Pendant les bombardements sur l’Iran, les massacres continuent à Gaza, en Cisjordanie et s’intensifient au Liban.
A Gaza, l’armée d’occupation a déjà annexé 53 % du territoire. L’illégale frontière est tracée par une ligne jaune mouvante, elle-même précédée d’une autre zone mouvante dite de protection.
En même temps l’espace humanitaire se ferme. Si les Gazaouis meurent moins sous les bombes, ils meurent à petit feu de faim, de maladies, de manque de soins, d’abandon, de manque d’eau. Et d’abord meurent les enfants. Dans l’indifférence générale.
Privés de soins et de capacité de survie autonome, les Palestiniens sont invisibilisés. Privés de toute existence politique, ils n’existent plus. Ce sont des puissances extérieures qui décident de leur sort.
En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, Israël accélère l’annexion en facilitant les expropriations des Palestiniens, en simplifiant les procédures administratives, en multipliant les constructions de logements pour les colons. Les raids de l’armée et des colons, les arrestations et emprisonnements, la multiplication des checks points, la destruction des oliveraies, la confiscation de l’eau, l’explosion du chômage, rendent la vie impossible. Les Palestiniens sont forcés par l’armée d’occupation et les colons à partir vers les zones urbaines. L’objectif est le même qu’à Gaza déplacer/remplacer la population, la concentrer dans des ghettos, la fragiliser en interdisant l’entrée des humanitaires, en détruisant l’UNRWA, dans une logique d’anéantissement de toute une société. Et tout cela se fait dans le mutisme et le laissez faire international.
Les Palestiniens vivant en Israël subissent eux un apartheid de plus en plus dur, sous une surveillance militaro-policière renforcée et dans une atmosphère raciste de plus en plus lourde.
Au Liban, Israël a intensifié sa guerre qui de fait n’avait jamais cessé depuis l’accord de novembre 2024. L’armée d’occupation a annexé une bande de territoire dans le Sud-Liban mais aussi en Syrie, chassant les populations et rendant les terres incultes par des épandages de glyphosate.
Le gouvernement israélien dominé par les suprémacistes impose sa domination meurtrière sur toute la région. Les pays voisins, Syrie, Liban, sont maintenus dans un chaos social et économique par un interventionnisme guerrier. Cette stratégie soutenue par la puissance financière et militaire étatsunienne et, à bas bruit, par l’Union européenne et la France, est sans issue et implique la guerre permanente. Seule l’application du droit international doit régir les relations entre les peuples.
Daniel Trillon
Président d’honneur
Section de Châtellerault de la LDH
Article tiré du Châtellerault Liberté n°44