens son véritable visage : la presse locale qui a volontairement ignoré l’existence du colloque ne fournit aucune information sur l’idéologie politique des occupants du Moulin Liron. A Paray-le-Monial, les promoteurs de la laïcité se doivent donc, nous semble-t-il, de défendre l’idée, face aux enfants et à leurs parents, qu’il n’y a pas de compromission possible entre l’Ecole Publique et l’extrême-droite identitaire. Ils se doivent de rendre visibles et de faire respecter les limites qui les démarquent en affirmant haut et fort les valeurs de la laïcité. Par ailleurs, ils ne doivent pas perdre de vue que ce parc est un terrain municipal dont l’entretien est financé par les Parodiens et que le maire se doit, par conséquent, de donner la priorité aux enfants de l’Ecole Publique et d’exiger de cette organisation, dans ses accords avec elle, qu’elle respecte cette priorité en installant ses tentes après la fête des écoles. En cas contraire, le maire qui est garant des valeurs de la République, se mettrait en délicatesse avec l’article 1 de notre Constitution qui fait de la laïcité (et non pas de la religion et de l’extrême-droite !) l’une des valeurs fondamentales de la République.
Par delà le passé hautement humaniste de certains de ses religieux, bénédictins, jésuites et autres, de certains de ses écrivains et de sa population, notre ville voit son image profondément dégradée par de telles idéologies résurgentes d’un passé sinistre. En un temps où les intégrismes religieux de tout bord et l’extrême-droite contestent nos valeurs communes, nous nous permettons donc d’attirer votre attention sur les dangers que représente, pour les enfants, un tel « partenariat » : en offrant à cette organisation une respectabilité qu’elle n’a pas à nos yeux, vous entretenez des confusions faisant disparaître totalement, dans les faits, la laïcité. Cette perte de repères républicains constitue probablement l’un des éléments de la crise qui atteint votre association. Or compte tenu du symbole que vous représentez, compte tenu des efforts de vos prédécesseurs à Paray-le-Monial pour maintenir la séparation entre l’Eglise et l’Etat, vous êtes investi de fait, comme nous, de la mission de porter à Paray-le-Monial des valeurs qui sont durement attaquées. Vous vous devez donc, comme nous, de les défendre avec ténacité. C’est bien là qu’est le fondement essentiel de votre cohésion et de votre raison d’être.
Nous nous permettons donc, en qualité d’amis, une suggestion : exiger du maire qu’il fasse prévaloir sur le parc du Moulin Liron, la priorité à la Fête des Ecoles Publiques. Si vous avez besoin de bras pour monter vos propres tentes, nous nous proposons de vous aider et de lancer un appel pour une véritable solidarité sans arrière-pensées idéologiques. Nous serions heureux, dans ce cas, de vous soutenir pour réussir à Paray une véritable fête des écoles de la République.
Amitiés,

Portrait de Joseph Fimbel

Angèle Lamanthe, résistante de Poisson.


