LDH de Poissy et environs

Le site de la section de Poissy et ses environs (Yvelines – 78 )

Catégorie : archives

  • NON au changement de fonctionnement de la carte d’allocation des demandeurs d’asile

    Le 2 aout, l’OFII a officielement annoncé un changement de fonctionnement de la carte bancaire qui est donné aux demandeurs d’asile, afin de percevoir leur allocation.

    « À partir du 5 septembre, la carte de retrait d’espèces remise aux bénéficiaires de l’Allocation de demandeur d’asile (ADA), deviendra une carte de paiement. Elle permettra gratuitement 25 paiements, dans la limite de son solde. Au delà, il sera décompté 0,50 € par opération. »

    De ce fait, elle ne permettra plus de retirer de l’argent liquide dans les distributeurs de billets. Elle n’autorisera pas non plus les virements vers un compte bancaire ou les paiements sur internet.

    NOUS DEMANDONS À L’OFII, ET À LA DIRECTION GÉNÉRALE DES ÉTRANGERS EN FRANCE, D’ANNULER CETTE RÉFORME POUR LES RAISONS SUIVANTES :

    – 25 paiements par mois est beaucoup trop juste, cela revient à un seul achat par jour (hors dimanche). Il est difficile de voir autre chose qu’un énième moyen de compliquer encore un peu plus la vie des demandeurs d’asile et de restreindre leurs droits fondamentaux.
    Même si les commerces sont majoritairement équipés de TPE, certains exigent un montant minimum d’achat. Les épiceries sociales et solidaires, les brocantes, les marchés, n’en sont que rarement équipés.

    – Près de la moitié des demandeurs d’asile ne se voient proposer aucune solution d’hébergement. Certains n’ont d’autres solutions que l’hébergement d’urgence, dont certains demandent un paiement symbolique. D’autres ne peuvent accéder qu’à des colocations avec paiement en liquide. Cette mesure risque donc de favoriser encore plus la précarisation des demandeurs d’asile non hébergés.

    L’argument invoqué par l’OFII, dans un mail adressé quelques jours plus tôt aux gestionnaires de centres d’hébergement, était qu’il fallait limiter les retraits, qui présentent un coût pour l’OFII.

    L’argument financier semble d’autant plus discutable que ce changement de fonctionnement va lui-même engendrer des coûts importants :
    – L’impression de guides d’explication, dans plusieurs langues
    – Les gestionnaires de centre d’hébergements, qui font payer une caution à leurs résidents, vont devoir s’équiper de terminaux de paiement (TPE).
    – Actuellement la carte permet 5 retraits maximum, en argent liquide.
    L’argument semble discutable, la plupart des banques ne font pas payer les frais de retraits. De plus, les paiement par carte engendrent une commission interbancaire d’un montant de 0,2%. Cette commission est payé par le commerçant à la banque émettrice de la carte.
    Dans le dernier rapport annuel de l’OFII, consultable ici :
    http://www.ofii.fr/IMG/pdf/RAA%20OFII%202018-BD.pdf page 18 il est indiqué que les montants d’ADA versés correspondent à 34,8 M€ mensuels, et 417 M€ annuel.
    Cela reviendrait à dire que les frais de fonctionnement de la carte ADA devraient être basculés sur les commerçants, qui vont donc reverser 69 600€ chaque mois, ou 834 000 € chaque année, à la banque qui gère cette carte ?

    Pour toutes ces raisons, nous demandons à l’OFII d’annuler ce changement de fonctionnement et d’enclencher une réflexion plus pragmatique, avec les demandeurs d’asile eux-même et les structures qui les accompagnent.

    Voir la lettre ouverte de la CFDA dont la LDH est membre et de la Fédération des acteurs de la solidarité (Fas) :

    https://www.ldh-france.org/lettre-au-ministre-de-linterieur-au-directeur-de-la-direction-generale-des-etrangers-en-france-et-au-directeur-de-loffice-francais-de-limmigration-et-de-lintegration/

