Catégorie : A la une

Soutien aux expulsés du 168

À la suite de l’expulsion du campement des anciens habitants du 168 av. Wilson les associations de soutien appellent à une manifestation samedi 14 janvier à 11h pour le relogement, contre l’expulsion des camps et contre la présence des grilles « anti-campements » sur l’avenue.

La section LDH de Saint-Denis Plaine Cimmune est signataire su texte suivant:

UN TOIT C’EST UN DROIT

NON AU DÉMANTÈLEMENT DES CAMPEMENTS SANS SOLUTION DÉCENTE

Au moment où le gouvernement prolonge de 6 mois l’état d’urgence, les organisations signataires constatent une multiplication des interventions policières pour démanteler les campements et les bidonvilles des personnes en grandes difficultés sociales sans que des solutions à la hauteur des besoins ne leurs soient proposées, particulièrement celui d’être hébergé.

Elles dénoncent les expulsions sauvages pratiquées par le Préfet de Seine Saint Denis, sans aucune mise à l’abri des 83 habitants expulsés de leur immeuble du 168 avenue du président Wilson, mais aussi de nombreuses familles de la Plaine St Denis, et dernièrement du bidonville des Roms des Joncherolles.

Elles dénoncent le démantèlement, sur le terre plein de l’avenue du Président Wilson, des campements des migrants et des habitants expulsés du 168. Ces expulsions à répétition bafouent les droits humains élémentaires.

Elles dénoncent la situation d’accueil -plutôt de non accueil- des migrants en France et en région parisienne, qui aboutit à jeter dans une précarité plus grande des personnes ayant déjà subi et fui les guerres, les tortures, les famines et ce au mépris des lois françaises, des directives européennes, des conventions internationales et des droits fondamentaux qui y sont rattachés.

Elles dénoncent le traitement policier de ces situations par les traques, les rafles, les déplacements, les destructions de camps et de bidonvilles, les humiliations, les expulsions.

Elles exigent que les droits et la dignité de toutes les personnes soient respectées et particulièrement celui d’avoir un toit pour se protéger et protéger sa famille, mais aussi la liberté d’installation et de circulation, la régularisation des sans-papiers, la fermeture de tous les lieux d’enfermement.

MANIFESTATION LE SAMEDI 14 JANVIER 2017, 11h, devant le 168 WILSON à la Plaine Saint-Denis

Réseau Solidarité Logement, Droit Au Logement, Centre Social Autogéré ATTIEKE, MRAP, Coordination 93 des Sans Papiers, Coordination des foyers de Plaine Commune, Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, CCFD Terre Solidaire, CERAS, UL Solidaire Saint Denis, union locale CGT de saint Denis, FCPE Saint Denis, Sciences Populaires, Union fraternelle de la Plaine, Ensemble Vivre Travailler et coopérer, Section LDH Saint-Denis Plaine Commune,
Soutenu par : NPA, Ensemble, Saint Denis Insoumise, Groupe Poulaille F.A.,

Suites de l’expulsion du 81, avenue Victor Hugo : soutien au collectif des habitants

Depuis leur éviction mercredi 26 octobre de l’immeuble situé au 81, avenue Victor Hugo à
Aubervilliers, qu’elles avaient investi pendant plus d’une année, 50 personnes, dont des familles, des enfants, ont été accueillies au Théâtre de la Commune où elles trouvent depuis quelques nuits un abri de fortune. Que ce lieu public dont ce n’est pas la destination puisse être porteur d’une telle solidarité met en évidence, par contraste, la faible capacité de réaction des services dont c’est la mission première d’héberger en urgence.La suite du communiqué se trouve ici

Soirée-Débat à Aubervilliers le 5 octobre

La LDH 93, membre de l’Observatoire de la Fraternité vous invite:

Soirée-débat organisée par l’Observatoire de la Fraternité en
Seine-Saint-Denis

le 5 octobre 2016. Accueil dès 19h30

« Les ressorts de la radicalisation et de son traitement »

Intervention de Fethi BENSLAMA, psychanalyste, professeur de
psychopathologie clinique, directeur de l’UFR d’études
psychanalytiques à l’Université Paris Diderot.

