Lectures à Etaules

Après La Tremblade et avant Breuillet, les « Diseurs de mots » ont posé leurs livres à Etaules pour une heure de lecture.

Quelques images :

Cercle de silence

Le prochain Cercle de silence du pays royannais se réunira samedi 11 février, de 15 heures à 16 heures, sur l’esplanade Kérimel de Kerveno à Royan à l’appel de l’ACAT, Amnesty International, ATTAC, le CCFD, la CGT, EELV, la LDH, le PRG, le PCF et le PS.

Ce cercle de silence se réunit tous les deuxièmes  samedis du mois de 15 heures à 16 heures sur l’esplanade Kérimel de  Kerveno à Royan, depuis maintenant trois mois, avec en moyenne une trentaine de personnes.

Par leur participation au cercle du silence , les citoyens  :

– dénoncent les obstacles administratifs qui visent à rendre de plus en  plus difficile l’obtention d’un titre de séjour et contraignent des hommes,  des femmes, des familles entières à vivre et à travailler dans la clandestinité et la peur, privés de tout projet et de conditions de vie simplement décentes.

– refusent cette chasse aux étrangers qui inflige aussi des traumatismes profonds à ceux qui en sont les témoins, à la société toute entière, aux enfants particulièrement. Les atteintes à la dignité de quelques-uns blessent tous les hommes dans leur humanité.

– dénoncent les conditions de détention inhumaines dans les Centres de Rétention Administrative et les zones d’attente des aéroports (pouvons-nous accepter que des enfants soient emprisonnés dans des Centres de Rétention ?).

– refusent que la police vienne arrêter des familles qui, arrachées à leur propre pays souvent au péril de leur vie et moyennant un prix et des risques élevés, ont cru trouver ailleurs des moyens d’existence.

Nous voulons que la France redevienne un pays d’accueil enrichi par le  travail et la diversité des êtres humains venus du monde entier.  Nous pensons qu’il est important d’engager une réflexion collective sur le respect des Droits de l’Homme en France et en Europe, parce que la  machine d’Etat qui brise des vies chaque jour ne se grippera que si chacun  y apporte son grain de sable.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’associer à notre  protestation de façon non-violente et silencieuse à se joindre au cercle de silence qui rassemble des femmes et des hommes venus de divers horizons, quelles que soient leurs convictions philosophiques, politiques ou religieuses.

Il est évidemment possible de se joindre au cercle pendant une durée plus courte qu’une heure.

Il y a plus de 150 cercles de silence en France, dont en Charente-Maritime, à La Rochelle, Saintes et Rochefort.

En avant-première !

En avant-première aux rencontres, nous vous proposons des lectures-témoignages, poétiques ou romanesques, d’Afghanistan à la France, de Kaboul à Calais en passant par Harlem et Bayonne.

Ces séances de lectures vous présenteront la variété des destins, des expériences et des regards de ces « étranges étrangers » chantés par Jacques Prévert :

Bibliothèques :
La Tremblade, mercredi 8 février, 18h
Etaules, vendredi 10 février, 18h45
Breuillet, samedi 11 février, 10h
Royan, mardi 14 février, 18h30
Le Gua, mercredi 15 février 18h30
Meschers, jeudi 16 février, 18h30

et au Palais de congrès de Royan, lors des « RDV littéraires », 18h, le 21 février

Au programme :
« Entre chagrin et néant, audiences d’étrangers » de Marie Cosnay , Cadex éditions
« Assommons les pauvres », de Shumona Sinha, éditions de l’Olivier
« Opium Poppy », de Hubert Haddad , Zulma éditions
« Paris en noir et black », d’Eddy Harris, éditions Liana Lévi.

Lectures assurées par « les Diseurs de Mots ».

A Arvert, expo "migrants et citoyens"

L’office du tourisme d’Arvert accueillera à partir du 6 février l’exposition « Migrants et citoyens » réalisée par la Ligue des Droits de l’Homme.

