A LA RECHERCHE DE LA MASCULINITE PERDUE (Comité de la Jupe, 30/12/2016)
http://alpha.comitedelajupe.fr/?q=content/%C3%A1-la-recherche-de-la-masculinit%C3%A9-perdue
Á la recherche de la masculinité perdue
Anne SOUPA et Bernard BERTHIER
30/12/2016
Masculinité perdue. Grosse prime à qui la retrouvera. À en croire l’article publié dans Le Monde du 28 décembre et intitulé : « Des catholiques veulent rendre à l’Église sa virilité », les catholiques du genre mâle seraient à la recherche de leurs attributs perdus. D’où l’idée, dans des chapelles « masculinistes », de camps et séminaires réservés aux hommes, pour expurger d’eux la part féminine, semble-t-il…
Pas étonnant, me suis-je dit : à force de fréquenter des prêtres de plus en plus ensoutanés, voulant revenir à la belle époque des enfants de Marie, et des évêques un peu cocottes, soignant leur look et sortant de chez la modiste et le bijoutier avec mitres et bagouses, pas étonnant qu’il y ait du jeu dans le genre…
Faux diagnostic, docteur. Selon ces « masculinistes », c’est la féminisation de l’Église qui cause le mal des mâles : la testostérone catholique perd de son efficacité par suite de la présence malsaine des femmes dans nos lieux saints, d’où, disent-ils, un dégueulis d’homélies « asexuées » et de chants sucrés.
Je ne vois pas bien le rapport – si j’ose dire. N’est-ce pas les curés, duos habentes et bene pendentes, qui prononcent les sermons ? N’est-ce pas eux, barbus en puissance ou en acte, qui ressassent seuls les paroles sacrées et qui sont à la barre des liturgies ? Vous dites que la présence des femmes au micro ou distribuant la communion vous désespère et qu’il ne faut pas désespérer Bites-en-chœur. J’ai de la peine à vous suivre : quand je suis entouré de personnes du sexe que je n’ai pas, je ne me sens pas moins du mien. Pas plus, non plus. Je me sens plus humain.
Vous dites que les hommes se construisent non par la relation avec les femmes, mais par la filiation venue du Père céleste. Vraiment ? Que nous ayons tous besoin de pères et de mères pour nous construire, qui le nierait ? Qu’il y ait une crise de la masculinité dans les sociétés occidentales, soit. Sans nul doute, l’émancipation des femmes a « vidé le genre féminin » de sa spécificité ancienne. Les femmes ne sont plus « par définition » douces, passives et silencieuses, voire soumises, l’idéal des messieurs ! Par contrecoup, s’est posée la question du genre masculin : est-il encore définissable maintenant que la compétence est le critère ultime de sélection, que la galette du pouvoir se partage un peu mieux entre tous et que la force physique est presque devenue un accessoire de mode ?
Alors les barbus ne seront-ils plus jamais associés au pouvoir, à la parole qui tranche, à la domination de la sphère publique ? Que faire ? Faut-il croire qu’il est encore temps de rendre aux poilus et aux couillus leur agressivité naturelle et de leur réapprendre le sens du combat ? Faut-il idéaliser l’image de Jésus maniant le fouet aussi bien qu’un héros de Sade ? Nostalgie du bon temps d’hier où tout était simple. Mais souffrance stérile que cette nostalgie implique à une époque où le coming out des personnes homosexuelles chamboule de fond en comble les anciens critères de genre ! En effet, bien malin qui peut prétendre que la personne homosexuelle de sexe masculin choisisse des critères de genre généralement attribués au féminin, et vice versa. Le trouble dans le genre est tellement à son comble que l’on imagine aisément que certains veuillent se raccrocher… aux attributs virils.
Ces changements sont durs à avaler, on est bien d’accord. Mais pourquoi faut-il que ce soit dans l’Église que le malaise soit le plus visible, justement là où les barbus ont encore tout pouvoir, et que l’on veuille recréer une ligne Maginot, alors que les panzer-divisions de la modernité la contourneront de toute façon ? Est-ce parce que sont visés sans le dire les prêtres homos, gros mot tabou dans l’Église, puisqu’ils sont censés ne pas exister ? Est-ce parce que le patronat clérical est indisposé comme une chochotte par les bons et loyaux services d’une main-d’œuvre féminine qu’il a lui-même constituée en prolétariat depuis une génération et maintenue à des postes d’exécution, au mépris de la dignité que lui confèrent son baptême et ses compétences ? Faudrait-il que, de servile qu’elle est déjà, cette main-d’œuvre devienne en outre invisible ? Qu’elle travaille la nuit pour qu’on ne la voie pas ? Que ce soient les prêtres et les évêques qui signent les notes et les rapports établis par elle ?
