Catégorie : A la une

HALTE AUX PROVOCATIONS RACISTES À SAINT-DENIS

La Fédération LDH 93 et la Section LDH de Saint-Denis Plaine Commune condamnent avec la plus
grande vigueur l’installation d’une banderole à caractère raciste portant le mot « remigration » sur
la Basilique de Saint-Denis le jeudi 11 juin au matin.
Elles rappellent que le racisme n’est pas une opinion mais un délit.
Elles dénoncent la provocation lâche et insupportable d’individus xénophobes qui, après avoir
pénétré par effraction sur le chantier de la basilique, ont, par cette banderole, incité à la haine et à
la violence et ainsi insulté les habitant-e-s vivant et travaillant depuis des générations sur le territoire
tant de la ville de Saint-Denis que du département de Seine-Saint-Denis.
Ce terme abject de « remigration » vise des personnes qui, bien souvent, ont construit les
infrastructures et équipements publics, les bâtiments dans lesquels nous vivons et travaillons
ensemble.
De même, bien souvent, ce sont ces personnes qui étaient présentes pour apporter leur
dévouement pendant les périodes de confinement.
En agitant un tel mot d’ordre, ce groupuscule refuse de voir ce qu’est la France aujourd’hui, enrichie
de migrations et de métissages.
Face aux attaques contre le droit d’asile et les personnes migrantes, refusons que l’Union
Européenne soit une forteresse et la Méditerranée un cimetière et continuons à faire de la France,
et de la Seine-Saint-Denis en particulier, une terre d’accueil, une terre d’avenir.

  • Oui à un accès aux droits inconditionnel pour toutes les personnes migrantes, à l’instar de ce qu’il
    devrait être pour toutes et tous ;
  • Oui à des conditions d’accueil dignes pour toutes les personnes migrantes, et ce sans privation de
    liberté (logement, accès aux soins, accompagnement administratif, scolarisation, accès à l’emploi) ;
  • Oui à un service public de l’asile à hauteur des besoins de protection et complètement indépendant
    de toute influence extérieure.
    La LDH réaffirme son engagement pour l’égalité des droits et son attachement aux valeurs de la
    République et à l’Etat de droit qui permettent aux habitant-e-s de vivre ensemble.
    Elle envisage de porter plainte contre les auteurs de cette action.
    Saint-Denis le 15 juin 2026

Saint-Denis / Pierrefitte Stop aux attaques racistes



Depuis l’élection d’une nouvelle équipe municipale à Saint-Denis-Pierrefitte, les attaques racistes portées principalement par l’extrême-droite se multiplient dans des médias et sur les réseaux sociaux.

Cette charge vise non seulement le maire, Bally Bagayoko, l’ensemble de son équipe mais aussi les habitant.e.s et travailleuses et travailleurs de Saint Denis et Pierrefitte. Ces discours récurrents et délétères portent une vision haineuse de nos villes et de nos quartiers.

Nos organisations et collectifs dénoncent ces discours qui servent à justifier les inégalités, les violences institutionnelles, sociales, environnementales actuelles et à venir. 

Nous continuerons d’agir et de lutter ensemble au quotidien dans notre «ville monde» pour la défense des droits humains, la justice sociale et environnementale, l’égalité de toutes et tous.

Nous appelons à rejoindre massivement 
le rassemblement contre le racisme, les discriminations et la haine de l’autre 
samedi 4 avril à 14h devant la mairie

Signataires : Association des Marocains en France, Association silence elles parlent, Attac93 Ouest, CFDT Saint-Denis, CGT des Territoriaux de Saint-Denis – Pierrefitte, CNL Saint-Denis, Collectif Haguette, Collectif stop violences policières à Saint-Denis, comité de Saint-Denis du Secours Populaire, Coordination des foyers de plaine commune et Pantin,  COPAF collectif pour l’ avenir des foyers, DAL Saint-Denis – Plaine Commune, Ensemble Vivre Travailler et Coopérer (EVTC),  Fcpe Saint-Denis- Pierrefitte,  FSU Saint-Denis, Section LDH Saint Denis Plaine Commune, MRAP Saint-Denis,  NoustouStes 93 antiraciste, Plaine de femmes, Sonjé association, SOS racisme 93, Union locale CGT Saint-Denis, Union locale FO Saint-Denis, Union locale SUD Solidaires Saint-Denis…

De la ville des rois à la ville des noirs, itinéraire raciste d’une fausse information

Communiqué LDH

« La ville des noirs et du peuple vivant » : cette fausse citation attribuée par Messieurs Messiah, Collard, Camus au nouveau maire de la ville de Saint-Denis, a été relayée bien au-delà des sphères d’extrême droite sur des plateaux d’information par des journalistes, sans vérification en dépit d’une manipulation aussi grossière. M. Bally Bagayoko avait en réalité repris une formule connue à propos de Saint-Denis : « la ville des rois et du peuple vivant », la basilique étant une nécropole royale. Comment est-ce possible ?

