La LdH – Déménagement de la Section de Mâcon

La section de Mâcon de la LDH vient de changer de locaux.
Elle a traversé la rue de Crewe du numéro 6 au numéro 13.

Plan de situation des nouveaux locaux – 13, rue de Crewe – Tel 06 44 72 35 70

Une signalétique vous permettra de trouver facilement notre nouveau local

Nous avons souhaité célébrer ce changement.

Pour cela, nous vous invitons à participer à l’inauguration du local le mercredi 10 novembre 2021 à 18h30.
A cette occasion, nous vous présenterons les engagements et les actions de la Ligue des Droits de l’Homme, nationalement, régionalement et surtout localement.
Une exposition sera accessible dès le début de l’après-midi 14h00, et un verre de l’amitié vous sera offert en soirée.

Cet après-midi sera organisé dans le respect des gestes barrières.

Nous vous remercions de votre présence et de signaler votre participation par un message au 06 44 72 35 70 ou par un courriel à ldh.macon@gmail.com.

Rassemblement pour les libertés et contre les idées d’extrême-droite

Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons un climat politique et social alarmant. S’allier avec l’extrême droite ou reprendre ses idées ne constituent plus un interdit. Les propos et actes racistes et sexistes au travail et dans la vie se propagent. Les attaques contre les libertés et les droits sociaux s’accentuent gravement. Dans ce contexte politique, économique, social et sanitaire les injustices explosent et génèrent une forte misère sociale.

Plusieurs lois liberticides organisent une société autoritaire de surveillance et de contrôle qui empêcheraient d’informer sur des violences policières, déjà trop importantes. De plus, si certaines de ces lois stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion, d’autres en ciblent en raison de leur activité militante.

Comme les signataires de l’appel pour les libertés et contre les idées mortifères de d’extrême droite (https://www.appelpourleslibertes.com), nous ressentons toutes et tous l’urgence de construire une réponse forte et unitaire qui dessine l’alliance des libertés, du travail et d’un avenir durable.

Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, nous avons décidé collectivement d’organiser le samedi 12 juin une première grande journée nationale de manifestation et de mobilisations qui se déclinera localement.


A Mâcon, un rassemblement est organisé à l’appel de nombreuses organisations locales afin de réunir tous ceux pour qui la démocratie veut dire liberté, égalité, fraternité.

Cette « marche pour les libertés » aura lieu

Samedi 12 juin à 15h – Esplanade Lamartine.

Actions LdH Mâcon contre la Loi Sécurité Globale

En ce lendemain de 1er mai consacré aux luttes sociales, manifestations auxquelles certains d’entre vous ont peut-être participé, je souhaite revenir sur la loi Sécurité Globale qui, adoptée par le parlement le 15 avril dernier, a acté une forte régression de nos libertés.

Au cours d’échanges dans la rue lors des diverses manifestations de la LdH contre ce projet de loi, la très grande majorité des passants interpellés (nous estimons à plus de 80%) n’en avaient même pas connaissance.

Depuis le mois de novembre 2020, la Ligue des droits de l’Homme s’est beaucoup investie dans une opposition sans réserve à cette loi, aussi bien au niveau national (on est une des Associations qui a porté cette loi devant le conseil constitutionnel) qu’au niveau local, à Mâcon et dans toutes les autres villes de Saône et Loire.

Il est bien de rappeler tous les reculs de liberté inclus dans cette loi à savoir, entre autres :

–  la montée en puissance des polices privées;
–  le large accès aux images de vidéosurveillance;
–  l’autorisation des drones lors des rassemblements publics;
–  la quasi-impossibilité de filmer les forces de police sans commettre un délit.

La reconnaissance faciale ne fait pas partie de l’arsenal de répression mais, sa mise en place sur le site des jeux olympiques de 2024 à Paris, sera, à n’en pas douter, le prélude à une généralisation progressive sur le territoire.

La montée des droites dans le paysage politique n’est pas faite pour nous rassurer et le combat de la LdH sera de plus en plus essentiel. Bien sûr nous vous ferons part, lors de cette année décisive, de tous les combats où votre présence serait précieuse.
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Publication : mardi 20 avril 2021 21:50
Mâcon Infos – Le Web Journal du Mâconnais – MÂCON : La Coordination StopLoiSécuritéGlobale alerte encore et toujours sur la loi, qui vient d’être votée (macon-infos.com)

Les représentants des organisations membres de la Coordination Mâconnaise StopLoiSécuritéGlobale ont tenu une conférence de presse ce mardi après-midi au kiosque de l’Esplanade Lamartine. Ils dénoncent de potentielles dérives autoritaires. 

