LDH de Poissy et environs

Le site de la section de Poissy et ses environs (Yvelines – 78 )

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  • Familles Roms à Buchelay, Communiqué de RomYveline

    Plusieurs familles roumaines de culture rom, dont une dizaine d’enfants, et notamment plusieurs bébés, vivent depuis quelques mois à Buchelay dans des bâtiments voués à la démolition (réserve foncière appartenant à l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France) car elles n’ont nulle part ailleurs où habiter.

    La plupart de ces personnes ont été expulsées, par la force publique, de leur précédent lieu de vie, à Triel sur Seine (78), en juin 2018, sans avoir bénéficié de propositions de logement.

    Plusieurs de ces familles ont déposé des demandes de logement social. Mais les délais sont très longs.

    Les enfants vont à l’école. Les adultes qui en ont la possibilité travaillent.

    Ils sont menacés d’expulsion par la police, le Maire de Buchelay ayant pris un arrêté d’expulsion à leur égard. Hier, samedi 10 novembre au matin, la police est passée voir les familles; elle a noté la liste des personnes présentes, et leur a dit que l’expulsion est imminente. Mais, à ce jour, aucun relogement ne leur est proposé!

    Certes les conditions de vie laissent à désirer dans ce squat, mais c’est toujours mieux que la rue.

    Un recours contre cet arrêté a été formé; le jugement doit avoir lieu mardi 13 novembre au tribunal administratif de Versailles.

    Même si le tribunal n’annulait pas l’arrêté du Maire, nous demandons aux services de l’Etat de proposer des logements correspondant aux besoins de ces familles dans les meilleurs délais, et avant toute expulsion. Et dans l’attente, un minimum d’amélioration des conditions matérielles: ramassage suffisant des ordures; accès à l’eau; sécurisation de l’électricité….

    Pas d’expulsion sans relogement!

  • Projection du film « 8 av Lénine » au Pandora Mardi 13 novembre

    Vous avez peut-être vu le film « Caravane 55 », documentaire qui raconte l’expulsion qu’ont subie, en 2003, les familles roumaines roms qui vivaient en caravanes à Achères.
    Les réalisatrices de ce documentaire sont revenues, l’année dernière, à Achères, voir la famille sur laquelle était centré ce 1er documentaire.
    Maintenant, cette famille vit (en HLM) et travaille à Achères.
    Une insertion réussie……, comme beaucoup d’autres familles roms roumaines que nous connaissons.

    C’est ce nouveau documentaire « 8 avenue Lenine » qui va être projeté, mardi 13 novembre à 20h30 au Pandora, suivi d’une rencontre avec les réalisatrices.

    Le film est soutenu par la LDH au niveau national.

    cinéma Pandora, 6 allée Simone Signoret (place du Marché) 78 260 Achères.

  • Beau succès de l’exposition « L’Art pour comprendre le monde » !

    Beau succès de l’exposition du week end dernier « L’Art pour comprendre le monde » ! Pour ceux qui ont pu venir, vous aurez vu qu’il y a eu du monde pendant les trois jours, avec une forte affluence lors du vernissage en présence du Sous-Préfet, de la Députée, du Maire et de représentantes du Musée Maurice Denis de Saint-Germain. Des « artistes » étaient aussi là qui ont pris la parole lors des allocutions, et ont avec l’aide de la Croix–Rouge, gestionnaire du Centre, participé au montage et démontage.
    Néanmoins, il semble que l’exposition n’ait pas plus à quelques-uns, et qu’un tract ait été déposé à ce sujet dans quelques boîtes aux lettres…
    Par ailleurs, des représentants du Comité des Tilleuls ont rencontré mercredi  dernier le Sous-Préfet de Saint-Germain. Vous trouverez le compte-rendu de cette rencontre ci-joint. Une information essentielle est que le Centre d’hébergement d’Urgence ne fermera pas 31/12/18 comme prévu.
    A venir :
    – Samedi 3 Novembre à 14h : Café-Voisins, comme tous les premiers samedi du mois. Chacun d’entre vous est convié à venir pour partager café, thé, biscuits… avec les migrants du Centre. Cela se passe dans le garage juste devant l’entrée du Centre
    – Samedi 10 Novembre : démonstration de cricket, à confirmer
    En projet : Dimanche 2 Décembre : événement sur la Péniche de Triel. Forme et contenu à définir, probablement autour de chants, musique, danse…. Vous voulez contribuer à préparer ? N’hésitez pas à en faire part sur l’adresse mel du Comité :
  • Exposition d’œuvres réalisées par les migrants résidents du Centre d’Hébergement d’Urgence de Triel-sur-Seine

    Le Comité  des Tilleuls propose une exposition d’œuvres réalisées par les migrants résidents du Centre d’Hébergement d’Urgence de Triel-sur-Seine géré par la Croix-Rouge.

