LDH de Poissy et environs

Le site de la section de Poissy et ses environs (Yvelines – 78 )

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  • A Mantes la ville, le Front National discrimine spécifiquement les Musulmans

    Communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme – Fédération des Yvelines

    Voici à peine un mois que le Front National dirige Mantes la Ville, et les manifestations d’intolérance n’ont pas tardé.

    Les personnes de culte musulman, devaient avoir droit, comme toute personne d’une autre confession, de disposer d’un local pour pratiquer leur culte et y accomplir les rites.

    Article 18 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites ».

    Toutes, sauf les Musulmans à Mantes la Ville.

    Il avait été prévu par l’ancienne équipe municipale, de vendre à l’Association des Musulmans de Mantes Sud (AMMS) les locaux de l’ancienne trésorerie pour en faire un lieu de culte.

    Toutes les délibérations autorisant la cession de ce lieu à l’AMMS ont été votées à une très large majorité. L’association des Musulmans de Mantes Sud a respecté toutes les obligations légales pour l’achat de ce local.

    Comme il était prévu lors de la signature du compromis de vente, la somme nécessaire à la transaction a été déposée chez le notaire qui a convoqué pour le 15 mai 2014 M. le Président de la CAMY, M. le Maire de Mantes la Ville et M. le Président de l’AMMS.

    Or depuis quelques jours le Maire de Mantes la Ville, multiplie les déclarations disant son intention de ne pas se rendre chez le notaire, bloquant ainsi le processus de vente.

    Cette décision ne peut pas s’expliquer autrement que par la volonté idéologique du maire Front National de discriminer les Musulmans.

    Nous rappelons que tous les autres cultes présents à Mantes la ville disposent de locaux adaptés à leurs pratiques.

    Dans un climat inquiétant et délétère, le Maire Front National de Mantes la Ville, fait preuve d’un dogmatisme anti musulman, bien loin de ce qu’il a mis en avant lors de son investiture. Lui qui se voulait « le maire de tous les Mantevillois » est, dans les faits, celui qui cherche à détruire le vivre ensemble, en commençant par discriminer les citoyens de confession musulmane.

  • Lycée Weiss à Achères : La LDH Poissy à la journée contre les discriminations

    Le lycée Weiss de Achères a organisé ce 30 janvier 2014, une journée «contre les discriminations
    » . Dans ce cadre la section Poissy et environs de la LDH a été invitée,
    comme d’autres associations, à tenir un stand.

    Voir l’article Complet : lycee-weiss-01-2014

  • Le rapport Romeurope 2013/2012 : Harcèlement et stigmatisation

    Harcèlement et stigmatisation : politiques et paroles publiques aggravent la précarité des habitants des bidonvilles

    Malgré le changement de gouvernement, force est de constater avec consternation que la situation des personnes vivant en squats et bidonvilles s’est dégradée: évacuations des lieux de vie, expulsions du territoire…la même politique sécuritaire et coûteuse est conduite. Les bilans pourtant concordent tous:

    Cette politique est inefficace et inhumaine.

    Le CNDH Romeurope dénonce le traitement spécifique dont sont victimes les personnes roumaines ou bulgares ou venues d’Ex-Yougoslavie que les discours politique et médiatique dominants enferment dans une identité «rom» assignée et stigmatisée

    .

    Pourtant une autre politique est possible sur la base de principes incontournables et dans le respect du droit commun pour mettre un terme à ce cercle vicieux orchestré dans lequel ces familles sont enfermées.

    Le CNDH Romeurope détaille son analyse dans ce rapport et soumet des propositions au gouvernement ainsi qu’aux candidats aux élections municipales.

    L’exclusion que subissent ces familles doit s’arrêter ! Des solutions existent pour mettre un terme à ces situations !

    Consultez le rapport du CNDH Romeurope et sa synthèse:

    www.romeurope.org

    Contact presse:

    Lola Schulmann, CNDH Romeurope: 06 68 43 15 15

  • Municipales 2014 – C’est Notre Affaire – La LDH ouvre le débat.

    Les Municipales 2014 comme toute élection sont l’occasion pour les citoyens de faire un choix et de mettre en avant les valeurs qu’ils veulent défendre.