Vous voulez nous faire croire ou vous croyez que votre virilité s’édifie par votre relation avec le Père, mais vous faites de Dieu le miroir où vous voudriez trouver votre image idéale. Narcisses foudroyés, et fourvoyés, vous voulez rester entre vous, vous voulez aimer le même, votre clone, plutôt que l’autre, le différent, l’intrus, l’insupportable, la femme. Vous voulez nous faire croire que le Père céleste est à votre image, d’une virilité désuète, alors qu’on sait depuis longtemps, depuis les temps bibliques ou l’œuvre de Rembrandt, qu’il a des mains d’homme et de femme, et un cœur de mère. Juste pour dire qu’il dépasse de loin vos petites combines d’arrivistes qui se poussent du coude.
Qu’attendent les évêques, gardiens de la doctrine, pour dénoncer cette simplification blasphématoire de l’Autre, du Tout-Autre, et cette sournoise entrée dans le règne du même ?
Anne Soupa et Bernard Berthier
DES LAICS ET DES PRETRES MULTIPLIENT CAMPS ET STAGES pour aider les hommes à se réconcilier avec leur masculinité
DES LAICS ET DES PRETRES MULTIPLIENT CAMPS ET STAGES pour aider les hommes à se réconcilier avec leur masculinité, jugeant que la société et l’Eglise sont dominées par des valeurs féminines.
Par delà les propos tenus face aux journalistes du Monde, la LDH Paray a dénoncé en octobre, le caractère antiféministe (idem pour le Comité de la Jupe, « Ecole de prestige et obscurantisme religieux ») et antimusulman des Camps Optimum organisés par Dominique Rey, l’un des fondateurs de l’Emmanuel-Manif Pour Tous à Paray-le-Monial et soutenus par Jean-Marc Nesme, le maire de la ville (voir article au-dessous).
AINSI LES MUSULMANS CONVOQUES A NOEL AVEC TAMBOURS ET TROMPETTES AVEC LA CRECHE ET LES HANDICAPES CONTRE LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME ONT-ILS BON DOS…
Lisez l’article sur ces hommes qui se défissent avant tout comme des combattants pour leur foi.
LE MONDE | 27.12.2016 à 06h32 • Mis à jour le 27.12.2016 à 12h07 |Par Nathalie Brafman et Cécile Chambraud
« Lorsque Philippe Matron s’est inscrit au camp « Au cœur des hommes », il ne savait pas bien ce qui l’attendait. Trois jours plus tard, ce catholique pratiquant de 56 ans, père de six enfants dont cinq filles, est ressorti transformé de ces moments passés « entre frères » et avec le Christ. « J’ai découvert qu’on ne devient pas un homme grâce à une femme mais par son père ou par des références masculines », dit-il.
Quentin Schaepelynck, 34 ans, lui aussi catholique pratiquant, se souvient de moments très forts où l’on peut se livrer, faire tomber le masque : « J’ai compris quelle était ma place en tant qu’homme au sein de ma famille, dans la société. Y aller, c’était un petit cadeau aux miens. »
« Au cœur des hommes », « Optimum », association Pater… Depuis deux ou trois ans, les offres destinées spécifiquement à des hommes à la recherche de leur masculinité et de leur place dans l’Eglise catholique se multiplient. Comme si une inquiétude existentielle s’était emparée d’eux. Camps, retraites, expéditions, fraternités à l’ambiance « virile mais pas bourrin » sont venus s’ajouter aux quelques pèlerinages des pères de famille (Cotignac, Saint-Michel, Vézelay) déjà existants.
Ce phénomène très nouveau est certes encore limité, mais le bouche-à-oreille lui donne du dynamisme. Le père Alain Dumont, pionnier des retraites pour hommes, créées à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) il y a une quinzaine d’années, témoigne de cet engouement : « Nous avons commencé avec des retraites de dix ou douze hommes et, depuis cinq ans, cela monte en force. Aujourd’hui, chacune rassemble entre 80 et 120 hommes, majoritairement des trentenaires et des quadragénaires. » Aussi les a-t-il fait essaimer ailleurs en France.