Jacqueline Miniau

Jacqueline Miniau (fille de’Angèle Lamante)
Hommage à Poisson

Hommage à Poisson

La LDH Paray : Odette Burtin, Edith Fleutot, Alice Gaffard, Germaine Lemétayer

Cérémonie devant la plaque commémorative (Paray-le-Monial)
HOMMAGE A JOSEPH FIMBEL (6 juin 2014)
6 juin 2014 : COMMEMORATION DE L’EXECUTION DU RESISTANT JOSEPH FIMBEL. A Paray-le-Monial, Poisson et Anzy-le-Duc, de nombreux hommages (discours, levers de drapeaux, sonneries de clairon, chants, poèmes, exposition de photographies et de documents, apposition d’une plaque) lui ont été rendus en présence de Madame Jacqueline Miniau (fille d’Angèle Cognard-Lamanthe), de Madame Liliane Fimbel (fille de Joseph Fimbel), du Comité de liaison des Anciens Combattants, de la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes, de représentants du Parti Communiste de Paray-le-Monial et de nombreux habitants.
Présente à ces cérémonies, la section de la Ligue des Droits de l’Homme de Paray-le-Monial s’y est associée par la diffusion d’un texte d’hommage et par une biographie qu’elle publie ci-dessous grâce aux documents transmis par Madame Miniau et par Monsieur Vinauger qu’elle remercie.
Biographie : JOSEPH-FRANCOIS FIMBEL est né à Thann, en Alsace, dans le Haut-Rhin, le 9 Mars 1909. Il est le fils d’Emile, maître-ferblantier plombier et d’Emilie Mura décédée en 1928, peu avant l’incorporation de Joseph au service militaire en avril 1930. En octobre 1932, Joseph épouse Lina Walter, native aussi de la vallée de Thann.
Pendant son service militaire, Joseph s’est lié d’amitié avec Joseph Péguin, garagiste et entrepreneur de battages au Bourg d’Anzy-le-Duc ; tous deux sont mécaniciens.
Joseph et son épouse anticipent un plan d’évacuation de la population d’Alsace-Moselle et rejoignent Joseph Péguin à Anzy-le-Duc où celui-ci lui offre un emploi. Joseph Fimbel travaillera chez d’autres personnes du Charolais-Brionnais où il acquiert une connaissance parfaite de la région.
-22 janvier 1936 : naissance de Daniel Fimbel à la maternité de Charlieu (42)
-2 septembre 1939 : Joseph est mobilisé
– octobre 1939 : Naissance de Liliane Fimbel à Charlieu (42)
-1940 : Refusant la captivité suite à l’armistice du 22 juin, Joseph s’échappe. De retour à Sainte Foy, il s’engage dans la résistance qu’il organise dans la région.
Se sachant traqué par les Allemands, il change constamment de lieu de vie. Depuis 1941, la famille Fimbel est en contact avec Mme Angèle Lamanthe qui habite Poisson et accepte de se charger du passage de la ligne de démarcation et devient agent de liaison de Joseph Fimbel.
-Dans la nuit du 5 au 6 Juin 1944, un détachement allemand vient arrêter Joseph sur dénonciation. Deux thèses sur sa mort :
-Il aurait été fusillé par les allemands après qu’il ait tiré sur le lieutenant Otto et deux de ses hommes
-Il se serait suicidé après avoir tiré sur les trois hommes
Angèle Lamanthe et Lina Fimbel sont arrêtées et déportées au fort de Romanville (près de Paris) puis à Ravensbruck-Mecklembourg
Résistant communiste, Joseph Fimbel a été membre de l’armée Secrète (AS), membre du groupe Robin au maquis de Beaubery, agent du FFI (Forces Françaises de l’Intérieur), responsable du réseau « Birr » de la France Libre, membre actif du 2ème Bureau de Vichy.
Joseph Fimbel reste donc dans nos mémoires un résistant qui a œuvré contre l’occupation allemande et le fascisme. Ses nombreuses actions (passages de documents entre les différents maquis régionaux et lyonnais ainsi qu’en Angleterre), ses appartenances aux groupes résistants du Charolais-Brionnais ont contribué, aux côtés de ses camarades acquis à la cause de la Liberté, à la libération de la France.
Texte d’hommage : Nous, section de la ligue des droits de l’homme de Paray- le-Monial, tenons à nous associer à l’hommage rendu à Joseph Fimbel aujourd’hui. A notre présence auprès de vous, Comité de liaison des Anciens combattants et Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes, nous voulons donner deux raisons : la première, c’est que nous faisons partie de la même famille mémorielle. De nombreux cadres de la Ligue des droits de l’homme ayant participé à la résistance ont payé un très lourd tribut à la guerre puisque le tiers de son comité central a été porté disparu en 1945, victime des camps ou d’exécutions, tel son président, Victor Basch, assassiné avec sa femme, en 1644. La seconde raison, c’est le symbole que représentent à nos yeux, Joseph Fimbel lui-même, militant communiste et proche de lui, Françoise-Angèle Cognard, qui ne l’était pas : la résistance à rassemblé, par delà leurs différences, contre l’occupant allemand et contre l’Etat français collaborateur, les patriotes et les républicains. Or la devise républicaine « liberté, égalité, fraternité » qui a uni, dans son universalité, les résistants dans un même combat et sur laquelle s’est fondé le Conseil National de la Résistance, est menacée aujourd’hui, nous le savons bien, par des mouvements politiques qui cultivent et accentuent les différences et les inégalités à travers leur obsession identitaire. Le combat de Joseph Fimbel et de Françoise-Angèle Cognard reste donc, hélas, plus que jamais d’actualité. A cet égard, nous voulons terminer cet hommage en rappelant l’appel lancé par Stephen Hessel : « Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers: pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés […] Nous, vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l’héritage de la Résistance et ses idéaux. Nous leur disons: prenez le relais, indignez-vous!».
Germaine Lemétayer, présidente,

Michèle Galland, Alice Gaffard et Bénédicte Vandamme, lisent des textes de Pierre Moreau.