L’exposition présente la question de la citoyenneté des migrants sous un angle historique et actuel, dans le contexte juridique et social français.

Quatre thématiques sont successivement abordées :

« De la nationalité à la citoyenneté »

Comment être citoyens sans l’égalité des droits ?

« France terre d’accueil, terre d’écueils »

Un citoyen de seconde zone n’est pas un citoyen.

« Socialement citoyen ? »

Actions militantes, actions citoyennes.

« Le combat des urnes »

La mise en œuvre de l’égalité passe par l’accès de tous au suffrage universel.

    

    

        

        

    

    

        

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Aux livres, citoyens !

Le journal Sud-Ouest a publié mercredi 25 janvier un long article sur les Rencontres du livre et du citoyen :

Mercredi 25 janvier 2012 à 06h00
Par didier piganeau

Royan

Aux livres, citoyens !

Les premières Rencontres du livre et du citoyen auront lieu les 25 et 26 février.

Patrick Frêche : « Nous nous sommes inspirés du poème

Patrick Frêche : « Nous nous sommes inspirés du poème « Étranges étrangers », de Jacques Prévert, pour lancer cette première édition des Rencontres du livre et du citoyen ». (PHOTO D. P.)

Ce pourrait être l’ébauche ou le prélude d’un salon du livre dans la bonne ville de Royan : les samedi 25 et dimanche 26 février, se tiendront les premières Rencontres du livre et du citoyen. Une manifestation littéraire organisée par la Ligue des droits de l’homme et la Librairie du Rivage (1).

Patrick Frêche, directeur de la librairie, se veut tout de suite très clair et tient à lever toute ambiguïté : « La Ligue des droits de l’homme est un mouvement apolitique. Le livre et le citoyen – entendons par là, la personne responsable -, c’est normal que ça se rencontre. »

Cette idée de rendez-vous littéraire germe depuis juin dans l’esprit de Patrick Frêche et d’Emmanuelle Stroesser, vice-présidente royannaise de l’association des Droits de l’homme. Et c’est le titre d’un poème de Jacques Prévert, « Étranges étrangers » (2), qui a inspiré le thème de cette première édition qui sera intitulée : « Peuples et migrations ».

Aux Jardins du monde« Le livre et la lecture sont des outils de la construction de la compréhension du monde, de la société et donc de la citoyenneté », résume Patrick Frêche. Depuis huit mois, il travaille, avec Emmanuelle Stroesser, à l’élaboration du programme de ces deux journées. « Nous avons sollicité des écrivains, bien sûr, mais aussi des journalistes, des chercheurs d’horizons très divers. Bref, tous ceux qui travaillent pour la littérature actuelle, de fiction ou documentaire, et peuvent aider à comprendre les mutations, les enjeux de la société, les particularismes, les migrations, les conditions de vie des migrants ; comment ces images sont transcrites en littérature… »

Les Jardins du monde vont connaître une seconde vie, au moins l’espace de ces deux jours, puisque c’est cet établissement, fermé au public depuis le 1er janvier, qui a été choisi pour accueillir ces Rencontres. Une façon élégante et intelligente de… tourner la page. Et c’est plus précisément dans le grand hall d’accueil que se tiendront les expositions et tables rondes.

« Il fallait un endroit vaste et original pour une manifestation aussi importante. Je crois que nous l’avons trouvé, se réjouit le libraire. C’est en tout cas plus convivial et plus adapté que le Palais des congrès… »

17 invités confirmésPour l’instant, pas moins de 17 écrivains, journalistes, éditeurs et universitaires ont confirmé leur venue aux Rencontres, dont le parrain sera Alberto Manguel, écrivain né en Argentine, grand défenseur du livre et de la lecture (lire ci-contre). Cinq tables rondes sont au menu de ces deux jours, ainsi que des dédicaces, des expositions de bandes dessinées et de photos de l’artiste italienne Sara Prestianni. Un coin pour les enfants est également prévu.