    La LDH participe à ce débat en rappelant les principaux enjeux de ces élections :

    Fidèle à ce qu’ont toujours été ses engagements, la LDH entend lutter contre l’abstentionnisme, aider nos concitoyen(ne)s à démasquer ce qui peut se cacher derrière les discours d’une extrême droite toujours aussi habile à poser de fausses questions qu’à formuler de mauvaises réponses. Elle ne soutient aucune liste, aucun candidat et veille à son indépendance associative. C’est forte de cette indépendance qu’elle élabore des propositions servant l’intérêt général et qu’elle les soumet au débat afin de contribuer à construire une société fondée sur des valeurs d’égalité et de solidarité.

    Voici les quelques thèmes que vous retrouverez sur notre site :

    1. Ma ville, ma vie, je la veux… Fraternelle

    2. Ma ville, ma vie, je la veux… Solidaire

    3. Ma ville, ma vie, je la veux… Juste

    4. Ma ville, ma vie, je la veux… Libre

    5. Ma ville, ma vie, je la veux… Accueillante

    6. Ma ville, ma vie, je la veux…Ouverte

    7. Ma ville, ma vie, je la veux… Démocratique

  • Film « Au bord du Monde  » Pandora – Achères

    L’Association Ciné Achères PANDORA organise la projection du Film  » Au Bord du Monde «  le vendredi 7 mars 2014 à 20H30 au cinéma Pandora à Achères en présence du réalisateur.
    La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) Poissy sera présente et vous invite à venir nombreux à la projection de ce film soutenu par la LDH
    Toutes les infos sur cette projection : www.cinema-pandora.com
    Le pourquoi du soutien de la Ligue des Droits de l’Homme : http://www.ldh-france.org/La-LDH-soutient-le-film-Au-bord-du.html
  • Communiqué RESF

    20 novembre 2013, journée internationale des droits de l’enfant
    sous la présidence de François Hollande

    18 mois de présidence Hollande, et pour les enfants de parents sans papiers, les mineurs isolés et les
    jeunes majeurs étrangers, un début de quinquennat à l’image du reste : vous voulez un dessin ?
    Le nombre des enfants enfermés en rétention avec leurs parents dans l’attente d’une expulsion a
    largement diminué depuis juillet 2012. Mais cette pratique (pour laquelle l’Etat français a été condamné
    par la cour européenne de justice), n’est toujours pas interdite et au moins une vingtaine d’enfants en
    ont été victimes. Si Mitterrand et Badinter avaient supprimé la peine de mort comme Hollande et Valls
    ont interdit la rétention des enfants, la guillotine continuerait à fonctionner.
    Quant aux enfants des familles sans papiers qui échappent à l’enfermement, ils sont assignés à
    résidence, le plus souvent arrachés à leur école, leur quotidien est fait de l’angoisse de leurs parents,
    qui pour échapper aux menaces, discriminations, violences, aux guerres et à la misère, ont fait le choix
    de partir vers un pays d’asile. Errant d’un pays à l’autre pendant des mois, parfois des années d’exil,
    rejetés de partout, ils continuent à espérer pour leurs enfants et pour eux-mêmes une autre vie, un
    avenir.
    Pour échapper à l’expulsion qui les renverra, bannis de France, dans un pays hostile, certaines familles
    vivent cachées, sans savoir quand ils pourront un jour revivre librement, ici ou ailleurs.
    Dans les écoles, on continue à compter les chaises vides des enfants déplacés, cachés, et celles de
    ceux qui ont été expulsés avec leurs parents. Celles des enfants qui dorment dans la rue, dans des
    cabines téléphoniques, sur des cartons, celles des enfants roms, déplacés, stigmatisés, celles des
    mineurs isolés, que les passeurs ont jetés sur le trottoir des gares et des aéroports, et qu’on se repasse,
    d’un département à un autre, sans prise en charge, sans leur assurer le droit fondamental à une vraie
    scolarisation qui leur ouvre l’accès à une formation et un avenir. Enfants invisibles, coupables d’être
    mineurs, accusés de mentir sur leur âge, sur leur nom, sur leur vie pour apaiser la conscience de ceux
    qui sont chargés de s’en débarrasser, de les exiler, de les renvoyer à leur misère natale ?
    Est-ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ? demandaient en 2007 les enfants de
    parents sans papiers ? Est-ce normal ? en 2013 ? Avec un président de la République, un Premier
    ministre, un ministre de l’Intérieur socialistes ?
    L’affaire Léonarda et l’expulsion de Khatchik, les manifestations de lycéens
    ont obligé le ministre l’Intérieur à suspendre les expulsions de familles ayant
    des enfants scolarisés et celle de lycéens. Il ne s’en vante pas, mais les faits
    sont là. C’est un progrès mais ce n’est pas assez. Il faut maintenant
    l’assumer publiquement, le revendiquer même. Et surtout le traduire dans les
    lois. La loi doit changer, offrir un avenir aux enfants, à tous les enfants et
    pour cela régulariser et assurer avec une application qui change
    profondément avec les méthodes antérieures, les droits fondamentaux des
    enfants.