    Ces œuvres, au nombre d’une soixantaine (collages, dessins, peintures, masques, modelages, montages, sculptures) ont été réalisées dans le cadre d’ateliers animés par l’équipe de médiation du Musée Maurice Denis de Saint-Germain-en-Laye. Une vingtaine de demandeurs d’asile venant de divers pays (Afghanistan, Soudan, Tibet, Égypte, Guinée…) ont participé à cette expérience originale, qui illustre la possibilité de partage au-delà les frontières. Les œuvres produites par les uns et les autres en disent souvent long sur leur parcours.

    Cette exposition aura lieu grâce au soutien de la Ville, du vendredi 19 au dimanche 21 octobre de 15 h à 20 h, salle Grelbin, 10 bis rue de l’Hautil, à Triel-sur-Seine. Le vernissage aura lieu le samedi 20 octobre à 17 h.

    L’entrée est libre.

  • Manifeste pour l’accueil des migrants

    Partout en Europe, l’extrême droite progresse. La passion de l’égalité est supplantée par l’obsession de l’identité. La peur de ne plus être chez soi l’emporte sur la possibilité de vivre ensemble. L’ordre et l’autorité écrasent la responsabilité et le partage. Le chacun pour soi prime sur l’esprit public.

    Le temps des boucs émissaires est de retour. Oubliées au point d’être invisibles, la frénésie de la financiarisation, la ronde incessante des marchandises, la spirale des inégalités, des discriminations et de la précarité. En dépit des chiffres réels, la cause de nos malheurs serait, nous affirme-t-on, dans la « pression migratoire ». De là à dire que, pour éradiquer le mal-être, il suffit de tarir les flux migratoires, le chemin n’est pas long et beaucoup trop s’y engagent.

    Nous ne l’acceptons pas. Les racines des maux contemporains ne sont pas dans le déplacement des êtres humains, mais dans le règne illimité de la concurrence et de la gouvernance, dans le primat de la finance et dans la surdité des technocraties. Ce n’est pas la main-d’œuvre immigrée qui pèse sur la masse salariale, mais la règle de plus en plus universelle de la compétitivité, de la rentabilité, de la précarité.

    Il est illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migratoires. À vouloir le faire, on finit toujours par être contraint au pire. La régulation devient contrôle policier accru, la frontière se fait mur. Or la clôture produit, inéluctablement, de la violence… et l’inflation de clandestins démunis et corvéables à merci. Dans la mondialisation telle qu’elle se fait, les capitaux et les marchandises se déplacent sans contrôle et sans contrainte ; les êtres humains ne le peuvent pas. Le libre mouvement des hommes n’est pas le credo du capital, ancien comme moderne.

    Dans les décennies qui viennent, les migrations s’étendront, volontaires ou contraintes. Elles toucheront nos rivages et notre propre pays, comme aujourd’hui, aura ses expatriés. Les réfugiés poussés par les guerres et les catastrophes climatiques seront plus nombreux. Que va-t-on faire ? Continuer de fermer les frontières et laisser les plus pauvres accueillir les très pauvres ? C’est indigne moralement et stupide rationnellement. Politique de l’autruche… Après nous le déluge ? Mais le déluge sera bien pour nous tous !

    Il ne faut faire aucune concession à ces idées, que l’extrême droite a imposées, que la droite a trop souvent ralliées et qui tentent même une partie de la gauche. Nous, intellectuels, créateurs, militants associatifs, syndicalistes et citoyens avant tout, affirmons que nous ne courberons pas la tête. Nous ne composerons pas avec le fonds de commerce de l’extrême droite. La migration n’est un mal que dans les sociétés qui tournent le dos au partage. La liberté de circulation et l’égalité des droits sociaux pour les immigrés présents dans les pays d’accueil sont des droits fondamentaux de l’humanité.

    Nous ne ferons pas à l’extrême droite le cadeau de laisser croire qu’elle pose de bonnes questions. Nous rejetons ses questions, en même temps que ses réponses.

    Signer la pétition

  • Le 6 novembre à Saint Germain en Laye : Conférence-débat 120 ans de combats – combats d’aujourd’hui

    La fédération des Yvelines et l’antenne de Saint-Germain-en-Laye de la Ligue des Droits de l’Homme

    vous invitent à une conférence-débat

    120 ans de combats – combats d’aujourd’hui

    avec Malik Salemkour

    président de la LDH

    mardi 6 novembre à 20h 30

    Salle des Associations Saint-Germanoises

    3 rue de la République

    78100Saint-Germain-en-Laye

  • 37 expulsions de squats et bidonvilles cet été : pour résorber les bidonvilles, il est urgent de changer de cap

    Communiqué du CNDH Romeurope dont la LDH est membre

    Une expulsion tous les trois jours entre juin et août 2018. Ce ne sont pas moins de 37 squats ou bidonvilles où vivaient plusieurs centaines de personnes qui ont été détruits en Ile-de-France, dans le Nord, les Bouches-du-Rhône, la Loire Atlantique ou encore à Lyon et Toulouse. Sur la même période, 26 lieux de vie avaient été expulsés en 2017.

