Table-ronde : Moyen-Orient : la guerre sans droit ni loi ?

Quelles limites morales et juridiques peut-on encore imposer à ceux qui mènent la guerre, alors que les infrastructures vitales pour les civils sont désormais ouvertement désignées comme cibles et qu’un président se sent autorisé à menacer d’anéantir une civilisation ?

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Une femme membre du Croissant-Rouge iranien près de la raffinerie de pétrole de Shahran touchée par une frappe, au nord-ouest de Téhéran, le 8 mars 2026. ©AFP
Une femme membre du Croissant-Rouge iranien près de la raffinerie de pétrole de Shahran touchée par une frappe, au nord-ouest de Téhéran, le 8 mars 2026. ©AFP

Palestine : La guerre comme seul horizon

Pendant les bombardements sur l’Iran, les massacres continuent à Gaza, en Cisjordanie et s’intensifient au Liban.

A Gaza, l’armée d’occupation a déjà annexé 53 % du territoire. L’illégale frontière est tracée par une ligne jaune mouvante, elle-même précédée d’une autre zone mouvante dite de protection.

En même temps l’espace humanitaire se ferme. Si les Gazaouis meurent moins sous les bombes, ils meurent à petit feu de faim, de maladies, de manque de soins, d’abandon, de manque d’eau. Et d’abord meurent les enfants. Dans l’indifférence générale.

Privés de soins et de capacité de survie autonome, les Palestiniens sont invisibilisés. Privés de toute existence politique, ils n’existent plus. Ce sont des puissances extérieures qui décident de leur sort.

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Etats Unis : La politique du désastre

Enivrés par leur folie meurtrière Trump et Netanyahou se sont lancés dans une guerre massive contre l’Iran dont la population est la première victime.

Outre les destructions massives, les bombardements  sont responsables de plus de 1700 morts et 15000 blessées, de plus de 3 millions de déplacées, sans compter la faim, la soif, le stress, les chocs psychologiques, la misère. La pollution due aux attaques de sites industriels, notamment pétroliers, aux produits toxiques libérés par les bombes et les missiles aggrave la situation des iraniennes. Dans les villes comme Téhéran sites militaires, quartiers historiques et civils, densément peuplés, sont étroitement imbriqués. Les attaques contre des usines de désalinisation, dans un pays  qui a connu l’an dernier une terrible sécheresse et fait face à un stress hydrique majeur constituent des crimes de guerre.

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