La coordination regroupant une vingtaine d’organisations dénonce la loi sécurité globale votée le 15 avril dernier, qu’elle juge anticonstitutionnelle et contraire aux valeurs de la République.

Elle s’oppose, en particulier, à 10 articles. Ceux relatifs aux pouvoirs judiciaires donnés aux policiers municipaux et aux polices privées, les enregistrements d’images et leurs traitements en temps réel, l’autorisation du port d’arme pour la police dans un établissement recevant du public.

« La loi est passée, elle va donc s’appliquer petit à petit. Nous sommes très inquiets quant à l’avenir de notre pays », a confié Philippe Fournier, porte-parole d’ATTAC Mâcon. « C’est une loi qui va à l’encontre des libertés individuelles et de la liberté de la presse. Elle était dangereuse à la base, pour tout le monde. Mais le danger a été amplifié après le passage au Sénat et en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Il y a une surenchère sécuritaire pour permettre l’existence de certains groupes politiques entre l’écorce Macron et le tronc Le Pen. Tout le monde se précipite pour être plus sécuritaire les uns que les autres et on fait n’importe quoi ! On a fait un outil qui est à disposition d’un gouvernement fascisant qui pourrait venir et être encore plus dur que le gouvernement actuel. »

Et d’ajouter : « C’est une loi police globale avec plusieurs polices, où se rajoutent la police municipale et des polices privées avec des gens non formés. On entre encore plus dans le monde de l’image avec les multiples caméras de surveillance, les drones. La reconnaissance faciale va arriver très vite c’est évident. Notre inquiétude porte aussi sur les risques de dérives avec l’autorisation du port d’arme d’un policier dans un lieu recevant du public. »

« Ce qui nous surprend beaucoup, c’est l’apathie des gens ! », a renchéri Patricia Baci, de la France Insoumise (LFI) et de l’AMi 71. « L’absence de réaction, l’acceptation de tout,  c’est incroyable, de la part des journalistes aussi, on ne les voit pas beaucoup dans les manifestations… En même temps, on sait qui détient les grands journaux… Si l’on additionne les décrets de fichage parus en décembre, mis bout à bout, cela va être l’enfer pour la société ! »

Et Daniel, secrétaire de la LDH, de poursuivre : « L’un des articles (1 bis A), interdit les abris de fortune dans des lieux désaffectés, rien n’est fait pour diminuer la pauvreté et offrir un toit à chacun ! Fini aussi la possibilité de vérifier la maltraitance animale dans les locaux agricoles. »

Christian, de la Libre pensée 71, ajoute : « Il y a des dangers pour la liberté, cette loi va remettre également en cause la liberté d’association. Il faudra signer une charte de la laïcité ou des principes laïcs. On estime que les associations ont le droit de se réunir comme elles l’entendent à partir des statuts qu’elles ont rédigés. En cas de problème, il existe déjà des lois bien suffisantes pour faire la police, en particulier la loi de 1905, chapitre 5, il y a la police des cultes, il suffit de l’appliquer. Le gouvernement profite de l’état d’urgence sanitaire pour faire passer des lois anti-démocratiques remettant en cause la liberté d’association et celle de pouvoir manifester. »

Enfin, Patrick, membre du mouvement pour une alternative non violente, conclut : « Cette loi est un processus qui va susciter une méfiance envers les associations, des groupements de citoyens et à la limite, de tout citoyen. Petit à petit, on fabrique des outils qui, s’ils tombent dans les mains d’un gouvernement encore plus autoritaire que celui-ci, seront incontrôlables ! »

Plusieurs organisations, dont la Ligue des Droits de l’Homme, ont saisi le Conseil constitutionnel, jugeant certains articles anticonstitutionnels.

Le dimanche 9 mai sera une grande journée de mobilisation Climat en France

Après une consultation citoyenne qui a listé 149 propositions pour la lutte contre le réchauffement climatique, seules 10% de celles-ci ont été reprises sans modification dans la proposition de loi, 90% ont été abandonnées ou dénaturées.

Le calendrier législatif a fixé au 21 juin l’adoption finale du texte avec un 1er vote le 9 mai à l’assemblée nationale.

Pour rendre cette loi réellement efficace dans la lutte contre le réchauffement Climatique,
Alternatiba 71 et Attac Mâcon appellent à rejoindre la Manifestation de Lyon le 9 mai afin de grossir les rassemblements dans les grandes villes.
Nous rejoindrons la Marche festive et partisane, partant de place Bellecour à 14h, menée par les collectifs Lyon Climat et Plus Jamais ça! Rhône!