  • Accueil indigne de 400 demandeurs d’asile dans les Yvelines

    A moins de 10 km de Triel, à Achères,  400 demandeurs d’asile principalement tibétains vivent dans des conditions indignes dans un campement. Certaines personnes hébergés au Centre de Triel y ont vécu, ou y ont famille ou amis.
    La Ligue des Droits de l’Homme, la CIMADE et les demandeurs d’asile concernés ont déposé le 8 octobre un référé liberté, contre Messieurs les Préfets de la région Ile-de-France et des Yvelines, Monsieur le Sous-Préfet des Yvelines, Monsieur le Directeur général de l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration, Monsieur le Directeur de l’agence régionale de santé des Yvelines, Monsieur le Maire d’Achères.
    Sont invoqués l’atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales par le refus d’octroi des conditions matérielles d’accueil des demandeurs d’asile, le droit à un hébergement d’urgence, l’atteinte au principe de dignité, la prohibition des traitements inhumains et dégradants, afin que soient ordonnées des mesures nécessaires pour faire cesser ces atteintes.
    Vous trouverez ci-joint le communiqué de presse concernant cette situation, lançant également un appel à la solidarité de tous les citoyens pour  aider à apporter un soutien matériel et humain à ceux qui sont actuellement en grande difficulté sur ce campement.
    Email : Contact-refugies-confluence@framaliste.org
  • Appel à rassemblement en soutien aux exilés, à Carole Rackete Capitaine du Sea watch 3 et à tout son équipage

    https://www.ldh-france.org/appel-a-rassemblement-en-soutien-aux-exiles-a-carole-rackete-capitaine-du-sea-watch-3-et-a-tout-son-equipage/

    Nous appelons toutes les organisations, citoyen-ne-s, personnalités engagées, à se rassembler

    le mercredi 3 juillet à 18h, place de la bataille de Stalingrad à Paris,

    pour dénoncer une atteinte inqualifiable aux droits humains les plus fondamentaux et soutenir l’ensemble des personnes exilées et leurs soutiens.

  • Appel à soutien financier pour la Fête des Voisins organisé par le Comité des Tilleuls

    Le Comité de soutien aux réfugiés de Triel (dit Comité des Tilleuls), membre du Réseau AMY (http://reseau-amy.org/comite-de-soutien-aux-refugies-des-tilleuls-de-triel-sur-seine/) organise une grande Fête des Voisins mi-juin, pour la 2ème année, où tous les résidents du Centre d’Hébergement de Triel (170), les riverains des rues avoisinantes, les membres du Comité des Tilleuls, le personnel de la Croix-Rouge (hébergeur) et quelques représentants institutionnels seront conviés.

    Les principes pour la préparation du repas sont que :
    1- voisins et membres du Comité des Tilleuls amènent leurs plats et boissons, qu’ils pourront mettre en commun.
    2- des plats (froids) seront préparés avec des résidents du Centre dans 8 à 10 cuisines de particuliers (financement Comité)
    3- des grillades, boissons seront achetées pour les résidents, personnels CR….(financement Comité)

    Nous avons estimé qu’un budget de 800 Euros serait nécessaire, et avons ouvert une cagnotte en ligne : www.lepotcommun.fr/pot/qvm6ppdn

    Merci à vous si vous pouvez contribuer à cette cagnotte, même de quelques Euros.
    N’hésitez pas à faire circuler dans vos réseaux.
    Pour Le Comité des Tilleuls
  • Campagne Stop Dublin

    La section Poissy et environs de la LDH s’associe à la Campagne Stop Dublin :

    Quels candidat·e·s ont signé·e·s les 12 engagements des EGM:

    et samedi 25 mai, veille des élections européennes, pour manifester à Paris de La Chapelle à République, les membres du Ramy ( Réseau pour l’Accueil des Migrants en Yvelines ) se retrouverons à 14h devant le café La ROYALE, 2 place de la Chapelle, métro la Chapelle ligne 2.https://www.facebook.com/events/365106404214755/
  • Conférence Inversée sur l’hébergement des migrants – Bilan

    Suite à la Conférence Inversée sur l’hébergement des migrants organisée dans le cadre du Réseau AMY (Accueil Migrants Yvelines) par le Comité des Tilleuls, et qui a réuni près de 90 personnes, migrants, institutionnels, hébergeurs, bénévoles et militants, vous trouverez ci-joint :
    – le compte-rendu des échanges et prises de parole RAMY Conf inversee hebergement migrants
    – un lien vers deux articles en ligne :
  • Acceuil Migrants : Lettre ouverte à Monsieur le préfet des Yvelines