Ne pas vérifier une telle phrase résulte a minima de deux mécaniques : d’une part, la confiance dans la source et, d’autre part, la crédibilité de « l’information ». La croyance en son authenticité est révélatrice du préjugé qui consiste à enfermer les personnes racisées des quartiers populaires dans un cliché communautariste et revendicateur. Ses effets sont graves : une fake news laisse une trace, un stigmate. Le jour où celles et ceux qui l’ont relayé s’en excusent, il est déjà trop tard. Ce qui est en jeu n’est plus le combat de la vérité contre le mensonge, mais l’intérêt qui s’attache à leur différenciation.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) s’inquiète qu’une fausse information dont le caractère raciste aurait dû être soupçonné, imposant une vérification immédiate, puisse être relayée non seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi sur des chaînes publiques, par des journalistes soumis à une déontologie professionnelle. A cet égard, la LDH saisit l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique).

Elle exprime toute sa solidarité envers le maire de Saint-Denis, victime dès son élection d’une campagne raciste dont les médias, au lieu de s’en faire le relais, auraient dû faire le décryptage.

La confiance aveugle dans certains tweets, comme la pauvreté des réactions d’indignation sur cette séquence irrationnelle, témoignent un peu plus de la banalisation d’un racisme ordinaire. La LDH apporte tout son soutien à celles et ceux qui subissent chaque jour, la violence raciste, l’humiliation, et les foudres des fantasmes de l’idéologie d’extrême droite, non pour ce qu’ils disent réellement, mais pour ce qu’ils sont.

Paris, le 23 mars 2026

Soutien aux résidents du foyer Siqueiros

Des droits pour les résidents des foyers de travailleurs migrants
Alors que la transformation des foyers en résidence sociale par des démolitions suivies de
reconstruction se poursuit, il est temps que ces projets améliorent les droits des travailleurs
migrants.
La France a développé depuis les années 1930 des foyers pour les ouvriers célibataires venus
des colonies travaillant principalement dans l’industrie. Dès les années 1960, les organismes
gestionnaires partageaient une gestion paternaliste et infantilisante. Les règlements intérieurs
et les pratiques de gestion de ces foyers sont encore aujourd’hui structurellement maltraitants
et contraires au droit au logement et au droit à la vie privée et familiale, protégée par la
Convention Européenne des Droits de l’Homme. Les résidents de ces foyers ne bénéficient
pas des mêmes droits que des locataires. Les gestionnaires ne mettent à disposition qu’une
seule clef de leur chambre aux résidents et autorisent les gardiens et prestataires à entrer
sans préavis. Les règlements interdisent les visites d’amis et de membres de la famille. Les
chambres mesuraient environ 9 m² pour la plupart. Les résidents âgés qui font des allers-
retours entre le pays d’origine et la France, pour leur santé ou voir leur famille, sont les
premières victimes d’expulsions de ces foyers. Les surnuméraires occupant certaines
chambres de titulaires décédés et payant les redevances n’ont aucun droit. Les salles
polyvalentes ne sont plus accessibles. Depuis une vingtaine d’années, la transformation en
résidence sociale apporte des chambres plus spacieuses mais souvent en proportion moindre
que les besoins et ne propose pas d’amélioration des droits.
A Saint-Denis, la section de la LDH apporte son soutien aux résidents du foyer du gestionnaire
Adoma de la rue Siqueiros, près de l’université, qui sont en lutte pour que le projet de
transformation soit l’occasion :

  • de reloger sur place tous les résidents, y compris les surnuméraires ne bénéficiant pas
    de contrat, en prévoyant davantage que 198 chambres (alors que le foyer en comptait 304),
  • de fournir deux clefs et deux badges à chaque résident signataire d’un contrat,
  • d’accepter la présence d’aidants pour les résidents âgés en perte d’autonomie,
  • de bénéficier de contrat, pour les résidents surnuméraires qui ont payé la redevance
    d’occupation,
  • d’une maintenance, d’un entretien et d’une astreinte de meilleure qualité,
  • de signer une convention pour utiliser les salles polyvalentes,
  • de conserver leur place de stationnement aux véhicules indispensables à leur travail,
    Comme la LDH l’avait déjà demandé en 2022, la section LDH de Saint-Denis Plaine Commune
    demande aux parlementaires de prévoir que les résidents aient les mêmes droits que les
    locataires, les mêmes droits à la dignité, au logement, et à la santé en particulier.
    Le bureau de la section

15 janvier débat: Libertés dans l’espace public

L’espace public est notre bien commun.
C’est là que nos libertés fondamentales doivent pouvoir pleinement s’exercer, dans le respect des droits d’autrui et des règles de la vie en société.
Le droit de circuler dans l’espace public, le droit de s’y rassembler, le droit de s’y sentir en sécurité, le droit à l’égalité d’accès sans aucune discrimination, le respect de ces droits par chacune et chacun, le rôle des forces de l’ordre pour garantir nos droits et libertés…
Autant d’enjeux de notre quotidien sur lesquels nous souhaitons que toutes et tous puissent s’exprimer.
Aussi, nous vous proposons de venir en débattre en compagnie d’intervenantes et de candidats aux prochaines élections municipales.