Un covoiturage est organisé :
– au départ de Mâcon à 12h rdv sur le parking de la piscine,
– au départ de Cluny à 11h30 Quai de la gare près du Skate park.
Que vous cherchiez juste une place ou que vous proposiez une voiture, Inscrivez vous ici :
https://www.togetzer.com/covoiturage-evenement/hd0asx

Semaine de lutte contre le racisme : contre le « commun » ?

Dans notre imaginaire collectif, le racisme est associé à des termes plutôt antipathiques : la violence, le rejet voire la peur de l’autre. Il est également l’objet d’un consensus déclaratif : peu de gens se présentent comme ouvertement racistes. Pourtant, en y regardant de plus près, l’accord sur une vision négative du racisme qui conduirait à son rejet, ne « colle » pas avec ce que l’on peut observer au quotidien : les actes racistes sont le lot de nombreuses victimes (le racisme est donc parfois promu) et les accusations de racisme sont légion (le consensus n’est donc pas véritable).
C’est le premier constat qui justifie la semaine contre le racisme ; le second est illustré par la récente polémique concernant l’organisation, par une association étudiante, de rencontres réservées à certaines catégories de personnes.

Cette étrange situation a donné lieu à de nombreuses études, discussions, polémiques dont on peut retenir au moins les idées suivantes :
1/ avant d’être un concept le racisme est une émotion et c’est pourquoi la lutte contre le racisme est d’abord une lutte contre soi-même.
2/ le racisme comporte une lourde dimension sociale et s’exprime dans un contexte de dominations multiples (économiques, culturelles…). Il comporte également une dimension morale qui touche de près à la question du « commun ».

Il est d’usage d’opposer aux racistes leurs projets : s’en prendre aux individus qu’ils rejettent, fracturer la société, nuire à l’avènement d’une visée commune aux hommes quelles que soient leurs différences (origine, culture…). Cette façon de lutter par la promotion du « commun » est à prendre avec précaution : si l’on pousse trop loin sa recherche, il apparaît alors le risque d’une société « idéale » où ne subsisteraient que des semblables.
Cette situation induirait un risque pour l’un des objectifs essentiels des sociétés démocratiques qui consiste à mettre en place les conditions d’une coexistence entre des personnes différentes (dans leurs modes de pensée, leurs modes de vie, leurs cultures et couleurs de peau).
Vivre dans de telles sociétés c’est donc toujours être amené à prendre en compte des points de vue sur le monde qui ne nous sont pas familiers ou qui ne nous conviennent pas a priori. Avoir le « commun » comme projet ultime reviendrait donc à abandonner ce que l’on est pourtant censé aspirer ! Il y a fort à craindre en effet que l’idée selon laquelle le vivre ensemble ne puisse s’appuyer que sur des points communs conduise à un alignement des opinions : le « commun » pourrait bien ne produire que des lieux communs.

C’est cette vigilance à ne pas encourager une vision naïve du collectif qui fonde l’opposition (morale) au racisme portée par La ligue des Droits de l’Homme. Prétendre combattre le racisme par la promotion du « commun » peut en effet contribuer aux discriminations qu’elles sont censées combattre : ceux qui ne voient dans les caractéristiques individuelles de chacun qu’un danger pour la société, en arrivent inévitablement à transformer les droits (par exemple le droit des minorités) en privilèges. Une position anti-raciste respectueuse de l’esprit démocratique et polarisée par le droit à la différence au sein d’un collectif est difficile à promouvoir.
Se méfier du « commun » revient en effet à s’attaquer à un tabou, c’est-à-dire à un interdit moral qui nous empêche d’affronter les problèmes au lieu de chercher à les résoudre.
Pour la Ligue des Droits de l’Homme, il faut pourtant mener ce difficile combat.

Vincent LORIUS

LAÏCITÉ : EN FINIR AVEC LES IDÉES FAUSSES, UN LIVRE BIEN UTILE

NOUVEAU LIVRE GRAND PUBLIC AU FORMAT DE POCHE
 paru en octobre 2020

 EN FINIR AVEC LES IDÉES FAUSSES SUR LA LAÏCITÉ

Si tout le monde est à peu près d’accord sur les grands principes de laïcité, il en va autrement avec son application sur le terrain.
Cet ouvrage donne des réponses claires à 95 idées fausses qui suscitent nombre de crispations, de tensions et de confusion.