Des techniques venues des milieux évangéliques américains
A l’origine de cette réflexion sur la masculinité et de ces initiatives, on retrouve souvent des laïcs, parfois insatisfaits de leur place dans l’Eglise. Des prêtres s’y trouvent aussi impliqués, mais ces initiatives sont d’abord l’un des fruits du grand mouvement de réaffirmation catholique qui s’est produit en 2013 lors des manifestations contre la loi Taubira sur le mariage homosexuel. « Ça a créé des liens et des initiatives. On est sur la lancée de ce dynamisme », confirme le père Simon Chouanard, curé du Cœur-eucharistique-de-Jésus, dans le 20e arrondissement de Paris.
La réflexion sur le masculin et le féminin conduite dans ce creuset a peut-être donné son impulsion à ce mouvement masculiniste. Il a pris forme dans la mouvance de la communauté de l’Emmanuel, qui a pour particularité de mélanger laïcs, laïcs consacrés et clercs, et autour de figures d’un catholicisme de réaffirmation, comme l’évêque de Toulon, MgrDominique Rey, aussi issu de l’Emmanuel.
Les derniers nés sont ces camps organisés le temps d’un week-end prolongé, qui attirent surtout les 30-50 ans. Les organisateurs se sont pour beaucoup inspirés de courants et de techniques venus des milieux évangéliques américains. Un livre, au titre un peu boy-scout, fait figure de référence : Indomptable (Farel, 2015). Il est d’ailleurs fortement recommandé de l’avoir lu avant de venir au camp.
Son auteur, John Eldredge, conférencier américain, pioche pêle-mêle dans son expérience personnelle, dans des scènes de films grand public (Gladiator, Braveheart, Un monde parfait…) et dans la Bible pour illustrer et révéler à ses lecteurs « le secret de l’âme masculine ». La thèse qu’il défend – « l’homme ne sera véritablement sûr et doux que s’il assume la force que le Créateur lui donne. Il a besoin de se battre (…), d’un lieu où le guerrier qui est en lui peut reprendre vie » – a rencontré un énorme succès.
Attente d’un « déclic »
Mis au point au sein de la communauté de l’Emmanuel, les camps « Optimum » ont été les premiers à acclimater ceux fondés par Eldredge. Depuis février 2013, deux fois par an, ils accueillent entre 120 et 275 hommes pour trois jours de conférences, de sports, de prières et de « moments conviviaux ». Pour leur responsable, Gabriel Morin, un laïc consacré de 38 ans, les participants en attendent « un déclic ».
Patronnés par l’évêque de Toulon, Mgr Dominique Rey, les camps « Au cœur des hommes », à la Sainte-Baume, fonctionnent depuis l’automne 2014. Selon Clément Lescat, laïc de 40 ans qui en est le cofondateur, ils permettent de « décapsuler » les participants.
« Il s’agit de leur faire prendre conscience des désirs profonds de leur cœur d’homme, spécifiquement masculins, que sont l’aventure à vivre, le combat à mener et la belle à conquérir », dit-il.
Ces catholiques sont en plein questionnement sur la masculinité, qu’ils jugent aujourd’hui « blessée ». A leurs yeux, l’Eglise comme la société, baignées par la mixité, entravent l’expression de ces « désirs » profonds et laissent les hommes incertains de leur rôle. « Cela a un rapport à la force et à la violence » propres à l’homme, assure Clément Lescat. « C’est un sujet très épineux car la barbarie du XXe siècle a discrédité l’usage de la force. Aujourd’hui, l’homme se cherche entre deux caricatures : la soumission et la domination. Il a peur de ses désirs. Pourtant, il a un désir de combattre pour quelque chose qui le dépasse », résume-t-il.
« Il y a une force, une animalité en l’homme qui le pousse à aller vers l’extérieur. Elle doit être canalisée dans le don et la grandeur. Les garçons ont besoin de grandeur », affirme Arnaud Bouthéon. A 43 ans, cet ancien acteur des mobilisations contre le mariage pour tous et fondateur de Sens commun importe aujourd’hui en France l’organisation de bienfaisance catholique américaine des Chevaliers de Colomb, qui a la particularité d’être entièrement masculine.