Jeudi 15 janvier 2026 à 19h
Bourse du travail
Salle Louise MICHEL
11, rue GÉNIN 93200 Saint-Denis

Soutien aux membres du collectif Stop Violences Policières à Saint-Denis après l’incident survenu le 26 novembre 2025 à la Porte de Paris

La section a publié le communiqué suivant:

La section de Saint-Denis Plaine Commune de la Ligue des droits de l’Homme apporte son soutien aux membres du collectif Stop Violences Policières à Saint-Denis qui ont été pris à partie par des policiers municipaux et nationaux à la Porte de Paris le 26 novembre dernier.

Ces militants assuraient paisiblement un point d’information citoyenne et n’ont tenu, ni par écrit, ni par oral, aucun propos agressif ou insultant envers la police ou ses agents.

En revanche, certains policiers présents sur place ont eu des paroles et attitudes déplacées, voire menaçantes, notamment à l’endroit d’un journaliste.

De même, le relevé des pièces d’identité des militants puis la transmission de celles-ci via des boucles d’information non-officielles constitue une nouvelle dérive, inacceptable de la part d’agents tenus de respecter les procédures légales.

Notre section rappelle qu’elle n’est hostile ni à l’institution policière, ni à ses agents mais qu’elle veille à ce que les lois soient respectées par ceux qui, précisément, doivent être garants de l’ordre public et des libertés individuelles.

Il est à noter que ces faits se sont produits quelques jours après l’envoi à Monsieur le Maire de Saint-Denis d’une lettre ouverte rappelant nos attentes quant à l’attitude du personnel de la police municipale et à la transparence de son action.

Les interrogations exprimées dans son communiqué par le collectif « Stop Violences Policières à Saint-Denis », qui vont dans le même sens que nos demandes, doivent trouver une réponse de la part des autorités de tutelle des policiers impliqués dans cet épisode aussi déplorable qu’inquiétant.

Saint-Denis, le 4 décembre 2025

Lettre ouverte au maire de Saint-Denis à propos de la police municipale

À la suite de plusieurs témoignages mettant en cause certaines pratiques de la police municipale nous avons envoyé la lettre ouverte suivante au maire de Saint-Denis:

Monsieur le Maire,

Par la présente, nous faisons suite à notre entretien du 27 novembre 2024 avec Mme Badufle et votre directeur de cabinet concernant votre politique de prévention et de sécurité.

Depuis cet entretien, nous constatons, au travers des témoignages que nous avons recueillis ou qui nous parviennent spontanément, que certaines pratiques de la police municipale de Saint-Denis nuisent à la confiance entre les citoyennes et citoyens et l’autorité municipale. Plusieurs témoignages fiables illustrent des humiliations et violences subies par des habitants et des salariés : tutoiements, insultes, mises au sol étouffantes, inhalation de gaz toxiques, tirs de flash-balls, mises en fourrière arbitraires de véhicules. De plus, certains policiers municipaux s’arrogent le droit de procéder à des contrôles d’identité, illégaux, et que leur contexte ne démontre aucune nécessité.

Dans ces conditions, vous comprendrez que nous privilégions le format d’une lettre ouverte.

Le rôle d’une police municipale n’est pas d’organiser la violence légitime, contrairement à ce que nous a affirmé votre directeur de cabinet lors de notre entretien, et sa violence ne peut pas être acceptée si elle n’est fondée ni en droit ni avec graduation et évaluation des risques, c’est-à-dire après constat direct et certain d’un crime ou délit, pour mener la personne présumée à un officier de police judiciaire. Nous rappelons donc que le pouvoir de police du maire ne s’exerce que de manière nécessaire, adaptée et proportionnée.

Nous redisons donc l’urgence :

  • que les agents de police municipale, qui ont un devoir d’exemplarité, cessent toute violence corporelle et verbale illégale, et mettent en pratique l’évaluation des risques, et la désescalade, et si nécessaire, bénéficient de formations régulières à ce sujet.
  • de veiller à l’attribution rapide d’un numéro de référentiel et des organisations (RIO) à chaque agent de la police municipale en tenue dans l’espace public et à veiller à son port obligatoire.
  • de faire délibérer le Conseil Municipal sur le règlement intérieur de la police municipale.