Dans les locaux des CEMEA, « Mouvement national d’éducation
nouvelle », 65 rue des Cités, à AUBERVILLIERS

Pour faciliter l’organisation de ce débat, veuillez indiquer dès
que possible votre présence par mail à obsfraternite93@gmail.com

*Pour s’y rendre :

Métro ligne 7 arrêt « Aubervilliers-Pantin-4 Chemins » ou

Lignes 150 ou 170 arrêt Rue des cités

RV sur notre stand à la Fête de l’Université Paris 8

Rendez vous au Grand 8

les 6 et 7 octobre 2016 de 10h à 17h

 

Lieu : Université Paris 8
2 rue de la Liberté – 93526 Saint-Denis
Métro : ligne 13 – Saint-Denis Université

 

 

La section LDH de St Denis Plaine Commune vous donne rendez-vous sur son stand à l’occasion du GRAND 8

la fête de l’Université de Paris 8.

http://grand8.univ-paris8.fr/

 

Des stands associatifs, des rencontres, des débats, des concerts…

 

Un temps fort citoyen le jeudi 6 octobre à 16h30 sur la scène principale avec la Cérémonie de remise de diplômes pour les étudiants réfugiés participant au Diplôme universitaire FLE (français langue étrangère) au titre de l’année universitaire 2015-2016, en présence de Grand Corps malade .

 

Fête des associations à Saint-Denis

Le 30 septembre et le premier octobre a eu lieu la fête de Saint-Denis.

La LDH était présente le samedi 1er octobre toute la journée
sur son stand Place Jean Jaurès.

Invitation au ciné-débat: L’homme qui répare les femmes

La Fédération LDH 93
& la Section LDH de St Denis – Plaine Commune
ont le plaisir de vous inviter à un CINÉ-DÉBAT
organisé en partenariat avec le Cinéma LE STUDIO
dans le cadre des actions du
Réseau des acteurs de la Culture de paix de Seine Saint-Denis
le mercredi 21 septembre 2016 à 19h
autour du film
L’HOMME QUI RÉPARE LES FEMMES
Cinéma Le Studio – Art et Essai – 2 rue Edouard Poisson – 93300 Aubervilliers

Non aux expulsions sans relogement!

Nouvelle expulsion de Roms à Saint-Denis le 4 août ! Lire ici le communiqué de la fédération LDH de Seine-Saint-Denis

Tribunal d’Opinion à l’Université Paris 8

Le 27 juin s’est tenu un « Tribunal d’opinion » à l’Université Paris 8/Saint-Denis

« L’État cité à comparaître pour violation des droits des enfants Roms »

à l’initiative de plusieurs associations et le soutien de la LDH. En voici la conclusion:

Premier juillet 2016
VERDICT DU TRIBUNAL D’OPINION APRÈS AJOURNEMENT CONDAMNATION ET PEINE DÉFINITIVES:

RECONNAISSANCE DU GRAVE PRÉJUDICE SUBI PAR LES ENFANTS ROMS

DECISION
Le tribunal renvoie au jugement en date du 27 juin 2015 qui a :
déclaré l’État et les collectivités territoriales coupables des faits qui leur étaient
reprochés et ajourné le prononcé de la peine à ce jour, enjoignant ces autorités publiques,
dans cette attente, de prendre toutes les mesures de nature à faire cesser les infractions
en développant certaines mesures à prendre spécialement.
Ce verdict a été rendu public sur différents sites et dans des revues spécialisées ; il
a, en outre, fait l’objet de plusieurs articles de presse. Il a été conforté par les
recommandations adressées à la France par le Comité des droits de l’enfant des Nations
Unies à la suite de l’audition de la délégation représentant l’État à Genève les 13 et 14
janvier derniers.
La France a, également, reçu une interpellation écrite du Commissaire aux Droits
de l’Homme du Conseil de l’Europe le 26 janvier à laquelle il a été répondu le 12 février.
On doit constater, pour le déplorer, que cette réponse gouvernementale n’est pas le reflet
de la réalité de la situation.
1En effet, les faits objet de la poursuite n’ont pas cessé et les injonctions du tribunal
n’ont pas été suivies d’effet.
Ainsi, on peut notamment relever que :
Les expulsions se sont poursuivies sans que des dispositions effectives et efficaces
aient été prises tant pour assurer un relogement digne que pour garantir les suivis
médicaux et sanitaires ainsi que la poursuite de la scolarisation des enfants.
A titre de tragiques illustrations, on peut citer les expulsions suivantes :
– 3 février 2016, Paris Porte de Poissonniers (300 personnes),
– 17 février, Champs-sur Marne (200 personnes),
– 3 mars, Wissous (800 personnes),
– 4 mars, Carquefou (300 personnes),
– 8 mars, Saint-Brice sous Forêt (400 personnes),
toutes en pleine période hivernale.
Ce tribunal d’opinion a pour ambition de contribuer à la lutte contre les injustices et
les violations des droits fondamentaux infligées aux enfants Roms, injustices et violations
des droits qui pour ne pas faire la une des médias ni des débats nationaux et
internationaux, n’en sont pas moins chargées de lourdes souffrances ; et pourtant ces
atteintes à la dignité de ces enfants et les violations de leur intérêt supérieur devraient
émouvoir fortement l’opinion publique nationale et internationale.
La peine que peut prononcer un tribunal d’opinion revêt un caractère moral et
symbolique ; elle a pour vocation, notamment, d’effacer aux yeux de l’opinion publique
l’image « officielle » d’un sort réservé aux enfants Roms compatible avec les engagements
nationaux et internationaux de la France.
La peine constitue un appel solennel au respect des droits humains pour que cessent
les atteintes intolérables à la protection due, dans une société démocratique, aux enfants,
des êtres vulnérables et fragiles par nature.
Ce tribunal n’entend pas se limiter à l’expression d’une sévère condamnation des
responsables des infractions constatées et dénoncées tout au long du jugement du 27 juin
2015 mais veut décliner, à nouveau et de façon définitive, les mesures qui s’imposent pour
empêcher la récidive incessante des infractions en faisant, enfin, respecter les droits
fondamentaux de ces enfants.
Pour l’ensemble des parties civiles, il s’agira de retrouver dans ce jugement du 27
juin 2015 et dans le présent, les éléments d’une mémoire et d’un récit restaurant le respect
dû aux enfants Roms par une reconnaissance de leur grave préjudice et le rappel de
l’indispensable perspective d’une démarche concrète tournée vers la protection, l’éducation
et l’émancipation de ces enfants.