Flottement dans l’identité masculine
« Dans les camps, on perçoit que les hommes, parfois, ne se sentent pas autorisés à être des hommes à fond, note Gabriel Morin. La virilité est suspectée d’une façon générale. Ils ont parfois intériorisé l’idée que c’est dangereux ou mal vu. Nous leur disons que la masculinité est une vocation, un appel de Dieu, et qu’on peut être pleinement homme sans être machiste et dominateur. »
Ces contradictions prendraient un tour aigu avec la « crise de la quarantaine ». « Dans la religion chrétienne, on dit aux hommes : sois gentil, sois doux et tais-toi. Imite Jésus, c’est un gentil. Ta force, mets-la de côté. Or, si Jésus est mort sur la croix, ce n’est pas parce qu’il est faible. Au contraire, il y va parce qu’il est fort et courageux », souligne Philippe Matron.
Tous les acteurs de ce mouvement viriliste évoquent avec envie des rites de transmission religieuse masculine, comme la bar-mitsvah (la majorité religieuse chez les jeunes garçons juifs de 13 ans), ou d’initiation, dans les cultures africaines. Ils regrettent que les garçons n’aient pas le temps de construire leur masculinité parce qu’ils « passent des bras de leur maman à ceux d’une jeune fille ». Pour expliquer le flottement qu’ils éprouvent dans l’identité masculine, ils évoquent pêle-mêle le poids du jansénisme, l’histoire du XXe siècle et « un rapport un peu compliqué au corps en France ».
Redonner du lustre à la masculinité, cela n’est pas destiné à entrer en compétition avec la place conquise par les femmes, assurent les artisans de ce réveil masculin. « Nous ne sommes surtout pas là pour réveiller la guerre des sexes », assure Clément Lescat. « Aujourd’hui, on tend vers une uniformisation des rôles, des façons d’être et de penser. Or si les hommes et les femmes sont totalement égaux, ils ne sont pas similaires pour autant », souligne Quentin Schaepelynck, qui a participé à l’un de ces camps pour homme.
« C’est le regard du père qui conforte la fille ou le garçon dans sa féminité ou sa masculinité », tranche le père Philippe de Maistre, aumônier du collège catholique Stanislas, à Paris, très engagé sur ces questions.
Ils trouvent même des vertus aux études de genre, pourtant vilipendées par le discours dominant dans l’Eglise. « Etre un homme, ça s’apprend et se construit, résume Arnaud Bouthéon. Il y a un mixte de nature et de culture. » C’est cette part culturelle de l’identité masculine qui leur paraît aujourd’hui à la peine.
Des cantiques qualifiés de trop « sucrés »
Il y a trois ans, l’abbé Simon Chouanard a fondé l’association Pater, qui propose quatre fois par an des week-ends à plusieurs générations d’hommes et de garçons, notamment pères et fils. « Certains regrettent que la mixité se soit faite sans réflexion dans l’Eglise, observe-t-il. Mais si l’on veut démontrer que les garçons et les filles ont des différences, il faut avoir des propositions d’éducation différenciées, car la fille n’a pas l’acquisition du genre à faire. Alors que le garçon doit faire un travail initiatique, il faut qu’il fasse un tour dans la communauté des hommes pour pouvoir revenir dans la communauté des femmes », explique l’abbé.
Dans l’Eglise catholique aussi, au clergé diocésain pourtant intégralement masculin, les laïcs à l’origine de ces initiatives font le constat que les hommes ne sont pas toujours à l’aise et qu’ils éprouvent le besoin de se ménager un espace pour être entre hommes. L’effacement des communautés masculines pour les laïcs, l’omniprésence des femmes dans la vie paroissiale, des homélies jugées « asexuées », une liturgie post-concile Vatican II et ses cantiques qualifiés de trop « sucrés », tout cela contribue, selon eux, à une « féminisation de la vie en Eglise ».
« Où sont les mecs dans nos églises ? », s’écrie ainsi l’abbé Chouanard. « Aujourd’hui, beaucoup d’hommes suivent leur femme à l’église et ils ne se sentent pas suffisamment rejoints comme homme par l’Eglise », abonde Gabriel Morin, des camps « Optimum ». « Ils n’ont pas besoin de discours gnangnan. L’Eglise doit faire un gros travail de conscientisation sur l’homme », tranche Clément Lescat. La virilité de Jésus serait édulcorée, la figure de Dieu présentée comme trop maternante. « L’Eglise met en valeur les vertus féminines, affirme le père de Maistre. C’est une Eglise matrice, couveuse, plus maternelle que paternelle. »
Pour plusieurs de ces militants de la masculinité, l’implantation de l’islam en France contribue aussi à bousculer l’identité des catholiques. « L’islam se développe sur ce manque de virilité. Il pose ces questions. Ils nous demandent : pourquoi n’êtes-vous pas plus forts ? Ils ne comprennent pas qu’on rentre la tête dans les épaules », assure l’abbé Philippe de Maistre. Gabriel Morin réfléchit aujourd’hui à adapter ces camps « à des jeunes des cités ».
