LDH de Poissy et environs

Le site de la section de Poissy et ses environs (Yvelines – 78 )

Catégorie : archives

  • Non au fichage des enfants étrangers !

    Pétition portée par plusieurs associations, dont la LDH

    Le gouvernement met en place un fichier national des mineurs étrangers afin notamment de procéder à leur expulsion. Cette pétition adressée au Premier ministre Edouard Philippe lui demande retirer ce décret, et garantir un accueil digne aux mineurs isolés étrangers.

    La nouvelle loi Asile et Immigration autorise la constitution d’un fichier national comprenant les empreintes, les photos et des données personnelles de toutes et tous les jeunes étranger-e-s qui sollicitent la protection de l’enfance en tant que mineur-e-s isolé-e-s.

    Le 30 janvier dernier, un décret signé par le Premier ministre a donc autorisé la création effective de ce fichier, nommé « Appui à l’évaluation de la minorité » (AEM). La priorité est donnée au fichage à travers une procédure d’évaluation de l’âge et de l’isolement de ces enfants. Auparavant, ces procédures étaient menées par les départements et censées être protectrices.

    Avec ce décret, c’est désormais au commissariat ou à la préfecture, et non aux services de la protection de l’enfance, que les jeunes en quête de protection devront s’adresser. Leurs empreintes y seront enregistrées, tout comme leur photo et des informations personnelles comme leur numéro de téléphone. Un refus de communiquer ces informations pourra être transmis au Conseil départemental, et donc alimenter une suspicion de majorité. Alors qu’il est démontré que nombre de jeunes étranger-e-s isolé-e-s sont considéré-e-s à tort comme majeurs par les services départementaux, et rétablis dans leur minorité par le juge des enfants, le décret rend possible la décision d’expulser un jeune du territoire français sans attendre la décision judiciaire. Ces mineur∙e∙s sont ainsi considéré-e-s d’abord comme des migrant-e-s à expulser plutôt que comme des enfants à protéger.

    Ce décret scandaleux est aujourd’hui expérimenté dans quatre départements français. S’il est maintenu et étendu à tout le territoire, il aura des conséquences désastreuses sur des milliers d’enfants et adolescent-e-s, dont le besoin de protection va être mis à mal.  

    La Ligue des droits de l’Homme (LDH), avec 13 organisations et syndicats, lancent cette pétition pour obtenir le retrait de ce décret.

    SIGNER LA PÉTITION

    Paris, le 5 mars 2019

  • Soirée rencontre au cinéma du Vésinet (78) – Le procès contre Mandela et les autres de Nicolas Champeaux

    Ce lundi 18 mars à 20h30 nous organisons au cinéma du Vésinet (78) une soirée Ciné Rencontre avec le réalisateur du documentaire Le Procès de Mandela et les autres, Nicolas Champeaux, journaliste, ancien reporter à RFI. Un procès historique en 1963-1964 qui devint un réquisitoire anti-Apartheid. Des archives sonores récemment découvertes ont permis de créer ce magnifique documentaire, avec de l’animation pour donner vie à ses paroles. Le réalisateur sera présent à l’issue de cette séance pour échanger avec le public.

    Le cinéma est à 5 min de la gare RER du Vésinet-Centre (ligne A), à 20 min de l’Etoile. Tarif unique de 4 € [ Printemps du cinéma ]

  • Ciné débat « Les invisibles »au Pandora à Achères

    La section LDH Poissy et environs soutient le ciné-débat autour du film  » Les invisibles » sur la situation des femmes en extrême précarité.
    Ce ciné-débat aura lieu au Cinéma Pandora à Achères, il est organisé avec Attac78N et le Secour Populaire.

    Sont invités pour le débat :
    Pascal Rodier responsable du Secours Populaire dans les Yvelines
    Nicolas Hue Directeur d’activité et d’établissements dans le pôle habitat de l’Association Aurore.

  • Soirée débat MERCREDI 13 MARS 2019 de 20h à 22H30.

     

    La Ligue des Droits de l’Homme,

    le Comité Local du Mouvement de la Paix,

    et L’Action Catholique Ouvrière

    ont le plaisir de vous inviter:

    Venez vous exprimer et débattre!

    • Services publics
    • Répartition des richesses
    • Démocratie et institutions

    L’Egalité est-elle respectée?

    MERCREDI 13 MARS 2019

    de 20h à 22H30.