    Réseau national des militants, collectifs
    d’établissements, syndicats et associations
    pour l’information et le soutien aux jeunes
    scolarisés étrangers sans papiers

    Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris –
    educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org

  • Grève de la Faim – 7 Travailleurs – Usine de Poissy – PSA

    La section de Poissy et environs de la Ligue des Droits de l’Homme communique:

    7 travailleurs de l’usine PSA – Poissy sont en grève de la faim collective depuis le 18 septembre devant le pôle tertiaire de l’entreprise à Poissy. Ils sont installés sur le trottoir, avec des banderoles exposant leurs revendications: arrêt du harcèlement moral et de la discrimination syndicale; départ du DRH actuel.

    Ces militants syndicalistes en sont arrivés à ce mode d’action car ils estiment qu’ils ne parvenaient pas à se faire entendre.

    Ils expliquent qu’ils ont mené de nombreuses actions de dénonciation des pratiques dont ils sont victimes, sans résultats.

    Ils ajoutent que la direction de l’entreprise n’a pas tenu compte des injonctions de l’inspection du travail, ni des décisions de justice prises à son encontre.

    La section de Poissy et environs de la LDH est très préoccupée par cette situation. En effet, les revendications de ces syndicalistes (lutte contre la discrimination et le harcèlement moral) concernent directement la LDH.

    Elle appelle les pouvoirs publics à intervenir au plus vite pour que la législation du travail soit effectivement respectée à l’usine PSA de Poissy.

  • La section en Deuil : Disparition de notre Amie Dany Bernard

    Triste nouvelle. Nous venons d’apprendre le décès de notre amie, Madame Dany Bernard. Jeudi 16 mai 2013, alors qu’elle passait quelques jours près de Nevers, elle est brutalement décédée à l’âge de 66 ans.

    Dany Bernard a été membre de notre section LDH de « Poissy et environs », pendant 15 ans. Elle a fait partie à de nombreuses reprises du bureau de la section et de celui de la fédération départementale, notamment en tant que vice présidente.

    Elle s’impliquait avec enthousiasme dans les actions militantes auxquelles elle décidait de participer. Elle aimait les longues discussions et les controverses passionnées se prolongeant tard dans la nuit. Douée d’une forte personnalité, elle n’hésitait pas à faire état de ses désaccords à donner son avis, même s’il était à contre courant. La défense des droits et libertés était essentielle à ses yeux.

    Elle aimait aussi les réunions conviviales entre amis.

    Elle ne comptait pas le temps qu’elle consacrait à aider des personnes (amis, voisins, personnes ayant réclamé le soutien de la LDH,..) à débrouiller leurs difficultés administratives et à faire valoir leurs droits.

    Elle partageait sa vie entre Carrières-sous-Poissy où elle habitait et Camaret, son « port d’attache », en Bretagne, où elle faisait de longs séjours.

    Nous garderons le souvenir d’une personne chaleureuse et solidaire, engagée dans les luttes pour les droits.

    Elle sera enterrée en Bretagne comme elle le souhaitait.

    La levée du corps aura lieu à la maison funéraire de Nevers mercredi 22 mai à 8h30 (matin).

    L’enterrement jeudi 23 mai à 10h au cimetière de Camaret sur Mer (Finistère).

  • ROMS : Manifestation Régionale le 25 mai à 15H à Paris

    Manifestation régionale le samedi 25 mai à 15h
    au départ de la place Saint-Michel et en direction de l’Hôtel Matignon.

    Bidonvilles : le changement c’est urgent !

    Quelques milliers de familles roumaines et bulgares (environ 10 000 personnes) vivent en Île-de-France depuis plusieurs années.
    Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’une « invasion » massive et brutale. Toutes fuient la misère et, pour les familles roms, une discrimination redoutable dans leurs pays d’origine. Comme toutes les familles immigrées, elles cherchent un avenir pour leurs enfants. La plupart d’entre elles vivent dans des bidonvilles insalubres d’où elles sont régulièrement chassées, voyant détruites leurs maigres affaires, et brisés leurs efforts d’intégration (scolarisation, suivi médical…). Certaines communes continuent impunément à pratiquer des mesures discriminatoires comme le refus de scolarité, pourtant illégal. Les expulsions ne règlent rien. Les familles s’installent quelques kilomètres plus loin.