· Cécile Chambraud
Journaliste au MondeSuivre Aller sur la page de ce journaliste
· Nathalie Brafman
Journaliste au Monde
http://site.ldh-france.org/…/non-masculin-ne-lemporte-femi…/

REMERCIEMENTS (26/12/2016)
La section LDH Paray remercie les internautes qui se sont mobilisés hier pour défendre avec elle, sur les réseaux sociaux, le respect des lois, la laïcité et le vivre ensemble face à des identitaires d’extrême-droite déchaînés. Nous avons constaté que François Bayrou avait raison lorsqu’il analysait, dès le 18 décembre, l’affaire des crèches comme un coup politique plus particulièrement islamophobe, l’enjeu réel étant l’introduction des « racines chrétiennes » dans la Constitution, équivalent, pour lui, de la Révocation de l’Edit de Nantes (1685) promulgué pour exclure les protestants : « La révocation de l’Édit de Nantes, c’est-à-dire la fin de la tolérance religieuse, a été un malheur terrible pour notre pays. Je n’ai pas envie que l’on revive ce genre de choses ! Donc je défendrai l’idée que oui, en effet, il faut s’opposer avec fermeté à la création d’une obsession contre l’une ou l’autre des religions françaises ».
La section remercie aussi toutes les personnes qui se sont associées à elle pour que les plus pauvres de cette ville, à savoir les familles de migrants, passent un bon Noël…Paray reste, par delà les apparences médiatiques, une ville où la générosité, la tolérance et la solidarité ne sont pas de vains mots.
https://www.facebook.com/bayrou/videos/10154789983649761/
ARTICLE DU JSL: « Paray condamné à retirer sa crèche » (25/12/2016)
https://www.facebook.com/312178878991627/photos/p.568485443360968/568485443360968/?type=3&theater
LA REPUBLIQUE ACCUEILLE TOUT LE MONDE SANS PREFERENCE AFFICHEE (24/12/2016=
LA REPUBLIQUE ACCUEILLE TOUT LE MONDE SANS PREFERENCE AFFICHEE…Selon Sophie Mazias, « L’installation d’une crèche de Nativité dans un Hôtel de ville, cœur des services publics, alors qu’elle pourrait être disposée dans de nombreux autres lieux de la ville, démontre une réelle volonté politique qui vise à mettre en péril cet équilibre unique, même s’il est imparfait, même s’il est difficile à faire vivre, que nous permet le principe de laïcité. Il faut le rappeler, la laïcité c’est avant tout la liberté pour chacun de vivre sa foi, sa religion ou sa philosophie de vie, son agnosticisme ou son athéisme, en étant garanti de la neutralité de l’Etat.
C’est la possibilité de savoir que l’accès aux institutions de l’Etat nous est garanti de la même façon, quelle que soit la croyance ou l’absence de croyance de l’administré et du représentant des pouvoirs publics. C’est un principe de paix sociale qui permet à chacun, le cœur serein, de savoir que sans crainte d’une quelconque discrimination, il peut s’adresser à l’administration. La République peut être aimée de tous et accueille tout le monde, sans acception de personnes »
Autres publications:http://www.creusot-infos.com/…/saone-et-loire-le-fn-71-deno…
http://www.lefigaro.fr/…/97001-20161223FILWWW00285-la-justi…
http://www.lamontagne.fr/…/ces-creches-de-noel-otages-polit…
Quand les politiques instrumentalisent jusqu’aux crèches de la Nativité
L’installation d’une crèche dans l’Hôtel de ville de Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) démontre une réelle volonté politique de créer une brèche dans le principe de la…
liberation.fr
REFERE DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE DIJON SUR LA CRECHE DE LA MAIRIE DE PARAY-LE-MONIAL (23/12/2016)


Photo: Sophie Mazias, avocate de la LDH, interviewée par FR3
Photographies: Germaine Lemétayer.