EN CONSÉQUENCE

Vu le jugement du 27 juin 2015,
Constatant que l’État et les collectivités territoriales n’ont pas pris les mesures propres à
faire cesser les infractions dont ils se sont rendus coupables,

I- Prononce solennellement leur condamnation pour avoir manqué à leurs
obligations relatives aux 1) droit à la vie familiale sous un toit 2) droit à
l’éducation 3) droit à la santé et à la protection sociale, 4) droit à l’accès
aux dispositifs de protection de l’enfance en danger, des enfants Roms ;

II-Les condamne définitivement à se conformer aux prescriptions
qu’impose le respect dû aux droits des enfants Roms conformément aux
prescriptions du droit national et international :

1) enjoint les autorités publiques de mettre un terme sans délai aux évacuations et
expulsions forcées des terrains « occupés illégalement » non assorties de solutions
durables de relogement,

2) dit qu’en tout état de cause, l’Etat et les collectivités locales doivent sécuriser les terrains
notamment en matière sanitaire, de manière à assurer la dignité des personnes qui y vivent
(ramassage des ordures, distribution de l’électricité et de l’eau) afin de prendre le temps
d’analyser chaque situation et de rechercher des solutions alternatives adaptées et
durables,

3) dit que les autorités publiques devront déployer des efforts particuliers afin d’assurer
l’effectivité du droit à la prévention, aux soins et à la protection sociale des familles Roms,

4) dit que les autorités publiques devront prendre toutes les mesures utiles – notamment
en faisant cesser, sans délai, les pratiques illégales de certaines mairies- pour assurer aux
enfants Roms une égalité d’accès à l’éducation et à la culture,

5) attirant tout particulièrement l’attention des autorités publiques sur
– la nécessité de considérer les enfants Roms « délinquants » comme des victimes
et non essentiellement comme des auteurs,
– et la nécessité d’assurer l’effectivité de la protection due aux enfants Roms en
danger par des mesures adaptées dans le cadre du droit commun,
demande au gouvernement de mettre en place une conférence de consensus sur les
pratiques devant être préconisées à cette fin,
6) enfin, enjoint les autorités publiques et spécialement le ministère de la justice et le
ministère de l’intérieur, de veiller tout particulièrement à lutter contre les violences des
forces de l’ordre dont se plaignent en vain certains enfants Roms.

III- reconnaît solennellement le grave préjudice subi par les enfants Roms
du fait des infractions ayant fondé la condamnation de l’État et des
collectivités territoriales.

Simone GABORIAU, Présidente

Communiqué à propos de l’opération de police du 20 juin

La police est intervenue au bidonville du terrain Coignet lundi 20 juin tôt le matin.
Il a été distribué un certain nombre d’OQTF alors qu’un certain nombre des familles du campement est engagé dans un processus d’insertion dans le cadre de la plate-forme
régionale préfectorale gérée par ADOMA et avec l’appui d’un comité de soutien auquel participe
la setion LDH. Ci-joint le communiqué de protestation de la section LDH et le lien vers le communiqué du MRAP.

Communiqué de soutien au maire de Stains

Les poursuites intentées contre le maire de Stains comme insupportables.
Lire ici le communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme.