
Lettre de Dominique Guilbert Secrétaire Général de la LDH au Maire de Conflans.
Malgré l’importance de l’Assemblée nationale dans l’élaboration et le vote des lois comme dans le contrôle de l’action du gouvernement, les électrices et les électeurs ont boudé les urnes comme jamais au premier tour de ce type d’élections. Moins d’un électeur sur deux s’est déplacé, marquant sa défiance envers les offres politiques qui lui étaient proposées.
De par le mode de scrutin, une coalition présidentielle prévisible est en mesure d’emporter une très large majorité, avec à peine un tiers des voix exprimées. La diversité des sensibilités serait faiblement représentée au sein de la future Assemblée et son rôle, ainsi que la qualité du débat démocratique, risquent d’en être affaiblis.
Ces résultats confirment l’urgence à revoir en profondeur le fonctionnement de notre démocratie et de nos institutions pour corriger dérives et carences, en offrant plus de place aux débats contradictoires, à l’implication et au contrôle citoyens.
C’est pourquoi la LDH appelle à une mobilisation citoyenne forte au second tour des élections législatives.
Inquiète des 2,99 millions de voix qui se sont portées sur le parti d’extrême droite de Marine Le Pen, la LDH appelle à faire barrage à tous ses candidats, aux idées de haine et d’exclusion.
Elle invite les citoyen-ne-s à apprécier leur choix à la lumière des enjeux qui engagent l’avenir :
– la promotion d’une démocratie plus forte et participative, qui associe mieux les citoyen-ne-s aux décisions qui les concernent ;
– la défense des droits et libertés, individuels et collectifs, confortés, particulièrement par des droits économiques et sociaux protecteurs et facteurs d’une solidarité pour tous ;
– le refus de la stigmatisation de catégories de population et d’un Etat policier, sous couvert de lutte contre le terrorisme ;
– la réaffirmation d’un Etat de droit, où les juges contrôlent l’action de l’exécutif, refusant l’état d’urgence et l’inscription des mesures d’exception dans le droit commun.
Paris, le 12 juin 2017
Si ce que révèle le quotidien Le Monde est exact, le gouvernement entend introduire dans le droit commun des mesures comme l’assignation à résidence, la pose de bracelets électroniques ou les perquisitions administratives, sous la seule décision d’un préfet.
De telles mesures piétineraient les libertés individuelles et collectives et nous feraient basculer dans un autoritarisme d’Etat. A défaut de sortir de l’état d’urgence, la France entrerait durablement dans un régime d’exception.
Loin de ne concerner que les actes de terrorisme, ces mesures s’appliqueraient indifféremment à une large gamme de délits. Chacun pourrait alors être victime de cet arbitraire. Aujourd’hui déjà, nous voyons des dispositions inscrites dans l’état d’urgence utilisées contre des militants associatifs, syndicaux ou politiques.
Que ce délirant cocktail liberticide, qui s’ajoute à une jurisprudence désastreuse et aux lois déjà votées, ait pu s’écrire dans les bureaux d’un ministère et être approuvé par les plus hautes autorités de l’Etat laisse à penser qu’elles entendent pratiquer une démocratie soumise plutôt que de respecter les règles de l’Etat de droit.
A la veille des élections législatives, La Ligue des droits de l’Homme appelle les électeurs et les électrices à tenir compte des projets du gouvernement et du président de la République dans leurs choix.
Dans ce cadre, la Ligue des droits de l’Homme souligne que l’égalité des droits doit demeurer le cœur battant du contrat républicain. Elle rappelle que la liberté, toujours, doit prévaloir sur la tentation d’un horizon rabougri au sécuritaire. Elle réaffirme que la fraternité est plus que jamais à défendre face aux politiques de haine et d’exclusion, face à la mise en concurrence de tous avec tous. Faire face à cette triple exigence renvoie à l’urgence de choix et de politiques de solidarité.
La Ligue des droits de l’Homme appelle les citoyennes et les citoyens à défendre et faire vivre cette perspective à travers leurs choix lors des élections législatives, dont le résultat déterminera largement l’avenir politique de notre pays.
Paris, le 8 mai 2017
en avant-première (sortie nationale le 5/4)
‘Corporate’Sur un sujet sensible qui affecte, à des degrés divers (stress, souffrances psychiques, ‘burn out’…) des millions de salariés et leurs proches, un film de fiction inspiré du réel, de situations générées par des pratiques actuelles d’organisation du travail… avec des comédiens renommés tels que Céline Sallette, Lambert Wilson…
Débat après projection
avec des membres de l’équipe du film, notamment
La bande annonce http://diaphana.fr/film/corporate-2.
le 58è Ciné débat de la LDH à guichet fermé!

La salle était pleine, près de 90 personnes étaient présentes pour la projection en avant première de ‘CORPORATE’ et pour le débat.
Un superbe film qui montre la réalité des souffrances psychologiques au travail dans notre société de productivisme qui néglige l’humain.
Merci à l’équipe de CINEVILLE pour cette belle soirée.


L’affaire Théo n’est « pas un accident, pas un fait divers », a répété le président de SOS Racisme Dominique Sopo : « C’est un problème structurel de violences policières que la France doit avoir la maturité de traiter. »
Pour Pierre Tartakowsky, président de la LDH, il est urgent d’ouvrir « un grand chantier sur la sécurité publique ».
Les organisateurs ont réclamé le retour de la police de proximité, la formation des policiers aux préjugés raciaux et la remise d’un récépissé lors des contrôles d’identité
Communiqué commun : le Cran, la LDH, la Licra, le Mrap, SOS Racisme
En cette circonstance, la violence policière a pris un caractère sexuel et raciste. Des insultes comme « salope », « négro », « bamboula » auraient été proférées.
Depuis des années, la question des violences policières est posée. Qu’elles aient ou non un caractère racial, elles portent atteinte à la sécurité des citoyen-ne-s et à la crédibilité de la police elle-même. Or nous avons besoin d’une police forte et juste. Ce quinquennat ne peut s’achever sans qu’on mette en œuvre un véritable plan contre ce fléau, qui mine notre République. La violence ne peut être une réponse. A la République de démontrer que ses outils sont les seuls qui vaillent.
C’est pourquoi nous demandons de toute urgence à être reçus par monsieur le Président de la République, monsieur le Premier ministre et monsieur le ministre de l’Intérieur pour nous assurer de la mise en place de solutions concrètes, pour mettre fin à ces abus et rétablir la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre.
Paris, 8 février 2017
la section de Verneuil sur Seine et environs
organise le 27 janvier à 20h45
à l’espace Maurice Béjard
une conférence en présence de l’arrière petite fille d’Emile Zola.
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Une expo sur les Droits de l’Homme
aura lieu à la Médiathèque de Verneuil
du 10 janvier au 3 février 2017