Et avant les deux journées, des interventions seront organisées dans les bibliothèques de quatre communes de la Communauté d’agglomération. C’est ce que l’on appelle des Rencontres bien préparées…

(1) Avec le soutien de la Communauté d’agglomération de Royan Atlantique (Cara), de la ville de Royan, de la Région Poitou-Charentes. Le Conseil général de Charente-Maritime, qui a été sollicité, n’a pas encore donné de réponse. (2) On trouve ce poème dans le recueil intitulé « Grand bal du printemps » (1951).

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© www.sudouest.fr 2012
Article publié sur notre site avec l’autorisation de M Piganeau

Cliquez ici pour lire l’article en ligne

La BD et les rencontres

Invités : Christophe Dabitch, Jeff Pourquié, Aurélien Ducoudray.

Parmi les vingt et quelques auteurs invités aux Rencontres du livre et du citoyen trois arrivent directement du monde de la bande dessinée.
Que viennent-ils faire parmi tous ces messieurs/dames qui vont sur deux jours nous informer, nous passionner, titiller notre réflexion sur les désordres de notre monde ?
La B.D. peut-elle délivrer un message politique ?
Est-elle un levier politique ?
La B.D. ! Quoi ? Ce n’est pas que Mickey et Tintin ? Un genre pour enfants éternels, voire adultes incultes ?

Ces rencontres vous démontreront que la B.D. , pour qui l’ignore, pour qui appréhende mal ce genre littéraire, recèle parmi ses 5000 publications annuelles des brûlots politiques, des engagements idéologiques, des enquêtes journalistiques. Que de Tintin qui bouffait allègrement et sans finesse du communiste à Maus d’Art Spiegelman 60 ans ont passés, et la B.D. devenue adulte n’a cessé d’élargir son champ graphique et textuel pour sans crainte et souvent avec effronterie et modernisme aborder toutes questions même ardues, politiques ou sociétales.
Au passage les codes éditoriaux traditionnels ont sautés ! Fini l’album 48 pages avec 8 cases bien rangées, tout est possible maintenant et la B.D. engagée, celle qui nous intéresse, lors des rencontres, trouve souvent son format dans le style « Roman graphique ». Album épais, gros comme un roman traduction de l’américain «  Graphic novel » le roman graphique sous sa forme atypique s’oppose ainsi à le «  Franco-belge », renouvelle le genre et ouvre un champ illimité, parce que sans code et sans complexe à une génération d’auteurs passionnants et passionnés.

A la Grande Librairie, lors des Rencontres vous sera présentée une soixantaine de B.D. représentatives de cet nouvel élan du 9ième art.

L’affiche

Un grand merci à Etienne Davodeau qui nous autorise à reprendre comme affiche des Rencontres le dessin de couverture qu’il avait réalisé pour la B.D. «  Immigrants » éditée chez Futuropolis.

La B.D.  «  Immigrants »

Cette B.D. nous sert de fil conducteur.
Sur 120 pages couleurs Christophe Dabitch ( invité ) a recueilli le témoignage de 11 immigrants, parfois venus des anciennes colonies, ayant trouvé asile en France. Ils se nomment Naïma, Misa, Reynad, Hamid, Iray… Ils viennent de Turquie, d’Uruguay, d’Angola, de Roumanie… Pour de raisons économiques ou politique, leurs parents ou eux-mêmes ont dû quitter leur pays pour la France. Ces témoignages dessinés sont entrecoupés par six textes d’historiens, spécialistes de la question, qui replacent les raisons de l’immigration dans l’histoire de notre pays.

Jeff Pourquié, l’un des dessinateurs sera là pour dédicacer à la demande.

L’exposition

Nous avons la chance et le plaisir de pouvoir vous présenter 34 planches originales extraites de la B.D. «  Immigrants » , des dessins originaux donc d’Etienne  Davodeau, Benjamin Le Flao, Jeff Pourquié, Simon Hureau, Etienne le Roux, Christian Durieux… Etc…

La B.D. « Békame »

Écrit par Aurélien Ducoudray, ce docu-fiction est né de l’envie qu’il a eu de faire vivre le témoignage de migrants clandestins, qu’il a côtoyés aux débuts des années 2000, en sa qualité de photographe de presse.
Il y est question de Sangatte, que l’on peut voir comme un endroit où l’on s’est réellement occupé des migrants (à la place de l’état), mais que l’on peut aussi considérer comme le réservoir de chair fraîche des passeurs, un Eldorado pourri…
Et c’est aussi, et surtout, l’histoire terrible de deux frères perdus corps et morale dans la misère de la clandestinité

Bilel est un jeune adolescent, qui se fait appeler Békame, comme son idole, le footballeur anglais. Il est arrivé clandestinement en France, pour tenter de retrouver son frère Ahmed, qui y réside depuis deux ans. Ils ont le projet de partir en Angleterre, tous les deux.
Pour le moment, entassés dans un hangar et dépouillés de leurs papiers, les clandestins sont à la merci des passeurs. Errant dans la ville, il fait la rencontre de Victor, un jeune punk débrouillard, qui lui apprend quelques combines et lui fait passer une nuit dans un squat où traînent de nombreux SDF.
Le lendemain, semant ses vignettes Panini au gré du hasard, comme pour envoyer un message à son frère, il est attiré par des gamins disputant un match de foot. Leur entraîneur, M. Assane, lui-même issu d’une famille immigrée, accepte de le prendre chez lui et de l’aider à retrouver son frère.
Bilel y parvient enfin, au détour d’une rue, mais la rencontre est brutale car Ahmed (alias « Patrick ») travaille avec les passeurs…
Des ateliers clandestins aux campements sauvages d’immigrés, en passant par le trafic d’humains, Bilel découvre les conditions impitoyables de ces gens qui ont quitté la misère de leur pays pour en trouver une nouvelle, dans une société déshumanisée et bien sombre

Jeff Pourquié et Aurélien Ducoudray seront présents pour dédicacer «  Békame ».

Les invités

Christophe Dabitch

Christophe Dabitch est né en 1968. Il vit à Bordeaux.
Après des études de lettres, il est devenu journaliste indépendant en presse écrite et télévision.
Il est auteur de livres historiques et de carnets de voyages et scénariste de B.D.

2003 : Voyage aux pays des Serbes, illustré par David Prudhomme (Éditions Autrement).
2005 : Les Capucins, géographie du ventre, ouvrage collectif sur un quartier populaire de Bordeaux (Éditions Le Cycliste).
2006 : publication des deux volumes de Abdallahi, dessin de Jean-Denis Pendanx (Futuropolis), qui obtient le Prix de la meilleure bande dessinée historique aux Rendez-Vous de l’Histoire de Blois.
2008 : Premier volume du triptyque Jeronimus avec Jean-Denis Pendanx.
2009: Jeronimus, second volume, avec Jean-Denis Pendanx et Mauvais Garçons, 2 tomes, avec Benjamin Flao, éditions Futuropolis.
2010. Fin du triptyque de Jeronimus.
2011: Parution d’Immigrants, collectif co-édité avec l’association BD Boum. Sous la direction de Christophe Dabitch, l’ouvrage recueille 13 témoignages, mis en images par 13 auteurs de bande dessinée.

Jeff Pourquié

Jeff Pourquié a 48 ans. Il est né à Toulouse et vit en région parisienne.

Dans l’univers de Jeff Pourquié se croisent pêle-mêle bande dessinée, peinture, graphisme, illustration, scénographie, guitare jazz manouche.

2000 : Des méduses plein la tête, avec Patrick Pécherot (Casterman),
adaptation d’un épisode du Poulpe : La Bande Décimée d’après Jean-Luc Cochet (6 Pieds Sous Terre).
2001 : Ciao Pékin (Casterman).
2003 : Vague à Lame, avec Patrick Pécherot (Casterman).
2010 : il participe au collectif Immigrants, coédité par Futuropolis et le festival Bd Boum

Aurélien Ducoudray

Aurélien Ducoudray est né en 1973 à Chateauroux et vit dans un petit village de l’Indre.
Titulaire d’un bac économie et d’une licence d’anglais ratée, Aurélien Ducoudray a touché à toutes les facettes du journalisme. Photographe de presse, journaliste rédacteur écrit, journaliste reporter de télévision, on lui doit de nombreux documentaires.

Après Championzé (avec Eddy Vaccaro, Futuropolis, 2010) et La Faute aux chinois (avec François Ravard, Futuropolis, 2011), il travaille en ce moment sur différents projets, dont une autre biographie de boxeur avec Eddy Vaccaro sur Young Perez, et Bekame avec Jeff Pourquié pour les éditions Futuropolis.

Trois nouveaux écrivains

DERNIERE MINUTE

Trois nouveaux écrivains seront présents aux rencontres dans le cadre de la table ronde « Hommes et migrations »:

  • Khadi Hane (femme de lettres sénégalais)
  • Edouardo Manet (écrivain et cinéaste français d’origine cubaine)
  • Abdelkader Djemaï (écrivain d’origine algérienne)

25-26 février 2012 : prenez date !

Les « Rencontres du livre et du citoyen » auront lieu le samedi 25 et dimanche 26 février 2012, dans un lieu insolite (les Jardins du monde du Royan) mais symbolique compte tenu du thème choisi pour ce premier chapitre : « peuples et migrations ».

Portée par les valeurs de paix, de tolérance et de respect des individus, quelles que soient leur origine et leur croyance, l’annonce de cette manifestation est un beau message pour l’année qui vient !

La première édition de ce rendez-vous culturel autour de la littérature et des grandes questions de société est parrainée par l’écrivain Alberto Manguel.

Ces deux jours seront rythmés autour du livre (littérature de fiction ou documentaire) et de l’image (bandes dessinées, vidéo) pour poser des questions simples, réalistes et vitales concernant l’autre, cet « étrange étranger ».
Cinq tables rondes et presqu’autant de rencontres alterneront, animées par des critiques ou personnalités littéraires (dont Martine Laval, notre précieuse consultante pour l’organisation de ces Rencontres), la revue Hommes et Migrations (de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration), et en présence du secrétaire général de la LDH.
Autour d’un grand stand librairie où les auteurs dédicaceront leurs ouvrages récents, le public aura également accès, gratuitement, à des expositions originales. De la BD « Immigrants » (ed. Futuropolis), coordonnée par Christophe Dabitch, avec des planches notamment de Davodeau qui nous a accordé le copyright pour l’affiche. Des photos de Sara Prestianni, pour son livre  » Je me suis réfugié là « . Et des projections vidéo (dont « l’histoire de l’immigration en France » 2 siècles d’immigration en 40 minutes, « on bosse ici, on reste ici », « amoureux au ban public »).
Parmi les auteurs (écrivains, ethnologues, sociologues ou journalistes) invités, quelques noms :
Michel AGIER, Marie COSNAY, Christophe DABITCH, Hubert HADDAD, Eddy HARRIS, Salim HATUBOU, Nicolas JOUNIN, Moussa KONATE, Danielle SCHRAMM, Shumona SINHA, Emmanuel TERRAY, Lucie TOURETTE ou encore Catherine de WENDEN.
En amont de ces rencontres, des animations sont prévues avec des écoles du pays royannais ainsi que les bibliothèques.
Cette manifestation est proposée par la Ligue des Droits de l’Homme de Royan et du pays royannais qui a reçu pour cela le soutien de la région Poitou-Charentes, de la DRAC, de la Communauté d’agglomération Royan Atlantique ainsi que de la ville de Royan.

Soirée autour de la culture et du milieu carcéral

Soirée autour de la culture et du milieu carcéral

            Relais à Saint Georges de Didonne

Mercredi 9 Juin à partir de 18h

Romain Dutter a relaté son expérience de coordinateur culturel au centre pénitentiaire de Fresnes dans la BD Symphonie carcérale, petites et grandes histoires des concerts en prison, réalisée avec le dessinateur Bouqé (Éd. Steinkis, 2018). Il propose aussi une réflexion sur la pertinence de la musique, de la culture, du travail social plus largement, de tous ces projets mis en place à destination des publics dits « empêchés », « éloignés » de la culture.

Le film d’Emmanuel Courcol est projeté dans le cadre des avants-premières Télérama.

Plateforme contre les discriminations

Suite aux annonces du Président de la République, la Défenseure des droits (DDD) a été chargée de mettre en œuvre une plateforme de lutte contre les discriminations (joignable par téléphone et discussions instantanées en ligne), destinée à simplifier le signalement des discriminations et à permettre l’accompagnement et l’écoute des victimes, et ce dans tous les domaines: emploi, logement, éducation, santé, sport, contrôles d’identité́…

La plateforme, officiellement lancée le vendredi 12 février, peut être contactée par téléphone via:

Un numéro de téléphone à quatre chiffres: le 3928

Un site internet/,https://www.antidiscriminations.fr/ doté d’un tchat


Disponible du lundi au vendredi (9h-18h),
Un accès spécifique pour les personnes sourdes et malentendantes.


Rassemblement et prise de parole contre la loi Sécurité Globale, 23 Janvier 2021 à Royan.

Rassemblement et prise de parole contre la loi Sécurité Globale, 23 Janvier 2021 à Royan.

« Depuis plusieurs années nous vivons de façon quasi permanente en État d’urgence.
Déjà en 1991 au moment de la guerre du Golfe apparaissait le plan Vigipirate, régulièrement réactualisé depuis et intensifié en 2015 à la suite de l’attentat contre Charlie Hebdo.
A un État d’urgence contre le terrorisme s’ajoute depuis 2020 l’État d’urgence sanitaire.

Une situation d’exception est donc devenue la norme avec toutes les conséquences que nous connaissons :

– projets et propositions de loi adoptés en procédure accélérée
– décisions prises sans contrôle judiciaire
– dégradation du débat démocratique
– toujours plus de pouvoir concentré dans les mains de l’exécutif.

La France fait figure d’exception parmi nos voisins européens.

Dans ce contexte anxiogène, il est facile, et pratique, pour les pouvoirs publics d’entretenir et de cultiver les peurs.
Le vocabulaire guerrier utilisé par le président de la République au début de la pandémie a bien joué ce rôle.
Les termes « guerre, mobilisation générale, ennemi » ont fait peser d’emblée sur le pays une chape de peur et de méfiance généralisée.

Dans une société déjà fragilisée par la crise sociale et le poids des inégalités, une société muselée par les peurs: du terrorisme, de l’étranger, de la maladie et de la précarité, faire de  l’autre  une source d’insécurité permanente permet de désolidariser, d’isoler et de séparer.

C’est une méthode qui a fait ses preuves et qui permet, à terme, d’accroître le contrôle de l’État.

Sous prétexte de protéger la population, il devient facile alors de proposer une offre sécuritaire qui emporte l’adhésion.

Depuis 1 an les pouvoirs publics s’engagent dans une voie toujours plus répressive et optent pour des moyens accrus de surveillance sans concertation avec la société civile et sans égard pour les droits fondamentaux.

Le plus bel exemple est ce projet de Loi de Sécurité Globale qui nous rassemble aujourd’hui et dont plusieurs articles sont inquiétants.

Déjà voté par l’Assemblée nationale le 24/11, il doit encore être examiné par les Sénateurs fin janvier.
Il prévoit, entre autres :
– l’interdiction de diffuser des images de policiers
– le transfert de compétences aux policiers municipaux et aux agents de sécurité privée
– l’utilisation de drones pour surveiller la population

On y voit également apparaître la possibilité nouvelle de sanctionner des intentions. Jusqu’à présent le droit français sanctionnait les actes.