La laïcité qu’est-ce que c’est ? Comment s’applique-t-elle ?
Qu’est-ce qui est autorisé et interdit ?
Qui est soumis à la neutralité et quand ?
A-t-on le droit de manifester ses convictions dans l’espace public ? Dans l’entreprise ?
D’ailleurs d’où vient la laïcité ? Est-ce une exception française ?

L’auteur Nicolas Cadène est le rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité.
L’ouvrage a été réalisé en partenariat avec la Ligue des droits de l’Homme, Solidarité Laïque et la Ligue de l’enseignement.

Disponible en librairie – Éditeur : les Éditions de l’Atelier

LA LAÏCITÉ, LES DROITS, LES LIBERTÉS VOUS TIENNENT A CŒUR

ADHÉREZ A LA LDH !

8 MARS 2021 : JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

8 mars 2021 : une action sur les réseaux sociaux

Le 8 mars prochain, comme chaque année, aura lieu
la « Journée internationale des droits des femmes », qui célèbre la lutte
pour le maintien et le développement des droits des femmes dans tous les pays. Malheureusement, cette journée est souvent récupérée, sous le nom
de « Journée de la Femme », pour mettre en place
des opérations marketing sexistes. Le 8 mars prochain, on va donc probablement de nouveau offrir aux femmes des crèmes pour le visage ou des fleurs…
            Pourtant, même en temps de crise sanitaire, il faut poursuivre le combat pour les droits des femmes, dans le monde et en France : pendant le confinement de 2020, les forces de l’ordre ont effectué, pour différends familiaux,  44 % d’interventions en plus qu’en 2019 ; 80% des emplois au SMIC sont encore aujourd’hui occupés par des femmes et 82% des personnes à temps partiel
sont des femmes ; 57% des bénéficiaires du RSA sont des femmes ; le salaire
des femmes en France est de 25,7% à celui des hommes pour un travail égal ; etc.
            Pour le 8 mars 2021, et en dépit de la crise sanitaire, le Collectif du 8 mars* a donc décidé de mener une action dans le cadre de cette journée, via internet.
Il n’y aura donc pas d’action « en présentiel » sur Mâcon, mais les membres
du Collectif vous demandent de bien vouloir partager sur vos réseaux sociaux
(à la place de votre photo de profil WhatsApp, Signal LinkedIn, Facebook ou
dans votre signature d’email), dès le 1er mars et jusqu’au 15 inclus, un carré violet, – le violet étant une couleur capitale dans les mouvements féministes -, avec les symboles femme/homme mélangés :

Et pour que vos correspondant.e.s comprennent l’action, vous pouvez écrire sous le carré le textequi explique le thème de la Journée choisi au niveau international cette année :

« Participation pleine et effective des femmes à la prise de décisions dans la sphère publique, élimination de la violence, réalisation de l’égalité des sexes et autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles ».

Pour participer à cette action et récupérer le logo pour le diffuser à votre tour sur vos réseaux, vous pouvez contacter les Femmes Solidaires Mâcon à : femmes-solidaires-macon10@orange.fr.

*Le Collectif du 8 mars est composé de : les Femmes Solidaires Mâcon (FSM), le Centre d’Information sur les droits des Femmes et des Familles (CDIFF), l’Association de défense des Malades, invalides et handicapés (A.M.i71), L’UL CGT et la CGT Retraités, la Ligue des droits de l’Homme (LDH), l’association Loisirs Solidarité des Retraités (LSR), et le Secours Populaire Français.

Contre la loi de Sécurité Globale, le combat continue

Cette loi passera au Sénat mi-mars puis reviendra à l’assemblée nationale pour y être votée.
L’article 24  sur la « liberté de filmer les policiers » sera réécrit par le parlement en mars 2021.

Le gouvernement a pris les devants et recyclé les principaux points de cet article dans l’article 18 de la loi « confortant le respect des principes de la République », anciennement « sur le séparatisme ».

Mais, c’est la totalité de la loi liberticide « Sécurité Globale » qu’il faut retoquer.

Pour exprimer notre volonté, rassemblons-nous

Samedi 30 janvier Place St Pierre à partir de 14h.

Cette manifestation sera festive avec beaucoup de musique et quelques prises de parole expliquant les motifs de notre combat.

Soyons nombreuses-eux pour dire non à l’affaiblissement de nos libertés.
Et, n’oublions pas de rester pacifiques.

Ci-dessous le document cosigné par de multiples associations et partis politiques qui feront, avec nous, voir et entendre leur détermination.