    La section Poissy et environs est représentés au RAMY
    Le 20 mars 2019

    À Monsieur le préfet des Yvelines

    LA FRATERNITÉ

    Préambule

    Entre le moment où des migrants fuyant leurs pays arrivent en France et celui où l’administration  les enregistre comme demandeurs d’asile, il se passe plusieurs semaines voire plusieurs mois ; entre le moment où ils sont enregistrés comme demandeurs d’asile et celui où ils sont hébergés par le « dispositif national d’accueil », il se passe encore plusieurs semaines voire plusieurs mois.
    Pendant toute cette période, la plupart d’entre eux sont en grande détresse, à la rue ; ils se regroupent en « campements », souvent à Paris, parfois dans d’autres communes. Des bénévoles leur viennent en aide comme ils le peuvent, pour la nourriture, les vêtements,
    certaines démarches… C’était la situation d’un groupe de demandeurs d’asile tibétains installés dans la plaine d’Achères en février dernier. Le préfet et le maire d’Achères avaient décidé de les expulser sans mise à l’abri, par arrêté du 22 février 2019.
    Après une mobilisation des Tibétains, des bénévoles et des associations, le préfet a organisé une réunion en urgence le 25 février. La mise à l’abri est finalement annoncée pour 55 demandeurs d’asile, pas un de plus. Après avoir reproché aux associations et aux bénévoles « d’attirer les Tibétains », les représentants de la préfecture leur ont demandé de ne plus accueillir les nouveaux arrivants qui devraient « quitter le département ».
    Ce mardi 19 mars 2019, a eu lieu, à Achères, l’évacuation par les forces de police d’un nouveau campement (femmes et hommes) avec confiscation de leurs affaires personnelles.

    Monsieur le préfet,

    Nulle menace, nulle pression, aux fins de décourager les bénévoles de nourrir les demandeurs d’asile, ne pourra infléchir leur détermination dans cette mission irremplaçable.
    Aider quiconque se trouve dans la précarité la plus extrême en lui fournissant l’assistance, la nourriture, l’accompagnement moral, social et matériel est un devoir civique.
    C’est d’abord une mission de l’État, comme l’article L345-2-2 du Code de l’action sociale et des familles le prévoit et institue le droit inconditionnel d’accès à un hébergement d’urgence.
    C’est donc face aux carences des services de l’État que des citoyens bénévoles viennent se substituer et suppléer à un état de fait insupportable.
    Vous souviendrez-vous que le conseil constitutionnel dans sa décision du 6 juillet 2018, prise à l’occasion d’une QPC, a, en référence aux articles 2 et 72-3 de la Constitution, énoncé « Il découle du principe de fraternité la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national » ?
    Le Réseau pour l’Accueil des Migrants en Yvelines (Réseau AMY) veille dans le département des Yvelines au respect des principes dans l’accueil des migrants, d’où qu’ils viennent, et quel que soit leur statut.
    Au mythe de l’appel d’air, nous avons préféré un « Appel général, à la fraternité, à la solidarité et à l’accueil dans la dignité ».
    Veuillez agréer l’expression de nos sentiments citoyens.
    Le Réseau AMY regroupe une quarantaine d’organisations, associations,
    syndicats, collectifs, et de nombreux citoyens.
    http://www.reseau-amy.org
  • Violences anti-Roms, indignation et appel à l’action

    Communiqué du CNDH Romeurope, dont la LDH est membre

     

    Paris, Seine-Saint-Denis, le 27 mars 2019

    Suite aux violences récentes, dans plusieurs villes de la région parisienne, perpétrées à l’encontre des personnes Roms ou perçues comme Roms, les associations condamnent ces actes racistes et appellent à une protection pérenne des personnes concernées.

    Nos associations et collectifs ont recueilli les témoignages de nombreuses personnes qui ont relaté les faits qui se sont déroulés ces derniers jours dans plusieurs villes d’Ile-de-France[1], et tout particulièrement dans la nuit du lundi 25 mars : descentes d’hommes armés dans les bidonvilles, menaces de mort ou d’incendie, coups de feu tirés sur les lieux de vie des personnes, agressions physiques.

    Les personnes concernées témoignent des effets délétères de ces violences : elles vivent depuis plusieurs jours dans la terreur d’être victimes d’actes malveillants, les enfants ne dorment plus, les adultes s’organisent pour veiller toute la nuit, en bref, la vie est suspendue. Les personnes qui vivent en bidonvilles et/ou qui conduisent une camionnette (pour leur activité de ferraillage le plus souvent) n’osent souvent plus en sortir pour poursuivre leurs activités habituelles (travail, école, courses alimentaires, soins de santé…). Les familles doivent cesser de vivre dans la terreur.