Ce n’est par hasard que cette loi a suscité l’inquiétude de nombreux défenseurs des droits dont le conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, dénonçant une atteinte au droit à la vie privée et à la liberté d’information.

MAIS cette loi n’est qu’une infime partie de l’iceberg sécuritaire du gouvernement.


On peut y ajouter :
– le projet de loi confortant les valeurs de la République qui risque de porter durement atteinte à la vie associative et créer de nouveau un sentiment de méfiance à l’égard d’une partie de la population.

– et surtout le feu vert donné le 4/01 par le Conseil d’État au fichage, par la police et la gendarmerie des opinions politiques, appartenances syndicales, convictions philosophiques et religieuses.

Tout cela au nom de la « Sauvegarde de l’ordre public » comme l’arrestation, lors de la manifestation parisienne du 16 janvier dernier, de conducteurs de camions musicaux pour « agression sonore » et saisie des camions au prétexte que « le style de musique qui allait être joué ne correspondait pas au style habituel des manifestations «, d’après la Préfecture de Paris.

Nous ne pouvons pas accepter ces textes uniquement répressifs, jamais équilibrés par un volet éducatif ou social.
Nous ne pouvons pas admettre que les Droits des uns soient moins importants que les droits des autres.
Nous nous battons pour défendre les droits de tous, pas pour en enlever à certains.
Nous ne pouvons pas renoncer à nos libertés fondamentales, celles de la France des Droits de l’homme, au profit d’une illusoire sécurité.

Et, contrairement à ce que beaucoup pensent qui disent ne rien craindre parce qu’ils n’ont rien à se reprocher, nous sommes tous concernés.

Et c’est ensemble que nous réussirons à préserver ces biens communs.

LOI SECURITE GLOBALE RASSEMBLEMENT

RASSEMBLEMENT CONTRE LA LOI . « SECURITE GLOBALE »

La section LDH du pays royannais appelle à un

Samedi 23 janvier 2021 à 11h30

Place Charles de Gaulle – Royan

Soyons vigilants sur le respect des gestes sanitaires

La Ligue des droits de l’Homme inquiète

SÉCURITÉ

 La LDH du Pays royannais milite contre le projet de loi
« Sécurité globale » et s’est rapprochée des députés.

Dans un communiqué, la section Pays royannais de la Ligue des droits de l’Homme(LDH) s’inquiète du recul des libertés et des droits fondamentaux présent dans le projet de loi  » Sécurité globale » qui sera présenté au Parlement ce mardi. Elle a d’ailleurs interpellé les députés de Charente-Maritime sur le sujet pour dire « non à l’obsession sécuritaire ». « Ce texte prévoit d’étendre aux polices municipales des compétences de la police nationale. De plus, il organise une privatisation de la police en contradiction flagrante avec les normes constitutionnelles en déléguant aux agents privés de sécurité des pouvoirs réservés à la police judiciaire », constate la LDH du Pays royannais.


« Des risques considérables »

Et de faire remarquer, toujours dans le communiqué, « qu’allant encore plus loin dans la surenchère sécuritaire, il prévoit d’instaurer une surveillance généralisée de l’espace public, en autorisant l’État à utiliser des drones avec caméras. Il propose aussi l’utilisation immédiate des images des “caméras mobiles” portées par les policiers et leur analyse automatisée pour reconnaître en temps réel l’identité de tous les manifestants (reconnaissance faciale). »

Enfin, la LDH du Pays royannais ne comprend pas pourquoi « le texte prévoit la pénalisation de la diffusion d’images de policiers ou de gendarmes agissant dans le cadre de leurs missions d’ordre public, portant atteinte à la nécessaire transparence de ces opérations».

Et d’assurer qu’«une telle mesure, avec des sanctions très lourdes (un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende) empêcherait tout contrôle citoyen, voire le travail des journalistes, en favorisant l’impunité d’auteurs de violences policières ». Pour la LDH, « les risques sont considérables ».

