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Actions LDH Mâcon contre la Loi Sécurité Globale

En ce lendemain de 1er mai consacré aux luttes sociales, manifestations auxquelles certains d’entre vous ont peut-être participé, je souhaite revenir sur la loi Sécurité Globale qui, adoptée par le parlement le 15 avril dernier, a acté une forte régression de nos libertés.

Au cours d’échanges dans la rue lors des diverses manifestations de la LdH contre ce projet de loi, la très grande majorité des passants interpellés (nous estimons à plus de 80%) n’en avaient même pas connaissance.

Depuis le mois de novembre 2020, la Ligue des droits de l’Homme s’est beaucoup investie dans une opposition sans réserve à cette loi, aussi bien au niveau national (on est une des Associations qui a porté cette loi devant le conseil constitutionnel) qu’au niveau local, à Mâcon et dans toutes les autres villes de Saône et Loire.

Il est bien de rappeler tous les reculs de liberté inclus dans cette loi à savoir, entre autres :

–  la montée en puissance des polices privées;
–  le large accès aux images de vidéosurveillance;
–  l’autorisation des drones lors des rassemblements publics;
–  la quasi-impossibilité de filmer les forces de police sans commettre un délit.

La reconnaissance faciale ne fait pas partie de l’arsenal de répression mais, sa mise en place sur le site des jeux olympiques de 2024 à Paris, sera, à n’en pas douter, le prélude à une généralisation progressive sur le territoire.

La montée des droites dans le paysage politique n’est pas faite pour nous rassurer et le combat de la LdH sera de plus en plus essentiel. Bien sûr nous vous ferons part, lors de cette année décisive, de tous les combats où votre présence serait précieuse.
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Publication : mardi 20 avril 2021 21:50
Mâcon Infos – Le Web Journal du Mâconnais – MÂCON : La Coordination StopLoiSécuritéGlobale alerte encore et toujours sur la loi, qui vient d’être votée (macon-infos.com)

Les représentants des organisations membres de la Coordination Mâconnaise StopLoiSécuritéGlobale ont tenu une conférence de presse ce mardi après-midi au kiosque de l’Esplanade Lamartine. Ils dénoncent de potentielles dérives autoritaires. 

La coordination regroupant une vingtaine d’organisations dénonce la loi sécurité globale votée le 15 avril dernier, qu’elle juge anticonstitutionnelle et contraire aux valeurs de la République.

Elle s’oppose, en particulier, à 10 articles. Ceux relatifs aux pouvoirs judiciaires donnés aux policiers municipaux et aux polices privées, les enregistrements d’images et leurs traitements en temps réel, l’autorisation du port d’arme pour la police dans un établissement recevant du public.

« La loi est passée, elle va donc s’appliquer petit à petit. Nous sommes très inquiets quant à l’avenir de notre pays », a confié Philippe Fournier, porte-parole d’ATTAC Mâcon. « C’est une loi qui va à l’encontre des libertés individuelles et de la liberté de la presse. Elle était dangereuse à la base, pour tout le monde. Mais le danger a été amplifié après le passage au Sénat et en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Il y a une surenchère sécuritaire pour permettre l’existence de certains groupes politiques entre l’écorce Macron et le tronc Le Pen. Tout le monde se précipite pour être plus sécuritaire les uns que les autres et on fait n’importe quoi ! On a fait un outil qui est à disposition d’un gouvernement fascisant qui pourrait venir et être encore plus dur que le gouvernement actuel. »

Et d’ajouter : « C’est une loi police globale avec plusieurs polices, où se rajoutent la police municipale et des polices privées avec des gens non formés. On entre encore plus dans le monde de l’image avec les multiples caméras de surveillance, les drones. La reconnaissance faciale va arriver très vite c’est évident. Notre inquiétude porte aussi sur les risques de dérives avec l’autorisation du port d’arme d’un policier dans un lieu recevant du public. »

« Ce qui nous surprend beaucoup, c’est l’apathie des gens ! », a renchéri Patricia Baci, de la France Insoumise (LFI) et de l’AMi 71. « L’absence de réaction, l’acceptation de tout,  c’est incroyable, de la part des journalistes aussi, on ne les voit pas beaucoup dans les manifestations… En même temps, on sait qui détient les grands journaux… Si l’on additionne les décrets de fichage parus en décembre, mis bout à bout, cela va être l’enfer pour la société ! »

Et Daniel, secrétaire de la LDH, de poursuivre : « L’un des articles (1 bis A), interdit les abris de fortune dans des lieux désaffectés, rien n’est fait pour diminuer la pauvreté et offrir un toit à chacun ! Fini aussi la possibilité de vérifier la maltraitance animale dans les locaux agricoles. »

Christian, de la Libre pensée 71, ajoute : « Il y a des dangers pour la liberté, cette loi va remettre également en cause la liberté d’association. Il faudra signer une charte de la laïcité ou des principes laïcs. On estime que les associations ont le droit de se réunir comme elles l’entendent à partir des statuts qu’elles ont rédigés. En cas de problème, il existe déjà des lois bien suffisantes pour faire la police, en particulier la loi de 1905, chapitre 5, il y a la police des cultes, il suffit de l’appliquer. Le gouvernement profite de l’état d’urgence sanitaire pour faire passer des lois anti-démocratiques remettant en cause la liberté d’association et celle de pouvoir manifester. »

Enfin, Patrick, membre du mouvement pour une alternative non violente, conclut : « Cette loi est un processus qui va susciter une méfiance envers les associations, des groupements de citoyens et à la limite, de tout citoyen. Petit à petit, on fabrique des outils qui, s’ils tombent dans les mains d’un gouvernement encore plus autoritaire que celui-ci, seront incontrôlables ! »

Plusieurs organisations, dont la Ligue des Droits de l’Homme, ont saisi le Conseil constitutionnel, jugeant certains articles anticonstitutionnels.

Deux rubriques sur le site national LDH :

LIBERTÉS/DÉMOCRATIE > https://www.ldh-france.org/sujet/libertes/

OBSERVATOIRE DES LIBERTÉS ET DES PRATIQUES POLICIÈRES :