    Pour nos associations, ces actes violents sont des actes racistes et doivent être dénoncés et condamnés comme tels. Il est intolérable qu’une communauté dans son ensemble, quelle qu’elle soit, réelle ou imaginée, soit prise pour cible et serve de bouc émissaire. Le racisme anti-roms est, en France, le racisme le plus généralisé.  Ce rejet a été alimenté, ces dernières années, par des paroles inacceptables de responsables politiques, du discours de Grenoble de N. Sarkozy en 2010, aux propos de M. Valls en 2013 en passant par des propos racistes très fréquents de la part d’élus locaux. Il trouve également son terreau dans les clichés, stéréotypes, préjugés véhiculés dans toute la société française.

    Aujourd’hui, aux côtés des Roms vivant en France, nous appelons les pouvoirs publics à prendre la mesure de ces événements et à agir fortement pour protéger les personnes concernées. Aucune rumeur ne peut justifier de commettre des actes qui s’apparentent à une punition collective. Nous saluons la réaction des forces de l’ordre dans certaines villes et appelons à une protection systématique et effective face aux menaces. Nous attendons également une parole forte des pouvoirs publics pour dénoncer ces actes inacceptables, sans détour. Enfin, il est absolument nécessaire que des enquêtes de police soient diligentées et que des poursuites soient engagées contre les auteurs de ces évènements graves.

    Au-delà de ces événements, c’est la lutte contre la précarité, le renforcement des capacités d’agir des personnes et leur participation aux politiques publiques qui les concernent qu’il faut déployer avec une ambition plus affirmée, et ce pour tous les habitants des quartiers populaires, qu’ils soient Roms ou non. Il est urgent qu’une volonté politique soit portée clairement par le gouvernement pour imposer des conditions du vivre-ensemble afin de mettre fin aux discriminations et à la précarité.

    [1] Grâce aux échanges avec les habitants de squats et bidonvilles sur le terrain, nos associations ont recensé des faits de violences ou intimidation à Colombes, Clichy sous Bois/Montfermeil, Aulnay/Sevran, Nanterre, Montreuil, Bondy, St Ouen, Bobigny, Champs sur Marne

  • Conférence-débat : Accueil des migrants

    INVITATION

    La section de Conflans Sainte Honorine et la fédération des Yvelines de la Ligue des Droits de l’Homme, vous invitent à la

    Conférence-débat

    l’accueil des migrants

    samedi 30 mars 2019
    de 14 h 30 à 18 h
    « Maison de quartier de Fin d’Oise »

    25 avenue du Maréchal Galliéni
    78700 Conflans-Sainte-Honorine

    étudié sous trois aspects :

    • La loi de 2018 sur l’immigration : avancée ou recul ?
    • La solidarité avec les migrants : délit ou devoir ?
    • Les mineurs non accompagnés : actualités jurisprudentielles (CEDH 28 février 2019 et Conseil constitutionnel 21 mars 2019)

    la présentation et le débat seront animés par :
    Odile ROY
    Maître de conférences
    Centre d’études juridiques européennes et comparées
    Yniversité Paris-Nanterre
    membre de la LDH

  • Conférence inversée « l’hébergement des migrants »

    Notre section  appartient au Réseau pour l’Accueil des Migrants en Yvelines (RAMY)

    http://reseau-amy.org/

    Le principe d ‘une conférence inversée est le suivant : les concernés parlent en premier, et les experts et décideurs réagissent ensuite.

    Cette conférence sera organisée au nom de RAMY par le Comité des Tilleuls sur la péniche « l’Arche d’espérance », amarrée 69 quai Auguste Roy à Triel sur Seine.
    Sont conviés à cette conférence: des personnes migrantes, des membres de RAMY et des institutionnels (représentants des hébergeurs, représentants municipaux, préfecture, ofii, etc.).

    Programme prévisionnel
    14 h : accueil
    14 h 30 – 16 h Groupes de travail avec les migrants
    16 h – 16h45 Restitutions et mise en commun des propositions.
    16h45h -17h30 – Réactions/réponses des « institutionnels »

    Pour participer à cet événement, signalez votre participation avant le 30 mars par mail : comite.tilleuls78@gmail.com