    Leurs conditions de vie sont d’autant plus difficiles et indignes qu’on limite leur accès au travail et qu’on leur refuse l’accès à l’eau ou l’évacuation des déchets. Ce sont pourtant ces conditions de vie qui servent de prétexte à la stigmatisation par des élus locaux ou nationaux ou qui expliquent le rejet de certains riverains, que certains irresponsables politiques attisent, au risque de conduire à d’odieux affrontements.

    Malgré l’engagement de François Hollande alors qu’il était candidat à la Présidence de la République, la
    publication d’une circulaire au mois d’août 2012 requérant la recherche de solutions alternatives aux bidonvilles et la mission confiée à la DIHAL (Délégation Interministérielle à l’Hébergement
    et à l’Accès au Logement) pour sa mise en œuvre, la situation de ces citoyens européens ne fait qu’empirer !

    L’État doit cesser immédiatement les destructions de bidonvilles, les expulsions du territoire français et
    supprimer les mesures transitoires qui limitent l’accès de ces familles à l’emploi. Il doit coordonner la mise en place concrète de solutions de relogement pérenne en lien avec les communes, les conseils généraux et le conseil régional (réquisitions de bâtiments vides, constructions de logementspasserelles…),
    pour les habitants des bidonvilles comme pour tous les mal-logés. Des propositions pour l’accès aux
    droits fondamentaux (scolarisation, emploi, santé, …) sont également nécessaires. Des fonds européens destinés à la résorption de l’habitat indigne sont pour l’instant notoirement sous-utilisés.
    Un relogement de ces familles et leur accompagnement social représenterait un effort dérisoire s’il était réfléchi avec elles et coordonné au niveau de la Région Île-de-France.

    Nous demandons d’urgence un rendez-vous commun avec M. Jean Marc Ayrault, Premier Ministre, Mme
    Cécile Duflot, Ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, M. Alain Régnier, Délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement et M. Jean Daubigny, Préfet de la région d’Île-de-France, pour y porter les revendications et propositions des familles et des associations qui les soutiennent

    Le changement c’est urgent ! Le rendez-vous que nous demandons pourrait être le premier pas dans le nécessaire dialogue à instaurer entre toutes les parties concernées. Devra suivre rapidement une table ronde à l’échelle régionale rassemblant l’État, les collectivités locales, des représentants des familles et des associations pour la mise en place de solutions concrètes, dignes, pérennes et équitablement réparties sur le territoire francilien.

    Pour soutenir ces revendications et cette demande de rendez-vous,

    nous appelons à une manifestation régionale le samedi 25 mai à 15h

    au départ de la place Saint-Michel et en direction de l’Hôtel Matignon.

    Associations, collectifs et syndicats : Association de Solidarité en Essonne avec les Familles Roumaines & Roms (ASEFRR), Association Rromeurope,
    ASTI 93 (Clichy-Montfermeil), Collectif de soutien aux droits des Rroms de Rosny, Collectif de Soutien aux Rroms du Val Maubuée (77), Collectif
    Romyvelines (Membre du collectif Romeurope), Comité de soutien aux Roms et Bulgares turcophones de Bobigny, Comité ATTAC N.91, Décil -Démocratie
    citoyenne et citoyenneté locales (Mantes), Droit au Logement (DAL), Ecodrom93, Femmes Plurielles, Intermèdes Robinson, La voix des Rroms, Les Amis
    d’un Coin de l’Inde et du Monde (L.A.C.I.M), Ligue des Droits de l’Homme (LDH Paris et 93, Membre du collectif Romeurope), Merilin dans notre Ville
    (Noisy-le-Sec), MRAP (91-93-94-Nanterre-Paris, Membre du collectif Romeurope), Équipe CCFD -Terre solidaire de St Denis, Registre des Citoyens du
    monde Paris 13, RESF 93, Réseau 1427 (Saint-Denis), Sortir du colonialisme, Union Syndicale Solidaires (91 et 93)
    Organisations Politiques : Alternative Libertaire (AL), Europe Écologie-Les Verts Ile-de-France (EELV- 93, 91, IdF), Fédération pour une alternative
    sociale et écologique (FASE), Gauche Anticapitaliste (GA), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA, 93, national), Parti Communiste Français (PCF, 91, 93,
    national), Parti de Gauche (PG 93 et national)

  • Lettre ouverte de protestation : interpellations en gare de Poissy le 7 mars 2013

    Aux élus de Poissy, au député de la circonscription
    Copie à M. le Procureur de la République
    Copie à la presse locale.