    Salle Biraud 

    68 rue Georges Bourgoin à Achères

  • Rassemblement de soutien Vendredi 16/11 à 11h devant la sous-préfecture de Mantes

    Le collectif Romyvelines, comme la LDH qui en est membre, appellent à soutenir les habitants du squat de Buchelay en instance d’expulsion qui se rassembleront devant la sous-préfecture de Mantes la Jolie Vendredi 16 à 11h (demain).
    Ils demandent à être reçus par M.le Sous-Préfet pour être informés du sort que leur réserve les autorités.
    Ils veulent aussi exprimer leurs demandes légitimes qui sont pour l’essentiel :
    • Une scolarisation stable des enfants
    • Un hébergement durable
    • Un suivi social effectif

      Ces mesures permettront leur insertion progressive, la fin de leur errance et la réduction des bidonvilles.

      Vous êtes invité.e.s à les accompagner dans cette démarche

      Rendez vous Vendredi 16 novembre à 11h devant la sous-préfecture de Mantes la jolie

  • Familles Roms à Buchelay, Communiqué de RomYveline

    Plusieurs familles roumaines de culture rom, dont une dizaine d’enfants, et notamment plusieurs bébés, vivent depuis quelques mois à Buchelay dans des bâtiments voués à la démolition (réserve foncière appartenant à l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France) car elles n’ont nulle part ailleurs où habiter.

    La plupart de ces personnes ont été expulsées, par la force publique, de leur précédent lieu de vie, à Triel sur Seine (78), en juin 2018, sans avoir bénéficié de propositions de logement.

    Plusieurs de ces familles ont déposé des demandes de logement social. Mais les délais sont très longs.

    Les enfants vont à l’école. Les adultes qui en ont la possibilité travaillent.

    Ils sont menacés d’expulsion par la police, le Maire de Buchelay ayant pris un arrêté d’expulsion à leur égard. Hier, samedi 10 novembre au matin, la police est passée voir les familles; elle a noté la liste des personnes présentes, et leur a dit que l’expulsion est imminente. Mais, à ce jour, aucun relogement ne leur est proposé!

    Certes les conditions de vie laissent à désirer dans ce squat, mais c’est toujours mieux que la rue.

    Un recours contre cet arrêté a été formé; le jugement doit avoir lieu mardi 13 novembre au tribunal administratif de Versailles.

    Même si le tribunal n’annulait pas l’arrêté du Maire, nous demandons aux services de l’Etat de proposer des logements correspondant aux besoins de ces familles dans les meilleurs délais, et avant toute expulsion. Et dans l’attente, un minimum d’amélioration des conditions matérielles: ramassage suffisant des ordures; accès à l’eau; sécurisation de l’électricité….

    Pas d’expulsion sans relogement!

  • Beau succès de l’exposition « L’Art pour comprendre le monde » !

    Beau succès de l’exposition du week end dernier « L’Art pour comprendre le monde » ! Pour ceux qui ont pu venir, vous aurez vu qu’il y a eu du monde pendant les trois jours, avec une forte affluence lors du vernissage en présence du Sous-Préfet, de la Députée, du Maire et de représentantes du Musée Maurice Denis de Saint-Germain. Des « artistes » étaient aussi là qui ont pris la parole lors des allocutions, et ont avec l’aide de la Croix–Rouge, gestionnaire du Centre, participé au montage et démontage.
    Néanmoins, il semble que l’exposition n’ait pas plus à quelques-uns, et qu’un tract ait été déposé à ce sujet dans quelques boîtes aux lettres…
    Par ailleurs, des représentants du Comité des Tilleuls ont rencontré mercredi  dernier le Sous-Préfet de Saint-Germain. Vous trouverez le compte-rendu de cette rencontre ci-joint. Une information essentielle est que le Centre d’hébergement d’Urgence ne fermera pas 31/12/18 comme prévu.
    A venir :
    – Samedi 3 Novembre à 14h : Café-Voisins, comme tous les premiers samedi du mois. Chacun d’entre vous est convié à venir pour partager café, thé, biscuits… avec les migrants du Centre. Cela se passe dans le garage juste devant l’entrée du Centre
    Samedi 10 Novembre : démonstration de cricket, à confirmer
    En projet : Dimanche 2 Décembre : événement sur la Péniche de Triel. Forme et contenu à définir, probablement autour de chants, musique, danse…. Vous voulez contribuer à préparer ? N’hésitez pas à en faire part sur l’adresse mel du Comité :
  • Exposition d’œuvres réalisées par les migrants résidents du Centre d’Hébergement d’Urgence de Triel-sur-Seine

    Le Comité  des Tilleuls propose une exposition d’œuvres réalisées par les migrants résidents du Centre d’Hébergement d’Urgence de Triel-sur-Seine géré par la Croix-Rouge.