    Un rythme effréné contredisant l’instruction du 25 janvier 2018 visant à donner une nouvelle impulsion à la résorption des bidonvilles, qui préconise de travailler « le plus tôt possible à l’accompagnement des personnes vers la sortie, dans le but d’une résorption complète de ces campements ». Pourtant, la grande majorité des expulsions de cet été n’a pas été suffisamment anticipée : absence de concertation préalable avec les habitants, refus des autorités de dialoguer avec des acteurs associatifs, absence de diagnostic social, etc. Dans ces conditions, elles se soldent immanquablement par une absence de proposition adaptée d’hébergement ou de relogement. Et la reconstruction de nouveaux bidonvilles !

    Pire, certaines expulsions sont exécutées en dehors de tout cadre légal ou sans respecter la procédure. Les juges tendent de plus en plus à condamner l’Etat pour « voie de fait » et à accorder des dommages et intérêts aux personnes expulsées, à l’instar du tribunal de grande instance de Nanterre concernant une expulsion à Gennevilliers en juin dernier[1].

    Pour autant, les conséquences d’une expulsion, mesure brutale par nature, sont bien souvent irréparables. Ainsi, pour les enfants, en plus de traumatismes psychologiques souvent graves, elles sont trop souvent synonymes de déscolarisation ; l’errance contrainte dans laquelle elles placent leurs familles faisant généralement obstacle à leur maintien à l’école. Autant de temps perdu qu’aucune indemnité ne permettra de rattraper…

    Il existe néanmoins des solutions alternatives à l’expulsion « sèche » des habitants de bidonvilles et squats qui commencent à être mises en œuvre sur certains territoires avec des résultats très encourageants. Pour que ces solutions deviennent la norme, elles doivent être intégrées à une politique de résorption des bidonvilles et des squats cohérente et concertée avec l’ensemble des acteurs, au premier rang desquels les personnes concernées.

    C’est le sens de l’instruction du 25 janvier 2018, qui tarde à être appliquée sur de nombreux territoires alors que les associations comme les habitants sont prêts à accompagner sa mise en œuvre. Il est urgent d’agir pour mettre en pratique le changement de cap engagé par ce texte, et ce dans l’intérêt des habitants de bidonvilles, de leurs voisins, et de l’ensemble de la société !

    Paris, le 7 septembre 2018

  • Réunion « laicité » à Trappes

    La LDH départementale des Yvelines participe à l’organisation d’une réunion sur la laïcité vendredi 7 septembre à Trappes.

  • Réunions associatives de rentrée

    La section LDH de Poissy et environs sera présente aux forums des associations le

    • à TRIEL le 8 septembre
    • à POISSY le 9 septembre
    • le 22 septembre à Saint Germain en Laye
  • Triel : Un « repas chez les voisins »

    La LDH section de Poissy et environs soutient l’initiative du Comité des Tilleuls :

    Un « repas chez les voisins » 
    Pour les migrants (demandeurs d’asile, réfugiés,…), après la question des papiers, une difficulté importante est de rentrer en contact avec les personnes établies en France. Le Comité des Tilleuls a lancé cette initiative qui consiste à ce que des riverains volontaires, de Triel ou de communes proches, invitent à déjeuner ou dîner chez eux deux migrants du Centre de Triel, qui se seront eux-mêmes portés volontaires sur inscription auprès de la Croix-Rouge (qui gère le Centre). Au terme de ce repas, aucune attente particulière n’est établie ni à l’égard des riverains invitant, ni à l’égard des migrants invités : les uns et les autres peuvent rester en contact, ou pas, c’est comme on veut…. Quatre familles se sont déjà portées volontaires pendant l’été….
    Vous souhaitez inviter deux migrants à manger chez vous, comment procéder ? :
    – vous communiquez vos Nom, adresse, numéro de téléphone, email, langues parlées (le Français peut suffire…), date et heure proposés par retour d’email
    – le groupe de coordination du Comité transmet ces informations au responsable du Centre de la Croix-Rouge
    – de son côté le responsable du Centre de la Croix-Rouge informe les résidents du Centre de l’initiative et recense les volontaires pour chaque date proposée
    – le responsable du Centre de la Croix-Rouge met en contact invitants et invités
    Pour tout contact  Comité des Tilleuls