Etant donné la répétition des alertes, nous saisissons le Défenseur des Droits pour qu’un examen de la police municipale soit engagé.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, à l’expression de notre considération citoyenne.

Traitement des étrangers à la sous-préfecture de Saint-Denis

Depuis un an, le Collectif pour le respect des droits des étrangers 93 dont la section LDH fait partie lutte pour l’amélioration du traitement des dossiers et des conditions d’accueil à la sous-préfecture de
Saint-Denis, et plus largement pour la régularisation de toutes les personnes sans titre de séjour.
À cette occasion le collectif à publié le texte ci-dessous

http://site.ldh-france.org/st-denis-93/files/2025/10/texte-anniversaire-CRDE93-V3-1.pdf

Le collectif sera reçu le 7 novembre à la sous-préfecture et appelle à un rassemblement de soutien à 13h30 (rue Catulienne).

Contrôles au faciès: enquête

La LDH lance une enquête pour rendre visibles les conséquences des contrôles au faciès en recueillant le ressenti des personnes qui en sont victimes. Pour plus d’information controlefacies@ldh-france.org

CONTRÔLES AU FACIÈS :ÇA SUFFIT !

Mercredi 26 février 2025, à Bobigny, deux élu.e.s de Seine-Saint-Denis ont été témoins d’un
contrôle d’identité humiliant, avec fouilles et palpations, sur deux jeunes gens par 3 policiers
nationaux. Alors qu’il se trouvait à proximité, Aly Diouara, député de la 5 ème circonscription de
Seine-Saint-Denis, s’est approché afin d’observer ce contrôle. Les policiers ont eu alors des
propos malveillants envers lui et l’ont menacé d’un pistolet à impulsion électrique (PIE –
communément appelé « taser »). Betty Saint-Ubert, adjointe au Maire de La Courneuve, présente
lors des échanges, a été placée en garde à vue pendant plusieurs heures sous le motif « d’injure
publique ».
Dans les heures qui ont suivi, le Préfet de Police de Paris, Laurent Nunez, postait sur le réseau
social un message de soutien aux fonctionnaires de police « qui n’ont fait qu’accomplir leur mission
dans le cadre de la République », repris par le compte personnel de Julien Charles, Préfet de Seine-
Saint-Denis, apparemment sans connaissance des circonstances exactes de ce contrôle ni
vérification des faits rapportés. Outre le fait que ces expressions publiques des préfets porte
manifestement atteinte à l’obligation d’impartialité à laquelle ils sont astreints comme tout
fonctionnaire, ces marques automatiques de soutien ne peuvent que renforcer le sentiment
d’impunité des agents dont le comportement est contraire au cadre de leur fonction et à la
déontologie des personnes dépositaires de l’autorité publique. A minima, on aurait attendu de
hauts fonctionnaires en responsabilité une première parole d’apaisement.
Il est très regrettable d’assister encore aujourd’hui à des contrôles d’identité au faciès dans les
quartiers populaires de Seine-Saint-Denis ou dans des lieux propices à la circulation d’un grand
nombre de personnes (gares, métro). L’Etat français a été condamné plusieurs fois par des cours
internationale (CEDH) et nationale, mettant en avant notamment (décision de la Cour de
Cassation du 9/11/2016) « qu’un contrôle d’identité fondé sur des caractéristiques physiques associées à une
origine réelle ou supposée, sans aucune justification objective préalable, est discriminatoire ». Nous déplorons
que ces décisions de justice ne soient pas mises en application par les fonctionnaires de police ni
surtout par leur hiérarchie.
Les jeunes des quartiers populaires de Seine-Saint-Denis subissent une maltraitance étatique à
travers ces contrôles d’identité répétés reconnus comme discriminatoires accompagnés, presque
systématiquement, d’amendes forfaitaires dont les motifs invoqués peuvent être considérés
comme particulièrement douteux, venant en se multipliant à endetter des familles pour des
années. A Saint-Denis, la colère des familles s’est exprimée lors d’un rassemblement, jeudi 27
février, contre le harcèlement policier, les contrôles policiers répétés en direction des jeunes des
quartiers, leur interpellation allant parfois jusqu’à la garde-à-vue, y compris de mineurs, suivie de
convocations dont les jeunes victimes sortent la majeure partie du temps sans aucune sanction
puisque ces arrestations sont reconnues « sans objet ».
La fédération LDH de Seine-Saint-Denis condamne ces contrôles d’identité discriminatoires et
réaffirme son soutien aux familles et aux jeunes victimes d’un choix politique de l’Etat contre les
habitant.es de ces quartiers. Elle condamne également le traitement irrespectueux des élu.e.s et
la disproportion de la mesure de garde à vue ayant visé Betty Saint-Ubert, qu’elle assure de son
soutien.
Saint-Denis, le 2 mars 2025