Le Projet de loi intégral est consultable à l’adresse suivante :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3452_proposition-loi#

Toujours contre la loi de sécurité globale –

Cette loi est toujours en discussion devant nos représentants parlementaires.
Ce n’est pas que l’article 24 limitant le droit de filmer les policiers que nous voulons faire supprimer, c’est toute la loi qui doit être retoquée.

Contre cette loi, rassemblons-nous à nouveau Samedi 16 janvier à 15h, esplanade Lamartine à Mâcon, afin d’exprimer notre opposition.

Ci-dessous le document cosigné par de multiples associations et partis politiques qui participeront à cette manifestation et feront entendre leur opposition inconditionnelle.

Soyons nombreux et pacifiques

Une violence Policière à Mâcon

Les faits résumés, tels qu’ils nous ont été rapportés par les plaignants ainsi que par les témoins de la scène :

Le 23 novembre 2020, deux personnes en civil, sans brassard, pénètrent dans une épicerie exotique du centre-ville de Mâcon pour vérifier, semble-t-il, le respect des mesures sanitaires. A leur demande, la commerçante se rend dans son arrière-boutique accompagnée de l’un d’eux, pour rechercher les documents administratifs qui lui sont demandés.
Un client pénétrant alors dans le magasin surprend l’autre personne en train de fouiller dans le tiroir-caisse et dans le sac à main de la commerçante pour compter l’argent qui s’y trouve. Celle-ci se présente alors comme policière et demande à vérifier l’attestation de déplacement du monsieur.

Celui-ci avoue ne pas l’avoir sur lui mais dans sa voiture et se propose d’aller la chercher. Les policiers semblent alors décidés à l’interpeller. S’ensuit une bousculade entre ce monsieur et les deux policiers, dans le magasin, puis à l’extérieur. C’est alors que des passants interviennent, croyant à une bagarre, voire à une agression envers ce jeune homme. Sur ces entre-faits, le client s’enfuit, poursuivi par un policier.

C’est alors que la policière se tourne vers la commerçante, l’attrapant violemment par les cheveux et la tirant ainsi à l’intérieur du magasin où elle lui plaque la tête sur un caisson frigorifique. Les témoins de la scène, croyant toujours à une agression puisqu’ils n’ont constaté aucune résistance de la part de la commerçante, appellent pour l’un, la police nationale et l’autre la police municipale située à deux pas.

Une fois les services de police sur place, les témoins s’en vont. La commerçante est interpellée, et restera 30 heures en garde à vue.

Alertés par des témoins, la LDH de Mâcon s’est rapprochée de l’avocat commis d’office qui nous affirme : « une enquête à charge a été menée contre ma cliente, elle fait face à une accusation de rébellion bien qu’aucune résistance n’ait été constatée et on relève l’absence d’audition de certains témoins ».

La commerçante est poursuivie par la police et comparaitra au tribunal au printemps. De son côté, elle porte plainte pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique et faux en écriture publique et sollicite l’ouverture d’une enquête confiée à l’Inspection Générale de la Police Nationale.

Un article du JSL paru ce mercredi 13 janvier complète et confirme nos informations, à savoir que la commerçante est poursuivie pour rébellion en réunion par les deux policiers dont l’identité est maintenant connue : il s’agirait des deux hauts gradés de la police nationale, à savoir la commissaire-divisionnaire directrice départementale de la sécurité publique et d’un commandant.
Cependant, l’article de presse nous apprend également que, selon le procureur, la première victime serait la directrice départementale de la sécurité publique et qu’il n’envisage pas de suite particulière à la plainte de la commerçante.

Et après :
La jeune femme attend l’audience du 26 avril.
La Ligue des droits de l’Homme de Mâcon soutient sa plainte et a sollicité l’avis du service juridique national de la LdH pour voir quelle portée donner à cette affaire.
Elle demande qu’une enquête de l’IGPN soit diligentée afin de faire toute la lumière sur ces faits de violences policières.

Beaucoup de questions se posent et parmi celles-ci :
Qu’est-ce qui explique la présence de deux hauts gradés de la police dans le contrôle d’une modeste épicerie du centre-ville de Mâcon ?

A SUIVRE sur ce site

Le Journal de Saône et Loire a publié, en date du 13 janvier, un long article sur une page complète pour relater cette affaire :
https://www.lejsl.com/faits-divers-justice/2021/01/12/une-commercante-porte-plainte-pour-violences-policieres?fbclid=IwAR3JRb7xbqfXmWN1j-pgMm46KLn_cyakqPnMe1bcVH4l065csoAIWQT9mi0