Syrie : arrêtons d’urgence l’engrenage. Solidarité avec le peuple Kurde

Communiqué LDH

Les livres d’histoire retracent le cynisme sans limites de responsables politiques maniant la ruse, la déloyauté, la cruauté…

L’actualité de ces derniers jours nous fait vivre cela.

Trump, le Président américain, s’est entendu avec Erdogan, le Président turc, pour que le second puisse s’attaquer aux Kurdes. Ceux-là mêmes qui ont joué le rôle décisif pour détruire les troupes de Daech en Syrie, permettant aux soldats américains de n’être engagés qu’en soutien.

Trump explique son lâchage par le fait que « les Kurdes n’ont pas participé au débarquement de 1944 en Normandie ». S’adressant aux critiques venant d’Europe, Erdogan affirme dans un meeting va-t-en-guerre à Ankara,

« Reprenez-vous, Union européenne. Je le dis encore une fois, si vous essayez de présenter notre opération comme une invasion, nous ouvrirons les portes et vous enverrons 3,6 millions de migrants ».

Les temps semblent révolus où la parole donnée, l’accord conclu, le compromis établi étaient respectés. Un monde sans foi ni loi est un monde où le plus fort dicte sa loi, où le plus faible n’a rien d’autre à faire que des actions de vengeance désespérées.

Ce monde n’est pas un monde de tous les droits de l’Homme. Ce monde est un monde qui court à sa perte.

L’espoir ne reviendra que si ceux qui ne veulent pas un monde dirigé par la barbarie sauvent le peuple kurde du sort que Trump et Erdogan veulent sceller.

Il faut arrêter l’engrenage. La LDH demande aux autorités françaises d’agir pour arrêter cela. Maintenant !

Paris, le 10 octobre 2019

12 ans après, nous n’oublierons pas Hrant Dink, journaliste turc, d’origine arménienne, assassiné le 19 janvier 2007 !

Il y a 12 ans était assassiné Hrant Dink, journaliste Turc d’origine arménienne

Nous commémorons le 19 janvier un triste anniversaire, celui de l’assassinat de Hrant Dink, journaliste turc d’origine arménienne, lâchement assassiné en 2007 devant les locaux de son journal, Agos. Des centaines de milliers de personnes avaient suivi le cortège de son enterrement, brandissant des pancartes, en turc et en arménien, « Nous sommes tous Hrant, Nous sommes tous arméniens ».

Hrant Dink a été le fondateur, en 1996, le directeur de publication et le chroniqueur en chef de l’hebdomadaire Agos, un journal édité à  Istanbul en arménien et en turc.

Hrant Dink a toujours souligné sa « chance » de vivre en Turquie qui lui donnait la possibilité de comprendre à la fois les sensibilités des Turcs et des Arméniens, une compréhension nécessaire pour la réconciliation de ces deux peuples qui ont partagé mille ans d’histoire commune. Il a affirmé le besoin de démocratisation de la Turquie, soulignant que le règlement du problème arménien n’est qu’un volet de la démocratisation générale du pays. Dans la même perspective, il défendait fermement l’adhésion de la Turquie au sein de l’Union européenne, pour mieux barrer la route au fascisme, gage de la pérennité de la démocratie. Tout au long de sa vie, ils’est focalisé sur les questions des droits des minorités, des droits civiques et des problèmes concernant la communauté arménienne de Turquie. Il militait au sein de mouvements de gauche et pacifistes.

 

Le comité Pinar Selek de Marseille, militante turque des droits des minorités, toujours poursuivie par le gouvernement turc, après quatre acquittements, pour un attentat qui s’est révélé être une explosion accidentelle d’une bouteille de gaz sur un marché d’Istanbul, tient à rappeler douze ans après l’assassinat de Hrant Dink que la liberté d’expression et celle des droits de l’homme sont toujours plus menacés dans ce pays. Aujourd’hui, pour mémoire, sans parler des toutes les autres femmes et hommes emprisonnés arbitrairement dans ce pays, un tiers des journalistes et professionnels des médias emprisonnés dans le monde le sont dans des prisons turques.

Le comité Pinar SELEK, se souvient et, au-delà de ce devoir de mémoire, salut le combat de Hrant Dink pour la construction d’une Turquie respectueuse des droits, pacifiste et ouverte à la modernité.