Journée internationale des migrants

Un collectif d’associations dont la LDH appelle à participer au cercle de silence qui aura lieu :

Vendredi  18 décembre entre 17h30 et 18h30 Place Ch. de Gaulle ROYAN

Munis d’une lumière (bougie, lampe électrique, frontale…) vous pouvez nous rejoindre à tout moment, quelle que soit la durée de votre participation.

Depuis 2007, un peu partout en France, des citoyens  se rassemblent et forment un cercle  pour observer 1 heure silencieuse.

Cette démarche vise à dénoncer le non respect des droits fondamentaux des migrants et sans papier en France.

Le choix d’un Cercle (figure géométrique ronde, sans angles) n’est pas  anodin. Quel que soit son statut , personne n’y occupe une place prédominante. Chacun y trouve sa place, à égale distance du lanterneau central.

Le silence permet ainsi d’unir des personnes qui seraient facilement divisées par les paroles, les idéologies ou les croyances. Dans le Cercle de Silence au contraire, pas question d’argumenter ou de s’opposer à l’autre à cause de sa religion, de ses idées.

Les cercles de silence  regroupent tous les courants de pensée et sont ouverts à tous. Ils cherchent à attirer l’attention sur les conditions de vie des migrants en France et partout dans le monde.

Par notre participation :

         Nous n’acceptons pas que la France, en vertu de lois de plus en plus dures, refuse sa protection aux demandeurs d’asile exposés à de très graves dangers dans leur pays d’origine.

            Nous n’acceptons pas que sous prétexte de sécurité des personnes soient brutalement évacuées de leur installation précaire  sans possibilité de mise à l’abri dans des structures d’accueil appropriées.

         Nous n’acceptons pas que soient prises en notre nom des dispositions  qui brisent des vies et détruisent couples et familles.

         Nous refusons les interpellations au faciès, l’expulsion et l’enfermement inhumain d’adultes et d’enfants en centres de rétention administrative ainsi qu’en zones d’attente d’aéroports et l’existence même de ces lieux..
           

          Nous voulons que la France redevienne un pays d’accueil, sans cesse enrichi et transformé par des êtres humains venus du monde entier.

Ciné-débat

ANNULÉ

Film : « Un pays qui se tient sage »

David Dufresne (documentaire sur les violences policières) :

mardi 10 Novembre à 20h30

au cinéma du Relais de St Georges

en partenariat avec CREA

Débat animé par Pierre-Antoine Cazau, président de la section LDH de Bordeaux qui travaille sur le sujet depuis 2 ans et connaît le film et Jean-Claude Guicheney, délégué Régional Nouvelle Aquitaine (ils font partie de l’Observatoire girondin des Libertés publiques).de Lucas Belvaux (fiction sur la guerre d’Algérie) ne sera pas en partenariat mais soutenu par la LDH car live avec le réalisateur en direct du festival du cinéma européen :

Rassemblement à Royan Mercredi 21 octobre à 15h

Ce vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty a été assassiné devant le collège où il enseignait l’histoire et la géographie.

Victime d’un attentat perpétré au nom d’une conception dévoyée de l’Islam, il était depuis plusieurs jours la cible d’une vindicte publique parce qu’il avait montré des caricatures de Mahomet dans l’une de ses classes où il étudiait avec ses élèves la liberté d’expression. Comme tout enseignant, il cherchait ainsi à préparer des jeunes à l’exercice de l’esprit critique, condition essentielle à une pleine citoyenneté.

Face à cette horreur, nous appelons les citoyennes et les citoyens à se rassembler Mercredi 21 octobre, jour de l’hommage national, à Royan, Carrefour des Droits de l’Homme à 15 h, pour dire combien nous sommes attachés à la liberté d’expression, que nous refusons les logiques extrémistes et obscurantistes et que la laïcité est le garant de la liberté de conscience.

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