10 MAI 2014 : COMMEMORATION DE l’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE
Photographies : Journal de Saône-et-Loire, et Germaine Lemétayer
Hommage à Pierre Moreau :
« La section de Ligue des Droits de l’Homme de Paray-le-Monial est heureuse de vous accueillir dans la rue Baudron pour commémorer l’abolition de l’esclavage. Aujourd’hui, 10 mai, nous avons décidé de nous associer à la campagne nationale décidée par Jacques Chirac en référence au 10 mai 2001, jour d’adoption de la Loi Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Mais cet anniversaire renvoie d’abord à l’abolition elle-même réalisée il ya 220 ans. C’est en effet le 4 février 1794 que « La Convention nationale déclare que l’esclavage des nègres dans toutes les colonies est aboli ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français, et jouiront de tous les droits assurés par la constitution ». Par son caractère absolu, il n’y a ni conditions ni restrictions, ce décret s’inscrit dans la continuité des articles de la Déclaration des Droits de l’Homme d’août 1789 qui reconnaissent, dans l’article 1, que « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ».
Ce décret qui fait de la France la première nation à abolir l’esclavage nous conduit aujourd’hui à rendre hommage à tous les hommes qui y ont concouru d’une manière ou d’une autre : ceux qui ont élaboré et diffusé au cours du XVIIIe siècle les concepts antiesclavagistes : d’abord les philosophes des Lumières, Montesquieu, Voltaire, Rousseau qui ont dénoncé l’esclavage dans leurs œuvres au nom de la conscience morale, tel Jaucourt dans l’Encyclopédie : « Cet achat de nègres, pour les réduire en esclavage, est un négoce qui viole la religion, la morale, les lois naturelles, et tous les droits de la nature humaine » ; mais aussi la Société des Amis des Noirs fondée en 1788 par Brissot et Clavière et dont certains de ses membres, députés aux assemblées révolutionnaires, tels Mirabeau, l’abbé Grégoire, Sieyes, Cordorcet, Lafayette, diffusent dans les journaux les idées abolitionnistes et essaient, en qualité d’élus, de convaincre les différents gouvernements d’abolir la traite et l’esclavage ; enfin il faut rendre hommage aussi aux combats des esclaves eux-mêmes qui se saisissent des idées et des droits nouveaux pour se révolter à Saint Domingue à partir de 1791 sous la direction de Toussaint Louverture. Et c’est finalement grâce à ces révoltes que, par delà les pressions du lobby des colons de Saint Domingue, les commissaires nationaux concèdent la suppression de l’esclavage le 29 août 1793. Le décret de février 1794 ne fera donc qu’étendre aux autres colonies celui de 1793. On voit bien comment cette abolition résulte en France à la fois de l’activité intellectuelle des philosophes et des sociétés philanthropiques, des combats politiques et de la violence des révoltes.
Parmi ces hommes éclairés, nous, militants de la LDH de Paray-le-Monial, tenons à honorer l’un de ces abolitionnistes, certes inconnu mais particulièrement remarquable par sa précocité et la lucidité de sa pensée: il s’agit du Parodien Pierre Moreau, qui avec 140 ans d’avance sur les révolutionnaires publie, en 1651, une Relation véritable de ce qui s’est passé en la guerre faicte au pays du Brésil entre les Portugais et les Hollandais, depuis l’an 1644 jusques en 1648 dans laquelle il fait un réquisitoire très ferme contre la colonisation et l’esclavage : dénonçant la maltraitance et des conditions de travail inhumaines au nom de la conscience morale, il formule une critique vigoureuse de ces pratiques et propose un système politique républicain qui les exclut. Dans la république forte qu’il imagine, le Brésil devrait faire prévaloir la liberté de conscience, la solidarité, le partage de la terre, le développement des échanges internationaux, l’égalité face à la justice et à l’école. Pour essayer de comprendre le caractère exceptionnellement innovant d’une telle prise de position, compte tenu du peu d’éléments sur sa biographie, je vous propose de le resituer dans les prismes successifs de son environnement social, intellectuel et communautaire. On peut le faire en le suivant dans sa rue, dans sa communauté parodienne et sur le port d’Amsterdam.