Marseille le 18 janvier 2019

Pressions financières sur Pinar SELEK et sa famille

Communiqué de la coordination des collectifs de solidarité avec Pınar Selek 

Pınar Selek continue à créer et à lutter : son nouveau roman vient de paraître en Turquie, elle a préfacé la traduction française de la biographie de Murray Bookchin, ouvert le Congrès des Recherches Féministes dans la Francophonie 2018, elle enseigne, elle agit quotidiennement au sein de nombreux collectifs comme la LDH ou le GRAF, qu’elle a co-fondé…
Elle continue. On pourrait croire sa situation stabilisée, surtout depuis sa naturalisation obtenue en septembre dernier. Il n’en est rien.
Depuis plusieurs semaines, ses proches en Turquie reçoivent régulièrement des avis émanant d’un équivalent de Tribunal des Affaires Sociales, leur signifiant que Pınar pourrait être condamnée à payer de lourds dommages et intérêts aux victimes de l’explosion du Marché aux Épices dans le cas où son cinquième procès se conclurait par une condamnation. Les sommes mentionnées peuvent aller jusqu’à près d’1 million de livres (environ 130 000 EUR) et s’additionneraient en cas de condamnation.
Innocentée et acquittée quatre fois, Pınar est pourtant mise sous pression sur le plan financier alors même qu’elle est toujours en attente du verdict final. Nous craignons en outre de possibles pressions ou représailles envers sa famille restée en Turquie. Ses avocats feront appel de ces condamnations si elles surviennent, mais dès à présent nous pouvons contribuer à soutenir Pınar de nombreuses manières :
  • en faisant connaître largement Pınar, son histoire, ses écrits, ses engagements ;
  • en soutenant la création de collectifs de solidarité avec cette militante et écrivaine dont la persécution a commencé il y a 20 ans, soit bien avant l’arrivée au pouvoir d’Erdogan ;
  • en interrogeant le positionnement de la France et plus largement de l’Union européenne vis-à-vis de l’État Turc durant toutes ces années et jusqu’à aujourd’hui;
  • en continuant d’affirmer que les combats de Pınar sont les nôtres, et qu’à travers notre soutien à Pınar nous nous engageons contre les dérives autoritaires partout dans le monde.
Pınar Selek n’est pas seule ! pinarselek.fr/agir

 

MARSEILLE ACCUEILLE LA FLOTTILLE DE LA LIBERTE POUR GAZA

VENEZ NOMBREUX LE 6 JUILLET À 18h -ESPLANADE DU MUCEM

Depuis plus de 10 ans, le territoire de Gaza est une prison à ciel ouvert. Le blocus mis en place par Israël et appuyé par l’Egypte depuis 2013 coupe les voies maritimes, aériennes et terrestres de ce territoire. Les 2 millions de Palestiniens qui vivent à Gaza sont enfermés dans des conditions de vie extrêmement difficiles. Presque la moitié des Gazaouis est en insécurité alimentaire et 80% sont dépendants de l’aide humanitaire. 70 % au moins d’entre eux sont des réfugiés.

Dans le but de briser ce blocus illégal et de rendre visibles l’injustice et la violence coloniales que subissent les Gazaouis, plusieurs Flottilles de la Liberté ont initié depuis 2008 des actions de solidarité à destination de Gaza.

Dossier de Presse Flotille-1

 

En Egypte, exportons nos valeurs, pas nos armes !

La France ferme les yeux sur la répression sanglante et les violations constantes des droits humains menées par les autorités égyptiennes depuis 2013. En autorisant plusieurs entreprises françaises à livrer massivement des armes et du matériel de surveillance, la France donne à l’Égypte les moyens de mettre en œuvre une véritable architecture de surveillance et de contrôle au service d’une répression sans précédent.

Lire le rapport: rapport Egypte

 

Signez la pétition pour demander une commission d’enquête parlementaire sur les ventes d’armes françaises : https://madeinfrance.fidh.org

Mobilisation pour Pinar SELEK

Le 16 avril 2018, le Comité marseillais de soutien à Pinar Selek appelle à une manifestation de soutien à la sociologue et écrivaine turque Pinar Selek menacée d’une condamnation à perpétuité.

 

  • Rassemblement le 16 avril à 11h devant le Consulat turc pour remettre au consulat la lettre proposée par la coordination nationale.
  • Un second rassemblement est prévu le 2 mai sous l’Ombrière du Vieux-Port à 18 h.

 

Cette démarche auprès du Consulat de Turquie à Marseille est menée par les comités de soutien de Nice et de Marseille afin de demander l’acquittement de Pinar Selek lors de son prochain procès devant la Cour suprême turque.

 

Ce nouveau procès, où la défense ne sera pas représentée, est emblématique d’une situation répressive sous la présidence d’Erdogan qui s’est accentuée en Turquie depuis 2016 et que dénonce le Comité de Marseille de soutien à Pinar Selek : arrestation de 50 000 personnes, limogeage de 100 000 personnes, procès contre des universitaires et des journalistes et intervention militaire de la Turquie en Syrie contre les villes et villages kurdes.

 

Nous demandons au Président de la République Française d’intervenir au plus vite auprès du Président Erdogan et d’assurer sa protection sur notre territoire.

 

Pinar Selek, sociologue, militante et écrivaine turque est menacée d’une condamnation à perpétuité par la Cour suprême turque à la suite d’un recours du procureur alors que 4 procès précédents l’ont toujours acquittée.

Cette menace de condamnation à perpétuité est assortie de menaces et dommages et intérêts exorbitants qui seront demandés à ses proches restés en Turquie, pour un crime qui n’existe pas.

 

Un procès infâme et kafkaïen : tenue coupable de l’explosion meurtrière du marché aux épices à Istanbul, en 1998, il a depuis été prouvé que l’explosion était accidentelle (une bouteille de gaz avait explosé) et que Pinar Selek n’était en aucune manière mêlée à cet accident.

 

Pinar Selek, réfugiée politique en France depuis 2006, a acquis la nationalité française en novembre 2017. Plus d’infos sur Pinar Selek et ses combats sur le site : https://pinarselek.fr