    Ces œuvres, au nombre d’une soixantaine (collages, dessins, peintures, masques, modelages, montages, sculptures) ont été réalisées dans le cadre d’ateliers animés par l’équipe de médiation du Musée Maurice Denis de Saint-Germain-en-Laye. Une vingtaine de demandeurs d’asile venant de divers pays (Afghanistan, Soudan, Tibet, Égypte, Guinée…) ont participé à cette expérience originale, qui illustre la possibilité de partage au-delà les frontières. Les œuvres produites par les uns et les autres en disent souvent long sur leur parcours.

    Cette exposition aura lieu grâce au soutien de la Ville, du vendredi 19 au dimanche 21 octobre de 15 h à 20 h, salle Grelbin, 10 bis rue de l’Hautil, à Triel-sur-Seine. Le vernissage aura lieu le samedi 20 octobre à 17 h.

    L’entrée est libre.

  • Manifeste pour l’accueil des migrants

    Partout en Europe, l’extrême droite progresse. La passion de l’égalité est supplantée par l’obsession de l’identité. La peur de ne plus être chez soi l’emporte sur la possibilité de vivre ensemble. L’ordre et l’autorité écrasent la responsabilité et le partage. Le chacun pour soi prime sur l’esprit public.

    Le temps des boucs émissaires est de retour. Oubliées au point d’être invisibles, la frénésie de la financiarisation, la ronde incessante des marchandises, la spirale des inégalités, des discriminations et de la précarité. En dépit des chiffres réels, la cause de nos malheurs serait, nous affirme-t-on, dans la « pression migratoire ». De là à dire que, pour éradiquer le mal-être, il suffit de tarir les flux migratoires, le chemin n’est pas long et beaucoup trop s’y engagent.

    Nous ne l’acceptons pas. Les racines des maux contemporains ne sont pas dans le déplacement des êtres humains, mais dans le règne illimité de la concurrence et de la gouvernance, dans le primat de la finance et dans la surdité des technocraties. Ce n’est pas la main-d’œuvre immigrée qui pèse sur la masse salariale, mais la règle de plus en plus universelle de la compétitivité, de la rentabilité, de la précarité.

    Il est illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migratoires. À vouloir le faire, on finit toujours par être contraint au pire. La régulation devient contrôle policier accru, la frontière se fait mur. Or la clôture produit, inéluctablement, de la violence… et l’inflation de clandestins démunis et corvéables à merci. Dans la mondialisation telle qu’elle se fait, les capitaux et les marchandises se déplacent sans contrôle et sans contrainte ; les êtres humains ne le peuvent pas. Le libre mouvement des hommes n’est pas le credo du capital, ancien comme moderne.

    Dans les décennies qui viennent, les migrations s’étendront, volontaires ou contraintes. Elles toucheront nos rivages et notre propre pays, comme aujourd’hui, aura ses expatriés. Les réfugiés poussés par les guerres et les catastrophes climatiques seront plus nombreux. Que va-t-on faire ? Continuer de fermer les frontières et laisser les plus pauvres accueillir les très pauvres ? C’est indigne moralement et stupide rationnellement. Politique de l’autruche… Après nous le déluge ? Mais le déluge sera bien pour nous tous !

    Il ne faut faire aucune concession à ces idées, que l’extrême droite a imposées, que la droite a trop souvent ralliées et qui tentent même une partie de la gauche. Nous, intellectuels, créateurs, militants associatifs, syndicalistes et citoyens avant tout, affirmons que nous ne courberons pas la tête. Nous ne composerons pas avec le fonds de commerce de l’extrême droite. La migration n’est un mal que dans les sociétés qui tournent le dos au partage. La liberté de circulation et l’égalité des droits sociaux pour les immigrés présents dans les pays d’accueil sont des droits fondamentaux de l’humanité.

    Nous ne ferons pas à l’extrême droite le cadeau de laisser croire qu’elle pose de bonnes questions. Nous rejetons ses questions, en même temps que ses réponses.

    Signer la pétition