    Nous tenons à manifester notre vive indignation et protestation face aux agissements de la police en
    fin de journée -17h30 à 18h- du 7 mars à la gare de Poissy puis au commissariat, comme en atteste
    le témoignage joint de Madame Michèle Edaine, injustement interpellée et amenée au commissariat.
    En effet, lors d’une distribution de tracts appelant à une manifestation organisée le 9 mars par les 3
    associations de femmes et la ville de Poissy pour la journée internationale des femmes, les
    distributrices (dont Mmes Edaine et Lauret de l’association Attac) ont été témoins et ont exprimé
    avec de nombreux passants, leur désapprobation face à une interpellation de police très musclée
    d’un homme qui semblait inoffensif.
    Celui-ci assis sur le parapet en sortie de gare, ayant refusé calmement de donner ses papiers, a été
    vivement plaqué au mur et palpé par 3 policiers, ce qui lui a provoqué un malaise, il est tombé au
    sol comme dans une sorte de crise et les policiers l’ont alors plaqué au sol, face à terre, pendant
    près de 15 minutes, aggravant ses soubresauts.
    Devant ce spectacle insupportable, les interrogations protestations et indignations fusaient de la part
    des passants et distributrices choqués… Il était à chaque fois répondu de façon agressive, voire
    menaçante, de « laisser la police faire son travail » et que cela « ne regardait pas » la population, de
    circuler etc … et même de façon physiquement violente pour ceux qui insistaient ou filmaient la
    scène (avec obligation d’effacer les preuves!)…
    Comme un attroupement se formait, un renfort de police se mettait en place et ceci sans appeler le
    SAMU pour secourir l’homme à terre, ce qui a été fait par des témoins notamment par Mme Edaine.
    Mais cette dernière a été la cible de la police, car protestant poliment mais vivement sans cesse, elle
    a aussi refusé de suivre le policier qui voulait contrôler dans une salle de la gare sa carte d’identité
    qu’elle avait cependant donnée sans problème … Et de ce fait elle a été emmenée au poste, malgré
    les protestations de ses collègues de l’association.
    Ayant appris par la suite que le monsieur emmené finalement par le SAMU, était suicidaire et en
    état de signalement… nous nous interrogeons sur ces méthodes expéditives et inhumaines de traiter
    ce type de situation.
    Par ailleurs, la police a fait interrompre la distribution de tracts sous prétexte qu’il n’y avait pas
    l’autorisation écrite municipale de distribuer … (en fait non obligatoire, de surcroit pour une
    initiative conjointe !)
    La description écrite par Mme Edaine de l’ «accueil» au commissariat de Poissy, à qui on a refusé
    par 3 fois un verre d’eau et menacée d’être enfermée en garde à vue parmi « la pisse et la merde»,
    achève de nous inquiéter très sérieusement sur la façon dont la police à Poissy conçoit ses
    attributions de service public de protection et sécurité de la population…
    Nous demandons qu’il n’y ait aucune suite judiciaire à l’encontre de Mme Edaine, et des conditions
    d’accueil plus humaines et respectueuses au commissariat de Poissy ainsi que lors des contrôles
    d’identité à la gare ou ailleurs.
    SIGNATAIRES : Associations des Femmes des Hauts de Poissy et du Quartier St-Exupéry, ATTAC 78Nord,
    EELV Poissy, Vivre sa Ville, LDH Poissy et environs, Solidaires 78, Sud santé- sociaux 78, DAL Conflans et
    environs, Collectif des Habitants de la Coudraie et Coordination des Quartiers Populaires, NPA78, PCF
    Poissy, Parti de Gauche Poissy.
    Citoyens : Patrice Parent, Gérard Duval, Keltouma Rachki, Sakria Ifit, PhilippeBourdonnais
    Chantal Daviot, Dominique Liquette-Moulis,Caroline Duard, Letizia Ballarani, Fadila Oul Amer,
    Véronique Verpret, Sonia Degachi…
    PJ: témoignage de Mme Edaine