D’abord sa rue : la rue des Cordonniers qui commence à la place du marché et se termine à la place de la Boucherie. Cette rue appartient alors à la partie la plus ancienne et la plus populaire de la ville : la ville basse de Paray forme vers le milieu du XVIIe siècle un contraste saisissant avec la ville haute et les faubourgs. Accolé au prieuré bénédictin, c’est un ensemble encore très marqué par sa ruralité : seulement un tiers des parcelles est bâti de petites maisons en bois et en torchis, le reste est occupé par des cours, des jardins et des terres à chanvre qui offrent aux petits artisans des ressources complémentaires. C’est le quartier où les loyers sont les plus bas, peuplé de cordonniers, de tixiers de chanvre de tisserands de laine. Or dans les années 1650, du fait de la pression démographique et de l’ascension sociale, les bourgeois investissent le début de la rue, font rehausser et rénover leur maison, créant ainsi même une forme de mixité sociale. Fils d’un cordonnier assez aisé mais qui ne s’est pas reconverti comme les autres dans les secteurs plus porteurs la tannerie et l’exploitation foncière, Pierre Moreau qui est fils unique, a pu décider de refuser un héritage qui le condamne alors à une vie modeste et sans relief ; en avançant qu’il a voulu « rompre les chaînes » pour voir du pays et se faire une idée par lui-même de leur réalité, il fait une rupture brutale qui le conduit à transgresser la coutume et l’autorité paternelle.
La seconde perspective est celle de la communauté parodienne : Vers 1640-50, sous l’influence des pasteurs, du seigneur de la Nocle, Alexandre Du Puy Montbrun, protecteur des protestants, sous celle de Richelieu qui est en qualité d’abbé de Cluny le seigneur de Paray, les relations interconfessionnelles évoluent vers l’irénisme : par réflexe de survie, les 50 familles protestantes de Paray décident de renoncer au dogmatisme calviniste pour se rapprocher des catholiques, qui font de même. Ainsi commence à s’instaurer dès les années 1640-1650, une religion commune dans laquelle tous se reconnaissent chrétiens, mettent en avant les points communs et laissent en retrait leurs différences. Cet irénisme qui s’inspire directement des écrits d’Erasme met en avant la liberté de conscience et la tolérance.
Le troisième angle est celui de la Hollande. Lorsqu’il réside à Amsterdam dans les années 1648-52, Pierre Moreau se trouve en contact dans cette ville avec un groupe d’intellectuels qui gravite autour d’un jésuite converti, François Van Den Enden, précepteur de Spinosa, d’un éditeur Jan Rieuwerst et d’un imprimeur Jan Glazemaker. Issus des milieux mennonites, une minorité protestante persécutée, héritière de la tradition érasmienne du XVI e siècle extrêmement libérale, certains d’entre eux se montrent très peu dogmatiques, mais porteurs de revendications morales et sociales fortes : l’égalité entre les hommes et les femmes, l’éducation pour les pauvres, le partage des fruits du travail. François Van Den Enden fait, quant à lui, l’éloge d’une république conçue comme démocratique et égalitaire et pourvue d’un système éducatif destiné à éclairer le peuple.
Pour conclure, on constate que si l’ouvrage de Pierre Moreau a pu constituer pour les intellectuels contestataires d’Amsterdam une sorte de ballon d’essai de leurs propres idées, le Parodien les publie avec dix ans d’avance sur eux et avec deux éléments novateurs qui lui sont propres : d’une part, par la tolérance à l’égard des Juifs, il élargit les références d’un universalisme qui s’en tient, pour les Hollandais, au monde chrétien ; d’autre part, il est le seul à présenter un projet politique cohérent et organisé de ces idées nouvelles. A Paray-le-Monial un tel auteur qui se positionne ainsi à l’origine même des Lumières et promeut un ensemble de valeurs si hautement humanistes est un honneur pour notre ville »
G Lemétayer
Madame Germaine LEMETAYER, Samedi 3 mai 2014
Présidente de la Section de Paray-le-Monial de la LDH
Au Service juridique de la Ligue des Droits de l’Homme,
Objet : Création de Section
Messieurs,
J’ai l’honneur de vous informer, qu’hier, vendredi 14 mars 2014, une réunion regroupant des militants et des non militants de la LDH s’est tenue chez moi, en présence de notre présidente fédérale, Aline Mathus, en vue de la création d’une section de la Ligue des Droits de l’Homme à Paray-le-Monial. Il s’agit de :
-Vincent Vandamme, militant de Mâcon, Epinassy, Changy, vandamme.v @free.fr
-Bénédicte Vandamme, militante de Mâcon, Epinassy, Changy
-Odette Burtin, 5, rue de Payerme, 71600, Paray-le-Monial
-Stéphanie Gâteau, 10, rue de la République, 71600 Paray-le-Monial
Absente : Marie-Edith Fleutot, 16, rue des Champs de Charolles, 71120 Charolles.
Je vous envoie ci-joint quatre bulletins d’adhésion et chèques : ceux d’Odette Burtin, de Stéphanie Gâteau, de Marie-Edith Fleutot et le mien, et vous demande de bien vouloir transférer les adhésions de Vincent et de Bénédicte Vandamme de la Section de Mâcon à celle de Paray-le-Monial (Bénédicte a déjà reçu sa carte d’adhésion)
Pendant la réunion, nous avons procédé à l’élection du bureau : la présidente, moi-même, la secrétaire : Bénédicte Vandamme, la trésorière : Stéphanie Gâteau. Puis nous nous sommes concertés sur un communiqué de presse que nous avons transmis à deux journalistes (JSL, Renaissance) rencontrés dans un café.
Je vous demande donc de bien vouloir accepter cette demande,
Je vous prie d’agréer, Messieurs et Mesdames, l’expression dec mes salutations distinguées,