« Les dirigeants européens qui refusent de parler de génocide à Gaza accordent une impunité à Israël »

« Je suis un universitaire spécialiste des génocides. Je sais quand j’en vois un » : ainsi s’exprimait Omer Bartov, historien de la Shoah, dans le « New York Times » en 2025. Il est l’invité de « Mediapart », alors que sort en France son dernier livre, « Israël, une course vers l’abîme » (Seuil).

Palestine : La guerre comme seul horizon

Pendant les bombardements sur l’Iran, les massacres continuent à Gaza, en Cisjordanie et s’intensifient au Liban.

A Gaza, l’armée d’occupation a déjà annexé 53 % du territoire. L’illégale frontière est tracée par une ligne jaune mouvante, elle-même précédée d’une autre zone mouvante dite de protection.

En même temps l’espace humanitaire se ferme. Si les Gazaouis meurent moins sous les bombes, ils meurent à petit feu de faim, de maladies, de manque de soins, d’abandon, de manque d’eau. Et d’abord meurent les enfants. Dans l’indifférence générale.

Privés de soins et de capacité de survie autonome, les Palestiniens sont invisibilisés. Privés de toute existence politique, ils n’existent plus. Ce sont des puissances extérieures qui décident de leur sort.

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Etats Unis : La politique du désastre

Enivrés par leur folie meurtrière Trump et Netanyahou se sont lancés dans une guerre massive contre l’Iran dont la population est la première victime.

Outre les destructions massives, les bombardements  sont responsables de plus de 1700 morts et 15000 blessées, de plus de 3 millions de déplacées, sans compter la faim, la soif, le stress, les chocs psychologiques, la misère. La pollution due aux attaques de sites industriels, notamment pétroliers, aux produits toxiques libérés par les bombes et les missiles aggrave la situation des iraniennes. Dans les villes comme Téhéran sites militaires, quartiers historiques et civils, densément peuplés, sont étroitement imbriqués. Les attaques contre des usines de désalinisation, dans un pays  qui a connu l’an dernier une terrible sécheresse et fait face à un stress hydrique majeur constituent des crimes de guerre.

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