Par ordonnance du 23 décembre, le juge des référés du Tribunal Administratif de Dijon a statué, dans l’affaire de la crèche déposée dans le hall de la mairie de Paray, en faveur de la Ligue des Droits de l’Homme. Conformément à loi de 1905, « Il est interdit… d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit », la neutralité de la mairie devra donc être respectée et la crèche -qui ne s’inscrit dans aucune tradition locale- sera retirée.
La section de Paray se réjouit de ce que Noël reste, dans notre ville, un symbole universel de lumières, de fêtes, de réjouissances, de fraternité, et pour certains, un puissant symbole chrétien. Par cette ordonnance, le juge a préservé le vivre-ensemble induit par la laïcité -pilier essentiel de notre République- fondé sur le respect égal dû à tous les citoyens. C’est une très bonne nouvelle.
JOYEUX NOEL ET BONNES FETES DE FIN D’ANNEE A TOUS (TES)!!
G Lemétayer pour la LDH Paraylemonial.
NON A LA CRECHE DE LA MAIRIE, NON A LA DELATION A L’ENCONTRE D’UN ETRANGER!! (9/12/2016)
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NON A LA CRECHE DE LA MAIRIE, NON A LA DELATION A L’ENCONTRE D’UN ETRANGER!!
-DECISION DE RECOURS PAR LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME CONTRE LA MISE EN PLACE D’UNE CRECHE DE NOEL DANS LA MAIRIE DE PARAY-LE-MONIAL. Pour la première fois cette année, orchestré par un battage médiatique impressionnant (4 articles dans le JSL, intervention de FR3), Jean-Marc Nesmes a réalisé son « envie » d’apposer une crèche dans l’entrée de la mairie. Rappelons que l’article 28 de la loi de 1905 stipule qu’ « Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions ». A noter que le 1er décembre de cette année, le tribunal administratif de Lille a jugé non recevable la même décision du maire Front National de Henin-Beaumont (voir article ci-dessous à la date du 1er déc.).
-Par ailleurs, venant d’être informés par la Cimade de LA DENONCIATION PAR LA MAIRIE DE PARAY AUPRES DE LA GENDARMERIE d’un Algérien en situation irrégulière venu pour des formalités de mariage, NOUS EXPRIMONS NOTRE PLUS VIVE REPROBATION à l’encontre de méthodes non conformes aux pratiques habituelles des mairies et qui nous ramènent à l’époque de Vichy. Nous nous étonnons d’autant plus, dans ces conditions, de l’exposition d’une crèche…exprimant une culture religieuse aux antipodes de ce zèle délateur….Paray-le-Monial deviendrait-elle, sous la houlette de son maire et de la Manif Pour Tous, la capitale de la chasse aux migrants et …de la tartufferie?
Lettre de la LDH Paray au Préfet de Saône-et-Loire (8/12/2016)
Paray-le-Monial, le 8/12/2016
Monsieur de Préfet,
A la veille du 9 décembre, fête de la laïcité, nous, section de Paray-le-Monial de la Ligue des Droits de l’Homme, nous nous adressons à vous au sujet de l’installation, pour la première fois, d’une crèche dans la mairie de Paray-le-Monial ( JSL 2/12/2016)
Considérant l’article 28 de la Loi de 1905 selon lequel « il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions »,
Rappelant que notre section est déjà intervenue, le 30 juillet et le 4 septembre 2014, sur son blog de la Ligue des Droits de l’Homme, pour dénoncer des dérives antirépublicaines et antilaïques, en particulier des chants et offices religieux diffusés par hauts- parleurs dans l’espace public pendant les sessions de juillet et d’août de la Communauté de l’Emmanuel-Manif Pour Tous ainsi que le caractère anti-musulman de son positionnement politique sur les migrants (13/9/2015).
Constatant que la ville de Paray-le-Monial est multicultuelle, que les Musulmans de Paray-le-Monial ne disposent même pas d’une salle de prière et que les Protestants paient la location de leur lieu de culte alors que les catholiques extrémistes bénéficient de privilèges considérables (subventions, jouissance du parc municipal du Moulin Liron au détriment des Parodiens),
Nous considérons que ce symbole chrétien qu’est la crèche est instrumentalisé à Paray-le-Monial à des fins politiques antilaïques et anti-musulmanes.
Nous vous demandons donc de bien vouloir user de votre pouvoir de représentant de l’Etat pour faire respecter la loi de 1905 par le Maire de Paray-le-Monial et exiger qu’il ôte la crèche de la mairie.
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre haute considération,
Section de Paray-le-Monial de la Ligue des Droits de l’HommeLDH Pa

